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le 16.09.2019 à 11:30

Le chercheur grenoblois Orphée Cugat, lauréat de la médaille de l’innovation 2019

Creative Mobilities Mou

FIL INFO – Orphée Cugat, chercheur grenoblois spécialisé dans les microsystèmes magnétiques, est l’un des quatre lauréats 2019 de la médaille de l’innovation, a annoncé

le CNRS le 12 septembre dernier. Cette distinction récompense depuis 2011 des personnalités dont les recherches ont conduit à des innovations marquantes, notamment sur le plan technologique.

Orphée Cugat, lauréat 2019 de la médaille de l'innovation. © CNRS

Orphée Cugat, lauréat 2019 de la médaille de l’innovation. © CNRS

« En réduisant l’échelle, certaines forces de répulsion magnétiques surpassent la gravité ou la tension de surface », s’enthousiasme Orphée Cugat, chercheur grenoblois au Laboratoire de génie électrique (G2Elab)*. Pour avoir su tirer parti de cette étonnante propriété des forces magnétiques, ce directeur de recherche du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), expert des milli- et microsystèmes magnétiques, est l’un des quatre lauréats 2019 de la médaille de l’innovation (cf. encadré).

Sa nomination par le CNRS, rendue publique le 12 septembre dernier, le récompense pour avoir inventé des systèmes magnétiques exploitant la miniaturisation, toujours croissante, des technologies. À son actif – excusez du peu – le dépôt de pas moins de douze brevets.

Orphée Cugat recevra sa distinction le 12 décembre prochain lors d’une cérémonie à Paris. Ce, aux côtés de trois autres « as de l’innovation »  français : Ane Aanesland, Vance Bergeron et Livio de Luca.

« La miniaturisation décuple les forces magnétiques »

Orphée Cugat ne perd jamais l’innovation de vue. À Grenoble, son groupe a d’abord développé des moteurs et générateurs miniaturés, puis des systèmes originaux en lévitation. Et désormais des applications pour les technologies médicales.

Médaille de l'innovation. © CNRS

Médaille de l’innovation. © CNRS

Son équipe est à l’origine de la start-up Enerbee qui développe une bouche d’aération connectée. Celle-ci est en effet capable de récupérer assez d’énergie lors de sa rotation pour alimenter des capteurs intégrés de qualité de l’air.

Dans le domaine de la santé, la start-up en incubation MagIA offre, quant à elle, des diagnostics en quinze minutes pour détecter simultanément les hépatites B et C, et le VIH ou virus du Sida. « Là aussi, la miniaturisation décuple les forces magnétiques qui capturent alors rapidement les marqueurs des pathologies ciblées », explique-t-il.

« J’ai la débrouille dans le sang »

Une chose est sûre, le scientifique, d’abord formé comme ingénieur généraliste aux Arts et Métiers, est comme un poisson dans l’eau dans son laboratoire. Il préfère ainsi explorer de nouvelles applications plutôt qu’endosser l’habit d’entrepreneur et lancer lui-même une start-up. Comment se définit-il ? « J’ai la débrouille dans le sang. J’expérimente, j’invente, mais je ne laboure pas trop longtemps dans le même sillon », assume-t-il.

Orphée Cugat, chercheur en génie électrique au laboratoire grenoblois G2Elab est l’un des lauréats 2019 de la médaille de l’innovation remise par le CNRS.

Orphée Cugat, chercheur en génie électrique. © Frédérique Plas – CNRS Photothèque

Sa fibre chercheuse ne date pas d’hier. « Lors de mon post-doctorat en Irlande, il nous arrivait de récupérer du matériel dans les bennes de l’université pour construire nos propres instruments », se souvient-il.

Un état d’esprit qu’il partage avec son collègue et ami Jérôme Delamare jusque dans leur passion commune pour le ski alpin. « On fait de la recherche hors-piste en commando », s’amuse Orphée Cugat. Qui ajoute, filant la métaphore : « Nous sommes sans cesse en quête d’un nouveau champ de poudreuse vierge. »

VM

* G2Elab : CNRS-Grenoble INP-UGA

La médaille de l’innovation, un podium de référence pour les chercheurs

Distinction créée en 2011 sous l’impulsion du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la médaille de l’innovation honore chaque année les scientifiques dont les recherches ont conduit à une innovation marquante. Ce sur le plan technologique, thérapeutique ou social. Son objectif ? Valoriser la recherche française issue de l’enseignement supérieur et de la recherche ou du monde industriel.

