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le 20.07.2019 à 20:41

Face aux abandons estivaux, la SPA du Dauphiné ouvre ses portes aux jeunes Grenoblois

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REPORTAGE – Triste saison pour les animaux domestiques. De nouveau, la France se retrouve en haut du podium des abandons. Conséquence ? La Société protectrice des animaux (SPA) du Dauphiné et la fourrière du Versoud affichent déjà complet. Pour sensibiliser petits et grands au sort des animaux abandonnés, le refuge accueille tout l’été des jeunes de l’agglomération. Retour sur une après-midi avec les collégiens de la MJC de la Bajatière.

Nicolas et Danièle, bénévoles à la SPA du Dauphiné © Nina Soudre - Placegrenet.fr

Nicolas et Danièle, bénévoles à la SPA du Dauphiné. © Nina Soudre – Placegrenet.fr

Tout l’été, Nicolas et Danièle, bénévoles à la SPA du Dauphiné, invitent des jeunes de la région grenobloise à partager leur engagement envers les animaux.

Au programme : visite de la chatterie et du chenil, sorties avec les chiens et discussions sur la SPA et les animaux abandonnés.

Après les jeunes du centre de loisir de Montmélian, ce sont ceux de la MJC de la Bajatière qui sont venus visiter la SPA du Dauphiné le mardi 9 juillet. Treize jeunes collégiens ont ainsi fait la route jusqu’à Saint-Martin-d’Uriage pour passer quelques heures au refuge durant d’après-midi.

Sensibiliser les jeunes et sortir les chiens

« Le projet part de certains jeunes (…) Ensuite, ils votent les activités de l’été », explique l’animatrice qui accompagne les adolescents. Pourquoi avoir choisi la SPA ? « Pour voir à quel point les gens (ils) sont bêtes d’abandonner leurs animaux », répond une des ados à l’origine du projet.

SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre 3
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre 4
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre 5
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre 6
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre 12
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre 100
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre A
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre C
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre D
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre G
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre X
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre ZE
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre0
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre2
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SPA Dauphine Credit Photo Nina SoudreQ
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SPA Dauphine Credit Photo Nina SoudreR
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SPA Dauphine Credit Photo Nina Soudre 2
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SPA Dauphine Credit Photo Nina SoudreZ
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La visite commence par la chatterie, mais impossible d’entrer en raison d’une épidémie de coryza. Les collégiens, divisés en deux groupes, collent tour à tour leur tête contre la vitre pour observer les minous délaissés.

SPA du Dauphiné © Nina Soudre - Placegrenet.fr

Chenil de la SPA du Dauphiné © Nina Soudre – Placegrenet.fr

Pendant ce temps, Nicolas leur explique d’où viennent les animaux du refuge et comment ils peuvent en repartir.

Les adolescents parcourent ensuite les allées de box du chenil. Un moment parfois difficile car « ici, [les animaux] sont comme en prison », explique Danièle.

Entre ceux qui s’égosillent en aboyant et ceux qui dansent pour se faire remarquer, les chiens ne manquent pas d’imagination pour attirer l’attention des visiteurs. Et ça marche auprès des ados qui ont eu, tantôt peur, tantôt de la peine et de l’empathie. Chacun a d’ailleurs trouvé le toutou qui l’a fait craquer.

Pas de bras, pas de SPA !

SPA du Dauphiné © Nina Soudre - Placegrenet.fr

SPA du Dauphiné © Nina Soudre – Placegrenet.fr

« Vous savez ce que ça veut dire SPA ? (…) Vous savez ce que c’est un bénévole ? » À tour de rôle, Nicolas et Danièle expliquent aux ados le fonctionnement du refuge.

Un moyen, pour eux, de faire comprendre le rôle indispensable que jouent les bénévoles dans un tel organisme. Ici, outre six salariés dont deux contrats aidés, une cinquantaine de bonnes âmes très investies rendent ainsi possibles les sorties quotidiennes et les visites chez le vétérinaire.

