Café Sciences et Citoyens de l'agglo de Grenoble

Des conférences en format audio .mp3

Légaliser le cannabis, qu’en disent les sciences ?

Le débat sur la légalisation du cannabis en France s’est invité dans la dernière campagne présidentielle. A l’heure de cette rédaction, dans quelques mois, les usagers ne risqueront plus une sanction pénale mais une contravention, premier pas vers une dépénalisation. Comme toujours les CSCAG cherchent à éclairer cette question sur un plan scientifique : qu’en disent la médecine, la sociologie, l’économie, le droit, etc. ? Nous connaissons en gros les arguments de chacun : le cannabis, comme toutes les drogues, a des conséquences sur la santé, mais Il génère aussi toute une économie parallèle et une répression associée qui coûtent cher à l’Etat. Les mesures de dépénalisation et/ou de légalisation (termes qu’il faudra bien définir en séance) permettraient, aux dires de ses promoteurs, d’épargner des dépenses de répression pour les relocaliser à la source du problème : la prévention de cette addiction. Mais dans le détail, nombre de questions se posent et n’ont pas toujours de réponses claires: quels sont les vrais risques et conséquences sur la santé des consommateurs? Et sur celle des autres (accidents routiers) ? Quels sont les chiffres de cette économie parallèle ? Supprimer le trafic de cannabis, n’est ce pas simplement inciter les trafiquants à se déplacer ailleurs ? Sur le plan juridique, quelles seraient les bonnes évolutions ? Quels sont les retours d’expérience à l’étranger ? … Intervenants : Maurice Dematteis médecin addictologue Eveline Banguid médecin généraliste et animatrice associative (en remplacement de Claude Jacquier directeur de recherche honoraire en anthropologie du développement, empêché)

Combien de personnes la pollution de l’air tue-t-elle vraiment ? Qu’en disent les statistiques et l’épidémiologie ?

Ce café sciences est organisé par des membres de l'UGA. Les CSCAG s'y sont associés car le thème est proche de nos centres d'intérêt. Il a eu lieu le 6 septembre 2017. La communauté pédagogique en statistique de l'Université Grenoble Alpes organise en septembre un congrès d'enseignement de la statistique, et le café est organisé dans ce cadre. Vous voisinerez donc lors du café avec les participants au congrès. « Diesel : 38 000 décès dans le monde seraient dus, en 2015, au dépassement des normes » [1] « Selon l'OMS, l'organisation mondiale de santé, la pollution de l'air est directement responsable de 7 millions de décès prématurés chaque année dans le monde» [2] « Dans l'Hexagone, une étude de l'agence Santé publique France a évalué à au moins 48.000 le nombre de victimes annuelles des polluants atmosphériques. » [3] Les médias grand public nous annoncent de plus en plus souvent ce type de chiffres alarmistes. Mais que signifient-ils exactement ? Comment mesure-t- on l’impact de la pollution de l’air sur la santé humaine ? Que signifie « décès prématurés » ? Peut-on scientifiquement attribuer la cause d’un décès à une cause environnementale (tabac, alcool, pollution de l’air, pesticide …) ? Quels modèles statistiques permettent de répondre à ces questions et sur quelles hypothèses reposent-ils ? Telles sont les questions auxquelles ce café de la statistique s’efforcera de répondre. Rémy Slama, épidémiologiste de l'environnement

Le loup ou l’agneau ?

En France, suite à une éradication organisée du 19e siècle au début du 20e (dernier loup repéré en 1939), le loup disparaît totalement de nos écosystèmes pendant 50 ans. Il réapparaît progressivement dans nos régions depuis les années 90, non sans poser des problèmes de cohabitation avec l’élevage ovin extensif. Malgré les chiens de protection de troupeaux, des brebis sont tuées régulièrement, les éleveurs protestent et s’organisent, les environnementalistes, s’appuyant sur la législation internationale, s’opposent à ces derniers, les loups continuent à coloniser le territoire ...un conflit sérieux s’installe entre éleveurs et environnementalistes. A cela s’ajoute un phénomène nouveau : la dangerosité potentielle des chiens pour les promeneurs, phénomène marginal dans les faits, mais faisant émerger le sujet dans une population bien plus large. Ce café scientifique a pour objectif de faire un point le plus objectif possible sur cette question et d’écouter les points de vue des différentes parties concernées. Est-il possible de concilier présence du loup et pastoralisme au 21e siècle ? Comment sortir concrètement de la guerre actuelle entre éleveurs et environnementalistes ? Intervenants : Jean-Marc LANDRY, écologue et éthologue spécialiste du loup Patrice MARIE, berger, conteur et écrivain Michel REVELIN, amateur éclairé sur les problématiques liées au loup

L’économie obéit-elle à des lois ?

L’économie est-elle une science comme les autres … éternelle question ! Ou plus exactement, est-il possible, lorsque l’on pose une question, d’obtenir une réponse “scientifique” indépendante du biais idéologique de l’économiste interrogé ? Ainsi, en pratique, à une question qui pourrait être par exemple “si on augmente le salaire minimum de X %, dans quel sens évoluera le chômage et de combien de % ?”, peut-on obtenir une réponse non équivoque ? Cet exemple a d’ailleurs été utilisé lors de la controverse, confinant à la polémique, qui a entouré la parution du livre “Le négationnisme économique” de Cahuc et Zylberberg, à l’automne dernier. Par ailleurs, une nouvelle discipline a vu le jour ces dernières années: l’économie comportementale. Celle-ci pose le problème du rôle de l’homme dans l’économie, prenant en compte les aspects non rationnels contraires aux hypothèses classiques sur l’Homo oeconomicus. Est il possible de paramétrer ce rôle dans l’élaboration d’une économie scientifique ? Nos intervenants : Guy Bensimon, maître de conférences honoraire en sciences économiques François Desmoulins-Lebeault , enseignant chercheur en économie Virginie Monvoisin, enseignant chercheur en sciences économiques

regards sur l'hypnose

L’hypnose est une technique ancienne, utilisée pour le soin dans les sociétés occidentales depuis au moins 200 ans. Par la parole, le praticien en hypnose induit chez un sujet un état de conscience particulier caractérisé par une indifférence à l’extérieur et une hyper suggestibilité. Cet état de conscience « hypnotique » peut être utilisé pour amplifier les ressources internes du sujet, lui permettant de mieux lutter contre l’anxiété et la douleur et faire ainsi disparaître des symptômes. Cependant, on ne peut évoquer l’hypnose sans parler de l’hypnose dite de “spectacle” qui semble être, dans la mouvance d’un intérêt croissant pour les états modifiés de la conscience, l’objet d’un regain d'intérêt public. Des études scientifiques utilisant les techniques d’imagerie fonctionnelle ont montré qu’il existait un effet notoire des techniques utilisées par les hypnothérapeutes. Ces techniques sont-elles les mêmes que celles utilisées par ceux qui utilisent un mélange de magie et d’hypnose sur scène. Fidèle à nos habitudes, nous avons voulu croiser les regards de plusieurs praticiens appartenant à des champs d’application différents. Vous pourrez ainsi comprendre quand et pourquoi l’hypnose “marche” et quels sont les mécanismes en oeuvre. Marie Anne Falco : Psychologue du Centre Anti-douleurs de Grenoble Alain Issard : Hypnotiseur de spectacle Cécile Sabourdy : Medecin Neurologue, Spécialiste de l’exploration fonctionnelle du système nerveux

L’intelligence collective : Internet face à la complexité !

L'intelligence collective pourrait se définir par le fait d'être plus intelligent par la coopération (et/ou la collaboration) organisée, d’individus d’un même groupe. Cette notion est présente chez de nombreux êtres vivants, et les exemples des fourmis et des abeilles sont souvent cités. Bien sûr, l’humanité n’a pas attendu le 21e siècle pour collaborer: de tous temps, les hommes se sont regroupés et ont coopéré, pour améliorer leurs conditions de vie et faire face aux enjeux de leur propre évolution. Du simple exemple d’un match de foot, qui n’est pas que le travail individuel d’un joueur mais celui de l’esprit d’équipe, et l’intelligence collective de toute une équipe qui permet de gagner un match, puis la coupe. Aux exemples plus complexes mis en place et utilisés dans les entreprises qui sont obligées de s’adapter et de se réorganiser pour pouvoir se développer. Edgar Morin a dit : « La complexité existe quand notre niveau de connaissance ne nous permet pas d’apprivoiser l’ensemble des informations ». La complexité du monde est sans cesse croissante aujourd’hui, du point de vue économique, social ou politique. On peut comprendre que les nouvelles technologies multiplient les moyens de réaliser ces interactions, et on peut donc légitimement s'interroger sur l’évolution de l'intelligence collective et sa capacité à résoudre les enjeux du 21e siècle : crise climatique, énergétique, sociale, politique, ... Est ce qu’aujourd’hui Internet change la donne ? Permet-il d’améliorer, de rendre plus efficaces les processus d’apprentissage, la transmission de l’information, la création collective ? Dans l’entreprise, comment l’intelligence collective est elle utilisée ? Et pourrait-on appliquer ces modèles dans la société ? les intervenants : Kavé Salamatian : Chercheur, professeur en informatique Henry Duchemin : Consultant en management et apiculteur Humbert Lesca : Professeur émérite en sciences de gestion

Troubles du comportement : gènes, environnement ou société ?

Les médias annoncent régulièrement la découverte du « gène de la délinquance », du « gène de la violence » ou de celui de tel ou tel trouble du comportement. Par ailleurs on trouve des articles mettant l’accent sur la responsabilité de l’environnement familial dans la genèse de certains troubles du comportement comme l’autisme, par exemple. Afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints, ou de protéger la société, il a même été proposé un dépistage systématique de certaines prédispositions… Alors comment comprendre cette apparente opposition ? En réalité l’origine des troubles du comportement est souvent multifactorielle : prédisposition génétique, environnement familial, et même possible biais de la société : à quel moment un comportement s’écarte-t-il du “normal” pour devenir “pathologique“ ? Quand parle t-on aujourd’hui de trouble du comportement ? Est-il possible de définir les facteurs de prédisposition de ces troubles ? D’en d’évaluer le poids respectif dans sa genèse ? … Intervenants: Julien Thévenon, médecin généticien Jérome Carraz, médecin psychiatre

Vers un urbanisme économe ?

“Comment faire coexister six milliards d’urbains en 2050 ?” titre Le Monde en octobre 2016 à propos de la troisième conférence des Nations unies sur le logement et le développement urbain durable. Plus modestement, ce café cherche à éclairer les chemins d’une ville économe en énergie. Toute économie d’énergie apporte un double bénéfice, en économisant les ressources et en ne polluant ni lors de sa production ni lors de sa consommation. Bien entendu, il faut aussi faire en sorte que l’énergie dépensée soit la moins polluante possible. La ville est un organisme vivant qui évolue dans le temps, à travers ses concepteurs ( urbanistes et architectes ), ses constructeurs, et ses habitants Comment tous ces acteurs peuvent-ils travailler ensemble pour économiser l’énergie sur la durée ? Cela passe sans doute par la construction, les déplacements, l’organisation spatiale et d’autres facteurs encore. Il faut aussi anticiper à long terme, car les structures urbaines durent des décennies, voire des siècles. La dimension sociale est donc importante, dès lors qu’il s’agit de concilier des besoins et des intérêts parfois contradictoires. Les intervenants Gilles Debizet, enseignant-chercheur en planification urbaine Daniel Quenard, spécialiste du bâtiment

Echec scolaire : la France au piquet ?

