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VIDEOTHEQUE MUNICIPALE

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Dernière chance

Les films acquis en VOD ici le sont pour un temps limité. En général, entre 3 à 5 ans. À l'issue de cette période, nous devons les supprimer. Certains seront rachetés, d'autres pas. Cela laisse de la place pour de nouveaux films et renouveler progressivement l'offre qui vous est faite.
Chaque année une centaine de titres sont éliminés et environ 150 achetés.


Entre le 1er et le 14 juin 2020 les films ci-dessous seront supprimés :

  • En fiction 

- SONG FOR MARION : un mélo qui fait du bien, une comédie dramatique sur un sujet grave traité avec humour et émotion. Double challenge à relever pour Marion et son compagnon, en chansons. Un duo d'acteurs bouleversants. Un film touchant et rythmé.

- PETITS MEURTRES D'AGATHA CHRISTIE - Le crime ne paie pas : série dont les histoires sont inspirées des romans d'Agatha Christie. Nouvelle enquête du commissaire Laurence et de la journaliste Avril, chacun à sa manière, autour d'un assassinat et d'un enlèvement dans un cabaret. 


  • En documentaire 

- dans DOULAYE, UNE SAISON DES PLUIES, on part en Afrique à la rencontre d'un ancien ami malien des parents du réalisateur, fantasmé avec ses yeux d'enfant en "chasseur de lion à la lance" et l'on découvre avec lui l'accueil généreux et spontané des habitants de Bamako.

- dans SUR LA PLAGE DE BELFAST : en possession d'une vieille caméra chinée dans un marché aux puces, le documentariste découvre à l'intérieur un film de famille inconnue. Il décide de mener l'enquête en Irlande et de remettre les images retrouvées à leurs propriétaires filmés s'amusant au bord d'une plage.  

Les retrouvailles tant espérées de part et d'autre auront-elles lieu ? Deux documentaires émouvants autour de la confrontation entre le passé et le présent. A découvrir. 


  • En jeunesse 

- Profitez encore de ces épisodes de la série "C'EST PAS SORCIER" grâce à laquelle on comprend tout facilement en compagnie de Fred et Jamy : les OCÉANS, les BONBONS, les COULISSES D'UN CONCERT et les GORGES DE L’ARDÈCHE.

- LE CHAMEAU ET LE DROMADAIRE : 4 minutes de fable revue et corrigée par l'élève Sacha qui ne se souvient plus de sa poésie en la récitant devant sa maîtresse et la classe. Drôle, loufoque mais non sans morale de fin !


Bon visionnage !

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Printemps du Livre 2020 en ligne

Sur Facebook, sur le site internet du Printemps du livre et sur CinéVOD en accès libre, retrouvez la plupart des auteurs invités au Printemps qui ont, chacun à leur manière, apporté leur contribution à ce week-end littéraire confiné (certes !) mais chaleureux et riche en surprises.  

Le Printemps du livre de Grenoble devait se tenir du 1er au 5 avril dernier, les circonstances exceptionnelles que nous connaissons ont imposé son annulation.
Mais l’équipe de la Bibliothèque municipale s’est remise à l’ouvrage pour vous proposer un Printemps du livre sous une autre forme : EN LIGNE les samedi 9 et dimanche 10 mai.

Sur CinéVOD, retrouvez :

- Des rencontres : Anne Pauly, Arno Bertina, Bérengère Cournut, Gilles Rozier, Laure Limongi, Paolo Cognetti, Pierre Péju, Sylvain Prudhomme.

- Des lectures, parfois musicales : Alban Lefranc, Laure Limongi, Madeline Roth.

- Une performance : Emmanuelle Pireyre.

- Un karaoké littéraire par Camille, Manelle, Mona et Nathan, élèves du collège Jules Vallès de Fontaine pour les livres de : Madeline Roth, Stéphane Bientz, Vincent Villeminot.

- Un hommage à Axl Cendres par des bibliothécaires.


Leurs livres sont également empruntables sur la Numothèque !

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"La Nuit des morts vivants" de George A. Romero

Après s’être recueillis sur la tombe de leur père, Johnny et Barbara se font attaquer par un homme à l’apparence étrange à la tombée de la nuit. Constatant avec horreur le meurtre de son frère, Barbara s’enfuit et trouve refuge dans une petite maison de campagne où elle trouve d’autres fugitifs. C’est là qu’elle comprend, grâce à la radio, que des morts viennent s’attaquer aux vivants suite à des retombées radioactives.

