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Site de bricolage pour la construction d'un esprit critique grenoblois

 

Publié le 21.05.2019 à 21:35

La méthode Alinsky mise à nue

Vendredi 17 mai 2019, nous avons appris que l'Alliance citoyenne avait accompagné des femmes musulmanes à la piscine municipale, pour imposer un bain en burkini contraire au règlement. En fait, le coup avait été monté par ces militants suivant les préceptes de Saul Alinsky.
Une chose est de soutenir des locataires quand ils sont mal chauffés ou quand leur logement est insalubre ; une autre est d'imposer la pudibonderie religieuse dans l'espace public.

Cela nous amène à diffuser ce texte reçu d'un groupe libertaire d'Amiens, une critique de la méthode Alinsky et du métier "d'organisateur" étayée de nombreuses citations.
A lire sur : http://lepoingpresselibertaire.org/
et sur le site de Fédération anarchiste d'Amiens

- Faits divers

Publié le 21.05.2019 à 21:05

Saint-Etienne : les murs ont des oreilles

Le caractère capitaliste de cette entreprise indispose particulièrement les auteurs. Mais une Serenicity collectivisée et l'auto-surveillance mutuelle via les applis connectées ne nous "rendrait pas le contrôle de nos vies".
Serenicity, c'est la branche "audio" de la smart city.

- Nécrotechnologies

Publié le 10.05.2019 à 22:28

Entretien avec "L'Age de faire" sur la société de contrainte

(à ouvrir ci-dessous).

On peut le lire sur papier dans le numéro de mai 2019 (2€, en vente dans tous les bons endroits et au journal lui-même.)

diffusion@lagedefaire-lejournal.fr
Tél. : 04 92 61 61 08
9 chemin de Choisy – 04200 Peipin

Cet entretien conclut un dossier de huit pages consacré à l'oppression numérique, c'est-à-dire aux manifestations de la société de contrainte sur lesquelles nous enquêtons depuis 2001. Ainsi le téléphone portable, alias smartphone, instrument d'aliénation, de surveillance et de destruction massive (Cf. Le téléphone portable, gadget de destruction massive, éditions L'Echappée, 2008) ; les puces communicantes RFID et la police totale qui infestent rapidement tous les objets fabriqués et tous les êtres vivants afin de les tracer – animaux domestiques (chiens, chats, moutons), objets et papiers personnels, et maintenant de plus en plus d'humains eux-mêmes, notamment des salariés (Cf. RFID : la police totale. Puces intelligentes et mouchardage électronique, L'Echappée, 2008). Et puis Linky, le capteur communicant d'Enedis, autant destiné à aspirer les données de 35 millions de foyers qu'à réguler de manière autoritaire leur consommation d'électricité. Internet, big data, algorithmes, IA, etc. Et mon tout est un homme-machine dans une maison-machine dans une ville-machine dans un monde-machine. Un emboîtement de machines intégrées les unes dans les autres, en vue d'un fonctionnement optimal.

Cette machinerie – machination -, nous l'avons dénoncée en 2008 : « « La société de contrôle, nous l'avons dépassée ; la société de surveillance, nous y sommes ; la société de contrainte, nous y entrons. » Voyez le chapitre intitulé « Le Pancraticon, ou l'invention de la société de contrainte », en conclusion de Terreur et possession, notre enquête sur la police des populations à l'ère technologique (L'Echappée, 2008).

Par « police », il faut entendre ce que le dictionnaire définit comme « l'organisation rationnelle de l'ordre public, dans un groupe social » (Robert), et qui va bien au-delà de ce qui est souvent nommé de façon évasive comme « gestion ». Ce Pancraticon, cette police machinale et toute-puissante, c'est « l'organisation rationnelle » de la société que Saint-Simon (1760-1825) et Engels (1820-1895) appelaient jadis de leurs vœux dans une formule célèbre et saisissante : « Remplacer le gouvernement des hommes par l'administration des choses ». On peut dire aussi techno-totalitarisme. Il revenait à Norbert Wiener (1894-1964) et à la cybernétique de concevoir et d'implémenter l'infrastructure matérielle de cette « machine à gouverner » (Le Monde, 1948). C'est fait.