La France, pourtant à la pointe de la recherche en matière de pédagogie, est dans le bas de tableau des pays européens sur la question de l’échec scolaire. Chaque année 140 000 adolescents ou jeunes adultes sont en "échec scolaire" : ce sont ceux qui sortent chaque année sans diplôme équivalent au bac, voire sans même les compétences minimales du socle - savoir lire, écrire, compter. Le problème est multifactoriel : sciences de l’éducation, psychologie, sociologie, bien sûr, ont leur mot à dire dans cette affaire. Mais sciences politiques et même économie entrent aussi en ligne de compte. Les très nombreuses études faites sur ce sujet ne donnent pas forcément de résultats catégoriques, comme pour tout sujet de sciences humaines et sociales (à la différence des sujets « sciences de la nature »), mais ces résultats sont une base nécessaire pour le débat. Elles nous disent ou nous confirment les points suivants, parfois très intuitifs : les résultats scolaires sont liés à la qualité du milieu socio-culturel de la famille, mais aussi à la considération que peuvent avoir le milieu familial et le quartier sur l'importance de la réussite scolaire comme "ascenseur social" ; ils sont dépendants des nombreux troubles de l'apprentissage ou du développement, maintenant assez « catégorisés », que peut présenter l'enfant : les différentes dys- (lexie, praxie, calculie, orthographie...), et autres troubles (hyperactivité, surdouement…); ils dépendent de l'attitude des enseignants et du fonctionnement de l’équipe enseignante de l’établissement, ses qualités pédagogiques, de la médecine scolaire quand il s’agit de prévenir des difficultés. Le rôle de l’école et les méthodes d’enseignement seraient ils également à revoir ? Le rôle de l’école fait débat depuis très longtemps entre les partisans du « pédagogisme » (éduquer) et ceux de l’enseignement des savoirs (instruire); il s’agit ici de choix politiques, mais peut-on en déterminer des conséquences sur la question de l’échec scolaire ? Concernant les méthodes alternatives (Freinet, Montessori, Summerhill), connues et évaluées depuis les années 1950 dans des micro-environnements, leurs évaluations donnent des résultats très divergents … qu’en conclure ? Et surtout, il y a sûrement des choses à apprendre chez nos voisins européens plus performants, en sortant du sempiternel débat “franco-français”. Enfin on ne peut parler de cette question sans parler de la carte scolaire, de son « contournement » par de très nombreuses familles, ce qui induit des différences considérables entre les établissements. Cette question a fait l’objet d’un débat public ces jours derniers, débat où interviennent l’économiste Thomas Piketty, la ministre de l’éducation, et nombre de spécialistes reconnus. Intervenants : Olivia Cahn, psychologue et psychothérapeute Bernard Gerde, enseignant retraité et fondateur d’un établissement spécialisé Laurent Lima, maître de conférence en sciences de l'éducation

Agroécologie : un truc d'écolos ou l'agriculture de demain ?

Le monde agricole, en ce 21e siècle, doit trouver les solutions pour résoudre le triple objectif « produire plus, avec moins et mieux » qui lui est assigné pour nourrir 9 milliards d’humains à terme. Plus : + 70% d’aliments à produire pour nourrir correctement la planète, Mieux : réduction de pollutions, d’impacts négatifs sanitaires et environnementaux, Moins : d’intrants (naturels, chimiques ou de synthèse) avec la finitude des ressources, des surfaces cultivables et de l’eau d’irrigation. L'agroécologie, c’est une double révolution verte, une double performance agricole, auxquelles est confrontée l’agriculture mondiale : productivité élevée (rendements) et qualités environnementales et sanitaires (processus à faible pollution, écologiques et sanitaires). Ce nouveau concept ne fait pas l’unanimité, les tenants de l’agriculture conventionnelle le qualifient d’utopique et l’accusent de mettre en péril l'autosuffisance alimentaire mondiale et d'impacter l'emploi et la rentabilité des infrastructures. Quand on sait que ce mouvement regroupe des agricultures plus ou moins exigeantes, allant de l’agriculture raisonnée à l’agriculture de conservation, l’agroforesterie, jusqu’au bio, en passant par le non labour, la lutte intégrée, etc. , on se rend compte que l’agroécologie est multiple et complexe. Et finalement, est-elle appropriée pour nourrir la planète? Nos intervenants, venus de divers horizons, se sont efforcés d'y répondre: André Coppard, agriculteur et responsable professionnel agricole Yvan Gautronneau, enseignant-chercheur en agronomie Romain Lecomte, conseiller de gestion agricole en Isère

Quoi de neuf sous le soleil ?

Le soleil est un sujet pour le moins contrasté quand on l’aborde sous l’aspect énergétique. En effet, de manière directe ou indirecte, il est à l’origine de toutes les énergies utilisées par l’humanité au cours de son histoire, à part le nucléaire et la géothermie, et, sous sa forme directe, il est très probable qu’il soit la clé de la transition vers un mix énergétique durable. Cependant, la situation actuelle est tout autant claire : les énergies solaires représentent environ 1% du mix énergétique et aussi 1% du mix électrique. “Les” énergies car nous nous intéressons bien aux deux grandes filières de cette source inépuisable : la filière thermique (on utilise la chaleur produite par le rayonnement solaire sous diverses formes) et la filière photovoltaique (le flux de photons crée un courant électrique sous un effet dit “photovoltaique”). Alors, pourquoi a-t-on l’impression que cela ne décolle pas ? Est-ce juste une impatience alimentée par l’ambiance anxiogène autour des sujets énergétiques, alors que nous serions au début d'une courbe “normale” d’adoption ? Les enjeux sont ils scientifiques et techniques ou bien il y a-t-il des verrous industriels et économiques non encore résolus ? Quels sont les territoires d’avenir du solaire? En combien de temps peut on faire du solaire un acteur majeur du mix énergétique ? Des questions simples mais qui ont de multiples implications. C’est pourquoi nous avons invité pour ce café des personnalités reconnues qui pourront aborder ce sujet sous différents angles. Intervenants Jean-Pierre Joly : Chercheur, Conseiller Scientifique, ex-directeur d'un institut sur l'énergie solaire Laurent Bestenti : Ingénieur, Co-fondateur d'une start-up spécialisée dans le solaire thermique Anne Kaminski-Cachopo : Professeur, Spécialiste en cellules photovoltaïques

L’augmentation des allergies et des intolérances: une réalité ?

Les allergies et intolérances sont en augmentation régulière dans la population, et l'OMS a classé les allergies comme 4ème problème de santé publique. Pour autant, si une personne sur trois (33% de la population) s’estime allergique à certains aliments, en réalité d'après des études scientifiques [1,2] le nombre de personnes allergiques ne semble pas excéder 2% de la population adulte, un peu plus (jusqu’à 7%) chez les enfants, pour lesquels en majorité ces allergies disparaissent après l’entrée à l’école. On peut s'interroger sur les raisons de cette distorsion. Il est important de distinguer les intolérances des allergies, qu’elles soient d’ordre alimentaires, médicamenteuses, chimiques.... En effet, et bien que partageant de nombreux symptômes, ces 2 types de troubles ne recouvrent pas du tout la même réalité biologique, en particulier au plan de la mise en jeu du système immunitaire, et ils n’exposent pas aux mêmes risques (les allergies pouvant conduire à des risques graves, pas les intolérances). Mais quelles sont les causes de ces troubles en augmentation : pollution environnementale ? Hygiénisme excessif ? Expression de problèmes psychiques (psychosomatique) ? ... Le diagnostic et la prise en charge sont souvent complexes, et des stratégies différentes peuvent être proposées: exposition précoce aux allergènes, ou au contraire stratégie d’évitement, régimes alimentaires stricts, désensibilisation… Peut on en mesurer les résultats ? Pour y voir plus clair sur toutes ces questions complexes, nous vous invitons à venir poser toutes vos questions à nos intervenants spécialistes, et à alimenter un débat éventuel. [1] http://www.medecine.unige.ch/faculte-et-cite/cds/r... [2]http://www.eufic.org/article/fr/expid/basics-aller... Intervenants : Valérie Siroux, épidémiologiste Yves Corréard, vétérinaire, spécialiste « qualité et sécurité des aliments » Dr Sydney Cohen, psychiatre et psychanalyste Evelyne Chambron, diététicienne hospitalière

les nanos à la loupe

Pour certains il signifie progrès et perspectives économiques, pour d'autres des risques... mais au fond les citoyens sont-ils en mesure en 2016 d'estimer concrètement ce que sont ces nouvelles technologies et ce qu'elles apportent ? A Grenoble, dix ans après l'inauguration plutôt chahutée de MINATEC (complexe scientifique consacré aux MIcro et NAnoTEChnologies), alors que le débat sur ces questions semble apaisé, il est intéressant de réouvrir le dossier, moins sous l'angle des risques, largement traité, que sous celui de la promesse économique qu'il est censé porter. Nous proposons au moins deux grandes interrogations : les nanotechnologies, c'est quoi ? un mot-valise qui recouvre beaucoup de choses différentes dont il serait sans doute intéressant de redéfinir les contours respectifs; quelles en sont les applications qui voient le jour ? Par exemple, on parle de nano-médecine, qu'en est-il concrètement ? Et quels sont les autres secteurs : matériaux, énergie, environnement ? Où se trouvent les réalisations et les espoirs ? Intervenants : Pascale Chenevier, directrice technique d'une start-up en nano-objets pour l'énergie Hans Geiselmann, enseignant-chercheur, spécialiste en nano-biologie Engin Molva, physicien, directeur du programme nanosciences d'un grand organisme de recherche

A qui profite l’ubérisation de l’économie ?

L’ubérisation, mot de construction très récente, aura déjà fait couler beaucoup d’encre en 2015. En quoi cette activité économique serait-elle vraiment nouvelle ? Une des définitions possibles : Uber et consort sont des “plate-formes d’intermédiation utilisant le Web mobile”. Ainsi en fait partie l’irruption de services payants rendus par des particuliers non professionnels - Uber Pop (véhicule particulier jouant le rôle d’un taxi), AirBnB (chambre louée par un particulier), BlaBlaCar (place dans un véhicule particulier pour un trajet déterminé). Mais une plate-forme peut aussi faire intervenir des prestataires « professionnels » travailleurs indépendants : ainsi tous les VTC (voiture de tourisme avec chauffeur) dont Uber, ou dans d’autres secteurs Hopwork pour trouver des freelances, qui proposent leurs services à des tarifs plus ou moins contrôlés. Ce rapprochement du prestataire et du client est-il un progrès, pour l’un et pour l’autre ? Que dire de la mise en concurrence « sauvage », en ces temps de chômage important ? Quelle protection sociale, quelle transparence fiscale et sociale de l’activité ? Quel bilan global pour la société? Intervenants: Virginie Monvoisin : enseignant-chercheur en macroéconomie et sur les systèmes économiques alternatifs David Vallat : enseignant-chercheur en socio-économie

Imprimantes 3D : gadgets ou révolution ?