 

La nuit des morts vivants est depuis sa sortie en 1968 un film culte. Premier film fauché du jeune George A. Romero (27 ans), il rapporta énormément d’argent aux producteurs sans que le réalisateur puisse en profiter.

Il y aurait énormément à dire sur ce film et des ouvrages entiers d’universitaires l’ont disséqué. Cependant, on peut mettre en exergue les éléments qui nous semblent être les plus passionnants à son sujet et qui confirment son statut intemporel.

Tout d’abord, il est intéressant de noter que ce film s’émancipe totalement de la tradition créole du zombi, c’est-à-dire un être humain mort puis ramené à la vie grâce à un rituel vaudou permettant à d’autres individus de le contrôler afin qu’il devienne leur esclave.

Romero ne s’intéresse pas à ce folklore. Le terme de « zombie » n’est d’ailleurs jamais utilisé dans le film. On parle donc plutôt de morts vivants et ce n’est pas un mince détail. En effet, cela permet à Romero de se démarquer de ses prédécesseurs à Hollywood, qui présentaient souvent les êtres maléfiques comme une menace venant de l’extérieur (extraterrestres, créatures diaboliques etc.). Chez Romero, les morts vivants sont une menace venant de l’intérieur, résultat des agissements irréfléchis des humains. Dans ce film, ce sont des retombées radioactives qui créent ces créatures.

Le film a été réalisé en pleine guerre du Viêtnam, en 1968, à une époque où seules les menaces extérieures aux Etats-Unis importaient. On ne compte donc plus les films où les communistes sont représentés par des extraterrestres.

Cette date est également celle de l’assassinat de Martin Luther King en plein mouvement des droits civiques aux Etats-Unis. Que fait Romero ? Il installe en figure héroïque mais tout de même ambiguë un personnage noir, Ben (joué par l’excellent Duane Jones), qui va prendre autoritairement le contrôle de la maison assiégée, ses collègues blancs étant incapables d’agir et de prendre de bonnes décisions pour lutter contre les morts vivants. Cela constitue un véritable choc dans le cinéma américain et mondial, les noirs étant la plupart du temps cantonnés à des rôles de sous-fifres ou caricaturés.

Véritable huis-clos, l’action se situant en majeure partie à l’intérieur de la maison, la tension est palpable à chaque instant et provient autant des personnages principaux – l’héroïsme de Ben le noir contre la lâcheté et la stupidité des blancs – que des morts vivants tentant de pénétrer à l’intérieur.

Tourné caméra à l’épaule, de manière brute et chargé de gros plans, ce film tranche avec les films édulcorés et maîtrisés du cinéma hollywoodien. Il est encore impressionnant aujourd’hui de constater les libertés prises par Romero, notamment pour représenter l’horreur (cadavres en putréfaction, cannibalisme explicite, nudité des morts vivants…). Il bouleverse donc les codes esthétiques du fantastique et contribue largement à lancer le genre du film d’horreur.

George Romero réalisera d’autres films représentant des morts vivants, dont le fameux  Dawn of the dead  (1978), se situant dans un centre commercial et considéré comme un chef-d’œuvre. En France, on a maladroitement donné le titre Zombie au film…

Le choc esthétique de la nuit des morts vivants, allié à la virulence politique du propos et le nihilisme de la fin, hallucinante (que nous ne dévoilerons pas !) fait incontestablement de ce film un jalon majeur dans l’histoire du cinéma mondial, maintes fois imité mais jamais égalé.

Aujourd’hui, les temps que nous vivons ne peuvent que nous rappeler de manière lancinante l’avertissement de la radio dans le film : « Restez chez vous »…

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Les démons de Ludivine

Ce documentaire d’Axelle Vinassac suit avec respect et pudeur Ludivine, 15 ans, sur les chemins de Compostelle. Accompagnée de Julie, cette jeune fille débordée par des comportements scolaires et familiaux inadaptés marche marche et marche encore, un lourd sac sur le dos, des ampoules dans les baskets. L’effort physique, le dépaysement, la rupture avec ses amis, la déconnection des réseaux sociaux… autant de contraintes qui poussent Ludivine à observer, se calmer mais aussi se surpasser. 

La caméra de la réalisatrice est discrète, non intrusive, sensible. Elle arrive à capter des moments magiques, d’autres drôles, d’autres plus difficiles et enregistrer cette parenthèse dans la vie de Ludivine. Qu’adviendra-t-il au retour ?

Un cheminement qui fait réfléchir aux solutions répressives et punitives de nos sociétés versus un accompagnement individuel, en (presque) liberté.

