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le 13.11.2019 à 11:57

Étudiant immolé : près de 150 personnes se sont rassemblées à Grenoble pour dénoncer la précarité étudiante

FOCUS – Près de 150 personnes se sont rassemblées ce mardi 12 novembre devant le Crous du campus de Saint-Martin-d’Hères pour dénoncer la précarité étudiante. Un rassemblement en réponse à l’appel national de Solidaires étudiants après l’acte désespéré d’un de leurs camarades devant le Crous de Lyon, ce vendredi 8 novembre. Cet étudiant de 22 ans dans une situation financière critique après avoir perdu sa bourse s’était immolé par le feu.

Près de 150 personnes mobilisées pour dénoncer la précarité étudiante. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Près de 150 personnes mobilisées pour dénoncer la précarité étudiante. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Près de 150 personnes se sont rassemblées ce mardi 12 novembre à 18 heures devant le bâtiment du Crous du campus de Saint-Martin-d’Hères. Elles répondaient ainsi à un appel national du syndicat Solidaires étudiants, invitant à des rassemblements pour dénoncer la grande précarité qui touche le milieu étudiant.

Des mobilisations en hommage à l’acte désespéré d’un jeune homme de 22 ans, ce 8 novembre, devant un restaurant universitaire de Lyon. Ce dernier, militant de Solidaires étudiant, qui ne touchait plus sa bourse d’études, s’était immolé par le feu pour alerter sur sa situation financière devenue critique.

Dans un message posté sur son compte Facebook, il avait expliqué avoir « visé un lieu politique » pour revendiquer, entre autres considérations, « le salaire étudiant et d’une manière plus générale, le salaire à vie, pour qu’on ne perde pas notre vie à la gagner ».

« Nous sommes en colère face à l’attitude de froideur de l’État »

« La précarité tue, la solidarité sauve », pouvait-on lire sur la banderole tendue par des militants de Solidaires étudiants. Tout autour, les visages graves et les conversations feutrées traduisaient l’émotion des participants après ce passage à l’acte « irréparable », ainsi que le qualifiait lui-même le jeune homme dans son message.

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Premier à prendre la parole, Amine, étudiant en sciences humaines et militant de Solidaires étudiants, a dénoncé au micro « la grande précarité touchant les étudiants due aux politiques menées depuis une cinquantaine d’années ». Pour Amine, « les revendications qu[e l’étudiant] a portées avant de passer à l’acte ne doivent pas être mises de côté. Le gouvernement doit agir enfin contre la précarité ».

Sa voix tremble un peu, il est visiblement ému, notamment lorsqu’il relit devant l’assemblée le texte de son ami et camarade de lutte. « Il dénonce aussi les responsables politiques qui ont organisé cette précarité généralisée », poursuit-il, sa lecture achevée. « Comme pour beaucoup d’autres, sa bourse lui a été refusée par le Crous, le précipitant ainsi dans une situation intenable. Ce contexte touche beaucoup trop d’étudiants ! », se révolte Amine.

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

« Nous sommes bouleversés, mais surtout en colère face à la froideur de l’État. Nous réclamons une prise de position officielle de Frédérique Vidal –  la ministre de l’Enseignement supérieur – , pour l’heure toujours silencieuse ». Si le gouvernement ne réagit pas ? « Nous sommes prêts à aller au bras de fer. S’il ne fait rien, nous l’obligerons à prendre les mesures nécessaires », nous confie le représentant syndical.

« Comment peut-on vivre avec 450 euros par mois ? »

Que réclament les étudiants ? Principalement une augmentation importante des bourses d’études. « Comment peut-on vivre avec 450 euros par mois ? Et encore, c’est le haut du panier car la moyenne se situe autour de 200 euros », explique Amine.

