04 76 50 38 38
PLACE GRE'NET Place Gre'Net

le 23.10.2018 à 14:21

Le public invité à donner son avis sur l’élargissement de la zone à circulation restreinte

FIL INFO – Le public a un mois pour donner son avis et faire des propositions sur le projet d’arrêté élargissant la zone de circulation restreinte à dix communes autour de Grenoble au 1er janvier prochain. Une zone dans laquelle les véhicules de livraison de marchandises les plus polluants seront progressivement interdits d’ici 2025.

Le public a un mois pour donner son avis sur l'élargissement de la zone à circulation restreinte autour de Grenoble. Visés : les véhicules de livraison.Livraison des repas de la cantine d'une école juive. © Elodie Rummelhard - placegrenet.fr

Livraison des repas de cantine. © Élodie Rummelhard – placegrenet.fr

Le 1er janvier prochain, la zone à circulation restreinte (ZCR) qui interdit la circulation dans le centre-ville élargi de Grenoble aux véhicules de livraison de marchandises les plus polluants, sera étendue à neuf communes alentours ainsi qu’au domaine universitaire de Saint-Martin-d’Hères*.

Effective depuis janvier 2017 en semaine et en journée, cette interdiction sera élargie à la semaine entière, vingt-quatre heures sur vingt-quatre dès 2019. Et elle concernera progressivement d’ici 2025 de plus en plus de véhicules, puisqu’à terme seules les vignettes Crit’air 2** seront autorisées à circuler.

Le public a un mois pour donner son avis sur le projet d’arrêté

Alors que le projet d’arrêté est sur les rails, après les votes de la Métropole de Grenoble, du syndicat mixte des transports en commun (SMTC) et des communes concernées, le public a à son tour un mois pour faire part de ses remarques et propositions sur cet élargissement de la zone de circulation restreinte. Avis qui pourrait se traduire par « d’éventuelles modifications » au projet d’arrêté…

Début octobre, l’élargissement de cette ZCR aux communes de la rive droite du Drac n’avait guère été du goût d’autres collectivités, situées sur la rive gauche et pour l’heure exclues du dispositif. Pas satisfaisant non plus pour le maire de Sappey-en-Chartreuse, qui pointait par-delà cette zone aussi appelée basses émissions (ZBE) un manque de vision globale, se traduisant par des reports successifs de flux de circulation et donc de pollution.

PC

* Échirolles, Eybens, Grenoble, La Tronche, Poisat, Le Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d’Hères et Saint-Martin-le-Vinoux.

** Véhicules essence ou hybride répondant aux normes Euro 4 (du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2010) et aux véhicules diesel répondant aux normes Euro 5 et Euro 6 (à partir du 1er janvier 2011).

le 23.10.2018 à 12:18

2018 : un bon cru pour Le festival Le Millésime… avant son déménagement l’an prochain ?

REPORTAGE VIDÉO – Clap de fin pour Le Millésime. Le festival œnologique et musical a fermé ses portes ce dimanche 21 octobre, avec la fin de son événement phare, le village vigneron, installé place Victor-Hugo. Après deux semaines d’animations alliant dégustation de vins et de musique classique ou jazz dans la métropole, vient l’heure d’un tout premier bilan de ce festival qui a su prendre de la bouteille.

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

« Le village vigneron, les clients l’attendent et nous mettons vraiment un point d’honneur à y participer car c’est une manifestation très conviviale. On voit nos clients, nous avons le temps de discuter avec eux… Pour nous, le Millésime est vraiment très important », explique Mathieu, représentant la Cave des grands crus blancs à Macon.

Ce dimanche 21 octobre, le festival le Millésime fermait les portes de son événement phare, le village vigneron, mettant ainsi un terme à deux semaines d’animations œnologiques et musicales réparties sur toute l’agglomération grenobloise.

« De moins en moins marché aux vins, de plus en plus festival œnologique »

Durant quatre jours, la place Victor-Hugo a revêtu tous les signes d’un temple voué aux vins des terroirs de France, à travers une formule désormais éprouvée depuis sa première édition en 1995 associant vins et musique. Cette année, c’était Claude Debussy qui était à l’honneur. Marché aux vins, dégustations thématiques, concerts gratuits, exposition… Il y en a eu pour tous les goûts, toutes les papilles.