Un beau plan me reste en tête : se tromper de route une fois, deux fois, avant d’en prendre enfin une troisième. Même si elle n’était pas la plus évidente…

 

En savoir plus : Association Seuil

 

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La conférence "Psychologie du pouvoir" ne sera pas mise en ligne

Des problèmes techniques et de montage nous empêchent de mettre en ligne la conférence de Laurent Bègue sur « La psychologie du pouvoir » qui a eu lieu le 7 décembre 2019 dans le cadre de  « 1h de psy par mois » à la bibliothèque Kateb Yacine. 

Retrouvez le programme de prochaines conférences sur le site de la BMG et les précédentes sur CinéVOD !

Nous vous présentons toutes nos excuses pour ce désagrément.

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Benjamin Rabier

Caricaturiste, dramaturge, affichiste, créateur de logos et dessinateur animalier, Benjamin Rabier est un pionnier du dessin animé. Les bêtes sont ses portes paroles, sa marque de fabrique. Il leur donne une expression humaine et drôle.

Le canard Gédéon, la Vache qui rit, la Baleine sur les paquets de sel, le chien Flambeau… nous connaissons tous une œuvre de Rabier qui fait partie de notre patrimoine collectif. Le Tintin d’Hergé est d’ailleurs directement inspiré du Tintin lutin de Rabier.

Il affectionne particulièrement les ouvrages pour la jeunesse. Il en fera 250. Un univers original où les animaux finissent par former une véritable société. Il illustre également les Fables de La Fontaine et le Roman du Renard.

> Le saviez vous ? Les dessins animés de Gédéon diffusés à la télévision en 1976 ont été illustrés par Michel Ocelot, le papa de Kirikou.

Le documentaire animé de Marc Faye que nous vous proposons sur CinéVOD illustre et documente la vie de cet artiste avec de nombreuses images d’archives : dessins, photos d’époque, cartes postales… la poésie de Rabier renait dans ce beau film. Histoire de l’art et histoire du début du 20ème siècle se croisent sous la plume du dessinateur. D’une facture originale, c’est un moment magique qui nous est offert ici.

   

La bibliothèque municipale de Grenoble organise jusqu’au 22 février 2020 une exposition patrimoniale sur la littérature jeunesse, Fabulimagium. Principalement installée à la bibliothèque Jardin de Ville, des expositions, ateliers, rencontres sont également organisés dans d’autres bibliothèques. A ne pas louper !

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Alain Passard et la passion du légume

Alain Passard est un grand chef étoilé qui, un beau jour, a réinventé son métier en décidant de mettre le légume non plus en accompagnement d'une pièce de viande, sur le coté, mais bien au centre de l'assiette et de sa cuisine. Son restaurant, L'Arpège, propose essentiellement des plats autour du légume. Loin d’être une contrainte, ce choix radical et déjà ancien (vers 2001) a au contraire décuplé et ravivé sa créativité de cuisinier qui avait tendance à s'émousser dans la pratique de la cuisine traditionnelle. Paradoxalement, c'est sa connaissance et sa longue expérience en rôtisserie, particulièrement en matière de cuisson des viandes, qui lui ont permis d'exceller dans le légume. Il faut l'entendre parler des centaines de légumes millésimés cultivés dans ses jardins en Sarthe et en Normandie, de l'écoute à consacrer à la cuisson qui chante au fond des casseroles, des formes et des couleurs à marier pour mesurer la passion de cet homme.

Un film qui met l'eau à la bouche, tout en donnant envie de mettre son tablier de cuisinier...

Voir le film

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BACK HOME de Joachim Trier

Joachim Trier est un cinéaste norvégien qui a déboulé sur la scène internationale avec un second film très maitrisé au sujet grave, Oslo, 31 août, sur les affres existentielles et les pulsions suicidaires d'un jeune trentenaire. Par la suite, le réalisateur explorera une veine plus fantastique dans Thelma (2018).

Back Home est un film ambitieux, son premier film "américain" avec tournage à New-York (mais avec des capitaux européens) et casting international : Isabelle Huppert, Gabriel Byrne, Jesse Eisenberg...

Suite aux décès d'une mère et épouse dans un "accident" de la circulation, le cinéaste scrute les effets de cette disparition sur le reste de la cellule familiale : comment chacun essaye de faire face malgré tout et de construire, poursuivre sa vie ou de chercher à la refaire.