Les Crous responsables de la précarité étudiante ?© Joël Kermabon - Place Gre'net

Les Crous, dans le collimateur de Solidaires étudiants. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Emma, étudiante, se sent très concernée par la précarité étudiante. « Je suis boursière et loin de chez moi. J’ai 250 euros de bourse et 100 euros de bourse au mérite, auxquelles s’ajoutent 130 euros d’APL. Avec un loyer de 350 euros, c’est la galère ! » À ses côté, une autre Emma. Non boursière, cette dernière estime être plus privilégiée mais se déclare solidaire. « Nous devrions plutôt assurer notre futur que la fin de mois. Tout le monde devrait se mobiliser ! »

Dans le collimateur des étudiants, le Centre régional des œuvres universitaires (Crous). « Ce 29 novembre, doit se dérouler son conseil d’administration qui va voter son budget », indique, quant à lui, Julien, étudiant en journalisme. « Ce sont des gens en costard qui prennent des décisions pour des gens qu’ils ne voient jamais et n’ont aucune idée de nos conditions de vie », explique-t-il. Avant d’inviter les participants à venir « leur montrer que ces personnes-là existent », ainsi qu’à s’exprimer à travers la page Facebook Résidents de Berlioz mobilisés.

« Nous devons donner à ce geste tout le symbole et l’ampleur qu’il doit avoir »

D’autres intervenants dont des représentants syndicaux et des enseignants vont, tour à tour, prendre la parole. Telle Isabelle, professeure de littérature comparée. « Il n’est absolument pas normal qu’un jeune homme éprouve la nécessité de se livrer à un acte pareil. Nous devons donner à ce geste tout le symbole et l’ampleur qu’il doit avoir », clame-t-elle.

Manifestation contre la précarité étudiante. © Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

D’autres vont évoquer les nombreuses luttes en cours, nationales ou internationales. Avant de donner rendez-vous pour les prochaines mobilisations, en particulier la grève prévue le 5 décembre prochain.

Concernant les suites à apporter au mouvement, une des intervenantes propose des blocages sur le campus martinérois, suite à la décision de Solidaires étudiants Lyon 2 de bloquer les campus de Bron et des bords du Rhône, ce mercredi 13 novembre. Toujours est-il que la lutte est bel et bien engagée. « Il faut un changement immédiat et radical, il faut que tout cela cesse ! », exhorte Solidaires étudiants.

Joël Kermabon

le 13.11.2019 à 09:27

Les archives du Parti socialiste Isère en grande partie détruites dans un incendie jugé « volontaire »

FIL INFO – Une grande partie des archives du Parti socialiste de l’Isère a été détruite par le feu dans la nuit du 5 au 6 novembre. Les documents étaient stockés dans un garage, qui a été le théâtre d’un incendie que les militants estiment « volontaire ». Une nouvelle attaque contre le PS, après plusieurs actes de dégradations commis contre sa permanence grenobloise ? 

Très mauvaise surprise pour les responsables du Parti socialiste de l’Isère : une partie de leurs archives a été détruite par les flammes dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 novembre 2019. Un sinistre survenu dans un garage où les militants conservaient nombre de documents. Ceux-ci n’ont découvert les dégâts qu’une semaine plus tard, après avoir été alertés par la copropriété, ainsi que le relate France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Le garage incendié du Parti socialiste © PS Isère - Twitter

Le garage incendié du Parti socialiste. © PS Isère – Twitter

C’est via son compte Twitter que le parti a fait part de la nouvelle, dans un message posté mardi 12 novembre. « Des milliers de documents d’archives ont brûlé lors de l’incendie (probablement volontaire) de notre garage », fait-il savoir. « Une partie de l’histoire du PS Isère et de ses militant.e.s est partie en fumée après cet acte inadmissible » poursuit-il. Avant de conclure en faisant part de sa « tristesse » et de sa « colère ».