CNRS Grenoble - DR

CNRS Grenoble – DR

Trois scientifiques des laboratoires de la délégation CNRS Alpes ont déjà reçu la médaille de l’innovation : le physicien Jean-Pierre Nozières (Spintec – CNRS-CEA-UGA) en 2017, le chercheur en informatique médicale Philippe Cinquin (TIMC – CNRS-Grenoble INP-UGA) en 2013 et le physicien Alain Benoît (Institut Néel – CNRS) en 2012.

Ce podium s’additionne au palmarès de l’ensemble des Talents CNRS Alpes (médailles d’or, d’argent, de bronze et de cristal). Et témoigne « de l’excellence scientifique du sillon alpin », se réjouit le CNRS.

le 16.09.2019 à 06:32

FO accuse la Ville de Grenoble d’avoir expulsé une agente de son logement en représailles contre son mari… Chérif Boutafa

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FOCUS – Une agente de la Ville de Grenoble va devoir quitter son appartement de fonction, suite à une décision du juge des référés en date du 9 septembre dernier. La bataille judiciaire ne fait toutefois que commencer car l’employée municipale, qui estime avoir été rétrogradée, poursuit la collectivité. Le syndicat FO y voit une forme d’acharnement contre l’agente, dont le mari, Chérif Boutafa, s’avère être secrétaire général FO. Et candidat aux municipales en 2020.

agente expulsée : Le syndicat FO de la Ville de Grenoble et Chérif Boutafa, son secrétaire général (veste en jean) lundi 9 septembre 2019 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Le syndicat FO de la Ville de Grenoble et Chérif Boutafa, son secrétaire général (veste en jean) et candidat aux municipales en 2020, 9 septembre 2019. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Lundi 9 septembre, le juge des référés a prononcé l’expulsion d’une agente municipale de son logement de fonction, au motif que la Ville voulait le récupérer de manière urgente.

Le juge s’est montré sensible aux arguments de l’avocat de la Ville. À savoir que l’agente municipale n’exerce plus son métier de concierge et de cheffe d’équipe, fonctions justifiant l’occupation de ce logement de fonction.

En outre la Ville veut céder ce logement au Centre communal d’action sociale (CCAS) afin d’y installer des ménages en situation sociale précaire. « Jeter des personnes à la rue pour en reloger d’autres, il y a de quoi être perplexe », persifle le syndicat Force ouvrière, qui suit le dossier de près et y voit un acharnement contre l’agente. Pour lui, aucun doute : c’est son mari, Chérif Boutafa, secrétaire général à Force ouvrière, que la Ville veut ainsi déstabiliser.

[…]
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le 15.09.2019 à 15:59

Saison 2019-2020 tout en équilibre pour le centre chorégraphique national de Grenoble Le Pacifique

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REPORTAGE VIDÉO – Le Pacifique a lancé sa saison 2019 – 2020 avec Abscisse de Jordi Gali, donné place Saint-André ce samedi 14 septembre. Une performance dont le Centre de développement chorégraphique national a le secret, dans la ligne de son projet de  diffusion, d’éducation artistique et culturelle et de formation.

Une scène improvisée faite de des morceaux de bois, de trois échelles et de cordes © Joël Kermabon - Place Grenet

Une scène improvisée faite de morceaux de bois, de trois échelles et de cordes © Joël Kermabon – Place Gre’net

Au centre de la place Saint-André, un carré ceint de gros cordages marque les limites d’une scène improvisée. Disposés en son centre, des morceaux de bois, trois échelles et des cordes intriguent le quidam de passage. Progressivement, le silence se fait, tandis que beaucoup s’installent à même le sol, en se demandant à quoi ils vont assister.

Qui connaît le Centre de développement chorégraphique national (CDCN) Le Pacifique se souvient de son Grand rassemblement et sait que le spectacle à venir ne sera pas banal. Il ne sera pas déçu. Abscisse, tel est le nom de la création de Jordi Gali, choisie par Le Pacifique pour donner le coup d’envoi, ce samedi 14 septembre, de sa saison 2019-2020.