L'ambition du film porte à la fois sur la peinture subtile des sentiments enfouis et/ou difficiles à exprimer des protagonistes, sur les malentendus et la peine qu'on peut faire en cherchant à protéger et sur l'aspect formel : la narration et le montage du film sont très modernes. Les nombreux flash-back quoique bien maîtrisés ne sont pas clairement annoncés et c'est souvent au spectateur de faire l'effort de comprendre dans quelle dimension temporelle il se trouve. De même, les scènes tournées du point de vue de différents personnages se répètent avant de prendre sens plus tard. 

La volonté du film d'embrasser des thématiques et des questions très nombreuses est parfois difficile à tenir pour le réalisateur dans un ensemble cohérent. Mais l'excès d'ambition est bien la seule critique qu’on peut raisonnablement faire à Back Home. Et est-ce vraiment une critique ?

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SURVIVRE AU CINEMA

Si vous aimez les survivals (les films de survie en bon français), ce documentaire est pour vous. Évoquant les classiques fondateurs du genre (Les chasses du comte Zaroff, Délivrance, Wake in Fright, Rambo, etc.) jusqu'aux réussites plus récentes, le film s'attache aussi à démonter les ressorts narratifs d'un sous-genre en pleine expansion depuis une dizaine d'années. Sans doute en lien avec la prise de conscience des menaces qui pèsent sur la survie de notre espèce et d'un rapport à la nature à reconsidérer ?

Le documentaire est truffé de commentaires et d'anecdotes de réalisateurs et d'acteurs des films qui ont compté récemment dont notamment Gonzales Inarritu, Leonardo Di Caprio (The Revenant) le finlandais Kormákur (The Deep, Everest), ou encore Alfonso Cuaron (Gravity, Les fils de l'homme) qui livrent leurs visions du film de survie.

Comme tout bon documentaire, Survivre au cinéma donne surtout envie de revoir quelques uns des classiques et/ou réussites du genre et ça tombe bien puisqu'un bon nombre sont disponibles dans les Bibliothèques de Grenoble, notamment les titres suivants :

All is lost

Arctic

The Descent

Essential killing

Les fils de l'homme

L'Odyssée de Pi

The Revenant

Revenge

La route

Seul sur mars


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Un chat sur l’épaule, comme un ronronnement sur l’histoire du cinéma

Jean-Pierre Beauviala, inventeur

Une caméra maniable, légère, ergonomique et qui se range facilement dans la boîte à gants d’une voiture. Voilà le carnet des charges de Jean-Pierre Beauviala, grenoblois, ingénieur et inventeur de caméras. Une caméra autonome, vraie révolution en regard des énormes machines de l’époque, qui nécessitaient plusieurs techniciens.

Impulsé par les besoins de cinéastes tels Jean-Luc Godard (lors de ses années à Grenoble), Beauviala invente dans les années 70 une caméra Super 16 qui, comme un chat, épouse la forme de l’épaule.

L’entreprise Aaton, installée à Grenoble dans le quartier des antiquaires est fondée en 1971. Ses employés, de véritables orfèvres, mettent en place les nombreuses idées et inventions de Beauviala. Un important travail sur le son est également engagé, qui changera à jamais la prise de son directe.

 

Un documentaire instructif et sensible

Ce documentaire de Julie Conte raconte l’aventure de cette société et à travers elle, celle du cinéma de la nouvelle vague et du cinéma d’aujourd’hui. La révolution numérique et la fin de la pellicule bousculent l’industrie du cinéma et Aaton se réinvente avec succès.

Truffé d’anecdotes, incluant des interviews de témoins de l’aventure Aaton et des images d’archives, « Un chat sur l’épaule » nous livre le précieux témoignage d’une époque.

Un film doux, drôle parfois, qui prend le temps de raconter et de nous présenter Beauviala,  personnage grenoblois qui a marqué la création artistique. La scène où il est question des dessins de vélo demandés lors des entretiens d’embauche, par exemple, est particulièrement truculente. Passionnant !

 

Jean-Pierre Beauviala est décédé à Paris en avril 2019.