Des messages de soutien du PCF et de LREM

Un incendie volontaire ? Le garage est le seul à avoir été incendié, souligne le Parti socialiste. Qui n’oublie pas les actes de dégradation commis contre sa permanence, rue Nicolas-Chorier à Grenoble. En 2016, en pleine contestation de la loi El Khomri, le bâtiment avait en effet été la cible de douze impacts de balles durant une nuit de mai. Quelques mois plus tard, en janvier 2017, la porte en verre du siège était défoncée et ses volets recouverts de slogans hostiles.

La façade du siège du PS tagguée. © Joël Kermabon - Place Gre'net

La façade du siège du PS taguée en 2017. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Si la nouvelle suscite l’ironie parmi certains commentaires, les messages de soutien ne sont pas rares. Sur Facebook, le secrétaire départemental du PCF Jérémie Giono témoigne ainsi de son soutien aux adhérents du PS. De même que la députée LREM Émilie Chalas sur Twitter, non sans ajouter un hashtag #incendiesensérie à son message. Ou le conseiller régional Stéphane Gemmani, pour qui « ceux qui pensent détruire le passé n’ont aucun avenir ».

À contre courant, un internaute délivre un message pour le moins iconoclaste. « Une église âgée de plusieurs siècles qui brûle ? Personne… mais un garage qui sert de salle d’archive à une permanence socialiste… “la fin du monde, les heures sombres de notre histoire, un acte de haine” », écrit-il. Une référence à l’incendie de Notre-Dame de Paris ? Comme si l’incendie de l’édifice religieux n’avait généré qu’une émotion modérée dans la population ou les médias…

Florent Mathieu

le 13.11.2019 à 08:45

La Belle électrique : une riche programmation et des projets divers… mais un avenir en suspens

FOCUS – La saison de La Belle électrique, en cours, promet un panel de concerts d’artistes internationaux, nationaux et locaux. Son directeur Frédéric Lapierre et son programmateur Olivier Dähler nous en disent plus sur le fonctionnement et les projets de la salle. Et rappellent qu’ils devront peut-être rendre les clés en août prochain…

Vanessa Paradis, photographiée à Los Angeles le 5 septembre 2018 @Mathieu Zazzo

Vanessa Paradis, ici photographiée à Los Angeles le 5 septembre 2018, sera à la Belle électrique le 21 novembre 2019. @ Mathieu Zazzo

La saison a déjà bel et bien commencé à La Belle électrique lancé par le rendez-vous Jour & nuit en septembre dernier. Un festival de découverte gratuit « qui avait pour but de relever l’esthétique de groupes, que l’on a moins habitude de voir dans les salles » explique Frédéric Lapierre, directeur de la salle.

Mais, en cet automne et fin d’année 2019, ce sont aussi des artistes nationaux et internationaux majeurs qui viendront se produire.

Parmi eux, Vanessa Paradis le 21 novembre, ou encore Catherine Ringer, « d’habitude peu dans les smacs (Les scènes de musiques actuelles) mais dans des théâtres », ce 13 novembre. La salle accueille aussi Oxmo Puccino, le 15 novembre ou encore Iam le 6 mars 2020 « qui a été complet en seulement sept minutes ».

[…]
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le 13.11.2019 à 06:37

“Marche contre l’islamophobie” : « Nous sommes fiers que La France insoumise ait appelé à y participer »

TRIBUNE LIBRE –  Deux militants de la France insoumise en Isère se disent fiers que leur mouvement ait appelé, à travers ses élu(e)s, à participer à la “marche contre l’islamophobie” du 10 novembre dernier. Une réponse à la tribune rédigée par le socialiste isérois Jean-Baptiste Caillet qui se félicitait, a contrario, que le PS ait refusé d’y prendre part.

Femmes voilées de dos. ©Muriel Beaudoing

Deux femmes voilées à Grenoble. © Muriel Beaudoing – Placegrenet.fr

À l’heure où un ancien candidat du RN tire sur nos concitoyens en raison de leur confession, son acte s’inscrivant dans un climat de plus en plus délétère à l’encontre des musulman·e·s, nous n’avons plus le temps pour les querelles futiles et stériles sur un mot ou un personnage clivant.