Les adhérents peuvent également se proposer comme « famille d’accueil » et offrir l’hospitalité aux animaux fragiles. « Parfois, on a des chiens avec des cancers en phase terminale. On essaie de leur trouver des hébergements d’urgence… », décrit Nicolas.

En théorie, les bénévoles doivent venir une fois par mois. Mais l’arrivée incessante de nouveaux résidents en oblige plus d’un à se rendre au chenil plusieurs fois par semaine. « Un choix de vie » pour Nicolas qui a découvert le refuge en adoptant son premier chien, il y a trois ans.

Au fil des mois, il s’est investi dans l’association jusqu’à devenir membre du conseil d’administration en charge des espaces verts, des sorties associatives, de la communication et des visites dans les Ehpad. « J’avais envie d’avoir un cycle logique des choses (…) Ça me plaît bien. Moi, je mange chien, je dors chien, je vis chien ! (…) Ici, on s’attache très vite, c’est comme si j’avais quarante-cinq chiens. »

Pour la plupart des jeunes, cette première visite lève le voile sur le sort des animaux abandonnés, même si, en ce jour de résultats du brevet, certains ont la tête ailleurs…

Une structure associative indépendante du réseau SPA

Bien qu’elle s’appelle SPA du Dauphiné, l’association de Saint-Martin-d’Uriage ne fait pas partie du réseau SPA de France. Conséquence ? Son fonctionnement dépend beaucoup des adhésions, des dons et des legs.

SPA du Dauphiné © Nina Soudre - Placegrenet.fr

SPA du Dauphiné © Nina Soudre – Placegrenet.fr

Pour (sur)vivre, le refuge organise également des événements comme la journée du chien à Uriage ou des collectes dans les supermarchés. Un rendez-vous a d’ailleurs lieu ces 20 et 21 juillet au refuge. Le thème ? « Shopping party » ! L’occasion d’acheter de nouveaux jouets à vos animaux et de contribuer à faire vivre le refuge.

Tous les mois, la SPA a besoin de 30 000 euros pour prendre soin de la petite centaine d’animaux présents. Environ 45 chiens et plus encore de chats qui ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche, mais pour les plus gros mangeurs de 500 grammes de croquettes par jour. Bilan ? Une consommation quotidienne qui avoisine les 30 kilos.

SPA du Dauphiné © Nina Soudre - Placegrenet.fr

SPA du Dauphiné. © Nina Soudre – Placegrenet.fr

À cela, s’ajoutent les consultations vétérinaires, l’accueil des visiteurs, les démarches administratives, le suivi des adoptions, les balades, la communication…

« Chaque mois, la SPA est déficitaire (…) De l’aide publique, il n’y en a pas tant que ça », déplore Nicolas.

Nina Soudre

Des chiens en visite dans les Ehpad

© SPA du Dauphiné

© SPA du Dauphiné

Depuis le 1er mars, bénévoles et chiens abandonnés de la SPA s’invitent dans les Ehpad pour égayer les après-midis des personnes âgées… et des canidés. Des sorties qui ont lieu une semaine sur deux à la Tronche chez les Petites sœurs des pauvres et une fois par mois à Sassenage.

À chaque visite, les chiens passent de chambre en chambre et, à force de rencontres, tissent des liens avec les personnes âgées.

« Je suis heureuse lorsque la SPA revient. Cela me rappelle le chat de mon ancien lieu de travail qui venait toujours dans la cour de récréation », confie Mme D, pensionnaire à La Tronche.

© SPA du Dauphiné

© SPA du Dauphiné

Animatrice à l’Ehpad Ma Maison des petites sœurs des pauvres, Marion se réjouit de cette initiative : « La démarche de la SPA du Dauphiné est une porte ouverte pour Ma Maison. En effet, les chiens apportent aux résidents une présence vraie et spontanée. Il n’y a pas vraiment de mots pour expliquer mais des moments à vivre : des sourires, des regards, des caresses (…) »

Pour le moment, quatre bénévoles sont en charge des visites dans les Ehpad. Mais le système, victime de son succès, aurait besoin d’être déployé. La SPA envisage ainsi le recrutement d’un service civique, dédié à ces sorties, pour la rentrée.