En savoir plus :

- Interview de Julie Conte, réalisatrice
- Hommage à Beauviala sur AFCinéma
- Hommage à Beauviala dans le n°755 des Cahiers du cinéma, disponible à la bibliothèque Kateb Yacine

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K2, une journée particulière

Si vous suivez un peu l’alpinisme, vous avez peut-être vu les photos effarantes d'embouteillages lors de cette saison 2019 au sommet de l'Everest, la plus haute montagne du monde. Voici un film garanti sans trafic ni tourisme de masse. La raison en est simple, le K2 est à peine moins haut mais l'ascension en est beaucoup plus dure. 3000m d'une pyramide de pierre et de glace avec des pentes effarantes et quasiment aucun replat. Du coup, elle est réservée aux montagnards et alpinistes aguerris, ce qui n'est plus le cas de l'Everest ou les travail des sherpas et les bouteilles d'oxygène rendent l'ascension plus "accessible". Ce film est très intéressant puisque le réalisateur est lui-même guide de haute montagne et alpiniste et il est donc au cœur de l'expédition et au plus près des interrogations et questionnements de ces hommes et femmes qui tentent l'ascension. Et au premier rang d’entre eux, qu'est-ce qui les pousse à tant de souffrances et de prise de risques ? Un beau film d'alpinisme qu'on vous recommande sur CinéVod...

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Trois nouveaux projets d’Images Solidaires débarquent sur CinéVOD

Deux ans après avoir mis en ligne 8 films d'Images Solidaires, voici trois nouveaux projets passionnants de cette association grenobloise.

« Askip », une mini-série en 7 épisodes conçue, réalisée, jouée et tournée par des jeunes des quartiers Teisseire et Abbaye dans le cadre d’un projet vidéo. Avec l’appui et l’expertise de l’équipe d’Images solidaires, le résultat est très réussi.
Histoires de lycéens, de quartiers, d’amitiés, de famille et d’amours ponctuent  ces épisodes. Vous reconnaitrez des lieux grenoblois : le lycée Argouges, le quartier Abbaye, la bibliothèque Teisseire-Malherbe (coucou les collègues), la Bobine, le parc Paul Mistral…

 
« L’amour dans tous ses états », une magnifique ode à l’Amour avec un grand A. À la rencontre des grenoblois dans différents parcs de la ville, l’équipe d’Images solidaires a récolté des mots, des regards, des récits, des rêves sur l’amour. De tout âge et de toute origine, on a tous quelque chose à dire sur le sujet… Sensible, émouvant parfois drôle mais surtout très juste, un film qui fait vraiment du bien.

 

« Femmes des cimes et d’ailleurs ». Quand des alpinistes grenobloises vont rencontrer des femmes d’Amérique du Sud pour grimper un 6 000 m au beau milieu de la Cordillère des Andes, on parle de sport bien entendu, mais aussi de féminité, de différences culturelles et surtout d’humanité… une expérience incroyable.


Pour voir tous les films d'Images solidaires que nous avons sur CinéVOD, c'est par ici


http://www.images-solidaires.net


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Des films pour accompagner la transition

Alors que toute la ville discute, réfléchit, se rencontre autour de la Biennale des villes en transition. Alors que Grenoble accélère pour devenir Capitale verte de l’Europe, voici des films pour nous aider à comprendre les problématiques d’aujourd’hui et de demain.

Citoyenneté, écologie, grandir, vivre et vieillir ensemble, dans la modernité et en accord avec la nature…. Un programme varié et passionnant.

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Le Monde de Charlie, de Stephen Chbosky (2012).

C’est un film comme il pourrait y en avoir des dizaines. Le décor et les personnages sont facilement identifiables : le lycée d’une petite ville des États-Unis, ses salles de classe et ses terrains de sport, son équipe de football américain et sa team de pom-pom-girls, les soirées autour de gobelets rouges, le professeur de littérature qui se consacre à l’enseignement après une carrière d’écrivain manquée…

Une série de clichés qui recrée l’ambiance des high schools américaines, formule bien usée. À ceci près que Charlie, le personnage principal, est comme nous. À quinze ans, il entame sa première année de lycée et peine à trouver ce qu’il cherche dans cette atmosphère artificielle. Alors, pour se préserver au mieux du bizutage et des autres réjouissances qu’offre son âge, Charlie se fait le plus discret possible, jusqu’à s’effacer. Évoluant en silence, il s’interdit de participer en classe, de croiser les regards, et déjeune seul au fond du réfectoire. Son temps libre, il le partage entre la lecture des ouvrages recommandés par son professeur de littérature et l’écriture de longues lettres adressées à un correspondant inconnu.

C’est ainsi que Charlie traverse l’existence. Calme, et seul. Mais surtout, profondément malheureux, portant en lui la douleur de souvenirs qu’il n’a personne avec qui partager.

