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Rassemblement Citoyens Ecologistes et Solidaires
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La loi Collomb à l’Assemblée et Génération Identitaire dans les Alpes : ce visage inhumain de la France

Samedi 21 avril, des militants d’extrême droite, membre du groupe « génération identitaire » ont mené une action des plus nauséabonde sur le col de l’échelle. A l’aide d’hélicoptère et de banderoles géantes, ils ont créé une barrière symbolique anti-migrants.

Cette action ne peut rester impunie.

Les élu-es régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire sont choqués et en colère qu’une telle action ait pu se dérouler aujourd’hui en France.

Monique Cosson, présidente du groupe réagit : « Le climat actuel est détestable. La loi Collomb votée ce week-end affaiblit considérablement les droits humains. Désormais, des enfants pourront être placés en centre de rétention pendant 90 jours. C’est indigne. Cette action de « génération identitaire » qui s’est déroulée sans que les autorités ne trouvent grand-chose à dire renforce notre malaise (d’autant plus que les actions pacifiques d’aide aux migrants ont pour leur part fait l’objet d’arrestations et de poursuites). Elevons nous contre ce visage d’inhumanité et retroussons nos manches pour mettre en place une véritable politique d’accueil. » 

Myriam Laïdouni Denis, conseillère régionale présente il y a quelques semaines au col de l’échelle pour participer à une action menée par les associations Tous Migrants , GISTI et des parlementaires , complète : « L’action de ces extrémistes qui s’érigent en milice fait insulte à notre République et à sa devise. Ce déferlement de haine, et le vote de cette loi qui n’en reste pas moins illégitime, n’entame en rien notre détermination à faire respecter, sans discrimination, les droits fondamentaux. Nous sommes nombreux, élus, associations, citoyens, migrants, avocats, telles les pièces solidaires et rassemblées d’un grand puzzle, à travailler main dans la main pour que le déni d’humanité fasse place au devoir de fraternité. »

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Quand Laurent Wauquiez devient constructif…

Notre Président de Région, se construit depuis un an contre la figure d’Emmanuel Macron et son action gouvernementale. Il ne l’accueille pas dans sa région, dresse la Région contre l’État sur le sujet de l’apprentissage ou des grandes infrastructures …

Pourtant… il s’adoucit et devient « constructif » quand le Gouvernement mène une de ses réformes les plus libérales :

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Ça y est ! Après avoir fustigé la droite molle et coopérative, il se met lui-même à être constructif.

En même temps, nous l’avions compris en région, Laurent Wauquiez n’est pas l’ami des cheminots et des usagers du train. L’argent régional est clairement tourné vers les routes (exemple des 132 millions pour l’A45) et les petites lignes ferroviaires sont délaissées.

Pour Jean-Charles Kohlhaas, élu RCES membre de la commission transports : « Nous nous trouvons aujourd’hui au comble du cynisme puisque la grève des cheminots devient un prétexte pour l’accélération de la fermeture de certaines lignes ferroviaires. Ainsi les trains de la ligne Grenoble/Gap ou ceux de la ligne du Cévenol ont été supprimés. Même lors des jours non grévés. C’est une grave dérive. »

Ainsi, si l’opposition de Laurent Wauquiez s’adoucit selon le degré de libéralisme des réformes menées, celle du groupe RCES ne faiblit pas. Les élu-es régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire sont aux côtés de cheminots et des usagers du train. Emilie Marche, élue RCES iséroise très présente dans la mobilisation précise : « Nous appelons les usagers à se mobiliser dans la bataille du rail au côté des cheminots, dans la rue et dans les assemblées des cheminots pour l’intérêt général. Aujourd’hui, il est urgent de défendre un service public ferroviaire qui fait concurrence à la route. »

L’État est coupable de désinformations : ce n’est pas le statut des cheminots qui a creusé la dette de la SNCF, ce sont bel et bien les choix de développement pris par la SNCF à la demande de l’État.

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Session du 29 Mars 2018 : chronique de Monique Cosson

Une Assemblée Plénière le 29 avril 2018, précédée d’un amendement sur le bio « dans la mesure du possible »

Une assemblée Plénière ou le groupe RCES serait le groupe avec lequel ça ne se passe pas bien, dixit Laurent Wauquiez.

Une Assemblée Plénière sur le même modèle que les autres : des rapports, des prises de parole, des amendements que nous portons, défendons, comme autant de propositions positives, alternatives, autant de propositions rejetées sans réel débat.

Vous n’y étiez pas. Je vous en donne un éclairage subjectif mais aussi le fruit du travail du groupe pendant les 15 jours qui précédent.

Pour commencer nous étions 7 sur les 9 élus du groupe. C’était la première fois depuis le début du mandat.

Jean-Charles Kohlhaas et Andréa Kotarac venaient chacun de perdre un être cher et très proche. Nos pensées étaient aussi pour eux ce jour-là.

L’Assemblée a commencé par une  minute de silence en mémoire des victimes de l’attentat terroriste et en hommage au colonel Beltram qui a perdu la vie suite à son acte héroïque.