 

De quoi confirmer, si besoin était, son statut de premier festival œnologique de France qui a su « trouver un équilibre, de moins en moins marché aux vins et de plus en plus festival œnologique ». Une formule « dans laquelle le public peut se sentir complètement inclus », se réjouit Alain Gatheron, le directeur du Millésime.

Le Millésime est tombé en même temps que le Grenoble jazz festival

« Il y a plus que jamais une place pour le grand répertoire classique sur le festival mais aussi pour le jazz », estime Alain Gatheron. Regrettant la disparition du club de jazz grenoblois La Soupe au chou, celui-ci souhaiterait que ce genre musical soit plus amplement programmé sur l’agglomération.

Alain Gatheron, le directeur du festival Le Millésime. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Alain Gatheron, directeur du festival Le Millésime. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Une remarque qui pourrait paraître paradoxale en l’occurrence puisque le festival Millésime s’est déroulé cette année sur le même créneau temporel que Grenoble-Alpes Métropole jazz festival, au risque de lui faire un peu d’ombre.

« C’est un petit peu dommage qu’il ait été programmé sur les mêmes dates que le Millésime. Nous pensions que nous allions pouvoir collaborer avec eux. Nous aurions pu croiser des soirées », regrette Alain Gatheron. Et modifier les dates du Millésime ? « Nous ne pouvions pas les bouger à cause de nos contraintes liées aux vendanges et aussi à la météo car beaucoup de nos manifestations se déroulent en extérieur et nous ne pouvons pas les repousser plus tard en automne », explique le directeur.

Une incertitude pour la prochaine édition

Quid de la fréquentation du Millésime ? « Le festival a connu cette année une fréquentation en hausse sur toute sa première partie. Pour le village vigneron, nous n’avons pas encore les chiffres définitifs mais ça devrait être à l’équilibre », estime Alain Gatheron. La 25e édition ? « Cela va être le quart de siècle. Nous sommes déjà en train de réfléchir à ce que nous allons faire pour marquer l’événement », nous révèle le directeur.

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Qui pointe toutefois une ombre au tableau. « Nous ne sommes pas certains que nous serons encore sur la place Victor-Hugo pour le village vigneron car il y a une certaine incertitude sur les travaux [devant démarrer à la mi-2019, ndlr] qui y sont programmés, notamment sur la date précise de leur achèvement », précise Alain Gatheron.

Depuis deux éditions déjà, le festival s’est démarqué avec deux concerts d’ouverture magistraux donnés sur la place Saint-André. Le premier en 2017, avec le Boléro de Ravel, et cette année avec la Danse des sauvages de Jean-Philippe Rameau, la Danse macabre de Camille Saint-Saëns et le fameux West side story de Leonard Bernstein.

Cette formule est-elle appelée à se perpétuer ? « Nous aimerions bien garder une certaine régularité dans le mode de déroulement du festival qui est maintenant assez mature. Mais c’est toujours un tour de force. Nous ne sommes jamais certains d’y parvenir », avance prudemment Alain Gatheron.

Joël Kermabon

le 22.10.2018 à 23:22

Pari réussi pour Émergences, événement voué à valoriser et encourager les jeunes talents grenoblois

EN BREF – Valoriser la jeunesse grenobloise en encourageant les talents émergents. Tel était le credo de la première édition d’Émergences, ce samedi 20 octobre. Organisé par la municipalité et plusieurs associations dans le cadre de Grenoble Ville de Demain, cet événement festif et populaire a donné carte blanche aux jeunes sur scène, avant d’accueillir des célébrités nationales.

Avec sa voix soul et son timbre alto, le jeune Imran a bluffé son auditoire en interprétant un titre de la chanteuse américaine Alicia Keys, ce samedi 20 octobre. Il n’était pas le seul à avoir enflammé l’estrade installée sur le parvis de l’Hôtel de ville. Des chanteurs, des danseurs, des rappeurs… autant de jeunes talents qui ne demandaient qu’à être éveillés.

Le jeune chanteur (au centre) a fait vibrer le public grenoblois, avec son interprétation du morceau « Some people want it all » d’Alicia Keys. © Anaïs Mariotti – Place Gre’net

Et c’était justement l’objectif d’Émergences, un événement festif, populaire et solidaire, organisé par la municipalité dans le cadre de la mission Grenoble Ville de demain. Plusieurs associations et collectifs ont participé à ce projet : le Plateau Mistral, AssociaJeunes, Hope Hopers, À l’Unisssons, Kiap, la MJC Robert Desnos etc.