Jusqu’à ce que déboulent Patrick et Sam, deux élèves de terminale tout à fait déjantés qui dévorent la vie sans se préoccuper des regards extérieurs. Ils prennent Charlie sous leur aile et l’embarquent découvrir le monde et sa palette de possibles, bien au-delà des carcans du lycée. Enfin, Charlie respire. Il découvre les fêtes, l’alcool, mais aussi la musique et la folie dansante qu’elle suscite (avec une belle B.O. nostalgique : The Smiths, David Bowie, Dexy’s Midnight Runners…). Surtout, Charlie découvre la liberté, la spontanéité, le laisser-aller que permettent l’amitié, et, peut-être, l’amour.

Ce film est l’adaptation du livre The Perks of Being a Wallflower, réalisé par son propre auteur 14 ans après la parution du roman. Porté par des acteurs confirmés (Logan Lerman, Emma Watson, Ezra Miller, Kate Walsh), Le Monde de Charlie propose un regard à la fois juste et doux sur les tourments de l’adolescence. Sans être édulcorée ni mélodramatique, cette comédie nous immerge dans la vie de Charlie et de ses amis. Auprès d’eux, on s’attriste, on se réjouit, on s’interroge, on se révolte, on tombe amoureux et on s’émerveille.

Ensuite, on se souvient de leur fragilité, et de la beauté qu’elle leur confère.

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L’enfant au grelot, de Jacques-Rémy Girerd (1998).

Au cœur de l’hiver et d’une forêt bleue, un bébé emmailloté dans son berceau tombe soudainement du ciel. Découvert par Grand-Jacques, le facteur du village voisin, cet insolite flocon de neige est recueilli par la tendre Mamie Rose, qui élève une ribambelle de petits garçons dans son orphelinat.

Baptisé Charlie, le nourrisson grandit aussi heureusement que possible, sous l’attention bienveillante de Grand-Jacques et Mamie Rose. Pourtant, ces deux adultes, aussi aimants soient-ils, ne sont que ses parents de substitution. 

Alors, une fois la nuit venue, Charlie grimpe sur les toits en serrant au creux de son poing le grelot familier qui était dans son berceau le jour où on l’a trouvé. Les années passent, mais il persiste à interroger les étoiles, dans l’attente de connaitre enfin la vérité.

Idéal pendant les fêtes de fin d’année, ce court-métrage est une vraie pépite signée Folimage (Une vie de chat), et réalisée par Jacques-Rémy Girerd (La prophétie des grenouilles, Mia et le Migou, Tante Hilda !). Spécialisés dans le court-métrage, les studios Folimage ont récemment décroché la production de l’adaptation télévisée des Cahiers d’Esther, l’énorme succès librairie de Riad Sattouf. Quant à Jacques-Rémy Girerd, il est le réalisateur de la plupart des grand succès de la société valentinoise. Également à l’origine de la série ARTE Tu mourras moins bête, il a obtenu pour L’enfant au grelot le prix européen du Cartoon d’Or.

Cet alliage fonctionne particulièrement bien, et se distingue réellement parmi l’offre actuelle du cinéma d’animation. À la fois simple, poétique et profond, L’enfant au grelot émerveille les enfants comme leurs parents. La magie tient autant aux nuances pastelles des dessins géométriques, réalisés à la craie grasse, qu’à la narration de ce conte familial et initiatique. Une gourmandise à savourer encore et encore, parfaite pour les jours de l’Avent.

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Le Jour des Corneilles

Un enfant grandit dans la forêt, sous l’autorité d’un homme des bois géant plus proche de l’ogre que de l’humain, qu’il appelle Père. À l’écart de toute autre compagnie, ils dorment à même le sol d’une hutte grossière, chassent leur nourriture qu’ils cuisent au feu de bois, et préparent leur survie pour l’hiver. Pour échapper à la dureté, à la violence et même à la folie de son père, l’enfant part à l’aventure lors de longues excursions dans la forêt (car toute expédition en dehors lui est formellement interdite), et parle aux fantômes à têtes d’animaux qui lui apparaissent sur les chemins.

Pourtant, lorsque son père tombe gravement malade et devient incapable de s’alimenter et de se déplacer, l’enfant n’écoute que son amour et écarte la peur de l’inconnu, de la superstition et du danger. Pour la première fois, il part chercher de l’aide à l’extérieur de la forêt. Guidé par les oiseaux et les fantômes, il arrive au village voisin et rencontre les autres hommes, et leur cruauté. Car son père taiseux s’est reclus dans les bois après un drame terrible derrière lequel il n’a laissé que des ennemis.

Mais si l’enfant est confronté à la nature malveillante des êtres humains et à leur peur de la différence, il rencontre aussi le docteur du village et sa fille Manon, qui vont lui apporter leur aide et surtout, leur tendresse.