La SPA du Dauphiné

En 2018, plus de 700 animaux ont été adoptés à la SPA du Dauphiné. « Ça sauve deux vies », explique Danièle, professeure d’Arts plastiques dans un collège isérois : « celle de l’animal parti et celle de celui qui arrive de la fourrière ».

SPA du Dauphiné © Nina Soudre - Placegrenet.fr

SPA du Dauphiné. © Nina Soudre – Placegrenet.fr

Une SPA moderne et numérique

SPA du Dauphiné © Nina Soudre - Placegrenet.fr

SPA du Dauphiné © Nina Soudre – Placegrenet.fr

La SPA c’est aussi une communauté de 28 000 utilisateurs Facebook qui relaient chaque jour les annonces d’adoption. Pour Nicolas, qui s’occupe du compte Instagram, « la communication est très importante ».

Il arrive souvent que les futurs adoptants repèrent un animal sur les réseaux sociaux et viennent avec leur idée en tête. Une situation à double tranchant puisqu’elle est une aubaine pour le chien adopté mais douloureuse pour les autres qui, parfois, ne sont même pas regardés.

L’importance du suivi des adoptions

À la SPA du Dauphiné, la priorité est toujours donnée au bien-être de l’animal. Fini les adoptions en un claquement de doigt ! Les bénévoles mettent en place un questionnaire et un suivi des animaux adoptés afin de vérifier qu’ils demeurent entre de bonnes mains.

SPA du Dauphiné © Nina Soudre - Placegrenet.fr

SPA du Dauphiné © Nina Soudre – Placegrenet.fr

Pour ceux qui souhaiteraient finalement se rétracter car ils n’avaient pas mesurer l’ampleur de la responsabilité qu’induit un animal, il est possible de le ramener au refuge. « Ça nous serre toujours le cœur de les voir revenir », raconte Danièle. « Ils le vivent comme un deuxième abandon. C’est un traumatisme, ils ne comprennent pas. »

« Les gens viennent abandonner leurs animaux à la SPA », raconte Nicolas. En effet, il est possible de se séparer de sa boule de poil en s’assurant qu’elle sera prise en charge. En échange, le refuge ne demande que 150 euros qui serviront à pucer, soigner et vacciner l’animal. Championne d’Europe des abandons d’animaux.

le 20.07.2019 à 20:25

De moins en moins de panneaux publicitaires à Grenoble… et le retour des colonnes Morris

93 € par an pour louer un vélo : et si c

DÉCRYPTAGE – L’équipe municipale de Grenoble conduite par le maire écologiste Eric Piolle avait bouté le mobilier JCDecaux hors de l’espace public. La Métropole s’apprête aujourd’hui à poursuivre le travail en s’attaquant aux panneaux publicitaires sur les espaces privés. Avec l’adoption du futur Règlement local de publicité intercommunal, l’affichage publicitaire commercial sera d’ici un an proscrit sur 80 % du territoire grenoblois, dixit la Ville. Demeurent toutefois de nombreuses zones floues où le règlement sera à la libre appréciation des protagonistes…

En 2020, un nouveau coup de boutoir sera porté contre les panneaux publicitaires qui demeurent encore sur le territoire de la commune de Grenoble.Le maire de Grenoble vient d'officialiser le démantèlement des mobiliers urbains pour l'information JCDecaux. Un grand coup porté à la publicité urbaine. © Joel Kermabon - placegrenet.fr

Photo d’archives, ce panneau d’affichage n’est plus présent depuis 2015 à Grenoble. © Joël Kermabon – placegrenet.fr

L’espace de l’affichage publicitaire commerciale fond comme neige au soleil à Grenoble. Au nom de la liberté de réception et contre la société consumériste, la Ville a retiré, en 2015, tout le mobilier JCDecaux de son espace public. Et s’est lancée dans l’élaboration de son propre mobilier d’affichage réservé à de l’information, dont le déploiement va s’intensifier dans les mois à venir.

