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le 20.03.2019 à 13:23

Coup d’envoi pour la deuxième édition du Grenoble CivicLab à La Belle électrique

Changeons nos vieux poêles avec la Prime Air Bois Grenoble Alpes Métropole doublée à 1600 euros !

EN BREF — La deuxième édition du Grenoble CivicLab débute le mercredi 20 mars avec un rendez-vous à la Belle électrique. L’occasion de présenter les “défis” de la saison 2019, et d’organiser les premiers ateliers « d’idéation et de création en équipes ». Pour la première édition, 250 personnes s’étaient mobilisées et une vingtaine de projets avaient au final été présentés.

C’est parti pour la deuxième édition du Grenoble CivicLab. La Belle électrique accueille mercredi 20 mars à 18 heures le lancement de la deuxième saison du rendez-vous, dédié à « concevoir ensemble le numérique pour une ville meilleure à vivre ». Au programme de la soirée : la présentation des challenges de l’édition 2019, la rencontre avec les partenaires… et des « ateliers d’idéation et de création en équipes ».

Rencontres lors de la première édition du Grenoble CivicLab © Anaïs Mariotti - Place Gre'net

Rencontres lors de la première édition du Grenoble CivicLab. © Anaïs Mariotti – Place Gre’net

Le Grenoble CivicLab ? Un moment de rencontre et de collaboration entre citoyens de tous les horizons, qu’ils soient étudiants, entrepreneures, associatifs, artistes, élus, professionnels ou simples usagers du numérique. Avec pour objectif de participer à des ateliers et de développer des idées et concepts numériques pour transformer la ville de demain. Et « redonner à tous la capacité d’agir sur son environnement ».

Cinq défis autour de la vie quotidienne des Grenoblois

Mais le rendez-vous ne se cantonne pas à la dimension théorique, conceptuelle. Chacun est invité à travailler sur cinq défis proposé par le Grenoble CivicLab. Avec, à la clé, pour le projet retenu, un prix de 2 000 euros destiné à son développement. Ainsi que la possibilité de réaliser une campagne de financement participatif via la plateforme KissKissBankBank. Et, enfin, un suivi et un « mentoring » de quatre mois assuré par les partenaires de l’événement.

Soirée de lancement du Grenoble CivicLab 2017-2018 © Scop La Péniche

Soirée de lancement du Grenoble CivicLab 2017-2018. © Scop La Péniche

Les défis de l’édition 2019 collent de près à la vie quotidienne des Grenoblois. En premier, « Frais devant », ou comment (sur)vivre au frais l’été. Puis « Tri pop », pour améliorer la qualité du tri des déchets. Troisième défi : « Watt d’ici », pour sensibiliser à la production locale d’énergie renouvelable. Le défi « Plus belle la nuit » entend, quant à lui, « mettre en lumière la vie la nuit ». Et, enfin, un défi libre permet d’imaginer une « solution utile pour le territoire » dans un domaine de son choix.

Le déroulement des opérations ? La rencontre de La Belle électrique marque le lancement du CivicLab, ainsi que la constitution des équipes projets à travers des ateliers et un accompagnement. Par la suite, dix « ateliers d’outillages » seront proposés de mars à l’été 2019, jusqu’au dépôt des prototypes dont la date butoir est fixée au 6 septembre 2019. Quelques jours plus tard, auront lieu l’annonce des résultats et la remise des prix.

Retour sur l’édition 2018

Porté par la Ville de Grenoble et la Métro, ainsi que GEG, la Casemate, French Tech In The Alps ou encore Grenoble École de management, Grenoble CivicLab mobilise des acteurs de nombreux horizons. Autant d’organisateurs qui comptent sur le succès de cette deuxième édition, après une première saison qui avait attiré pas moins de 250 personnes. Et abouti au dépôt d’une vingtaine de prototypes en février 2018.

Le maire de Grenoble Éric Piolle et le président de la Métro Christophe Ferrari lors de la soirée de remise des prix de l'édition 2018 du CivicLab © Scop La Péniche

Le maire de Grenoble Éric Piolle et le président de la Métro Christophe Ferrari lors de la soirée de remise des prix de l’édition 2018 du CivicLab. © Scop La Péniche

Sur cinq défis, quatre projets avaient finalement été retenus, l’un d’eux n’ayant pas trouvé de solution satisfaisante. Des projets aujourd’hui à des stades divers de développement. Le plus abouti ? Ma P’tite poubelle, une application pédagogique « pour bien trier et diminuer sa production de déchets ». L’application est en phase de test et de finalisation, avant une mise en service auprès du grand public.