C’est en effet la grande question qui guide cette œuvre, la même que celle qui conduit nos vies, celle de l’amour. L’amour paternel et filial, avant tout. Son omniprésence, qu’on parvienne ou non à l’exprimer, le besoin pour les hommes de lui donner forme et de le transmettre à l’autre, au risque qu’il soit refusé. L’enfant ne pourra jamais s’épanouir seul dans la forêt, car tout son être déborde d’amour et que ce sentiment impose d’être partagé.

Ce long-métrage d’animation est l’adaptation du bouleversant roman de Jean-François Beauchemin. S’il préserve la beauté singulière du texte, il se rend beaucoup plus accessible, notamment pour un jeune public. Le tragique poème originel se métamorphose en un conte initiatique à la fois triste, profond et merveilleux. Les magnifiques dessins des paysages et les voix choisies pour incarner les personnages qui les habitent (Jean Reno, Isabelle Carré…) subliment le texte initial, pour en proposer une relecture visuelle et sonore enchanteresse, à même de toucher tous les publics.


Le jour des corneilles, de Jean-Christophe Dessaint (2012).

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Asghar Farhadi, en 3 films

Réalisateur iranien multi récompensé, Asghar Farhadi est né en 1972.

Huit films pour le cinéma à son compteur, il a aussi réalisé des courts métrages, films pour la télévision et est également scénariste.

Passionné par les méandres de la psychologie humaine. D’une situation de départ dramatique, l’histoire se développe, enfle et le séisme des sentiments des personnages (jalousie, secrets, ressentiments) fini par éclater. Les non-dits, les oreilles collées aux portes font aussi partie du décor. Des histoires graves flirtant avec la morale qui disent beaucoup de choses sur la société iranienne et les histoires de famille… Avec, toujours, des personnages forts et engagés.

 

Sur CinéVOD, 3 films vous sont proposés :

Les enfants de Belle Ville (2004)

Une séparation (2011)
A la Berlinale, Une Séparation gagne l'Ours d'or et les Prix d'interprétation féminine et masculine pour l'ensemble de la distribution. Puis il reçoit, en 2012, le Golden Globe, le César et l'Oscar du meilleur film étranger.

Le passé (2013)
Premier de ses films présenté à Cannes. Tourné en France et majoritairement en français, il permet à Bérénice Béjo de recevoir le prix d’interprétation féminine.

 

Réalisateur engagé, il ne se rendra pas à la cérémonie des Oscars en 2016 pour son film « Le Client », en signe de protestation contre Trump et sa politique restrictive de délivrance de visas envers certains pays musulmans, dont l’Iran.

 

Son dernier film « Everybody knows » avec Penelope Cruz, Javier Bardem et Ricardo Darin est actuellement à l’écran. C’était le film d’ouverture du dernier Festival de Cannes.

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Frédéric Back, un hommage à la nature

Frédéric Back (1924 – 2013) est un peintre, artiste, illustrateur et réalisateur de films d’animation. Né en France et y ayant grandi, sa vie s’est poursuivie au Québec.
Engagé et militant écologiste, ses courts métrages d’animation sont un plaidoyer pour la cause environnementale, la défense des animaux et de la nature.

 

Sur CinéVOD, ses trois derniers films d’animation :

« Crac ! » suit avec amusement et émotion le parcours d’une chaise à bascule, à travers les ans et les générations, tout en nous faisant connaître différentes époques du Québec.

« L’homme qui plantait des arbres » est une adaptation du texte de Jean Giono. Un succès international, récompensé près de 40 fois !
Ce texte de Jean Giono est souvent présenté comme basé sur des faits réels. Même s’il s’agit probablement d’une imposture littéraire, l’idée n’en est pas moins belle et aurait inspirée de nombreux citoyens à faire de même. Frédéric Back a sublimé ce texte, Philippe Noiret y a prêté sa voix si reconnaissable. Le texte a ensuite été édité en album, avec ses illustrations.

« Le Fleuve aux grandes eaux » est son dernier film, en 1993. Il traite de la pollution dans le fleuve Saint Laurent, veine du Québec, et son impact sur la faune et la flore.

 

Frédéric Back a été récompensé par deux Oscars pour « Crac ! » en 1982 et pour « l’Homme qui plantait  des arbres » en 1988.
Son site regorge d’idées, de liens pour militer et faire perdurer l’idée d’agir ensemble pour l’écologie et parfaire la connaissance de son œuvre.