Depuis mai dernier, la Ville de Grenoble boit du petit lait car la Métropole de Grenoble a voté un projet Règlement local de publicité intercommunal (RLPi), qui prolonge son action et poursuit la même trajectoire qu’elle, consistant à réduire les messages publicitaires à caractère commercial.

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le 20.07.2019 à 07:30

Cent ans du maillot jaune : une plaque en l’honneur d’Eugène Christophe dévoilée à Grenoble

48 € par an pour louer un vélo : et si c

EN BREF – Le 19 juillet 1919, le serrurier Eugène Christophe revêtait le premier maillot jaune de l’Histoire du Tour de France à Grenoble. Cent ans plus tard jour pour jour, une plaque en hommage au “Vieux Gaulois” a été dévoilée par l’association “Les Géants du Tour” et le maire Éric Piolle au 4 rue Béranger. C’est à cet endroit que le coureur avait reçu la tunique des mains d’Henri Desgrange, le directeur de la Grande Boucle.

Le 19 juillet 1919, Eugène Christophe portait le premier maillot jaune de l’Histoire du Tour de France à Grenoble. Cent ans après, une plaque a été dévoiléeDes amoureux de la petite reine ont assisté au dévoilement de la plaque en l'honneur d'Eugène Christophe. © Laurent Genin

Des amoureux de la petite reine ont assisté au dévoilement de la plaque en l’honneur d’Eugène Christophe. © Laurent Genin

Grenoble figurera à jamais dans les annales du Tour de France. Le 19 juillet 1919, Eugène Christophe, leader du classement général, a porté le premier maillot jaune de l’Histoire dans la capitale des Alpes au départ d’une étape qui menait les coureurs à Genève. Christophe avait reçu dans la nuit un paquet de six maillots des mains d’Henri Desgrange, le directeur de la Grande Boucle, au Café de l’Ascenseur, aujourd’hui disparu, au 4 rue Béranger à Grenoble.

L’histoire retient que la couleur a été choisie par rapport aux pages jaunes du journal L’Auto, l’ancêtre de L’Équipe, dont le patron se nomme… Desgrange.

« La naissance du maillot jaune est aussi liée à l’arrêt d’Henri Pélissier et à Alphonse Baugé », ajoute Claude Maignan, président de l’association “Les Géants du Tour”.

Un coureur poursuivi par la malchance

En 1919, les coureurs portent des maillots semblables. Lors de la quatrième étape, Les Sables-d’Olonne – Brest, longue de 428 km, Henri Pélissier abandonne. Le deuxième de la Grande Boucle 1914 et vainqueur de Paris-Roubaix et Bordeaux-Paris en 1919 était connu, on le distinguait dans le peloton, ce qui n’est pas le cas du nouveau leader Eugène Christophe.

La plaque commémorative est située au 4 rue Béranger. © Laurent Genin

La plaque commémorative est située au 4 rue Béranger. © Laurent Genin

Lors de l’étape suivante, Alphonse Baugé, collaborateur de l’organisation du Tour, suggère alors à Henri Desgrange de faire porter un maillot jaune au premier du classement général. Une idée qui séduit le patron du Tour.

Le confectionner prend toutefois plus de temps que prévu. Ce sera donc à Grenoble qu’il sera porté en premier et non à Marseille, comme prévu.

Eugène Christophe n’arrivera pas à le ramener à Paris. Il termina troisième après avoir cassé sa fourche, qu’en bon serrurier il répara malgré tout. Une mésaventure qu’il avait déjà vécue dans la descente du Tourmalet en 1913 et qu’il revivra encore lors de la Grande Boucle 1922.