Valoriser et soutenir la jeunesse grenobloise

Pour cette première édition, près d’un millier de personnes sont venues acclamer les talents grenoblois, selon les organisateurs. « C’est une franche réussite », s’est félicité le maire de Grenoble Éric Piolle, alors présent sur scène parmi les participants.

De 14 à 16 heures, de jeunes gens talentueux ont donc eu carte blanche sur scène. Les associations ont aussi pris la parole pour expliquer leurs engagements et pour inviter la jeunesse à s’investir dans la vie collective. Parmi elles, Associa’Jeunes qui accompagne les jeunes dans leurs projets artistiques, scolaires et professionnels.

« Notre but est d’éveiller les esprits en mettant en place des outils artistiques comme la danse et la musique. Mais aussi en leur rappelant qu’il faut préparer son avenir, être acteur de son territoire et de sa vie en général », a expliqué un membre de l’association au public.

Les participants et les organisateurs d’Émergences se sont réunis sur scène à la fin de l’après-midi pour un moment festif et convivial. © Anaïs Mariotti – Placegrenet.fr

Cette manifestation publique avait justement pour ambition d’encourager les démarches artistiques et de servir de tremplin aux plus talentueux. Il s’agissait aussi de briser certains stéréotypes liés au milieu social, tout en renforçant les liens entre les habitants. « Nous cherchons à tisser des ponts, à faire tomber nos barrières mentales et à briser les préjugés. Chacun doit se sentir libre d’apporter ses compétences et ses talents à la collectivité », assure Éric Piolle.

Wahid, Salim et Linda… Des célébrités pour inspirer les nouveaux talents

Le couple grenoblois, vainqueur du jeu télévisé Pékin Express en 2013, est venu transmettre des messages de soutien aux participants. © Anaïs Mariotti

Des célébrités dont Salim et Linda, les « amoureux voyageurs », sont aussi venues inspirer et soutenir les nouveaux talents grenoblois.

Blogueurs et vainqueurs du jeu télévisé Pékin Express en 2013, le couple grenoblois voyage désormais autour du monde et peut servir de modèle pour une partie de la jeunesse.

« Plus on voyage, plus on se rend compte qu’on a énormément de chance d’habiter à Grenoble et d’être français. […] Je m’adresse particulièrement aux jeunes des quartiers : si vous pensez que vous êtes dans la galère, allez à l’école et foncez vers vos rêves car on est tous capables de quelque chose ! », proclamait Salim sur scène.

L’acteur et humoriste Wahid Bouzidi est venu encourager les jeunes talents, le samedi 20 octobre sur le parvis de l’Hôtel de ville de Grenoble. © Anaïs Mariotti

L’acteur et humoriste Wahid Bouzidi a ensuite joué un extrait de son dernier one-man-show Graisse Anatomy. Le comédien du Jamel Comedy Club était aussi présent pour encourager les participants.

« Ils ont besoin qu’on leur dise qu’ils peuvent y arriver. On doit faire naître l’espoir et leur donner envie de croire en leurs projets. On m’a encouragé au cours de ma carrière, donc il m’a semblé naturel de le faire pour les autres », a-t-il confié à la fin de son spectacle. Quid des prochaines éditions ? « On peut imaginer qu’il y en aura d’autres », a juste indiqué Éric Piolle, se montrant satisfait de cette première édition d’Émergences sans vouloir toutefois s’avancer pour la suite.

Anaïs Mariotti

le 22.10.2018 à 19:53

Arrêt subit du cœur : le député de l’Isère Jean-Charles Colas-Roy veut créer un statut de « citoyen sauveteur »

FIL INFO – Aux côtés d’un de ses collègues parisiens, le député En marche de la deuxième circonscription de l’Isère Jean-Charles Colas-Roy dépose un projet de loi pour la création d’un statut de « citoyen sauveteur ». Objectif ? Lutter contre la « fatalité » des décès liés aux arrêts subits du cœur.

Le député En marche de la deuxième circonscription de l’Isère Jean-Charles Colas-Roy s’intéresse aux cœurs des Français… et à leurs arrêts subits et inopinés. Accompagné de son collègue Hugues Renson, député de la treizième circonscription de Paris, le parlementaire isérois dépose une proposition de loi pour créer un statut de « citoyen sauveteur ».