Une imprimante 3D à la maison pour fabriquer un bibelot ou une pièce de rechange. C’est ce que promettait le buzz en 2014. Depuis, on en parle moins dans les journaux. Pourtant, ces techniques de fabrication “additives” ont déjà pas mal d’applications dans le monde professionnel : prothèses dentaires et auditives, prototypes. D’autres sont plus spéculatives : impression à la maison, ou en usine en petite série, prothèses de hanche, maisonnettes … Le monde de la fabrication industrielle va-t-il évoluer sensiblement du fait de ces technologies? Nos intervenants nous diront où on en est vraiment, ce qui relève du certain, du probable et ce qui relève du rêve : Jean-Michel Molenaar, responsable d’un FabLab isérois Bruno Robin, responsable d’une entreprise dans le secteur de la fabrication additive Fréderic Vignat , enseignant chercheur, spécialiste en fabrication additive

Bactéries, amies ou ennemies ?

Tempêtes, sécheresses, canicules… : le climat s'affole-t-il ?

Les médias associent facilement catastrophes météorologiques et changement climatique, nous l’avons vérifié à maintes reprises au cours de cette année 2015, à l’aube de la COP21. Mais en réalité que disent les spécialistes aujourd’hui sur ce sujet ? Les catastrophes météorologiques sont des phénomènes dits extrêmes car ils s'écartent très fortement des moyennes climatiques. Ces évènements étant rares, quantifier leur variation sur la durée est un vrai défi. En compilant les données des articles scientifiques, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a publié en 2011 un rapport sur cette question, le SREX**, qui n’a pas été actualisé plus récemment. Il montre une vision nuancée des observations et des prédictions futures : si l’augmentation du nombre de journées chaudes est attestée, celle de certains phénomènes (sécheresses, inondations, cyclones) n’est pas (encore ?) statistiquement prouvée, et les modèles différent quant à leurs prédictions. Comment évalue-t-on la fréquence et l'amplitude des phénomènes, avec quelle précision, sur quel territoire … ? Que prédisent les modèles sur ces phénomènes météos extrêmes, et avec quelle fiabilité ? Inversement que sait-on du passé « d’avant les statistiques précises » ? Dans ce contexte, de quelle manière attribue-t-on une variation observée aux activités humaines ? Dans un second temps, quels sont les moyens concrets de prévention qui pourraient être mis en oeuvre, en particulier dans notre région ? Nous traiterons notamment de ces questions, mais aussi de toutes celles que vous vous posez sur ce sujet, avec nos intervenants. Intervenants : Serge Taboulot, ingénieur météorologue Georges-Marie Saulnier, chercheur hydrologue, conseiller d’une entreprise d’aide à la surveillance de l’environnement Henri De Choudens, responsable d'actions de prévention et de sensibilisation aux risques

Lumière sur les nouveaux éclairages

Ce café sciences et citoyens est proposé dans le cadre de la Fête de la Science en Rhône-Alpes et de l'Année Internationale de la Lumière. Notre éclairage quotidien (qui représente 20% de la consommation d'électricité mondiale) subit une évolution rapide avec la généralisation des lampes fluo-compactes et surtout maintenant des LEDs. Consommation diminuée, durée de vie accrue en sont des bénéfices annoncés, mais certains citoyens s'inquiètent aussi de risques potentiels sur la santé. Ce café sciences permettra de faire un point objectif sur ce sujet, avec plusieurs spécialistes tant de la technique que des impacts sur la santé. Intervenants : Dr Sylvie BERTHEMY, ophtalmologiste, consultante en prévention des risques ophtalmologiques Christophe MARTINSONS, spécialiste des impacts environnementaux des nouvelles technologies Patrick MOTTIER, spécialiste LED (Diodes électro-luminescentes) et éclairage LED

Croissance = emploi : consensus ou utopie ?

Retrouver la croissance et l'emploi sont actuellement deux des leitmotivs des politiques et des médias, en France comme dans une bonne partie de l'Europe. Pourtant, concernant la croissance du PIB par habitant, tous les économistes sont-ils d'accord sur le taux nécessaire pour résorber le chômage actuel ? Pas si sûr, puisque certains anticipent une croissance très faible (1 à 1,5%) dans les décennies à venir, alors que l’école libérale brandit régulièrement le chiffre de 3% minimum pour une économie et une société équilibrées. De plus, existent maintenant des partisans de la croissance zéro, voire de la décroissance, arguant que notre monde occidental n'a pas cessé d'accroître sa richesse jusqu'alors, mais que cela ne pourra continuer indéfiniment du fait de la finitude des ressources physiques. Mais il ne suffit pas de discuter de la croissance de la richesse (c'est à dire essentiellement du PIB), il faut aussi voir comment cette richesse est utilisée de manière à résorber le chômage, puisque c'est bien ce dernier problème qui concerne la plupart des citoyens aujourd'hui. Intervenants : Jean-François Ponsot, maître de conférences en économie à l’Université François Desmoulins-Lebeault , enseignant-chercheur en économie financière François Schneider, chercheur "pratico-activiste" sur la décroissance

Energie verte, énergie propre ?

Energie verte, énergie propre, sont des expressions actuellement rebattues par médias et politiques. Mais que signifient- elles au juste ? C’est tout le sujet de ce café sciences et citoyens. Dans l’esprit de beaucoup de nos concitoyens, ces expressions sont synonymes d’énergies renouvelables, qui elles- même sont synonymes d’éolien et de solaire. Or la réalité est un petit peu plus compliquée. Par exemple la première source d’énergie renouvelable exploitée aujourd’hui dans le Monde est … la biomasse, et sa “propreté” est à débattre. Et en France, c’est l’hydro-électricité. Autre exemple, l’aspect intermittent de l’éolien et du solaire, et le fait que ces sources d’énergies ne soient pas toujours disponibles quand on en a besoin, entraînent l’utilisation d’une source d’énergie très flexible en complément (typiquement du gaz) et des solutions de stockage … en cours de mise au point. Par ailleurs comment estime-t-on, ou mesure-t-on, la « propreté » ou la « verdeur » d’une source d’énergie ? Le taux d’émission de CO2 et de méthane en est évidemment le premier critère du point de vue climatique, mais il faut alors tenir compte de l’ensemble du système de production d’énergie, c’est ce qui est aujourd’hui réalisé au moyen d’ « analyses de cycle de vie » (ACV), et ces dernières ne sont pas encore connues du grand public. Comment également prendre en compte d'autres impacts (risques, pollution physique, chimique, visuelle, sonore, écosystèmes,…)? Beaucoup de questions se posent donc, sur un sujet très large, encore très ouvert, et tributaire des idées reçues. Nos intervenants, « experts du domaine », éclaireront le débat sous divers aspects. Intervenants : Guillaume Mandil, enseignant-chercheur à l’université, spécialiste en éco-conception Etienne Masson, directeur d’une association de promotion des énergies durables Hervé Nifenecker, physicien retraité, chargé de cours, co-fondateur d’une association centrée sur les liens énergie-climat

Femmes et hommes : que nous disent les études de genre ?

On se souvient des récentes polémiques sur le genre. Lors des manifestations concernant la loi autorisant le mariage aux personnes de même sexe, ou lorsque le ministre de l'éducation a annoncé l'introduction du concept de genre dans les manuels scolaires. Les réfractaires aux lois s'opposaient à la théorie du genre, la décrivant comme une idéologie niant la réalité biologique. Mais il n'y a pas une “théorie du genre”. Le genre est avant tout un concept, un outil, utilisé par les chercheurs travaillant sur les rapports entre hommes et femmes. Avant d’être propulsé par le mouvement féministe des années 70, le terme est apparu en 1955 alors que le psychologue américain John Money étudiait le cas de personnes dont le sexe chromosomique ne correspondait pas au sexe anatomique. Les études de genre regroupent maintenant autant l'histoire, la sociologie, et l'économie que la biologie. Elles étudient la construction de l'identité sexuelle et s'interrogent sur les clichés liés au rapport homme/femme. Par exemple, le stéréotype selon lequel les femmes sont moins disposées pour les mathématiques est-il simplement une construction sociale ou a-t-il une base biologique ? Qu’est-ce que le genre ? Comment est-il utilisé dans les recherches ? Que nous apprennent les études de genre ? Comment sont dissociées les influences biologiques, des influences sociales et culturelles ? Intervenants : Sophie Louargant, maître de conférences, géographe. Ses travaux de recherches s’inscrivent dans le champ des études de genre en mobilisant une approche culturelle, sociale, politique des territoires et des territorialités. Françoise Thébaud, professeur émérite d’histoire contemporaine. Ses travaux de recherche portent sur l’histoire des femmes et du genre. Peggy Sastre, auteur, traductrice. Docteur en philosophie des sciences, ses travaux s'orientent principalement autour d'une lecture biologique des questions sexuelles et des problématiques de genre.

Maladie d’Alzheimer : Enjeu médical ? Enjeu sociétal ?

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative qui affecterait actuellement plus de 800 000 personnes en France, principalement dans la population des plus de 65 ans. Bien que la maladie soit connue depuis plus d’un siècle, le diagnostic en reste difficile et son origine et le mécanisme de son évolution sont encore mal connus ! Notre société a-t-elle réellement pris la mesure des problèmes ? Où en sont les avancées médicales en terme de diagnostic précoce, de développement de thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses ? D’un point de vue sociétal, bien des questions se posent également. Quel regard portons nous sur cette maladie ? Quelle est la place du malade Alzheimer dans la société ? Quelles sont les conséquences de cette maladie pour les proches ? Avec nos intervenants spécialistes de cette maladie nous avons tenté de répondre à ces questions mais aussi à toutes les questions que vous nous avez posé sur ce thème : Catherine Gucher , sociologue, enseignant-chercheur Magdeleine Molines , psychologue hospitalière Olivier Moreaud, neurologue hospitalier Modérateur : Gilles Grand Ce café est réalisé en partenariat avec l’Espace Ethique du CHU de Grenoble et l’Espace Ethique Alzheimer du CHU de Grenoble.

Nouvelles technologies : addicts ou pas ?