Un autre projet, baptisé Civic Data, est également en cours de développement. Son idée : proposer « des portraits de territoires » en affichant les données disponibles sur un quartier. Qu’il s’agisse de sa population, du nombre de jardins qu’il comporte, d’éléments économiques ou autres informations. Si chaque citoyen peut trouver une utilité à l’application, les porteurs de projets se tournent davantage vers un usage à destination des commerces.

Des projets non lauréats en plein essor

Mais d’autres projets non lauréats n’en ont pas moins poursuivi leur chemin. Grenoble CivicLab prend ainsi soin de mettre l’accent sur le projet Fedair, qui veut « fédérer les données issues des différents capteurs environnementaux portés par les personnes et les infrastructures ». Faute de temps, les porteurs de projet n’avaient pu concourir. Ils n’en ont pas moins fondé une association et organisé depuis leurs premiers ateliers de constructions de capteurs.

Réflexions autour d'un projet de conciergerie de quartier durant la première édition du Grenoble CivicLab © Anaïs Mariotti - Place Gre'net

Réflexions autour d’un projet de conciergerie de quartier durant la première édition du Grenoble CivicLab. © Anaïs Mariotti – Place Gre’net

Autres exemples de réussite avec Ma Games, projet ludique et pédagogique autour de la réalité virtuelle, dont l’équipe a été repérée par le campus de startup Station F pour une implantation parisienne de leur concept. Ou le « miroir connecté et interactif » Limonié, dont la porteuse de projet Delphine Cheng a reçu le trophée des Elles du réseau Femmes chef d’entreprise. Preuve que le CivicLab peut constituer un tremplin, y compris pour les projets non retenus.

Florent Mathieu

le 20.03.2019 à 12:41

Gabriel Ullmann, le commissaire-enquêteur radié en Isère, se voit sucrer ses indemnités : mesure de rétorsion ?

Changeons nos vieux poêles avec la Prime Air Bois Grenoble Alpes Métropole doublée à 1600 euros !

DÉCRYPTAGE – Nouvel épisode du feuilleton Inspira, du nom de ce projet d’aménagement d’une zone industrialo-portuaire dans le nord Isère. Radié, Gabriel Ullmann, le président de la commission d’enquête qui a rendu un avis défavorable sur ce projet porté par le Département de l’Isère, va-t-il se voir sucrer ses indemnités ? L’aménageur conteste, en tout cas, le montant des émoluments dus aux trois commissaires-enquêteurs, et a saisi la justice. Ces derniers ont-ils été trop chers payés ou sont-ils victimes d’une mesure de rétorsion ?

Gabriel Ullmann aux côtés de la députée européenne écologiste Michèle Rivasi lors d'une conférence de presse à Paris © Sandrine Gras

Gabriel Ullmann aux côtés de la députée européenne écologiste Michèle Rivasi, à Paris. © Sandrine Gras

Le ton monte autour d’Inspira, du nom de ce projet d’aménagement de zone industrialo-portuaire dans le nord Isère. Après l’avis unanimement défavorable de la commission d’enquête, puis la radiation contestée de son président Gabriel Ullmann, les trois commissaires-enquêteurs vont-ils se voir sucrer leurs indemnités ?

Le 16 novembre dernier, Christian Coigné, le président d’Isère Aménagement – société publique locale majoritairement détenue par le Département de l’Isère à qui a été concédé l’aménagement de cette zone – a déposé un recours contre l’ordonnance de taxe prise par le président du tribunal administratif de Grenoble.

L’ordonnance de taxe, c’est la décision par laquelle le juge valide le montant des indemnités allouées aux commissaires enquêteurs qui ont travaillé sur le projet. Leur feuille de paie en quelque sorte, entre paiement des vacations (un peu plus de 38 euros de l’heure) et frais professionnels (un forfait maximum de 15,25 euros par repas).

