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Rassemblement Citoyens Ecologistes et Solidaires
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Tomorrowland : et si on pensait à demain ?

Demain, le festival de musique électronique Tomorrowland ouvre ses portes au public pour sa première édition hivernale au cœur des Alpes. 25 000 personnes sont attendues sur place.

Depuis plusieurs jours, les élu-es régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire ont été alertés par des habitants et des randonneurs de ce qui se tramait au cœur de l’Alpe d’Huez. Il semblerait que les impacts environnementaux et sociaux de ce festival soient colossaux.

Le soutien régional à ce festival avait déjà été dénoncé par les acteurs de la culture en mars 2018. Comment accepter que la Région Auvergne Rhône Alpes verse une subvention de 400 000€ à un festival international quand les petits festivals et acteurs locaux ont tous vu leurs subventions baisser significativement ?

Aujourd’hui, nous nous rendons compte qu’en plus des 400 000€ d’argent public, ce festival va coûter à notre région sur le plan social et environnemental. Depuis plusieurs semaines, c’est un ballet incessant de camions et semi-remorques qui montent et descendent l’Alpes d’Huez afin d’installer les chapiteaux et 5 scènes aux dimensions impressionnantes. S’ajoute à cela le fait que les 25 000 personnes attendues arriveront en avion ou en voiture.

Nous avons également été alertés quant au recours au travail détaché pour le montage des chapiteaux et l’installation des groupes électrogènes. Il semblerait qu’un certain nombre de travailleurs détachés soient présents sur le chantier et que des infractions aux règles de détachement aient déjà été constatées.

Corinne Morel Darleux, élue RCES, membre de la commission montagne déclare « Ce festival est une aberration, une gigantesque opération marketing qui n’a plus grand chose à voir ni avec la montagne, ni avec la culture. Depuis quand la musique électro a-t-elle besoin d’un espace VIP de plusieurs centaines de m2 ? La montagne n’est pas un terrain de jeux. Est-ce vraiment la priorité de la Région d’aider à y installer un « dance-floor » gigantesque de 22 mètres de hauteur et 65 mètres de long ? Quand on pense à l’énergie et l’argent que tout cela représente… sans parler des impacts environnementaux ! Il ne suffit pas de mettre des poubelles de tri pour faire de Tomorrowland un « eco festival ». Nous avons déjà reçu plusieurs alertes, aujourd’hui nous lançons de manière plus large un appel à témoignages quant aux impacts et nuisances constatés. »

Myriam Laïdouni Denis, élue RCES, membre de la commission culture complète : « C’est vraiment l’exemple typique de l’argent public détourné de sa vocation légitime qui devrait être le soutien des acteurs culturels locaux pour une culture de qualité pour tous. A qui profite ce festival Titanesque ? Certainement pas aux acteurs locaux qui eux se contentent pour beaucoup de soutiens bien plus modestes. Tomorrowland est à la culture ce que les grandes surfaces sont au commerce… il n’a nul besoin d’argent public. »

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Anti-social : Wauquiez perd son sang-froid

C’est cet air de Trust qui trotte dans la tête des élu-es régionaux du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire depuis ce lundi 25 février. Laurent Wauquiez a annoncé dans la presse vouloir expérimenter pendant deux ans au moins un programme de type “droits-devoirs” pour les bénéficiaires du RSA. Ceux-ci, en contre partie des aides sociales devraient faire des heures de travaux d’intérêt général. Cette idée n’est pas une nouveauté chez lui, déjà, lorsqu’il était secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy, il parlait du cancer de l’assistanat, puis en novembre 2016, il mettait en place en Auvergne Rhône Alpes, des sanctions pour les bénéficiaires du RSA (plus accès aux réductions dans les transports, plus de formation pendant 2 ans et plus de RSA) si ceux-ci ne n’assistaient pas à des formations pour les métiers en tensions.