Il faut montrer que si nous ne sommes défenseurs d’aucun culte, nous prendrons toujours la défense des personnes attaquées au nom de leur croyance ; la liberté de conscience étant garantie par la Déclaration de Droits de l’Homme et du Citoyen et notre Constitution.

Ainsi, le texte d’appel à la marche contre l’islamophobie du 10 novembre ne cite précisément aucune des lois liberticides auxquelles il fait référence. Les islamophobes s’en sont saisi en y voyant une dénonciation des lois sur la laïcité, dans l’objectif d’accréditer la thèse selon laquelle les musulman·e·s sont contre la laïcité et que l’islam n’est pas compatible avec la République. Oubliant, par là-même, le contenu récent des lois sur l’état d’urgence qui permettent tous les abus, ou de celle du Sénat contre le seul voile des parents accompagnatrices bénévoles de sorties scolaires

Étoiles jaunes siglées “Musulman” dans le cortège : une « suspicion d’antisémitisme »

La marche contre l’islamophobie du 10 novembre, avec des cortèges arborant les couleurs de la République en entonnant les chants républicains, aurait dû leur clouer le bec… mais les voilà s’accrocher à d’autres polémiques.

L'une des pancartes qui a fait polémique à la marche contre l'islamophobie du 10 novembre 2019. Crédit : https://twitter.com/sandrella/status/1193550897550417920

L’une des pancartes qui a fait polémique à la marche contre l’islamophobie du 10 novembre 2019. © Sandrella – Twitter

Les manifestants ont osé comparer le sort des musulman·e·s à celui des juifs et juives sous Pétain ? Comme si de la même manière que pour le triangle rouge que nous arborons en hommage aux militant·e·s communistes déporté·e·s, les musulman·e·s ne pouvait pas rendre ce même hommage.

Tout de suite, on oppose leur sort à celui des juifs et des juives, ce qui relève d’une suspicion d’antisémitisme relayé jusqu’à certain·e·s militant·e·s se réclamant de la gauche.

Alors que les Ouïghours enfermés dans des camps en Chine, les Rohingya, les Kashmir et d’autres massacré·e·s parce que musulmans, pourraient justifier de toute manière cette analogie.

L’hypocrisie des socialistes va plus loin, puisque eux ont accepté de manifester dans une marche contre l’antisémitisme aux côtés de Marine Le Pen et de la Ligue de Défense Juive. Ils ont même invités la première à s’y rendre, sans dénoncer la présence des seconds, considérés comme un groupe terroriste en Israël.

« Nous déplorons qu’on en soit encore à discuter du sens du mot islamophobie »

Nous déplorons que le camp de la haine ce soit élargi, que le fait que deux de nos anciens se retrouvent entre la vie et la mort dans un hôpital près de Bayonne passe pour un sous-événement, et qu’une partie de la classe politique en soit encore à discuter du sens du mot « islamophobie ». Sans oublier cette manière d’opposer cette marche à la commémoration des attentats du 13 novembre, qui couvre de honte les auteur·e·s de ce genre de rapprochement.

Il faut que cela soit dit : La France insoumise sera toujours du côté de celles et ceux qui subissent la haine et la violence d’un système. Tout comme nous nous sommes solidaires des victimes de l’islamophobie, nous serons là pour les gens broyés par les politiques néolibérales du Président et de son gouvernement, pour les victimes de l’homophobie ou encore pour les victimes de violences sexistes et sexuels. Voici notre chemin, la République, rien que la République.

Julien Ailloud, co-animateur des Jeunes insoumis.es Grenoble
Amin Ben Ali, candidat aux municipales à Tullins

Rappel : Les tribunes publiées sur Place Gre’net ont pour vocation de nourrir le débat et de contribuer à un échange constructif entre citoyens d’opinions diverses. Les propos tenus dans ce cadre ne reflètent en aucune mesure les opinions des journalistes ou de la rédaction et n’engagent que leur auteur.