[…]
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le 20.03.2019 à 11:48

François-Xavier Pénicaud du MoDem tance Laurent Wauquiez et appelle à quitter la majorité régionale

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FIL INFO – François-Xavier Pénicaud, le coordinateur régional du MoDem en Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé sa décision de quitter la majorité régionale. Le conseiller régional du Rhône reproche à Laurent Wauquiez des dérives de gouvernance et notamment d’avoir écarté son groupe des discussions sur plusieurs dossiers.

François-Xavier Pénicaud, conseiller régional MoDem en Auvergne Rhône-Alpes a annoncé sa décision de quitter la majorité régionale (capture écran vidéo Youtube Télélyon Métropole https://www.youtube.com/watch?v=NsIv-XEUcVM)

François-Xavier Pénicaud (capture écran vidéo Youtube Télélyon Métropole https://www.youtube.com/watch?v=NsIv-XEUcVM)

La majorité régionale se fissurerait-elle ? François-Xavier Pénicaud, conseiller régional et coordinateur régional du MoDem en Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé sa décision de quitter les rangs. Sans pour autant rejoindre ceux de l’opposition.

La proposition du président du MoDem du Rhône sera présentée ce jeudi 21 mars lors de la réunion du groupe MoDem et Indépendants. Mais son instigateur a d’ores et déjà annoncé sa décision et expliqué ses motivations.

« Un des piliers de cet accord [avec Laurent Wauquiez, ndlr] consistait à ce qu’une cloison étanche soit installée entre la politique régionale et la politique nationale », souligne François-Xavier Pénicaud dans une tribune adressée aux médias.

« Notre territoire ne devait en aucun cas être l’otage des responsabilités nationales »

« Notre territoire ne devait en aucun cas être l’otage des positionnements, postures et responsabilités nationales des uns et des autres. Une gouvernance partagée devait en découler, appuyée sur les deux jambes de la majorité dont on s’assurerait que chacune soit, en toute occasion, musclée et confortée, pour que le corps de la majorité ne penche à l’extrême d’aucun côté. Cette promesse n’est plus tenue.»

Laurent Wauquiez, salon Mountain Planet 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Laurent Wauquiez, salon Mountain Planet 2016. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Le détonateur de cette décision et de sa décision de démissionner de la commission Formation continue et apprentissage* dont il est le vice-président ? « La décision de l’exécutif régional de faire échouer la signature d’un contrat d’objectifs avec le gouvernement pour la mise en place du plan d’investissement sur les compétences », précise le conseiller régional.

Un plan de formation de 750 millions d’euros alloués par l’État sur trois ans. « Ce choix est fait au détriment des personnes les plus fragiles face à l’emploi, les moins qualifiées, les plus en difficulté. »

Sur ce sujet comme sur d’autres, le conseiller régional MoDem reproche à Laurent Wauquiez de les avoir écartés des discussions « pour des raisons qui ne semblent pas dictées par l’intérêt général ». Il lui reproche aussi une gouvernance autoritaire, sans pour autant tout condamner. Et décerne notamment un bon point aux économies de fonctionnement, à la rénovation des lignes ferroviaires ou à la modernisation des lycées. Reste à savoir si les sept autres conseillers régionaux du groupe démocrate lui emboîteront le pas…

PC

* François-Xavier Pénicaud est également membre de la commission Sécurité et de la commission Enseignement supérieur et recherche

le 20.03.2019 à 10:54

Collège Aimé-Césaire : nouvelle action de blocage des parents d’élèves mercredi 20 mars

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FIL INFO – Les parents d’élève du collège Aimé-Césaire de Grenoble organisaient une nouvelle opération de blocage de l’établissement mercredi 20 mars entre 8 et 10 heures. Objectif ? Redire leur opposition aux baisses de dotation horaires prévues pour la rentrée 2019-2020, qui mèneraient à la suppression de deux postes d’enseignants.

Le collège Aimé-Césaire de Grenoble ne désarme pas. Après plusieurs mobilisations au mois de février, l’établissement était de nouveau bloqué le mercredi 20 mars de 8 heures à 10 heures du matin. Un mouvement une nouvelle fois mené par la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), à laquelle chacun était invité à participer « pour défendre les conditions d’apprentissage [des] enfants ».