Jean-Charles Colas-Roy, député de la deuxième circonscription de l'Isère. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Jean-Charles Colas-Roy, député de la deuxième circonscription de l’Isère. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Auprès de nos confrères de LCI, Jean-Charles Colas-Roy rappelle que l’arrêt cardiaque subit représente entre 40 000 et 50 000 décès en France chaque année. « C’est considéré comme un fatalité, on en parle peu, alors que c’est dix fois plus que les morts par accidents de la route ! », déplore-t-il. Le député isérois connaît bien le sujet, pour avoir en 2006 prodigué les premiers secours sur son épouse, touchée par un arrêt cardiaque.

Dédouaner les sauveteurs en cas de préjudice non intentionnel

Le principe du statut de citoyen sauveteur, tel que l’envisage les deux députés ? Former des personnes aux « gestes qui sauvent », autrement dit au massage cardiaque face à une personne touchée par un arrêt subit du cœur. L’urgence vitale est en effet de mise : « Si aucun soin n’est pratiqué dans les minutes qui suivent l’arrêt cardiaque, les chances de survie sont quasi nulles », rappelle la Fédération française de cardiologie.

Le député Jean-Charles Colas-Roy demande la création d'un statut de « citoyen sauveteur » afin de lutter contre les décès liés aux arrêts subits du cœur.Un atelier de formation aux premiers secours durant la fête de quartier de l'Île Verte à Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

Un atelier de formation aux premiers secours durant la fête de quartier de l’Île Verte à Grenoble © Florent Mathieu – Place Gre’net

Mais le statut ne concerne pas que la formation et n’a pas uniquement une valeur symbolique, quand bien même le député de l’Isère insiste sur le terme « citoyen » au sein de son intitulé. Le citoyen sauveteur serait aussi dédouané de toute responsabilité en cas de « préjudice non intentionnel ». Un massage cardiaque peut, par exemple, occasionner des fractures des côtes. Un risque qui pèse peu quand il s’agit de faire repartir le cœur d’une personne en danger de mort.

Les deux parlementaires En marche insistent également sur une meilleure signalétique et un meilleur entretien des défibrillateurs, ainsi que sur le renforcement des sanctions en cas de dégradations de ce type de matériel. Depuis l’adoption d’une loi au mois de juin 2018, les défibrillateurs cardiaques sont obligatoires dans les établissements recevant du public, tels que les administrations, les salles de spectacle ou encore les centres commerciaux.

FM

le 22.10.2018 à 12:39

#NousToutes : dans la foulée de #MeToo, le mouvement féministe appelle à une marche à Grenoble

FIL INFO – Dans la foulée des hashtags #MeToo et #BalanceTonPorc, le mouvement féministe #NousToutes ambitionne de surfer sur la vague qui a fait descendre des milliers d’Espagnols dans la rue pour s’opposer aux violences faites aux femmes. A Grenoble, le mouvement s’organise. En vue : une grande marche nationale le 24 novembre prochain.

Capture d’écran #NousToutes

Le mouvement féministe #NousToutes s’organise en France. Dans la foulée des hashtags #MeToo et #BalanceTonPorc, plusieurs associations féministes comme le Planning familial ou Stop harcèlement de rue, des syndicats mais aussi des militants se sont regroupés en juillet dernier pour s’opposer aux violences, sexuelles et sexistes, faites aux femmes.

Depuis, le mouvement, surfant sur la vague qui en Espagne ou en Argentine, a fait descendre des milliers de femmes dans la rue, a essaimé. A Grenoble, à un mois, le 24 novembre prochain, de la grande marche nationale contre toutes les violences faites aux femmes, #NousToutes pose ses premiers jalons. Mercredi 24 octobre, une réunion d’information est ainsi organisée pour s’informer mais aussi s’engager ou soutenir le mouvement *.

Des mesures ambitieuses et plus de moyens pour éduquer, former et protéger

« Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécutions ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres », défend le mouvement dans un communiqué.

Le 24 novembre, la marche nationale vise à réclamer des mesures ambitieuses mais aussi des moyens financiers suffisants pour éduquer dès le plus jeune âge, mieux former les professionnels ou mieux accueillir les femmes victimes de violences. Une pétition mise en ligne a déjà rassemblé plus de 60 000 signatures.

PC

*Le 24 octobre à 18 h 30 dans les locaux de ICI Grenoble, 8 rue du Vieux Temple.