Une fiction architecturale jouant sur la tenségrité

Qu’est-ce qu’Abscisse ? « Trois interprètes déploient une structure provisoire dans une démarche de recherche sur la précision du geste et l’équilibre des forces en tension », décrit Le Pacifique. Plus précisément ? Une « fiction architecturale », jouant sur la tenségrité. Entendez par là la faculté d’une structure à se stabiliser par le jeu des tensions et compressions qui s’y répartissent, s’y équilibrent.

En l’occurrence, de quoi justifier le nom de la compagnie de Jordi Gali : Arrangement provisoire. Retour en images sur cette performance toute en équilibre qui n’a pas fait… d’économie d’échelles.

 

Performance en vitrine, expositions, dessins, éditions, ateliers parents-enfants…

« Cette  journée reflète ce que nous avons l’habitude de faire. Des spectacles en extérieur accessibles à tous », commente Marie Roche, la directrice du Pacifique. À l’orée de sa nouvelle saison, le centre chorégraphique n’a pas fait les choses à moitié. Après le spectacle place Saint-André, d’autres rendez-vous ont ainsi ponctué le début de la soirée de ce dernier samedi.

Marie Roche, directrice du Pacifique. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Marie Roche, directrice du Pacifique. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Performance en vitrine, expositions, dessins, éditions, ateliers parents-enfants et interactifs… Une entrée en matière parfaitement dans la ligne de son projet de diffusion, d’éducation artistique et culturelle et de formation. Ainsi le centre de développement chorégraphique national tenait-il à donner à tous la possibilité « de rentrer dans la danse par différents médiums et pour tous âges confondus ».

Le tout amarré à la librairie Les Modernes, avec des « expositions à danser » visibles jusqu’au 28 septembre. Quant à Jordi Gali, d’autres occasions d’apprécier ses chorégraphies vont se présenter. « Vous ne reverrez pas ce spectacle mais vous aurez l’occasion de découvrir son travail début avril et au mois de juin », assure Marie Roche.

Joël Kermabon

le 15.09.2019 à 10:31

Les photomontages absurdes et lucides de Marinus sur l’entre-deux-guerres à découvrir au Musée de la Résistance

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FOCUS – Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère expose jusqu’au 21 octobre les photomontages de Marinus, artiste satiriste qui officia pour le journal Marianne de 1932 à 1940. Une exposition où le regard de l’artiste croque la comédie du pouvoir, dans une Europe de plus en plus menacée par la montée des fascismes, jusqu’à atteindre le point de non-retour.

Une partie de cartes endiablée entre le chancelier de l’Allemagne Adolf Hitler, le président du conseil français Édouard Daladier, le Premier ministre britannique Ramsay MacDonald et le chef de l’État fasciste italien Benito Mussoli ? L’image ne provient pas du cerveau fiévreux d’un historien malade, mais de l’imagination de Marinus qui représente la scène dans un photomontage en date du 29 mars 1933.

Le Musée de la Résistance de Grenoble expose les photomontages de Marinus, satiriste qui croqua l'actualité politique de l'Europe de l'entre-deux-guerres.Justine Decool, coordinatrice de l'exposition, présente la partie de cartes entre Hitler, Daladier, Mussolini et MacDonald. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Justine Decool, coordinatrice de l’exposition, présente la partie de cartes entre Hitler, Daladier, Mussolini et MacDonald. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Marinus ? Injustement méconnu, l’artiste d’origine danoise officia à Paris auprès du journal Marianne* de 1932 à 1940, soit de sa création au moment de l’entrée des Allemands dans la capitale. Spécialiste du photomontage, Marinus croquera chaque semaine dans l’hebdomadaire l’actualité géopolitique européenne. Une œuvre édifiante, à laquelle le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère consacre une exposition jusqu’au 21 octobre 2019.

La comédie du pouvoir de l’entre-deux-guerres

Après avoir évoqué les goulags et la dictature stalinienne en URSS, le Musée se penche ainsi sur l’entre-deux guerre, période qu’il n’avait encore jamais abordé dans le cadre d’une exposition complète. Le choix de mettre en valeur Marinus est au demeurant remarquable : outre la qualité des réalisations de l’artiste, c’est la deuxième fois seulement qu’un musée français consacre ses murs au travail du satiriste danois et à son regard éloquent sur l’actualité.