« Eugène Christophe perd le Tour 1919 à l’avant-dernière étape Metz-Dunkerque qui fait 468 km, précise Claude Maignan. Le Belge Firmin Lambot gagne en 21 heures. Desgrange dit qu’Eugène Christophe a mis 23 h 53. Quand vous voyez ce qu’ils ont fait, ils resteront toujours des guerriers, des géants. Un géant c’est le coureur qui prend le départ du Tour de France et qui le termine. Aujourd’hui, il y en a 3 443 qui l’ont fait. Respect pour tous ces coureurs. »

Cent ans jour pour jour après Christophe, un autre Français en jaune

Vendredi 19 juillet 2019, cent ans jour pour jour après ce premier maillot jaune de l’Histoire, une plaque commémorative en hommage au “Vieux Gaulois” a été dévoilée par “Les Géants du Tour”, à l’origine de l’initiative, et Éric Piolle, maire de Grenoble, en présence de l’arrière-arrière-petit-fils d’Henri Pélissier.

Eric Piolle, maire de Grenoble et Claude Maignan, président de l'association "Les Géants du Tour". © Laurent Genin

Eric Piolle, maire de Grenoble, et Claude Maignan, président de l’association « Les Géants du Tour ». © Laurent Genin

« C’est vraiment important pour nous d’être là pour honorer la mémoire d’Eugène Christophe, a souligné Claude Maignan. On pourrait dire aujourd’hui que c’est le Poulidor. Il n’a jamais eu de chance. Mais ça c’est Eugène Christophe, c’est le Tour de France. »

Plaque en hommage à Eugène Christophe, premier porteur de l'histoire du maillot jaune, dévoilée à Grenoble le 19 juillet 2019. © Laurent Genin

Plaque en hommage à Eugène Christophe, premier porteur de l’histoire du maillot jaune, dévoilée à Grenoble le 19 juillet 2019. © Laurent Genin

Cent ans après Eugène Christophe, on retiendra qu’un autre Français, Julian Alaphilippe, est en jaune sur la Grande Boucle. Un joli clin d’œil à l’occasion de l’anniversaire de cette tunique la plus convoitée du peloton.

Laurent Genin

le 19.07.2019 à 22:25

Réaménagement du Petit Train de La Mure : les travaux devraient être bouclés dans les temps en juillet 2020

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FIL INFO – La Ville de la Mure a invité Jean-Pierre Barbier, président du Département, le 13 juillet dernier, pour lui présenter l’avancée des travaux de réaménagement de la ligne ferroviaire du célèbre Petit Train. Commencés en 2018, ces derniers devraient s’achever comme prévu durant l’été 2020.

La Mure, 13 juillet 2019, présentation des travaux du Petit Train. © Isère le Département

La ligne touristique du Petit Train de La Mure, fermée depuis 2010, sera à nouveau fonctionnelle en juillet 2020.

C’est en tout cas ce qu’a pu constater Jean-Pierre Barbier, président du Département, lorsqu’il s’est rendu à la Mure pour constater l’avancée des travaux, samedi 13 juillet. Des travaux débutés en 2018 suite à un projet de réaménagement de la ligne lancé par la ville de La Mure en 2017.

L’occasion de fournir quelques chiffres révélateurs de l’avancée du chantier : réalisation de 15 km de voie ferrée et de 620 m² de terrassement, nettoyage de 4 000 m² d’ouvrages d’art, réparation de 170 mètres de garde-corps, ou bien encore de 1 000 mètres de réseaux en tranchées pour le restaurant.

Un itinéraire de la nouvelle gare de la Mure jusqu’à Saint-Eynard

« C’est une fierté pour le Département de relancer ce train emblématique de notre territoire », a déclaré avec enthousiasme Jean-Pierre Barbier à cette occasion. « Les Isérois y sont attachés et il attirera de nombreux voyageurs désireux d’en connaître l’histoire et de découvrir ces paysages magnifiques. »

Le Petit Train pourra compter sur une nouvelle gare, ainsi qu’un restaurant et un atelier de maintenance. Le tout avec un nouvel itinéraire : départ de la nouvelle gare de la Mure, halte au Musée de la  Mine Image, puis terminus au débarcadère du Saint-Eynard, avec son belvédère.