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le 12.11.2019 à 21:34

Des militants de la mouvance anarchiste revendiquent l’incendie de l’Hôtel de ville de Grenoble

EN BREF – Des militants appartenant à la mouvance anarchiste viennent de revendiquer l’incendie de l’Hôtel de ville de Grenoble du 30 septembre dernier via un communiqué publié tout juste un mois après sur le site libertaire Indymedia. Ses auteurs évoquent un « acte de rébellion ».

Un mois, jour pour jour, après les faits, des militants de la mouvance anarchiste viennent de revendiquer l’incendie criminel de la mairie de Grenoble. Les auteurs de ce texte, publié sur la plateforme libertaire Indymedia, évoquent un « acte de rébellion » et reviennent sur les événements avec précision.

La mouvance anarchiste revendique l’incendie de l’Hôtel de ville de Grenoble du 30 septembre 2019 sur le site Indymedia et évoque un « acte de rébellion ».L'incendie qui, le 30 septembre, a détruit la salle du conseil municipal de l'Hôtel de ville de Grenoble est d'origine criminelle.

L’Hôtel de Ville de Grenoble avait été partiellement incendié, le 30 septembre 2019. © Sébastien Riglet – Placegrenet.fr

« L’accès à la salle du conseil municipal dégagé, le combustible s’est accidentellement réparti sur des chaises. Celles-ci étaient, pour une raison inconnue, amassées en tas contre le mur en bois », décrivent-ils.

« Cette revendication est prise au sérieux par le parquet et les enquêteurs », a précisé, ce mardi 12 novembre, Eric Vaillant, procureur de la République de Grenoble.

De fait l’origine criminelle de l’incendie était déjà avérée et le mode opératoire décrit dans le texte mis en ligne correspond aux données de l’enquête. D’après le rapport d’expertise de la police scientifique, les auteurs des faits auraient versé du carburant à même le sol, avant que le feu ne se propage au mobilier.

Une action symbolique

Après leur récit des événements, les auteurs attaquent frontalement le système démocratique. « Cette action directe est le reflet de notre rejet de la démocratie et du citoyennisme, quelqu’en [sic] soit l’échelle. Se faire représenter et ainsi ôter son propre pouvoir de réflexion, de décision et d’action est un choix que nous n’acceptons pas. »

Éric Piolle et son adjointe Élisa Martin lors du conseil municipal du 4 février 2019. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Le texte vise notamment la politique participative du maire Eric Piolle, ici aux côtés de son adjointe Élisa Martin lors du conseil municipal du 4 février 2019. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Les auteurs visent aussi directement les élus. « Nous nous adressons à tou·te·s ces élu·e·s qui se sentent investi·e·s d’une mission salvatrice, tel·le·s des guides pour le bien de tou·te·s. Vous n’avez que notre mépris destructeur ! » Avant de mentionner également « une attaque directe contre la politique participative actuelle, menée par Monsieur le maire Eric Piolle ».

Pour ces militants, s’en prendre à la mairie « est donc fort de symbolisme ». Ils estiment « subir [une] domination institutionnelle », justifiant ainsi leur geste.

La énième revendication de la mouvance anarchiste dans l’agglomération

Autant d’idées propres à cette mouvance qu’elle a revendiquées à maintes reprises, notamment à la suite de plusieurs incendies criminels survenus dans l’agglomération grenobloise ces dernières années. Le tout avec des motifs, on ne peut plus varié, allant de « la guerre contre le système carcéral » (l’incendie sur le site d’Eiffage en octobre 2018) à la « lutte contre le totalitarisme technologique » (La Casemate en novembre 2017), en passant par « la lutte contre le sexisme et la guerre » (gendarmerie de Meylan en octobre 2017).

Le procureur de la République a fait savoir que « l’enquête se poursui[vait] et qu’aucune information ne p[ouvait] être donnée à ce sujet », en attendant.

Augustin Bordet