Plusieurs délibérations concernaient l’économie :

  • Sur les aides aux entreprises, nous retrouvons une logique sans réelle condition quant à la création d’emploi, ou aux impacts sur l’environnement. La logique d’un monde qui regarde ailleurs et refuse de voir le pillage des ressources, le gaspillage énergétique. La logique de recherche du profit, en tournant le dos aux femmes et aux hommes qui recherchent du travail.
  • Sur l’économie de proximité, une préoccupation que nous pourrions partager, mais qui laisse de côté des pans entiers de la proximité. Florence Cerbaï a défendu les projets d’Economie Sociale et Solidaire qui redonnent du dynamisme, relancent  le développement local pourtant absents de la délibération. Elle a soutenu les magasins de producteurs qui offrent des débouchés locaux aux agriculteurs, qui sont plébiscités par les habitants et  sont exclus de la délibération.
  • Sur l’innovation sociale, Emilie Marche a bien noté la politique de « charity business », et l’objectif d’économie pour la région, en faisant appel à des fonds privés.

Laurent Wauquiez est présent par intermittence, parce qu’il a décidé de rencontrer les présidents des différents  groupes politiques,  à tour de rôle. Etienne Blanc relaie immédiatement, égrène les délibérations, donne la parole, refuse les amendements, avec une mécanique qui ne laisse pas d’espace au débat, à l’argumentaire.  Une forme qui mécanise les échanges et bloque le débat.

Pourtant il y avait des débats de fond importants, sur l’aménagement du territoire avec les 10 objectifs du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET).  Fabienne Grebert a montré les contradictions entre les priorités  aux infrastructures routières dont l’A45, les grands projets inutiles comme le Lyon Turin et  le POCL que proposent la majorité régionale et les objectifs du Schéma qui doivent intégrer le Plan Climat Energie, la protection de la biodiversité.

Mais le seul objectif du Président de Région (présent à ce moment-là) était de faire voter une liste d’infrastructures par le maximum d’élus pour pouvoir présenter au gouvernement un front le plus large possible et négocier des financements. Le débat sur le SRADDET s’est résumé à une grande scène de regroupement/séparation des projets d’infrastructures, émaillé de  réclamations de membres de la majorité pour allonger la liste au profit de l’infrastructure  à côté de chez  soi. Un moment affligeant pour l’intérêt général de ce Schéma.

La Délibération sur une aide aux chrétiens d’Orient et aux autres victimes du proche et moyen orient a, elle aussi, donné lieu à une mise en scène surprenante. L’objectif du président de Région était là aussi de faire passer cette délibération avec un maximum de voix. Notre intervention portée par Myriam Laidouni-Denis et plusieurs autres allaient dans le même sens : ne pas réduire l’aide aux chrétiens d’Orient mais l’adresser aux victimes de guerre et ne pas faire de business sur l’aide humanitaire.

Le président a accepté l’amendement du groupe l’Humain d’Abord qui élargit à d’autres victimes. Il refuse le nôtre qui ne cible  pas de minorité mais les victimes. Mme Lorne pour la majorité, fait une vibrante intervention, une ode à la chrétienté.  Le vote Pour est écrasant et écrase par la  même occasion les questionnements, sur la répartition de l’aide à l’ensemble des victimes et le business sur l’aide humanitaire. Nous nous abstiendrons pour maintenir ces interrogations, ces réserves.

Nous avions présenté un vœu contre le projet  de Loi asile immigration du gouvernement (voir le texte ci joint). Ce vœu a été rejeté de l’ordre du jour  au  prétexte que ce n’est pas de la  compétence de la Région. Pour rappel le groupe LR avait présenté en janvier 2016 un vœu pour refuser l’accueil des migrants dans les communes de la Région. La compétence régionale serait à géométrie variable !

Nous avons présenté deux questions orales qui n’engagent pas un vote de l’Assemblée mais une réponse de l’Exécutif régional.

Une sur l’état de la Région, les incohérences, les manques de réponse aux structures, aux partenaires de la Région, les inégalités de traitement entre acteurs, communes, le malaise au sein du personnel… Fabienne Grebert avec son punch habituel a interpellé le Président qui n’a même pas daigné répondre. Les exemples étaient bien trop précis, l’interpellation pointait juste…  Le président a choisi l’esquive, et une attitude de mépris pour éviter toute réponse.

Corinne Morel Darleux  a présenté la question orale sur la situation à Afrin soumis à une répression turque dramatique. Une question développée, précise sur les circonstances et la gravité de la situation.  Le président de région s’en est saisi et a pris l’engagement de porter ce sujet nationalement…

Corinne avait été toute la journée de l’Assemblée Plénière suivie par des journalistes de France 2 sur ce sujet qu’elle investit depuis de  nombreux mois. Nous attendons ce reportage qui vous donnera surement aussi une vision de  l’ambiance au sein d’une assemblée régionale.

A suivre…..

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