Sommes-nous tous addicts aux nouvelles technologies ? Qu’est-ce que les téléphones portables ont-ils de si spécial pour autant monopoliser notre attention ? L’usage d’internet rapproche-t-il les gens, ou les éloigne-t-il ? A partir de quand est-ce qu’un usage des nouvelles technologies devient excessif et dangereux pour la santé (physique et mentale) ? Pourquoi les jeunes sont-ils les plus touchés ? Venez découvrir le premier café des sciences organisé par des lycéens, dans le cadre d’un partenariat entre le lycée Pierre Termier, La Casemate et l’association des cafés sciences et citoyens de l’agglomération grenobloise. Ecoutez le point de vue des premiers concernés, les jeunes. Une expérience unique et enrichissante. Une rapide présentation du sujet sera suivie d’un grand débat entre les intervenants et vous ! Intervenants : Ghislaine Maury, enseignant-chercheur en systèmes de transmission et réseaux Olivier Jenny, médecin addictologue Elisa Sarda, doctorante en psychologie sociale

Big Data : le meilleur des mondes ?

Le monde numérique n’est pas avare de néologismes; un des derniers, très populaire dans certaines sphères de la société est “Big Data”. Il recouvre une réalité prégnante : de plus en plus de données sont stockées, dans des domaines de plus en plus nombreux, et de plus en plus vite (les 3V : Volume, Variété, Vitesse). Ces données sont mesurées et stockées à l’occasion de presque toutes nos activités: communications par téléphone ou internet, déplacements de toute nature, interactions diverses avec le système de santé, le commerce, l’administration ... Bien sûr, ces données aiguisent les appétits des grandes sociétés mais aussi d’une multitude de jeunes pousses promettant “l’information qui vaut de l’or sortie du tas de données” (marché estimé à 50 M$ avant 2020). Elles donnent aussi du grain à moudre aux chercheurs à qui on demande de trouver l’aiguille dans cette botte d’octets qui grossit de manière exponentielle. Cet essor va-t-il se faire au détriment de nos libertés, qu’avons-nous à gagner, à perdre à partager de manière volontaire ou involontaire nos données ? Vivra-t-on mieux dans nos villes “intelligentes” ? Et puis, est-ce vraiment quelque chose de nouveau ou bien n’est-ce qu’un renommage “marketing” de notre bien vieille “analyse de données” ? Veut-on nous vendre le meilleur des mondes ou bien l’informatique est-elle vraiment entrée dans un monde différent ? Autant de questions que nous vous proposons de partager avec nos intervenants spécialistes: Anne-Marie Benoit, Enseignant-Chercheur, Spécialiste des questions éthiques et des libertés publiques Claudia Roncancio, Professeure des universités, Spécialiste “Big Data” Benjamin Piton, Chef de projet Informatique

L'ordinateur médecin : aider le médecin ou le remplacer ?

Après avoir intégré notre vie sociale, les technologies informatiques s'intéressent à ce que nous avons de plus intime : notre santé. Ce café sera l'occasion d'aborder l'avenir informatique de la médecine. Alors que la montre connectée d'Apple, véritable laboratoire de poche, permet de mesurer les calories brûlées, la glycémie et la fréquence cardiaque, les chirurgiens font maintenant équipe avec des robots et des caméras augmentant précision et dextérité. En parallèle l'intelligence artificielle, engloutissant un nombre impressionnant d'informations, pourrait établir des diagnostics et des prescriptions plus efficacement que des humains : déjà IBM affirme que son programme Watson peut aider les médecins à choisir un traitement pour certains cancers. Des capteurs jusqu'aux outils sophistiqués des hôpitaux, l'ordinateur s'immisce maintenant dans les salles de consultation. Comment sont formés les médecins à ces nouvelles technologies ? Comment sont analysées nos données de santé toujours plus importantes en taille ? Nous tenterons aussi d’aborder les liens affectifs qui se tissent entre patient et médecin. Des oeuvres de fiction, Robot and Franck ou Her explorent la capacité d’empathie des humains envers les machines. Le temps où les robots remplaceront les médecins est-il si éloigné ? Intervenants : Philippe CINQUIN, médecin et chercheur en informatique médicale et en génie biologique et médical. Olivier Marchand, médecin et spécialiste de la formation médicale Adeline Leclercq-Samson, chercheur en statistique et biostatistique Modérateur : Joël Lunardi

Le végétarisme est-il une solution pour notre santé et celle de la planète ?

L'accroissement de richesses d'une population s’accompagne généralement d'une augmentation de sa consommation de protéines animales. Or, certains incriminent la surconsommation de viande dans certaines pathologies et troubles physiologiques chez l'homme. Par ailleurs, les élevages intensifs de bétails et poissons impacteraient négativement notre planète: pollutions induites, raréfaction des intrants, production de gaz à effet de serre, épidémies, etc. A ces problèmes s'ajoute la question controversée du bien-être animal, qui constitue un débat séparé. Aller vers une alimentation végétarienne serait-il une solution pour la santé de l'homme et de la planète ? Quels sont les obstacles, les freins, les inconvénients et les limites d'une telle solution dans les domaines techniques et agronomiques, économiques, sociaux et culturels ? Nos invités apporteront leurs points de vue professionnels et scientifiques sur un sujet plus complexe qu'il n'y parait. Intervenants: Odile Cohard-Cordelle, diététicienne et nutritionniste Françoise Reiller, ancienne responsable d'organisations agricoles et d'un groupement agricole en polyculture élevage Jean-Philippe Vincent, ingénieur agro-économiste, ancien directeur d'organisation agricole Modérateur: Emmanuel Borot

Echec et maths

« Je suis nul en maths, je n’y comprendrai jamais rien ! ». Combien de jeunes et moins jeunes se reconnaissent-ils cette phrase sans concessions, et ô combien pour eux, le seul souvenir des cours de mathématiques évoque-il la sensation pénible de se heurter à un mur, une porte qui ne s’ouvrira jamais ? Pire encore, notre système d’éducation (mais est-ce vraiment spécifique à la France ?) en sélectionnant « par les maths », favorise ceux qui ont une aisance naturelle avec les x et les y. Comment démystifier cette discipline qui aux yeux de certains semble dure, sans nuances, et trop austère ? Et s’il suffisait d’aborder les concepts mathématiques (la règle de trois ?) avec un vocabulaire différent, de faire ressortir la partie ludique d’un problème de mathématiques, d’aller fouiller dans la nature les miracles de la géométrie ? Des spécialistes de l’éducation et des professeurs de mathématiques nous diront qu’il y a peut-être d’autres chemins possibles, inexplorés, pour transmettre le plaisir à se plonger dans cette discipline. Au-delà du rapport de chacun avec cette discipline, peut-être nous interrogerons-nous sur le bien-fondé d’exiger un niveau minimum en mathématiques pour gravir les échelons dans la société et/ou tout simplement pour mieux comprendre les problèmes de notre temps. Vous êtes allergique aux maths : venez à cette soirée, qui sait .. peut-être vous réconciliera-t-elle avec les équations ? Intervenants : Jean-Pierre Demailly, mathématicien et responsable d'un réseau d'écoles primaires expérimentales Daniela Guiol, professeur de mathématiques en collège, représentante associative Geneviève Martiel, enseignante aux futurs professeurs des écoles Maryline Bosse, enseignante-chercheure en psychologie cognitive Modératrice : Christine Faury (CSCAG)

Que faire des déchets nucléaires ?

La question des déchets nucléaires est perçue négativement dans l’opinion; avec la sécurité et la sûreté des centrales, elle est considérée comme l’un des 3 problèmes majeurs de ce type de production électrique [1]. Ce café sciences et citoyens a l’ambition d’examiner la question de la manière la plus lucide et réaliste possible, en se focalisant sur la question des déchets très radioactifs à vie longue, les autres déchets ne posant pas de problèmes aussi aigus. Toutes les installations nucléaires (production, recherche, médical, industries ...) produisent des déchets radioactifs. Pour ceux qui sont très radioactifs et le resteront longtemps (plusieurs milliers d'années), une solution pérenne de stockage est nécessaire. Le choix actuel de la France est de les enfouir en profondeur, à travers le projet nommé CIGEO [2]. Le débat public sur ce sujet a été difficile depuis 10 ans, notamment car ce projet était décidé et instruit sans consultation de la population. En 2013 a eu lieu un débat public formel …qui n’a pu se tenir que sur un forum internet, et n’a abouti qu’à des modifications mineures. En juin 2014, la ministre de l’environnement a rouvert le débat en demandant de réexaminer la solution de l’entreposage pérennisé en surface. Quels sont les avantages et les inconvénients de ces 2 options (enfouissement et entreposage en surface), aussi bien du point de vue scientifique et technique, que du point de vue éthique lié à notre responsabilité vis à vis des générations à venir ? Quelles sont les autres options envisageables à moyen et long terme ? Que font les autres pays ? Ce café « sciences et citoyens » vous permettra d’avoir des éléments de réponse sur ces questions et d'échanger avec des spécialistes d’horizons différents. Intervenants : Daniel Boutet, physicien, ingénieur qualité déchets nucléaires Amaury d'Hardemare, chimiste, responsable d'une formation universitaire en gestion des déchets radioactifs Réferences: [1] https://www.oecd-nea.org/ndd/reports/2010/nea6860-opinion-publique.pdf Voir page 31 pour la question des déchets. [2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Cigéo

L’homme augmenté: fantasmes et réalités

Cela vous dirait (où vous ferait peur) de vivre beaucoup plus longtemps, de ne jamais être malade, d’avoir accès à une intelligence extraordinaire, en bref d’aller plus vite, plus haut, plus fort et plus longtemps ? « Her », « Real Humans », bientôt « Transcendance » ; l’actualité télévisuelle et/ou cinématographique alimente nos fantasmes d’une humanité transformée, pour le meilleur ou pour le pire. Mais quand ces fantasmes sont aussi alimentés par les investissements continus de Google dans des domaines aussi variés que la robotique, l’énergie, l’intelligence artificielle, les objets connectés, des questionnements légitimes peuvent naître dans la sphère publique.<br> Bien sûr, on peut penser qu’une des caractéristiques de l’humanité est de tenter de dépasser sa condition humaine, au risque de se faire dépasser pourraient nous dire les plus critiques. Au côté de cette vision critique, il existe aussi des mouvements « techno-positifs » (ou « transhumanistes ») qui voient arriver une hypothétique convergence NBIC (Nanotechnologie, Biotechnologie, Intelligence Artificielle et Science Cognitive) avec gourmandise.<br> Le débat que nous organisons ce mois-ci a pour objectif de faire la part des choses entre les fantasmes et la réalité d’aujourd’hui et interroger avec sang-froid le sujet de « l’homme augmenté ». C’est pourquoi nous avons demandé à un philosophe spécialiste en bioéthique et à des praticiens de la robotique et de la neurochirurgie de venir éclairer ce débat et répondre à vos questions. <br><br> Intervenants :<br> Sylvie PESTY, enseignant-chercheur en intelligence artificielle<br> Jean-Yves GOFFI, enseignant-chercheur en philosophie, spécialiste en bioéthique<br> Dominique HOFFMANN, médecin hospitalier, neurochirurgien<br> <br> Modérateur : Parick SZTULZAFT

les abeilles en danger: faut-il sauver le soldat maya?