Quand Marinus représente Hitler coiffant le globe terrestre d'un casque à pointe. © Collection Gunner Byskov

Quand Marinus représente Hitler coiffant le globe terrestre d’un casque à pointe. © Collection Gunner Byskov

« On s’inscrit vraiment dans une démarche politique : en entrant par le côté artistique, on va décrypter une situation historique et géopolitique », note la directrice du Musée Alice Buffet. De fait, l’exposition a été pensée en « triptyque » : la présentation des Marianne originaux, des agrandissements et une notice explicative afin de contextualiser et mieux comprendre ainsi les œuvres présentées.

Si certains montages de Marinus semblent en effet limpides dans leur propos, tel un Adolf Hitler coiffant le globe terrestre d’un casque à pointe, d’autres renvoient à des actualités politiques depuis longtemps oubliées. Tensions diplomatiques, accords de circonstances, bluffs et menaces : l’artiste représente la comédie du pouvoir au quotidien, souvent à travers la métaphore du jeu ou via des mises en scène résolument burlesques.

Rire jaune et humour noir

L’humour est, comme dans toute satire qui se respecte, l’une des bases premières du travail de Marinus dans Marianne. Difficile de ne pas sourire lorsque le monteur représente Hitler en général romain, entouré de Göring et Goebels en galériens, dans un détournement d’une scène du Ben-Hur de 1925. Un montage comique, absurde… et inquiétant : l’image représente en effet l’avancée de la machine de guerre allemande en 1939.

Le Musée de la Résistance de Grenoble expose les photomontages de Marinus, satiriste qui croqua l'actualité politique de l'Europe de l'entre-deux-guerres.Hitler, Göring et Goebbels dans Ben-Hur. L'image est absurde, mais représente l'avancée des troupes allemandes sur le sol européen. © Collection Gunner Byskov

Hitler, Göring et Goebbels dans Ben-Hur. L’image est absurde, mais représente l’avancée des troupes allemandes sur le sol européen. © Collection Gunner Byskov

Le rire est aussi jaune que l’humour est noir, surtout lorsque la réalité dépasse la satire. Alors que l’octogénaire Pétain et le septuagénaire Weygand sont tous deux rappelés aux affaires afin de contrer des forces allemandes qui n’ont fait qu’une bouchée de la ligne Maginot, Marinus s’interroge : pourquoi dans ce cas ne pas envoyer aussi les soldats de Verdun, menés par la déesse ailée de la Victoire ?

Mais dans les derniers photomontages, le rire n’est même plus présent. Marinus dépeint les horreurs de la guerre. « L’Allemand a passé », écrit-il en représentant des cadavres de vieillards, de femmes et d’enfants, baignant dans leur sang au pied d’une croix. Un montage jugé trop pessimiste pour être publié dans Marianne, et qui semble préfigurer les massacres méthodiques dans les pays de l’est de l’Europe, ou encore celui d’Oradour-sur-Glane.

Une porte d’entrée sur une période complexe

À travers la trentaine d’œuvres exposées, le Musée de la Résistance offre à découvrir un artiste lucide, qui dépeint sans faillir les affres d’une Europe tiraillée entre fascisme et démocratie. Et dont la vision s’étend au-delà de la seule actualité, pour livrer une projection souvent visionnaire des événements à venir. Ce jusqu’à la défaite d’Hitler lui-même, étendu parmi les crânes ses propres soldats pour recevoir la visite de la sa « dernière alliée », la Mort en personne.

Le Musée propose les exemplaires originaux de Marianne, plus des agrandissements et des notices de contextualisation. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Le Musée propose les exemplaires originaux de Marianne, plus des agrandissements et des notices de contextualisation. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Grâce à l’humour et la satire, l’exposition semble la porte d’entrée idéale pour aborder une période complexe. Et rappelle que la Seconde guerre mondiale ne fut pas une subite déflagration, mais le résultat d’un long processus qu’aucun arrangement de façade ne fut en mesure d’endiguer. Une manière peut-être de ne pas oublier que, contrairement aux catastrophes naturelles, les catastrophes politiques sont souvent prévisibles… et quelquefois évitables.

Florent Mathieu

* Créé en 1928 par Gaston Gallimard. À ne pas confondre évidemment avec l’hebdomadaire fondé en 1997 par Jean-François Kahn.

le 14.09.2019 à 15:47

Nouvelle saison de La Basse cour à Grenoble : de l’éclectisme et un changement d’organisation

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FOCUS – La neuvième saison de la Basse Cour, café-théâtre associatif grenoblois dédié à l’humour, démarre. Si le lieu doit composer avec une équipe relativement instable, il compte cette année encore séduire le public avec une programmation toujours plus humoristique. 