Le Petit train de La Mure. © Alain Gavillet

Le Petit train de La Mure. © Alain Gavillet

« Ce projet illustre bien notre volonté, non seulement d’entretenir le patrimoine isérois, mais aussi de développer et de le faire rayonner pour faire grandir notre attractivité, a d’ailleurs souligné Jean-Pierre Barbier. Nous nous étions engagés à remettre en service le petit train. Nous avons tenu notre promesse. »

Un projet collectif porté par les collectivités

Ce projet, dont le budget s’élève à 26 millions d’euros, est porté à la fois par le Département et son délégataire de service Edeis, la Communauté de Communes de La Matheysine, la Région et l’État.

La Mure, 13 juillet 2019, présentation des travaux du Petit Train.  © Isère le Département

« Je suis heureux de constater l’avancée de ce projet que nous avons voulu initier avec Frédérique Puissat afin de rendre aux Matheysins ce train qui leur est si cher. C’est notre devoir en tant qu’élus de porter la voix de ceux que nous représentons ; le Train de la Mure est une belle incarnation de ce rôle », a de son côté commenté Fabien Mulyk, conseiller départemental du canton de Matheysine-Trièves.

PDe

le 19.07.2019 à 17:07

Lutte contre la fraude : la Caf de l’Isère va miser plus sur la prévention que sur la sanction

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FOCUS – En cette fin d’année scolaire, l’heure est au bilan pour la Caf de l’Isère. Du fait de la baisse de ses moyens et de l’intégration du droit à l’erreur administrative dans la loi, le prestataire social a dû revoir sa politique de contrôle des fraudes. Et développer d’importants dispositifs de prévention. L’objectif ? « Un bon calcul des droits des allocataires », précise la directrice financière, afin d’éviter des fraudes indésirées.

Caisse d'Allocations Familliales à Grenoble © Elodie Rummelhard - placegrenet.fr

Caisse d’allocations familiales à Grenoble. © Elodie Rummelhard – placegrenet.fr

Adoptée il y a moins d’un an, la loi Essoc* a chamboulé la lutte contre la fraude : à la Caf, le cap est désormais tourné vers la prévention plutôt que la sanction.

En effet, l’introduction d’un « droit à l’erreur de bonne foi » a poussé le prestataire à sensibiliser et prévenir ses allocataires de la nécessité de mettre à jour leur dossier afin d’éviter de devoir rembourser des dettes involontaires.

Comme beaucoup de services publics, la Caf doit en outre « faire plus avec moins ». Une tendance qui ne risque pas de s’inverser puisque la nouvelle convention d’objectifs et de gestion signée avec l’État prévoit de nouvelles réductions de ses dépenses de fonctionnement.

Pour palier ce manque à gagner, l’organisme mise sur l’autonomisation de ses allocataires par le biais des outils numériques. Un pari risqué, mais en phase avec son temps, qui commence à peine à porter ses fruits.

« La Caf contrôle »

« La Caf contrôle » affirment au diapason son directeur et sa directrice comptable et financière. Et elle contrôle beaucoup puisqu’en Isère, plus d’un dossier d’allocataire sur deux est vérifié chaque année. Soit au total, 540 000 contrôles effectués en 2018. Un nombre important rapporté aux 242 148 allocataires du département.

Nicolas El Sawy, responsable du secteur Fraudes, Pascale Francezon, directrice comptable et financière et Claude Chevalier, directeur de la Caf de l'Isère © Nina Soudre - Placegrenet.fr

Nicolas El Sawy, responsable du secteur Fraudes, Pascale Francezon, directrice comptable et financière et Claude Chevalier, directeur de la Caf de l’Isère. © Nina Soudre – Placegrenet.fr

Bilan ? Plus de 20 millions d’euros régularisés l’année dernière. Parmi lesquels près de 80 % sont des indus** et le reste des rappels. Autrement dit, 4 millions d’euros ont été reversés aux allocataires qui ne percevaient pas assez selon leur situation.