<p>Que se passe t-il au royaume des abeilles ? La disparition anormale de leur population, appelé aussi « syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles domestiques » (CCD en anglais) [1], semble être un phénomène récurrent et bien établi, bien que variable suivant les régions et les périodes. Ce phénomène est récent (fin des années 1990 en Europe, 2006 aux USA), parfois massif (25% de destruction en un seul hiver aux USA).</p> <p>Quelles en sont les causes ? Les pesticides, immédiatement incriminés à l’origine, s’avèrent être une explication possible (mais peu objectivée) parmi beaucoup d’autres. Parasites (varroa), champignons (nosema), pratiques agricoles intensives, sont des causes identifiées, mais le phénomène semble multifactoriel, avec des effets synergiques.<br /> D’aucuns (dont Einstein en son temps à qui l’on attribue – semble t-il à tort – la citation : si l’abeille disparaît, l’humanité en a pour quatre ans à vivre) annoncent des conséquences économiques catastrophiques en cas de disparition de abeilles, puisque la production de fruits et de végétaux dépend des insectes pollinisateurs. Mais qu’en est-il exactement ? Le phénomène de disparition concerne t-il les pollinisateurs sauvages, et sinon ces derniers pourraient il suffire à réguler la pollinisation ?<br /> Nos intervenants pourront sans aucun doute répondre à ces questions et de nombreuses autres, et permettre ainsi d’avancer dans la compréhension et le débat, sans s’enfermer dans des idées reçues.</p> <p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'effondrement_des_colonies_d'abeilles">[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'effondrement_des_colonies_d'abeilles</a><br /> </p>

Connaitre son génome : enfer ou paradis ?

<p>Vous voulez connaitre les secrets de votre ADN ? Pour  99$, une société américaine lit des fragments de votre ADN (isolé à partir d’un échantillon de salive) et affirme prédire votre risque relatif de développer quelques dizaines de maladies à composante génétique.</p> <p>Connaitre son génome, et donc son risque de développer certaines maladies, peut permettre  d’adopter un comportement et un mode de vie adaptés pour réduire les risques, ou se faire surveiller et traiter précocement. On peut également personnaliser  un traitement en fonction de son génome (par exemple dans le cas de certains cancers).</p> <p>Mais a contrario, quelles sont les conséquences, notamment psychologiques, de savoir qu’on risque de développer une  maladie grave? Que faire dans le cas de maladies de type Alzheimer, pour lesquelles il n’existe actuellement  pas de traitement efficace ?</p> <p>Quels sont les risques que nos données génétiques soient dévoilées et utilisées à nos dépens, par exemple pour calculer des primes d’assurances ou dans le cadre d’un recrutement?</p> <p>Finalement, est ce que connaitre son génome revient simplement à mieux se connaitre, ou à mieux se faire peur ?</p> <p>Nos trois intervenants apporteront des éléments de réponse et de réflexion sur ces nouvelles technologies : leurs limites, les espoirs qu’elles permettent, ainsi que les problèmes éthiques qu’elles soulèvent.</p> <p><strong>Intervenants</strong></p> <p>    Pierre-Simon Jouk    Professeur des universités – praticien Hospitalier, génétique médicale<br />     Joël Lunardi              Généticien et biologiste moléculaire<br />     François Parcy          Chercheur en biologie végétale</p> <p><strong>Modérateur</strong>: Jacques Talbot</p>

math et finances: un couple infernal?

Nul ne peut nier que la finance a une part importante dans le fonctionnement de nos sociétés modernes. La complexité des interactions entre les acteurs économiques, la rapidité des échanges, leurs portées géographiques exigent de plus en plus l’utilisation de modèles mathématiques pour aider à la décision ou pour le calcul des risques inhérents à des placements. Ces modèles peuvent agir directement sur l’économie, notamment quand ils concernent des actifs boursiers.<br> Or, un modèle est une représentation « idéalisée » d’un fonctionnement. Mais que savons-nous des hypothèses de ces modèles mathématiques? Peuvent-ils vraiment prendre en compte la complexité d’une société « humaine » ? Quels sont les critères qui nous permettent de dire que ce modèle est valable ou non ? En d’autres termes, de quelles réalités les modèles financiers sont-ils le reflet ?<br><br> Ces questions ne doivent pas rester dans un cercle restreint d’experts, car on peut légitimement se poser la question de la responsabilité des modèles mathématiques dans les crises financières.<br><br> Nos trois intervenants vous aideront à y voir plus clair et nous vous invitons donc à venir les écouter et à débattre avec eux.<br><br> Intervenants :<br> Isabelle Girerd-Potin, professeur des universités en finance<br> François Oustry, président-fondateur d'une société de logiciels de calcul de risque en finance<br> Ollivier Taramasco, professeur des universités, ingénierie pour la finance<br> Modérateur: Patrick Sztulzaft<br>

Les perturbateurs endocriniens : une menace insidieuse ?

Près de 40 % des produits d'hygiène-beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien (PE), substance chimique interférant avec la régulation hormonale, selon une étude rendue publique vendredi 13 septembre à Paris [Le Monde automne 2013]++. Mais la question ne se limite pas aux seuls cosmétiques, puisque l’eau, l’alimentation, l’air, les produits phytosanitaires, contiennent aussi ces substances (de manière induite ou intrinsèque) : nous sommes donc tous concernés ! Bien entendu il faut aussi évoquer les médicaments dont l’activité hormonale est l’objectif thérapeutique (pilule contraceptive, hormones soignant diverses maladies). L’OMS (2002)+++ définit les perturbateurs endocriniens comme « des substances chimiques (distilbène, agents contraceptifs, bisphénol A, dioxine…) d’origine naturelle ou artificielle qui peuvent perturber le système hormonal, et induire des effets délétères sur un organisme et/ou sur ses descendants ». A l’heure actuelle, il est cependant très difficile d’évaluer leurs effets sur la santé humaine, car on s’interroge sur leurs mécanismes d’action, la multiplicité des substances concernées, les effets d’une exposition prolongée à de faibles doses. Si le rôle de plusieurs PE est à ce jour suspecté dans l’apparition de cancers, les données disponibles ne permettent pas toujours de confirmer ce lien. De nombreuses questions se posent : Quels risques pour la santé (humaine ou animale) ont pu être mesurés ? Quid des associations de produits, même si chacun isolément n’a pas d’effet à la même dose ? Quelle est aujourd’hui la répartition par secteur d’activité, des sources des PE (cosmétiques, médicaments, emballages alimentaires, …) Et, bien sûr, au final dans quels cas pourrait-on éviter l’utilisation de ces PE, et par quoi les remplacer ? Nos intervenants spécialistes du sujet seront là pour répondre à vos questions et alimenter le débat de santé publique qui peut s’établir. ++ http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/13/les-perturbateurs-endocriniens-presents-dans-deux-p... +++ http://fr.wikipedia.org/wiki/Perturbateur_endocrinien

Eolien et solaire: comment gérer l'intermittence ?

<P><FONT PAGE="times, serif"><FONT SIZE=4> La transition énergétique à l'étude en France doit offrir une plus large place aux sources d’énergie renouvelables, notamment l'éolien et le solaire photovoltaïque. Or, comme elles dépendent des conditions météorologiques locales, ces énergies sont produites de façon naturellement très variable : on parle d'intermittence. Un réseau électrique devant être en permanence équilibré entre production et consommation, il est donc nécessaire de disposer de moyens compensant cette intermittence. De plus, les réglementations électriques adoptées aux différents niveaux (européens et nationaux) influent fortement sur le prix à court terme et les investissements à long terme.<br /> <br /> Quels sont ces moyens techniques ? Quelles réglementations seront envisagées et optimisées ? Quelles seront les conséquences de ces choix énergétiques sur le prix de l’électricité ? Pouvons-nous également tirer des leçons de l'expérience de pays voisins, comme l'Allemagne, qui s'engage à produire plus de 50 % de son électricité par des sources d’énergie renouvelables dès 2035 ? Telles sont les questions, entre autres, auxquelles nos intervenants s'efforceront de répondre et de débattre avec vous.<br /> <br /> <dl>Intervenants: <li>Raphaël Caire, Enseignant-chercheur, spécialiste de gestion des réseaux électriques</li> <li>Jacques Desprès, Chercheur en technico-économie de l’énergie</li> <li>Thomas Letz, Ingénieur énergéticien bâtiment, représentant associatif</li> <li>Frédéric Livet, Directeur de recherches émérite en science des matériaux </li> </dl><br /> Modératrice: Christine Faury

Quels véhicules demain ?

<P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Devant les contraintes de circulation, de pollution de l’air, de consommation d’espace et d’énergie, la nécessité d’une évolution profonde de nos modes de déplacement et de nos véhicules est de plus en plus évidente. Pourtant la réalité du véhicule d’aujourd’hui ne semble pas différente de celle d’hier. <P><P><P><P>Pour les modes de transport des passagers, un report de la voiture individuelle vers les transports en commun et les transports doux est l’objectif affiché de beaucoup de collectivités locales. Dans quelle mesure l’observe-t-on dans la réalité ? Et le covoiturage, et l’auto partage, avec les outils modernes permettant la mise en relation ? <P><P><P><P>La voiture électrique, si possible propulsée par l’électricité du vent et du soleil, fait rêver. Les modèles qui arrivent sur le marché maintenant vont-ils prendre une place significative ? Et le vélo électrique ? Et quel avenir pour cet autre véhicule à propulsion électrique, le véhicule hydrogène et sa pile à combustible ? D’autres technologies futuristes sont aussi à l’étude : quel délai pour déboucher? </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Monique Giroud,  <I>Responsable associative, spécialiste des usages alternatifs au véhicule à essence</I><BR>Thierry Priem,  <I>Responsable du programme hydrogène et pile à combustible dans un organisme de recherche </I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Gérald Rieux</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>salon Naturissima, en partenariat avec la Maison de la Nature et de l'Environnement (M.N.E.I.)

La démocratie des crédules-conférence G. Bronner

<P ALIGN=CENTER STYLE="margin-bottom: 0cm"><BR> </P> <P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Cette conférence-débat est organisée en partenariat avec les Cafés des Sciences du Pays Vizillois (ACSPV), la Société Française de Physique (SFP), l'Association Française pour l'Information Scientifique (AFIS), l'Union Rationaliste, et l'association "Sauvons Le Climat". <P><P><P><P>Pourquoi les mythes du complot paraissent-ils envahir l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi se méfie-t-on de plus en plus des hommes de sciences ? <P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P>Comment d’une façon générale, des faits imaginaires, inventés ou parfois franchement mensongers arrivent-ils à se diffuser dans l’espace public, à nous faire croire tout et n’importe quoi, à infléchir les décisions des politiques, bref à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N’était-il pas raisonnable d’espérer qu’avec la libre circulation de l’information et l’augmentation généralisée du niveau d’études, les sociétés démocratiques allaient tendre vers une forme de sagesse collective ? <P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P>Cette conférence proposera d'explorer les réponses possibles à ces questions. Elle sera suivie d'un débat. <P><P><P><P><P><P><P>Gérald Bronner est sociologue, auteur de nombreux livres dont : <P><P><P><P><P>- La Pensée extrême, Paris, Denoël, 2009 <P><P><P><P><P><P>- L’Inquiétant Principe de précaution (avec Etienne Géhin), Paris, PUF (« Quadrige »), 2010 <P><P><P><P><P><P>- La Démocratie des crédules, Paris, PUF, 2013 </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Gérald Bronner,  <I>Sociologue, Professeur à l'Université Paris-Diderot</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  (à définir)</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

Sciences et médias : scoop ou information ?