« Faire table rase », voilà comment l’organisation de la Basse Cour envisage cette nouvelle édition, après une année difficile. « À cause d’un souci au niveau des salariés, le comité d’administration a dû gérer des situations compliquées. Ils ont eu du mal à s’organiser avec leur vie professionnelle puisque ce sont des bénévoles. Et ont donc démissionné », explique Mae Jager, chargée de l’administration et de la communication du lieu.

« C’est en effet le revers d’une organisation dans une association. C’est compliqué avec une structure qui fonctionne en collégiale. Tout le monde doit vite se mettre d’accord, notamment dans des situations d’urgence ! Aujourd’hui, on va recommencer avec d’autres personnes. »

Alexandra Pizzagali, au programme de la saison @ Marylene Eytier

C’est ainsi haut les cœurs que le café-théâtre présente sa neuvième année aussi palpitante que riche en propositions. Le coup d’envoi a été donné début septembre avec l’artiste Yann Stotz. « Il joue jusqu’au 14 septembre un spectacle proposé chaque soir à 20 h 30. C’est un artiste qui tourne bien à Paris, travaille avec Cécile Giroud et Patrick Sébastien. »

Des vedettes, les amateurs d’humour en retrouveront encore plus tard, avec l’impertinent Aymeric Lompret. Le comédien, notamment découvert dans l’émission de Laurent Ruquier On ne demande qu’à en rire, se produira du 10 au 12 octobre, avec un tout nouveau spectacle intitulé « Tant pis ».

« Rendre nos propositions accessibles »

Aurélien Cavagna, programmé dans le cadre de la saison.

Parmi les ambitions de la Basse Cour figure aussi celle d’aider certains à tenter leur chance. C’est donc l’occasion pour Aurélien Cavagna, du duo Camil et Aurel de se produire en solitaire. Du 26 au 28 septembre, il proposera un spectacle sans son compère, avant de revenir avec lui pour le réveillon. « Tous les deux sont très doués. Ils ont une connivence sur scène qui fonctionne bien. »

Toujours dans l’optique d’être « une salle tremplin », chaque mercredi du mois, l’humoriste Mickaël Bièche, invitera des stand-upper (humoristes seuls, sans décor et sans accessoire) à venir sur scène. « Cela peut être des musiciens, des clowns, des humoristes. C’est l’occasion pour ceux qui n’ont pas l’habitude. »

Et puisque l’envie de l’organisation est « de promouvoir la scène local, ce qui permet d’avoir un brassage du public, de rendre nos propositions accessibles et populaires », plusieurs artistes représenteront la région. À l’image de la Compagnie Les éloquents, qui propose de la musique et du théâtre.

Le lieu s’intéresse également aux artistes des régions alentours. Comme Julien Ville (Auvergne-Rhône-Alpes), un jeune talent qui sur scène entame une drôle de thérapie… « Le public aura la possibilité de voter pour sélectionner s’il décide de le revoir. La décision sera rendue en juillet prochain. »

« Mêler différentes pratiques artistiques »

Il faut savoir qu’à la Basse cour, le public est un acteur majeur. On ne peut d’ailleurs passer à côté des célèbres spectacles de catch d’improvisation, organisés tous les dimanches. « Ces championnats mettent en duel deux équipes qui s’affrontent avec des arbitres. À la fin, c’est au public de choisir son groupe préféré. » 

À noter d’ailleurs, en plus des ateliers d’improvisation classiques, des formats originaux. « Chaque deuxième mercredi, “Le format pop”, des spectacles d’improvisation sous la forme d’une comédie musicale sont au programme. » Le café-théâtre proposera aussi toute l’année des ateliers musiques et des nouveaux, dédiés au chant.

« C’est important pour nous de mêler différentes pratiques artistiques. On aime mettre en avant les comédiens qui parviennent à les allier, c’est intéressant ». En témoigne la proposition de Kosh, « beatboxer, qui s’est découvert des talents d’humoriste et lance son spectacle. Il propose des voyages et des anecdotes nourris de bruitage et de musique ». Que du bonheur !

Alice Colmart