Mais ce combat anti-social fleure l’électoralisme et s’acharne encore et toujours à diviser les français. Laurent Wauquiez veut donner des devoirs aux bénéficiaires du RSA ? Mais ses devoirs à lui, en tant que Président de Région, il en fait quoi ? Il y a à peine une semaine, il a été épinglé par le Haut-commissaire aux compétences, Jean-Marie Marx, dénonçant une baisse de plus de moitié des entrées en formation en 2018 en Auvergne Rhône Alpes.

Fatima Parret, élue RCES membre de la commission formation réagit : « Laurent Wauquiez surfe une nouvelle fois sur les clichés et la division. Etre bénéficiaire du RSA, ce n’est jamais un choix. La vie nous conduit parfois dans des situations difficiles. Et ce qu’on attend d’un responsable politique, de l’institution régionale, ce sont les clés pour s’en sortir. Parmi elles : la formation professionnelle, une des compétences principales de la Région. En Auvergne Rhône Alpes, ce sont plus de 152 millions de baisse subis par les crédits de formation tout au long de la vie, en trois ans. Au nom d’une quête à la baisse des dépenses de fonctionnement, l’Exécutif régional a ainsi sacrifié une partie de la population dont il est sensé s’occuper (former, accompagner vers l’emploi). Ces baisses s’accentuent par la non signature du Pacte d’Investissement dans les Compétences qui aurait permis à la Région de bénéficier d’une partie de l’enveloppe de 15 milliards d’euros. On ne demande pas à Laurent Wauquiez « de faire du social », mais simplement, d’assumer ses devoirs à lui et de proposer un service de formation professionnelle à la hauteur. »

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Courrier à Martine Guibert : il faut agir pour les usagers du train !

Madame la Vice-Présidente,

La une du Progrès de lundi est claire : les usagers du train sont à bout, nos TER sont surchargés.

Cela n’est pas sans lien selon nous, avec le service annuel 2019 et la suppression d’un certain nombre de trains.

En effet, de nombreux trains ont été supprimés ou détournés (ils ne desservent plus certains arrêts). Les travaux sur le NFL et en gare de Lyon Part Dieu impactent évidemment les circulations.

Mais il semble que certaines solutions alternatives n’ont pas été suffisamment étudiées :

– Pour le « périurbain chambérien (avant pays savoyard) : des liaisons SAG-Chambéry

– Pour St. Etienne Lyon : des liaisons supplémentaires vers Perrache, via la rive droite du Rhône

– La décision de la Région PACA de décaler le TER 17359 entre Romans et Gap impacte lourdement les usagers de cette ligne, sur le versant de notre région. Nous pouvons affréter un train spécifique pour le remplacer.

Nous avions proposé lors de l’assemblée budgétaire de décembre 2018, d’affecter 20 millions d’€ supplémentaires au budget transport afin d’améliorer le service. En effet, cela nous paraissait répondre à la volonté de faire de notre territoire une région décarbonée tout en anticipant la gronde qui se faisait déjà sentir.

Il nous avait été répondu par le Vice-Président Hortefeux que tout cela avait été négocié avec la SNCF, que les difficultés étaient minimes et que la question de l’emport en gare de Givors avait été résolu.

Ce n’est visiblement pas le cas. Nous souhaitons obtenir une réponse actualisée de votre part aux problématiques rencontrées quotidiennement par les usagers du train dans notre région. Il est pour nous, impensable que notre collectivité supprime des services ferroviaires et oblige ainsi les usagers à choisir entre reprendre leur voiture ou faire des trajets dans des conditions de confort déplorables.

Nous vous remercions, Madame la Vice-Présidente pour l’attention que vous porterez à notre alerte et vous prions d’agréer, l’expression de nos salutations respectueuses.

Les élu-es du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire :

Monique Cosson (Rhône), Florence Cerbaï (Ardèche), Fabienne Grebert (Haute-Savoie), Jean-Charles Kohlhaas (Rhône), Andréa Kotarac (Rhône) , Myriam Laïdouni Denis (Isère), Emilie Marche (Isère), Corinne Morel Darleux (Drôme), Fatima Parret (Puy de Dome).

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