<P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> OGM, médicaments, ondes électromagnétiques, nucléaire... Les exemples foisonnent où les médias n'hésitent pas à déformer les propos de la communauté scientifique pour faire peur et vendre plus. <P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P>Cette tendance se renforcerait-elle avec le développement d'internet et la nécessité impérieuse de "faire le buzz" ? C'est ce que nous mettrons en débat en présence de nos trois intervenants spécialistes. Nous avons notamment le plaisir et l'honneur de compter parmi eux un journaliste scientifique d'un grand quotidien national.</FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Sylvestre Huet,  <I>Journaliste scientifique d'un quotidien national</I><BR>Marcel Kuntz,  <I>Chercheur en biologie</I><BR>Fabrice Neyret,  <I>Chercheur et médiateur, formation à l'esprit critique</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Gilles Grand</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>Dans le cadre de la fête de la science 2013, et avec la participation des Cafés Sciences du Pays Vizillois (ACSPV)

L'effet placebo : Que la force soit avec toi !

<P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Le mot « placebo » est aujourd’hui utilisé de manière parfaitement banale, aussi bien par les patients que par les médecins. Pourtant le fonctionnement de « l’effet placebo » semble rester quelque chose d’assez mystérieux. Comment se peut-il en effet, que la prise d’un médicament sans effet pharmacologique diminue les symptômes dans 30% des cas, voire 60 à 70% dans le cas de migraines ou de dépressions (source wikipedia) ? <P><P><P><P>Cet effet révèle une particularité de notre psychologie : lorsque nous croyons en une substance ou en un acte médical au sens large (il existe aussi des chirurgies placebo ou l’on fait croire au patient qu’on l’a opéré alors qu’on l’a simplement « ouvert »), nous pouvons améliorer notre état et diminuer nos symptômes. <P><P><P><P>Ce sujet amène de nombreuses questions qui paradoxalement ne semblent pas souvent exprimées en médecine. Que sait-on sur les mécanismes neurophysiologiques de la croyance et de la suggestion ? Si l’effet placebo est si puissant, pourquoi n’est-il pas davantage utilisé ? A l’inverse, comme une thérapeutique basée sur cet effet suppose un mensonge du thérapeute (fut ce par simple omission), est ce que son utilisation plus fréquente poserait des problèmes éthiques ? Sans parler de certaines médecines parallèles dont les scientifiques sont persuadés que leur moteur est l’effet placebo, leurs thérapeutes spécialistes s’inscrivant la plupart du temps en faux contre cette vision. </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Nicolas Pinsault,  <I>Kinésithérapeute, docteur en neurosciences, enseignant à l'Université</I><BR>Evelyne Waserhole-Thiebaut,  <I>Psychiatre-psychothérapeute</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modératrice</B>:  Emmanuelle Bensaude</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

La densification urbaine : quels enjeux ?

<P ALIGN=CENTER STYLE="margin-bottom: 0cm"><BR> </P> <P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Après un demi-siècle d’étalement des villes, de mitage des espaces ruraux, de réduction des terres agricoles et de croissance des déplacements, la densification est privilégiée, afin d’économiser l’énergie et l’espace. <P><P><P><P><P><P><P><P><P><P>Mais, si elle paraît collectivement souhaitable, elle est individuellement difficile à supporter. Dans les quartiers qu’elle touche, elle modifie la qualité de vie et fait naître de vives oppositions. <P><P><P><P><P><P><P><P><P><P>Et elle amène de lourdes questions. Est-elle en mesure de donner le droit à « vivre en ville » à ceux que les coûts de l’immobilier amènent à se loger de plus en plus loin ? Est-elle en mesure d’attirer ou de maintenir des habitants en agglomération grâce à une nouvelle qualité de vie ? </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Yves Chalas,  <I>Professeur d’urbanisme à l’Université</I><BR>Jean-Pierre Charre,  <I>Géographe, représentant des unions de quartier grenobloises</I><BR>Michel Albouy,  <I>Economiste, professeur de finances à l'Université</I><BR>Luc Gwiazdzinsky,  <I>Enseignant-chercheur géographe, spécialiste des déplacements nocturnes</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Emmanuel Borot</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

Ethique et procréation : un enfant à tout prix ?

<P ALIGN=CENTER STYLE="margin-bottom: 0cm"><BR> </P> <P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Depuis le premier « bébé éprouvette » né en 1978 en Angleterre (1982 en France), les techniques médicales d’assistance à la procréation se sont à la fois perfectionnées et développées. Elles représenteraient environ 2% des naissances des pays développés, soit plusieurs milliers de naissances par an. <P><P>En France, le législateur a limité la prise en charge financière des fécondations in vitro : jusqu’à 43 ans pour la mère, et jusqu’à 4 tentatives. Le don de sperme ou d’ovocyte est gratuit, comme le don d’organe. La gestation pour autrui est interdite, alors qu'elle est autorisée dans certains pays étrangers. <P><P>La récente loi sur le mariage pour tous a relancé le débat sur l’accès à ces techniques et les conditions de leur application. Mais, depuis 35 ans, si les lois et les techniques ont évolué, les questions qu’elles posent restent globalement les mêmes : La stérilité est elle une maladie ? Doit on transmettre notre génome malgré notre stérilité ou une maladie génétique? Jusqu'à quel point la société doit-elle prendre en charge ces questions ? Que recouvre exactement l'expression : « le droit à l'enfant » ? Peut-on permettre à une femme d'enfanter à tout âge ? <P><P>Toutes ces techniques interrogent sur la notion –morale et juridique- de filiation. Alors, comment -et pourquoi- fait-on un enfant au début de 21 ème siècle ? Qu’est ce qui est faisable, qu’est ce qui est souhaitable, en avons nous réellement besoin ? <P><P>Venez en discuter avec nos trois intervenantes : médecin, juriste et sociologue qui nous apporteront leur vision de ces questions.</FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Dr Florence Amblard,  <I>Médecin généticienne hospitalière</I><BR>Laurence Cimar,  <I>Juriste universitaire, spécialiste du droit de la famille</I><BR>Catherine Gucher,  <I>enseignant-chercheur en sociologie</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Gilles Henri</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

Les médicaments : vrais ou faux amis ?

<P ALIGN=CENTER STYLE="margin-bottom: 0cm"><BR> </P> <P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Scandale du mediator, rapport Even-Debré sur l’utilité des médicaments, débats récents sur les pilules de dernière génération, sur la prescription des statines pour l’excès de cholesterol, ou encore sur la prescription des psychotropes : les exemples ne manquent pas pour mettre le sujet de l’efficacité des médicaments à la une et conduire à une certaine défiance. <P>Deux questions basiques se posent: les médicaments sont ils tous réellement efficaces ? Certains médicaments sont-ils dangereux ? Et derrière ces questions, quelles problématiques ? <P>Premièrement une évidence théorique que l’on a peut-être tendance à oublier : le médicament prescrit apporte des bénéfices mais peut comporter des risques. C’est en particulier ce ratio « bénéfices/risques » qui guide la prescription. Deuxièmement, dans la mesure où en France le médicament est très souvent remboursé, il constitue un important marché protégé, dans lequel on retrouve comme principaux acteurs: les industriels de la pharmacie, les médecins, les pharmaciens, l’Etat, via l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) responsable des autorisations de mise sur le marché (AMM), la Sécurité Sociale et les patients.. La tentation est grande pour les industriels d’influer à ces différents niveaux, et peuvent alors se poser des questions relatives à l’indépendance et à la déontologie des prises de décisions. <P>Avec nos intervenants spécialistes et votre participation, nous tenterons d’y voir un peu plus clair sur ces questions. <P></FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Jean Calop,  <I>Pharmacien, professeur des universités et membre de l'Académie Nationale de Pharmacie</I><BR>Michel Mallaret,  <I>Médecin pharmacologue, spécialiste hospitalier en pharmacovigilance</I><BR>Frédéric Pilotaz,  <I>Pharmacien industriel, responsable de projets R&D dans l'industrie pharmaceutique</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Patrick Sztulzaft</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

Les jeunes boudent ils les études scientifiques ?

<P ALIGN=CENTER STYLE="margin-bottom: 0cm"><BR> </P> <P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Il y aurait depuis des années un problème de désaffection des jeunes pour les sciences et techniques. Au moment ou notre gouvernement parle de ré- industrialisation et de relance de l’économie par la recherche et le développement industriels, cette « question – marronnier » mérite d’être étudiée de près. <P><P><P><P><P>Tout d’abord y a-t-il réellement désaffection ? Les jeunes boudent ils la science ? Pas si sûr puisqu’on trouve dans la presse plusieurs articles sérieux qui défendent la thèse inverse. Y aurait-il simplement un glissement des études scientifiques vers les études commerciales et financières, ou juridiques ? Bien possible… mais quelle est l’ampleur réelle de ce phénomène ? <P><P><P><P><P>Une désaffection générale de la population pour les sciences et techniques ? Là encore les choses sont complexes : défiance croissante d’une partie de la population, joyeux mélange entre les sciences et leurs applications : phénomène isolé et surmédiatisé ou tendances lourdes ? <P><P><P><P><P>Enfin, il y a un deuxième temps à ce débat : quand bien même cette désaffection des jeunes serait bien réelle, l’industrie et la recherche française ont-elles vraiment besoin de « purs » scientifiques (universitaires ou ingénieurs) ? Ces derniers ont toujours du mal à démarrer leur carrière, précarisés dans la recherche et « pressurés » dans l’industrie par des contraintes économiques intenses. <P><P><P><P><P>Il faut donc regarder les statistiques avec soin et tenter de comprendre l’évolution de la société sur les dernières décennies sur ces questions. Nos invités nous aideront à y voir plus clair, et le débat qui s’en suivra pourrait bien nous surprendre… </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Joël Chevrier,  <I>Vice président adjoint d'université, chargé de la culture scientifique et de la liaison avec le secondaire</I><BR>Jean-Louis Bonnefond,  <I>Ingénieur, Président régional d’une association d'ingénieurs et scientifiques</I><BR>Gaston Sulpice,  <I>Ingénieur retraité, représentant associatif intervenant en lycée</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Gérald Rieux</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

Se déplacer vite et propre en agglomération : un défi ?