Mais « tous ces contrôles ne se substituent pas à l’allocataire, qui doit rester acteur de son dossier », explique Pascale Francezon. Et c’est là tout l’enjeu de la communication auprès du public. « Ce n’est pas parce qu’on contrôle qu’il ne faut pas déclarer les changements de situation », précise-t-elle.

Des dettes liées à de l’incompréhension plus qu’à de la malhonnêteté

« Très souvent, l’allocataire ne comprend pas. On a un langage très administratif (…) Il faut vraiment qu’on soit compréhensible pour tout le monde », soutient la directrice financière. Conséquence de cette incompréhension ? 80 % des cas de « fraude » proviennent d’erreurs involontaires liées à la complexité du dispositif.

Or, « ce qui nous intéresse c’est l’intention », explique M. El Sawy, responsable des fraudes. Notamment depuis l’adoption de la loi pour un État au service d’une société de confiance* en août 2018. Pour Francezon « [avec cette loi] on a une responsabilité supplémentaire dans le fait que l’allocataire comprenne bien ce qu’il doit déclarer ».

Caisse d'Allocations Familliales à Grenoble © Elodie Rummelhard - placegrenet.fr

Caisse d’allocations Familiales à Grenoble. © Elodie Rummelhard – placegrenet.fr

« On ne fait pas de la lutte contre la fraude pour faire des économies. C’est un impératif de justice sociale qui nous anime (…) On garde à l’esprit qu’on a un public fragile qui peut ne pas comprendre comment faire sa déclaration », soutient Nicolas El Sawy. « Une fraude involontaire n’entraîne pas de sanction mais doit être remboursée ». Une notion parfois difficile à intégrer. Surtout lorsque l’erreur originelle provient elle-même d’une incompréhension.

Toutefois, l’allocataire endetté contre son gré peut formuler une demande de remise de dettes. Elle sera examinée par un comité spécialisé au regard de la situation familiale du demandeur.

« Pour éviter de rembourser, mieux vaut tout déclarer »

Dans une vidéo publiée sur son site internet, la Caf tente d’expliquer au mieux son fonctionnement à base déclarative. Le mot d’ordre ? « Pour éviter de rembourser, mieux vaut tout déclarer ».

© Oups.gouv.fr

© Oups.gouv.fr

Elle a également élaboré le site oups.fr dédié au droit à l’erreur. Un moyen de « décrire les erreurs commises pour pouvoir les éviter »

En effet, « toute ressource doit rentrer. Tout compte, même le RSA, un héritage ou un gain de jeu », explique la responsable communication, en charge du dialogue avec le public. Qui ajoute : « Plus on déclare, plus on évite de rembourser des indus à la caisse ».

« La même situation peut être favorable aux impôts et défavorable à la Caf »

Le hic pour les allocataires désireux d’optimiser leurs prestations, c’est que « la même situation peut être favorable aux impôts et défavorable à la Caf », explique la directrice des finances. Parmi les situations à double tranchant : la mise en ménage, le départ d’un enfant, un voyage de longue durée à l’étranger…

Pôle Emploi

Les partenariats sont de plus en plus importants avec d’autres prestataires publics comme les impôts ou Pôle emploi. © Julien Faure – Pôle Emploi

Toutefois, les partenariats de plus en plus importants avec d’autres prestataires publics comme les impôts ou Pôle emploi, permettent à la caisse d’effectuer de nombreux contrôles automatisés (488 000 en 2018).

En comparant les déclarations des ayants-droit aux différentes instances, la Caf peut « inviter l’allocataire à présenter ses observations ». Et mettre en lumière sa véritable situation afin de régulariser les aides perçues. C’est là tout l’enjeu des contrôles : vérifier que les déclarations de l’allocataire correspondent à sa situation familiale.

Une communication de plus en plus numérique

Trop de courrier tue le courrier. C’est pourquoi la Caf a cessé d’en envoyer depuis trois ans. Un gain à la fois financier et fonctionnel puisque le dispositif s’était révélé inefficace.

