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Rassemblement Citoyens Ecologistes et Solidaires
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SRADDET Auvergne Rhône Alpes : l’autorité environnementale tacle Laurent Wauquiez.

En ce lundi 2 septembre, débute l’enquête publique sur le projet de SRADDET (schéma d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires) d’Auvergne Rhône Alpes. Ce schéma est essentiel pour l’avenir des territoires de la Région et les élus régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire invitent le plus grand nombre à donner leur avis via cette enquête publique.

Un avis ne devrait pas passer inaperçu, c’est celui de l’autorité environnementale. Il a été rendu le 28 août dernier et est versé au dossier d’enquête publique.

Si l’autorité environnementale ne peut émettre d’avis ou favorable ou défavorable au schéma, ses recommandations indiquent clairement que Laurent Wauquiez doit revoir sa copie. Beaucoup des recommandations faites font échos aux propositions relayées sans succès par les élus RCES en mars dernier (lors de l’adoption du projet au conseil régional).

Fabienne Grebert, élue RCES et membre de la commission environnement précise : « L’autorité environnementale a noté comme nous que le SRADDET était peu prescriptif. De ce fait, elle estime que les avancées environnementales seront restreintes. Elle recommande l’ajout d’une règle imposant un objectif chiffré de réduction la consommation de l’espace à horizon 2030. C’est effectivement essentiel et nous l’avions porté dans le débat. Chaque année, en Auvergne Rhône Alpes, la surface artificialisée augmente de 1 600 hectares soit l’équivalent de 2 300 terrains de rugby. La Région doit être cheffe de file dans la préservation des espaces naturels et agricoles. Pourtant, la seule réponse du Vice-Président Hortefeux à nos demandes avait été de ne surtout ajouter aucune contrainte. Espérons que l’avis de l’autorité environnementale soit plus suivi. »

Jean-Charles Kohlhaas, élu RCES membre de la commission transports complète : « Comme nous l’avions souligné, l’autorité environnementale note que si certains objectifs proposés par le SRADDET paraissent relativement ambitieux, le dossier ne parvient pas toujours à démontrer comment les règles et mesures prévues permettront de les atteindre. Il existe en effet un gouffre entre le rapport d’objectifs très ambitieux et les règles très peu contraignantes. Nous avions dénoncé à l’époque le SRADDET du « en même temps ». Là encore, espérons que l’autorité environnementale soit plus et mieux écoutée que les élus d’opposition. »

Gageons que si Laurent Wauquiez ne veut pas se faire retoquer son SRADDET comme en Normandie (qui a vu son plan déchet, annexe du SRADDET, être annulé par la justice), il revoie sa copie et tienne compte des nombreuses recommandations de l’autorité environnementale. Nous y veillerons !

Retrouvez les interventions des élu-es RCES sur le SRADDET

Retrouvez la contribution des élus RCES « Pour une région résiliente »

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Eau secours !

Et si on gardait l’eau pour les auvergnats et rhônalpins plutôt que pour les centrales nucléaires ?

Après un épisode caniculaire fin juin, la région Auvergne Rhône Alpes vient à nouveau d’être placée en vigilance orange. Les départements de l’Allier, de la Haute-Loire, de la Drôme et de l’Ardèche connaissent des restrictions d’eau : l’irrigation des cultures est limitée, le lavage des voitures et des bâtiments interdit, le prélèvement pour les plans d’eau de loisirs est impossible…

Nous le savons tous, les canicules vont se multiplier et la ressource en eau est de plus en plus rare. Ces mesures de restrictions en urgence sont compréhensibles et pour le long terme, il faudra mettre en place des politiques publiques économes en eau. Mais alors, dans ce contexte, pourquoi s’entêter dans le choix du nucléaire ? Selon la banque nationale des prélèvements quantitatifs en eau, plus de la moitié des prélèvements d’eau en France servent au refroidissement des centrales nucléaires. En août 2018, 4 réacteurs (dont le Bugey et Saint Alban) ont fermé pour des raisons de sécurité. Aujourd’hui, 2 réacteurs ferment à la centrale du Golfech. Demain, les 14 réacteurs nucléaires peuvent être concernés…

Florence Cerbaï, élue régionale du Rassemblement citoyen écologiste et solidaire et riveraine de la centrale de Tricastin détaille : « Avec le dérèglement climatique, le débit moyen des cours d’eau devrait diminuer, de 10 à 40 % à l’horizon 2050-2070. Cela va forcément entrainer des conflits d’usage. Les centrales prélèvent des quantités astronomiques d’eau pour leur refroidissement. Quand les agriculteurs se privent, les centrales nucléaires prélèvent de l’eau et la rejettent plus chaude et chargée de substances chimiques dans les fleuves et rivières. On ne peut pas continuer à faire croire que le nucléaire est sûr. Le bouleversement climatique rend le nucléaire encore plus dangereux. Il est temps d’en sortir. »

Fabienne Grebert, élue RCES membre de la commission environnement renchérit : « Laurent Wauquiez nous a fait voter l’année dernière une stratégie environnementale pour faire de la Région Auvergne Rhône Alpes la 1ère région durable d’Europe. Dans ce texte on parle d’adaptation au changement climatique et de préservation de la ressource en eau. Mais on ne peut pas être une région durable avec 14 réacteurs nucléaires à refroidir chaque été. Il va falloir que l’exécutif régional se penche sérieusement sur le sujet. »

 

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Un texto de rentrée de 4 lignes : 4 atteintes à la législation

Les lycéens auvergnats et rhônalpins ne s’en souviennent peut-être pas, mais le 4 septembre dernier, sans rien avoir demandé, ils avaient reçu un sms de Laurent Wauquiez pour leur souhaiter une belle rentrée scolaire.

Nul doute que leur année fut embellie. Néanmoins, ce sms de quelques mots avait beaucoup fait parler. En effet, il apparaissait clairement que le fichier des numéros des lycéens avait été détourné à des fins politiques. De nombreux élèves majeurs ou parents d’élèves mineurs ont saisi la (Commission nationale de l’informatique et des libertés). C’est le cas de Myriam Laïdouni Denis, élue régionale du Rassemblement citoyen écologiste et solidaire et mère d’un lycéen.

La réponse de la CNIL est tombée. Myriam Laïdouni Denis explique : « La CNIL a fait une enquête approfondie et il apparait que ce sms de 4 lignes contourne la législation 4 fois : d’abord, 264 lycéens qui ont reçu ce sms n’avaient pas donné leur consentement, puis, le numéro expéditeur ne fait pas référence au Pass’Région et ne fait pas état du droit de s’opposer au traitement, ensuite, le fichier Pass’Région contient de nombreuses anomalies et enfin, le message du sms ne concernait en rien les dispositifs régionaux. Bref, ce sms ne respecte pas la loi. Après 2 budgets annulés et de nombreux recours à la CADA, il serait temps que Laurent Wauquiez se mette en conformité avec les règles de notre République. »

Monique Cosson, présidente du groupe RCES en Auvergne Rhône Alpes complète : « Plutôt que d’utiliser le fichier des lycéens et lycéennes de cette manière-là, je préférerais que l’exécutif régional se concentre sur les vrais besoins des lycéens : des bâtiments isolés, une cantine accessible bio et locale, un soutien de la Région dans leurs projets… Ce sms, ce n’était ni fait, ni à faire. La CNIL le confirme. Maintenant, concentrons-nous sur les politiques régionales. »

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