Les parents d'élèves du collège Aimé-Césaire de Grenoble ont de nouveau bloqué l'établissement mercredi 20 mars contre les baisses de dotation horaires.Blocage de l'établissement le 15 février © Joël Kermabon - Place Gre'net

Blocage de l’établissement le 15 février. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Les motifs de colère ne changent pas. L’établissement s’est vu notifier une baisse de dotations horaires de trente heures pour la rentrée 2019-2020. Une baisse qui, mathématiquement, conduit à la disparition de deux postes d’enseignants, alors que les effectifs d’élèves continuent d’augmenter. Mais, malgré la mobilisation du personnel comme des parents et le soutien de la Ville de Grenoble, la situation demeure inchangée.

Une mobilisation inchangée

Reçue par le rectorat de Grenoble le 13 février, la présidente du conseil local FCPE Lucie Giroud s’étonnait déjà de l’argumentaire de l’académie, pour qui les moyens alloués sont en rapport avec les besoins du collège. « Cela ne correspond pas aux besoins du quartier. Des heures en plus seraient bienvenues pour des classes moins chargées et pouvoir aider les élèves dans les matières importantes », jugeait-elle.

Collège Aimé-Césaire : les parents d'élèves ont bloqué l'établissement mercredi 20 mars. © Joël Kermabon - Place Gre'net

La mixité sociale au cœur des préoccupations des parents d’élèves. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Le discours reste aujourd’hui le même, tout comme le mode d’action. Les parents d’élèves du collège Aimé-Césaire comptent bien continuer à faire entendre leur voix en poursuivant la mobilisation et en interpellant les élus. Et se sont fédérés en collectif, avec création d’un groupe Facebook (privé) pour se tenir informés et mieux organiser les prochaines actions contre la décision du rectorat.

FM

le 19.03.2019 à 21:01

Pouvoir d’achat, pensions, loi Blanquer… 2 000 à 3 000 personnes ont défilé dans les rues de Grenoble

Changeons nos vieux poêles avec la Prime Air Bois Grenoble Alpes Métropole doublée à 1600 euros !

REPORTAGE VIDÉO – Deux mille personnes selon la police, trois mille pour les organisateurs, ont défilé dans les rues de Grenoble ce mardi 19 mars. Elles répondaient à l’appel des syndicats CGT, FO, UNL et Unef visant à amplifier la gronde sociale. Une nouvelle mobilisation pour ne pas cautionner ni subir les décisions qui pourraient être prises à l’issue du grand débat.

De deux à trois mille personnes ont défilé dans les rues de Grenoble ce mardi 19 mars pour protester contre la politique du gouvernement.© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Après les récentes marches pour le climat, 2 000 manifestants selon la police, 3 000 selon les organisateurs ont foulé l’asphalte grenoblois ce mardi 19 mars. Afin « d’amplifier la colère sociale », plusieurs syndicats dont la CGT, FO, Solidaires, l’Unef et l’UNL appelaient en effet à une « puissante journée d’action de mobilisations et de grève » interprofessionnelle.

Leur cible ? Toujours « l’inaction du gouvernement » en matière sociale et de pouvoir d’achat. Notamment en cause, les salaires, les pensions et les minimas sociaux. Mais pas seulement, la loi Blanquer avec sa réforme du bac ou bien les suppressions de postes dans l’Éducation nationale étaient également dans le collimateur.

Le passage en force de « contre-réformes destructrices dans la fonction publique »

Cette nouvelle action donnait l’occasion aux syndicats de reprendre la main. Tout particulièrement dans le bras de fer opposant les gilets jaunes à l’exécutif depuis quatre mois. Un mouvement basé « sur une exigence de justice fiscale, une rémunération décente et des réformes démocratiques en profondeur », estiment-ils

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Par ailleurs, ce conflit social a vu l’un de ses principaux épisodes se conclure avec la clôture du Grand débat. Mais, là, les syndicats bottent de concert en touche. Circulez, il n’y a rien à voir ! « Le “grand débat national”  ne peut ni se substituer, ni contourner, ni être opposé aux revendications sociales et syndicales », fustigent-ils.

Pour le syndicat, les choses sont cousues de fil blanc. « Le gouvernement passe en force des contre-réformes destructrices dans la fonction publique et l’Éducation nationale », tacle-t-il.

Retour sur cette manifestation partie de la gare de Grenoble à 10 heures pour rallier la place de Verdun.

 

Joël Kermabon