Si la critique de la déshumanisation s'est diffusée, notamment dans le mouvement de refus des capteurs communicants, elle ne fait que suivre le progrès de la déshumanisation. Où il s'avère une fois de plus qu'anticiper la techno-trajectoire ne suffit pas à l'enrayer. Notre critique de la « ville intelligente » et de la « planète intelligente », à l'époque où IBM en testait les connexions, a éveillé l'intérêt d'auteurs de fictions « d'anticipation », qui y ont pompé des scénarii ; moins celui des militants ou des cercles supposés soucieux des libertés et des droits humains. Comme si déléguer nos vies et nos villes au système cybernétique ne menaçait ni les unes ni les autres. Comme si l'invasion technologique n'était pas une question politique.

La « ville intelligente » n'est plus un business plan d'IBM, mais le programme du prochain mandat de n'importe quel maire de métropole, de ville moyenne sinistrée, de smart village et de smart territoire (sic). D'où la 5G, l'Internet des Objets, l'électrification et la numérisation de la moindre parcelle de vie. Ne reste plus qu'à transformer les hommes en choses. C'est à quoi s'affaire désormais la société de contrainte, de multiples manières évoquées dans L'Age de faire.

Lire aussi :
- Le portable, gadget de destruction massive
- Le Pancraticon, ou l'invention de la société de contrainte
- La collection Négatif aux éditions L'Echappée (ici)
- RFID, la police totale (le livre et le film)
- IBM et l'industrie de la contrainte (et Pièce détachée n°50)
- Des moutons et des hommes, Pièce détachée n°33

- Nécrotechnologies

Publié le 04.05.2019 à 21:43

Le ballscratchingshaming, un tabou qu'elles refusent de briser

ballscratching. Rien que ce nom de « Jules XY », nous avait alerté–e–s. Pourquoi pas Jean Naideux ou G. Abitboul, tant qu'on y est ! La suite, tout en balourdises et grossièretés, a confirmé notre intuition. Nous étions bel-les et bien face à un cas de harcèlement cybertextuel, dans le contexte de backlash après le mouvement #metoo. Dès lors nous avions un dilemme. Certes, nous aurions pu simplement nous taire devant cette éjaculation de haine – n'est-ce pas ce que font toujours les femmes et leurs ami-e-s, depuis la plus haute Antiquité ? Mais l'impunité aurait encouragé l'agresseur à la récidive. Aussi avons-nous décidé de retourner le stigmate et « de rendre la honte, plus honteuse encore, en la livrant à la publicité » (voir document ci-dessous).

Rira bien qui rira la dernière, « Jules XY » ! Et on se fiche que selon certaines rumeurs, tu sois en fait un homme transgenre en troubles d'ajustement à ta nouvelle identité ! Ton overdose de testostérone, on s'en bat les couilles !

Never mind the bollocks !

- Faits divers

Publié le 26.04.2019 à 21:56

Séparés du corps, des cerveaux de porcs sont maintenus en vie pendant plusieurs heures

S'ils avaient été ceux du professeur Pearl dans la nouvelle de Roald Dahl William et Mary, ces cerveaux auraient pu continuer à lire le Times dans leur cuvette. Quelle merveilleuse perspective d'immortalité !

De quoi stimuler les chirurgiens Xiao-Ping Ren et Sergio Canavero, qui s'entraînent depuis des années à greffer des têtes (de rats, de singes ou d'humains morts) sur des corps (d'autres rats, singes et humains morts), avant, espèrent-ils, de greffer une tête sur un humain vivant (voir ici).

Quant aux transhumanistes, qui détestent la guenille charnelle, ils préfèrent attendre le téléchargement du cerveau sur disque dur.

- Service compris