En janvier de cette année 2012, nous avons traité de la densification urbaine. Pour ce mois de décembre nous nous concentrerons sur les modes de déplacements en agglomération. Le sujet pourrait se résumer ainsi : alors qu’il est maintenant prouvé et chiffré que la pollution en agglomération est un problème de santé publique et que l’automobile à pétrole est de plus en plus mal venue dans une ville qui se densifie (à cause de la pollution mais aussi de la place au sol qu’elle occupe), notre voiture reste le moyen de déplacement « moyenne distance » le plus pratique, alors comment s’en passer ? <P><P>Parmi les moyens alternatifs à la voiture, il y a les transports collectifs, mais aussi beaucoup d’autres solutions « propres », adaptées au budget, à la situation et au style de vie de chacun (vélo, véhicules électriques et hybrides, co-voiturage, auto-partage…). De plus, dès qu’un trajet dépasse une certaine distance, il est logique d’y apporter le concept de "multimodalité" : à chaque étape de trajet le mode de transport le mieux adapté ; ce concept est déjà une réalité pour nombre de déplacements, il suffit de voir l’affluence dans certains parkings relais et l’engouement pour le vélo pliant. Se rajoutent à cela récemment l’aide des nouvelles technologies (smartphones et internet) pour optimiser en temps réel des trajets en TC ou en covoiturage. <P><P>Mais la grande inconnue dans ces évolutions réside dans le facteur humain, c'est-à-dire ce que vont décider les habitants des agglomérations, car les pouvoirs publics proposent et incitent, découragent voire interdisent (péage urbain, voire ZAPA) mais les habitants disposent … <P><P>NB : ZAPA = Zones d'Actions Prioritaires pour l'Air, dont l’aménagement peut se traduire par l’interdiction des véhicules anciens polluants, ou encore les péages urbains. <P><P></FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Michel Gilbert,  <I>Chargé de mission planification multimodale</I><BR>Pascale Poblet,  <I>Chef de projet Plan de Déplacement Entreprise (PDE)</I><BR>Françoise Garenq,  <I>Ingénieur, spécialiste en déplacements</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Patrick Sztulzaft</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

Les marchés financiers sont-il au service de la société ?

<P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> • "Fortes tensions sur les marchés financiers" • "Les menaces sur l'économie américaine et les banques européennes plombent les marchés financiers" • "X ou Y sous la pression des marchés financiers" • "Une embellie sur les marchés financiers" <P><P><P><P><P><P><P><P>On le lit, on l'entend tous les jours: les marchés financiers prennent une place prépondérante au sein de notre société. Ces marchés sont les lieux du déploiement de la finance qui est, par définition, l'ensemble des mécanismes (et institutions) apportant à l'économie les capitaux dont elle a besoin. <P><P><P><P><P><P><P><P>A la lecture de cette simple définition on peut déjà se demander si la finance, en devenant une discipline à part entière au cours du vingtième siècle ne s'est pas, petit à petit, éloignée de sa vocation initiale. Depuis les années 80, les outils de financement se sont complexifiés (aussi bien leur structure, leur mode d'exécution, le jeu des acteurs impliqués) s'éloignant de plus en plus de la relation simple entre prêteur et emprunteur. <P><P><P><P><P><P><P><P>On parle volontiers d'économie '"réelle" qui s'opposerait à une économie "virtuelle", sous-entendant ainsi qu'une partie de la finance mondiale n'a pas de réelle utilité sociétale. Mais est-ce vraiment aussi simple ? <P><P><P><P><P><P><P><P>Nos intervenants vous aideront à comprendre comment et pourquoi les mécanismes de la finance se sont transformés ces 40 dernières années et aborderont leurs liens avec les économies mises en places. Ils aborderont aussi le fonctionnement de ces outils modernes qui sont, semblent-ils, des faiseurs de crises : titrisation, CDS, HF Trading … Ces éléments de compréhension éclaireront les enjeux du débat et nous permettront sans doute, en tant que citoyens, de nous interroger, au delà des outils financiers, sur les rouages de nos économies. </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Michel Albouy,  <I>Enseignant en finance à l'Université</I><BR>Jean-Marc Chevassus,  <I>Directeur régional d'une société de bourse et enseignant en finance à l'Université</I><BR>Thomas Borrel,  <I>Militant associatif alternatif</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Patrick Sztulzaft</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

Les réseaux sociaux, et après ?

<P><FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Le nombre de ses utilisateurs ne fait qu'augmenter; s’il était un pays, il deviendrait sans aucun doute le plus peuplé du monde. Le réseau social Facebook est emblématique de l'évolution des usages d'internet de ces dernières années. Comme le proclame sa propre page, s'agirait il de "rendre le monde plus ouvert et connecté"? Facebook et ses milliers de cousins plus ou moins spécialisés (Twitter, LinkedIn, TripAdvisor, Instagram, Flickr, Google+, ...) nous fournissent indéniablement des moyens très puissants d'exposer nos rapports sociaux au monde, quitte à ne plus contrôler du tout leur capacité de diffusion exponentielle. <P><P><P><P>Au delà des dérives spectaculaires (débordements d’affluence sur évènement, harcèlement, ...) qui pourraient être vues comme des avatars modernes de comportements "classiques", on peut se demander si ces outils ne changent pas plus profondément que l'on ne croit nos rapports aux autres. <P><P><P><P>Avec nos intervenants spécialistes, nous aborderont aussi biens les aspects "positifs" (effet multiplicatif de diffusion de l'information, ciblage, émergence de communautés dispersées, ...) que les risques identifiables (diffusion non désirée, effacement privé-publique, perte du droit à l'oubli, publicité intrusive, ...). Nous tenterons ainsi avec eux de comprendre ce que les réseaux sociaux sont en train de modifier dans nos modes de vie, et si ils ne deviennent pas un élément incontournable de nos rapports sociaux. </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Julien Pierre,  <I>Enseignant et chercheur en Identités Numériques, A.T.E.R à l'université </I><BR>Benjamin Ducousso,  <I>Fondateur d'un réseau social de jeunes entrepreneurs</I><BR>Eric Gaussier ,  <I>Professeur d'Université, spécialiste de l'analyse des données</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Benjamin Piton</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

Diaporama d'O. Ionescu sur les gaz de schistes

Voir résumé sur l'enregistrement mp3 du débat.

Diaporama de F. Renard sur les gaz de schistes

Voir le résumé sur l'enregistrement mp3 du débat

Gaz de schiste en France : nouvel eldorado ou voie sans issue ?

<FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Les pétroles et gaz de schistes font l’objet depuis quelques années d’un débat passionné, qui prend encore de l’ampleur en France ces derniers temps avec la concrétisation de la crise économique. Nous aurions de l’or sous nos pieds, et nous ne pourrions pas en profiter pour des raisons écologiques ? <P><P><P>Dans ce débat, il y a au moins deux questions bien distinctes. <P><P><P>1/ Pourquoi les gaz de schistes en France ? Une question qui en inclut 2 autres : <P>• Est-il intéressant d’aller aujourd’hui vers une nouvelle source d’énergie génératrice de gaz à effet de serre (GES) ? <P><P><P>• Cette exploitation est-elle intéressante au plan économique en France ? <P><P><P>2/ Existe-t-il un moyen « suffisamment propre » d’extraire ces produits ? Des images de déclenchement d’une flamme en sortie d’un robinet d’eau potable aux USA, ont largement médiatisé les risques de pollution des sols et de l’eau. Accidents ou pollutions inévitables ? La technique actuelle de fracturation hydraulique peut-elle être améliorée, voire remplacée par une autre technique rentable mais sans menaces pour l’environnement ? <P><P><P>C’est toutes ces questions que nos intervenants tenteront d’éclairer lors de ce café-débat. </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Grazia Contin,  <I>Géologue, ancienne salariée d'un groupe pétrolier</I><BR>François Renard,  <I>Géophysicien et géologue universitaire</I><BR>Oana Ionescu-Riffaud,  <I>Chercheure en économie de l'énergie</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Gilles Grand</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER> Des diaporamas pdf présentés par les intervenants sont aussi disponibles en podcast. Pour en savoir plus, on peut également voir <A href=http://www.academie-sciences.fr/video/v260213.htm> le débat qui a eu lieu à l'Académie des sciences</A > sur le sujet.

Diaporama de Denis Camel sur la conquête spatiale

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Diaporama d'Eric Dutet sur la conquête spatiale

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La conquête spatiale : fantasmes et réalités

<FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> L’exploration de l’espace fait rêver l’homme depuis plusieurs siècles, et ce rêve est devenu réalité depuis quelques décennies. Mais si ce rêve est encore fort chez certains (les jeunes notamment), d’autres s’inquiètent de voir les pouvoirs publics engloutir des sommes considérables dans une recherche qui n’aurait aucune utilité sociétale, ou encore nous emmènerait dans une nouvelle colonisation hasardeuse et onéreuse. <P><P><P><P>Le terme "conquête de l’espace" recouvre en fait des réalités très différentes suivant la distance à la Terre dont on parle. L’utilisation des satellites en orbite autour de la Terre est devenue routinière, et "utilitaire" : c’est l’industrie qui exploite satellites de télécommunication, de géo-localisation … pour notre confort. A l’échelle des planètes du système solaire, on en est encore au stade de la recherche exploratoire, mais il se pourrait que ces explorations puissent déboucher sur de réelles exploitations de ressources minières (astéroïdes) voire énergétique (cas de l’hélium 3 sur la Lune qui pourrait alimenter des réacteurs à fusion). Et à des années-lumière de plus, en sortant du système solaire, certains chercheurs réfléchissent à des projets forcément pluri-générationnels… <P><P><P><P>Par ailleurs, dans son histoire, la conquête spatiale a souvent eu des implications politiques fortes. Est-ce toujours le cas aujourd’hui ? Y a t-il encore des projets "pour la gloire d’un pays" ou au contraire "pour l’amitié des peuples autour d’une grande cause ?" <P><P><P><P>Un moment pour faire le point et échanger sur ce sujet avec des spécialistes Rhône-Alpins… </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Eric Dutet, alias Papy Lune,  <I>Historien et conteur de la conquête spatiale</I><BR>Denis Camel,  <I>Ingénieur chercheur, ex-métallurgiste de l'espace</I><BR>Andres Carmona,  <I>Astronome post-doctorant, auteur d'un mémoire sur la station spatiale internationale</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Emmanuel Borot</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER> Des diaporamas pdf présentés par les intervenants sont aussi disponibles en podcast.

L'alcool : une drogue destructrice mais socialement correcte ?

<FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Bien que la consommation d’alcool diminue régulièrement en France depuis de nombreuses années, cette diminution est ralentie actuellement, avec un renouveau de pratiques à risques (« binge drinking »), notamment chez les jeunes. <P><P><P><P><P><P><P>L’alcool est une drogue parfaitement légale, mais aussi socialement «correcte», voire encouragée par les traditions de convivialité, entre amis et même encore parfois au travail. Seule la Prévention Routière organise des campagnes largement médiatisées contre la consommation d’alcool, et ce uniquement pour les conducteurs, « ceux qui ne boivent pas ». <P><P><P><P><P><P><P>A l’inverse, la maladie alcoolique, dévastatrice, reste taboue et associée chez les malades à un fort sentiment de culpabilité ou de honte. Et cette maladie, à des degrés divers, représente l’objet de près de 20% des consultations chez le médecin, sans parler des pathologies et thérapeutiques lourdes qui peuvent en découler pour les cas les plus sévères. <P><P><P><P><P><P><P>Les différents spécialistes (médecins, psychologues, associations, …) sont ils d’accord sur ces constats ? Comment évoluent les thérapeutiques de cette maladie ? Deux thématiques importantes qui susciteront sans doute un état des lieux et aussi bien d’autres questions lors de ce café-débat. </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Dr Anne Garin,  <I>Médecin spécialiste en addictologie</I><BR>Laurent Bègue,  <I>Enseignant-chercheur en psychologie sociale</I><BR>Rémi,  <I>Abstinent depuis 6 mois</I><BR>Maxime Burlat,  <I>Responsable d'un Bureau Des Elèves (BDE) universitaire</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Gilles Grand</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

La grippe : affection bénigne ou maladie mortelle ?

<FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Le spectre de la pandémie de grippe de 1918 hante toujours nos hivers. Il justifie de nombreuses mesures sanitaires et des investissements de recherche conséquents. Mais ce risque est-il réel? De quels traitements dispose-t-on pour prévenir et soigner la maladie ? Comment peut-on anticiper une pandémie due à un virus qui mute si fréquemment ? La recherche sur le virus de la grippe, et sur d’autres virus pathogènes, nous permettra-t-elle d'améliorer notre arsenal médical? </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Pr Rob Ruigrok,  <I>biologiste, professeur de virologie structurale</I><BR>Dr Alain El Sawy,  <I>médecin généraliste, membre du réseau GROG (Groupes Régionaux d'Observation de la Grippe)</I><BR>Dr Agathe Billette de Villemeur,  <I>médecin spécialiste en santé publique.</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Benjamin Piton</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>dans le cadre de la Fête de la Science 2012

L'hydrogène, énergie du futur : mythe ou réalité ?

<FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Face à l'épuisement inéluctable des ressources fossiles, l'hydrogène est parfois présenté dans la presse scientifique comme le "carburant de l'avenir". Cependant, cet élément n'existant pas à l'état naturel sur Terre, il doit être produit à partir d'autres sources d’ énergie (par exemple solaire photovoltaïque, nucléaire 4eme génération), par réaction chimique ou par électrolyse. On le qualifie donc de « vecteur » (au sens de moyen de stockage intermédiaire) plutôt que de « source » d'énergie. <P><P>En fait il y a plusieurs manières d’utiliser ce vecteur : <P><P> 1/ directement comme carburant, soit dans un moteur thermique, soit pour des utilisations domestiques (chauffage); <P><P> 2/ pour alimenter des « piles à combustibles », un des moyens de produire de l’électricité <P><P>Dans le deuxième cas, il constitue aussi un moyen de stocker l’énergie, moyen dont on aurait tant besoin pour réguler l’intermittence des sources d’énergie renouvelables. <P><P>Jusqu'ici, les coûts et les difficultés techniques ont empêché son développement à grande échelle pour les usages domestiques. Mais qu'en sera-t-il demain? Allons-nous vers un monde de l'hydrogène comme le prédit un certain Jeremy Rifkin? Verrons-nous demain des véhicules à hydrogène parcourir les routes, les airs et les océans, autant que les véhicules à pétrole actuels ? Ou s'agit-il d'un mirage technologique trop coûteux comme le dénoncent certains ? <P><P>Sur ce sujet encore peu connu du grand public, nos intervenants commenceront par faire une bonne introduction technique avant de lancer le débat. </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Florence Lefebvre-Joud,  <I>Ingénieur-chercheur, Hydrogène et Pile à Combustible</I><BR>Philippe Marty,  <I>Enseignant-chercheur, énergétique, stockage de l'hydrogène</I><BR>Frédéric Livet,  <I>Physicien spécialiste de matériaux, directeur de recherches émérite</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Emmanuel Borot</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

La sûreté du nucléaire en France

Le débat proposé est organisé en partenariat avec le LPSC (Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie, laboratoire grenoblois bien connu), dans le cadre du 40e anniversaire de l’IN2P3 (Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules), dont il fait partie. Une conférence sera donnée par l’un des intervenants (Daniel Heuer, chercheur au LPSC) une semaine avant et au même lieu : mardi 4 octobre à 18h30 au café le No Name. Il est vivement conseillé d’assister aussi à cette conférence, le débat sur ce sujet nécessitant un préalable technique important. Vous pouvez nous contacter pour en recevoir par courriel des informations détaillées. <P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P>En France, l’un des pays les plus nucléarisés au Monde, l’accident de Fukushima (avril 2011) a remis au premier plan la question de la sûreté de l’énergie nucléaire. Au cours de la dernière décennie, la prise de conscience du réchauffement climatique lié aux gaz à effet de serre avait largement réhabilité l’énergie nucléaire aux yeux des Français, cette énergie ne produisant pas de CO2. Suite à l’accident de Fukushima, l’opinion française est passée de 80% d’opinions « favorables » à l’énergie nucléaire … à 30%, en quelques mois seulement ! L’Allemagne, notre voisine, a décidé très vite de sortir totalement du nucléaire à moyenne échéance (10 ans) ! <P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P><P>De nombreuses questions se posent, mais les plus fréquentes sont les suivantes : <P>- Ce qui s’est passé dans chacun des 3 accidents majeurs (Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima) pourrait-il se produire aujourd’hui dans une centrale française au cours de son fonctionnement, et avec quelle probabilité (question de la sûreté des réacteurs) ? <P>- La même question de la probabilité peut se poser dans d’autres scénarios, de type agressif (question de la sécurité nucléaire) <P>- Dans l’avenir, compte tenu à la fois des avancées technologiques et du vieillissement du parc de réacteurs, que deviennent les risques (sûreté et sécurité) de l’énergie nucléaire en France ? <P><P>Nos intervenants nous donneront des éléments sur la sureté et la sécurité des réacteurs mais aussi sur la gestion des déchets et sur le démantèlement. Une fois ces questions techniques éclairées, nous pourrons alors nous demander quels sont les risques que nous sommes prêts à prendre à ce niveau, sachant qu’il n’y a pas d’énergie « propre » ni d’énergie « sans risque » ? C’est une question d’un autre ordre, non plus scientifique mais citoyenne. Et une question très importante mais très vaste en est la clé : à même consommation d’énergie, comment remplacerait on l’énergie nucléaire si on voulait l’éliminer ? Cette question du « mix énergétique » (répartition des différentes sources d’énergie) fera l’objet d’un autre débat aux cafés sciences et citoyens, prévu au printemps 2012. </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Daniel Heuer,  <I>Directeur de recherches, physique des réacteurs nucléaires</I><BR>Gilles Henri,  <I>Enseignant-chercheur physicien, critique de la production d'électricité nucléaire</I><BR>Bruno Desbrières,  <I>Ingénieur sûreté nucléaire </I><BR>Jean-François Védrinne,  <I>Ancien directeur de centrale nucléaire</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Gilles Grand</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

Enfants violents, hyperactifs... l'étiquette qui colle à la peau ?

Détecter la délinquance juvénile dès 3 ans ! Cette proposition gouvernementale qui faisait suite à un rapport de l’INSERM montrant l’intérêt d’un tel dépistage avait suscité une vive polémique en France en 2005. N’était ce pas ouvrir la porte à un étiquetage dangereux, à une stigmatisation précoce ? Aujourd’hui si cette polémique est un peu retombée (faute de mise en œuvre concrète de ce dépistage ?) un débat plus général demeure : nos jeunes enfants sont de plus en plus testés, détectés, étiquetés … avec certaines dérives à craindre. Si le fichage semble de l’ordre du fantasme, coller une étiquette sur un enfant peut avoir des conséquences sur son orientation et sa psychologie, conséquences positives comme négatives. La question est double : en amont, dépister quels types de syndromes : enfants hyperactifs, violents,… et pourquoi ? En aval : quelles actions sont proposées ? L’école, les parents, ont-ils les moyens de prendre en charge les enfants différemment suivant leurs particularités : un enfant violent dépisté repéré comme tel va-t-il recevoir un accompagnement particulier et lequel ? Intervenants prévus : Yves Jeannenot, pédo-psychiatre Marcel Sanguet, psychologue clinicien, psychanalyste Modérateur: Jean-Philippe Vincent (par suite d'un empêchement, seul le Dr Jeannenot a pu intervenir à ce débat).

Comment comprendre la crise actuelle ?

La crise « dite financière » de 2008 n’en finit pas d’avoir des répercussions sur l’économie mondiale et la vie de millions de personnes dans le monde. Cela a commencé par une crise financière dans l’immobilier américain, liée à la généralisation de prêts à risque, puis l’économie américaine et maintenant l’économie mondiale ont été progressivement atteintes. Les économies de plusieurs pays Européens sont maintenant fortement touchées, avec pour conséquences a minima une montée inquiétante du chômage, quand ce n’est pas le spectre de la faillite des pays eux-mêmes à l’instar de la Grèce. Si les Etats font au mieux pour sortir de leurs problèmes respectifs, peu d’économistes sérieux voient aujourd’hui une issue rapide et durable à cette crise dans nos pays occidentaux. <P><P><P><P>Oui mais au-delà de ce résumé simpliste, comment la crise actuelle peut-elle s’interpréter ? Est-elle seulement financière, au sens ou seuls les mécanismes financiers en sont responsables et acteurs ? N’est elle pas beaucoup plus, c'est-à-dire la crise d’un système (le libéralisme mondialisé) qui est devenu instable ? Le réchauffement climatique, et surtout la finitude des ressources terrestres, ne seraient il pas là pour nous indiquer que ce système ne peut fonctionner durablement, la crise n’étant qu’un signal d’alerte économique de ce dysfonctionnement ? <P><P><P><P>Avec l’aide des intervenants de cette soirée, nous essaierons d’y voir plus clair, aussi bien dans les mécanismes financiers que dans le fonctionnement global de l’économie mondialisée actuelle. Nous essaierons aussi de mieux évaluer les issues possibles, si tant est qu’elles soient prévisibles. </FONT></FONT></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE=5>Intervenants :</FONT></B><BR> <FONT FACE="times, serif"><FONT SIZE=4> Carime Ayati,  <I>Professeur d'économie à l'Institut National Polytechnique de Grenoble</I><BR>Bernard Billaudot,  <I>Economiste, professeur émérite à l'Univesité Pierre Mendès France</I><BR>Pierre-Yves Longaretti,  <I>astrophysicien, traducteur de "Le Plan B" de Lester Brown</I><BR></FONT></FONT></P><P ALIGN=CENTER><FONT SIZE=4><B>Modérateur</B>:  Gérald Rieux</FONT></P><br><P ALIGN=CENTER>

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