Désormais, les allocations familiales misent tout sur le numérique. Mail, SMS et notifications sont envoyés aux allocataires afin de les informer des changements dans leur dossier ou de leur demander des pièces justificatives. « Il faut vraiment que les allocataires renseignent leur mail et consultent leur compte sur le site ou l’appli (…) C’est très bien fait et accessible », assure la responsable communication.

Si l’allocataire ne donne pas suite aux demandes de la Caf et n’envoie pas les pièces justificatives demandées, la caisse suspend les prestations. « En général, c’est le moment où on vient se manifester à la caisse », s’amuse la directrice financière.

© caf.fr

© caf.fr

Un pari gagnant puisque 90 % des allocataires ont fourni leur adresse électronique et que le site de la caf est l’un des plus visités du pays. En effet, 80 % des allocataires effectuent leurs déclarations sur internet. Pour les 20 % restants, la Caf met en place des outils pour combattre la « fracture numérique ». Ateliers d’initiation, “visio-guichets”, partenariat avec des associations de quartier, tout est bon pour aider les concernés à s’autonomiser.

En sensibilisant les allocataires sur les conséquences d’erreurs ou d’oublis déclaratifs et en favorisant l’accès aux outils numériques, l’organisme espère ainsi diminuer le nombre de contrôles d’ici quelques années.

La Caf sanctionne

Au total, 643 cas de fraudes ont été détectés à la suite des 540 000 contrôles effectués par la Caf en 2018. Toutefois, les sommes dérobées intentionnellement ne représentent que 0,54 % de la totalité des prestations versées aux allocataires. A contrario, la caisse estime à 2 % les personnes qui ne réclament pas leurs droits.

Dans ces cas de fraudes volontaires voire organisées, la Caisse d’allocations familiales dispose de plusieurs outils pour punir les usurpateurs. D’abord, un avertissement, envoyé aux allocataires récidivistes, empêchant ces derniers de demander une remise de dette ou de se déclarer en surendettement.

Panneau Tribunal administratif. © Joël Kermabon - placegrenet.fr

Tribunal administratif. © Joël Kermabon – placegrenet.fr

En l’absence de remboursement, le service des fraudes attribue des pénalités aux allocataires irréguliers. Une sanction appliquée dans 83,5 % des cas et qui rassemble autour de 450 000 euros. Souvent, elle représente 10 % de l’indu.

Et si les allocataires jouent vraiment à la sourde oreille, l’affaire peut se terminer au tribunal. 58 plaintes ont effectivement été déposées l’année dernière dont trois ont donné lieu à des peines de prison ferme.

Nina Soudre

* Loi Essoc : loi pour un État au service d’une société de confiance

** Indus : prestations reçues à tort par un allocataire

BILAN ET PERSPECTIVES EN ISÈRE

Pour l’année 2018, les 242 148 allocataires de la Caf de l’Isère ont perçu des prestations à hauteur d’1,2 milliard d’euros (en baisse par rapport à 2017). La famille et le handicap sont les deux domaines les plus « coûteux » pour la caisse.

Plus d’un Isérois sur deux est allocataire

En tout, la Caf de l’Isère couvre plus de 630 000 personnes (plus d’un Isérois sur deux) et embauche 639 personnes dans les 51 points d’accueil département.

En février 2018, l’organisme a élu un nouveau conseil d’administration. Anne-Laure Malfatto et Olivier Goy occupent désormais respectivement les postes de présidente et vice-président.

Des moyens toujours en baisse

La nouvelle convention d’objectifs et de gestion signée avec l’État prévoit une réduction de 12 % des dépenses de fonctionnement de la Caf d’ici quatre ans. Des dépenses qui ont déjà été réduites de 23 % depuis cinq ans.

La convention stipule également la suppression de 70 postes d’ici 2022. Là encore, le mouvement a déjà été enclenché puisque, depuis 2017, les effectifs sont passés de 674 postes à 639.

Avec la revalorisation de la prime d’activités, 33 000 nouvelles demandes ont été adressées à la caisse. Bien entendu, une grande partie concerne des personnes déjà allocataires.