   

Retour sur sa vie : https://www.youtube.com/watch?v=sxpg28jFL4g
Entrevue avec Frédéric Back :  https://www.youtube.com/watch?v=YbNo6MX0Tdk

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Pour une utilisation optimale...

1. Comment regarder des films sur CinéVOD ?

- Pour les films des catégories "Vu(es) d'ici" et "Conférences", l'accès est libre et illimité.
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Pour vous identifier, rendez-vous sur la Numothèque. Identifiez vous avec votre numéro d'abonné et votre mot de passe. Cliquez ensuite sur le bouton "Accès direct" pour rebondir jusqu'à CinéVOD. Vérifiez que votre nom s'affiche en haut à droite. 

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2. Combien de films puis-je voir chaque mois ?

Il n'y a pas un nombre limité de films, mais un nombre d'heures accordées chaque semaine : votre compte est crédité de 5 heures, qui seront débitées de la durée de visualisation du film. À noter que les films des catégories "Vu(es) d'ici" et "Conférences", consultables sans identification, ne sont pas décomptés.
Ces 5 heures sont renouvelées chaque semaine.

3. Je rencontre des problèmes pour voir un film, l'image est saccadée, hachée...

Selon votre connexion wifi, la qualité de visionnage peut être altérée, avec des images heurtées ou saccadées, phénomène lié aux chargements de la mémoire tampon. Les raisons peuvent être multiples : débit de la ligne, de votre box, heure de connexion, connexion simultanée de 2 ordinateurs sur la même ligne… Si ces problèmes persistent, nous vous conseillons de vous connecter par câble réseau plutôt qu'en wifi et de vous brancher sur le secteur si vous êtes sur votre ordinateur portable.
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4. Comment est constitué le catalogue ?

CinéVOD travaille avec le service Médialib d’Adavision qui propose un catalogue de films numériques pour les bibliothèques. La chronologie des médias pour ce système de SVOD (VOD par abonnement) impose une diffusion des films disponibles 36 mois après leur sortie.

Une équipe de bibliothécaires de Grenoble achète titre à titre les films proposés, pour une durée de 3 à 5 ans. Passé ce délai, les fichiers sont supprimés. En 2017, 105 films ont été supprimés et 140 nouveaux achetés.

En plus de ces films, nous proposons des films locaux et des conférences filmées dans le réseau qui sont en accès libres et ajoutés tout au long de l’année.


Bonnes séances !

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Alabama Monroe

Adapté d’une pièce de théâtre à grand succès en Belgique et aux Pays-Bas, le synopsis de Félix Van Groeningen tient en deux lignes mais la valse des émotions qui en découle dure 1h50.

Il triture les sentiments, le désir de vivre, l’amour intense, le désespoir profond… Oui on pleure et on sourit mais jamais on ne tombe dans le mélo. Avec un habile montage ponctué de flash-backs qui donne un rythme intéressant au film.

Un des rôles majeurs du film est donné à la bande originale : la musique folk, bluegrass, est interprétée ici par The Broken Circle Breakdown (compositeur : Bjorn Eriksson). Les deux acteurs principaux Johan Heldenbergh et Veerle Baetens interprètent eux-mêmes les chants et le succès de leur tournée après la sortie du film atteste de la réussite de ces cow-boys belges. Vous trouverez la BO du film dans nos collections.

Le flamand Félix Van Groeningen est également le réalisateur des remarqués « La merditude des choses » (2009) et « Belgica » (2016).

César du meilleur film étranger en 2014, « Alabama Monroe » a été primé de nombreuses fois.

 

Un film auquel on pense longtemps….

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Images solidaires

Peut-être avez-vous déjà croisé les membres de l’équipe d’ « Images solidaires » dans votre quartier, dans votre parc, dans votre lycée, à la maison des habitants…. ?

Marie Colomban (chargée de projets audiovisuels), Christelle Gaïdatzis, (ethnologue, médiatrice scientifique et interculturelle) et Sylvaine Petit (chargée de communication et gestion administrative), sont tout terrain. Elles questionnent, interrogent, discutent, écoutent et observent ce que nous avons à leur dire. En prenant le temps, en posant la caméra, en nous la donnant, ces films racontent qui nous sommes, qui vous êtes. Sans préjugés, en déjouant les clichés, en rendant à chacun la place qui est la sienne. Des quartiers et des histoires différents, des avis divergents, des nationalités variées, des âges petits ou grands, des cultures nombreuses… tout ce qui fait de nous ce que nous sommes, dans notre pluralité. Un ton sensible, parfois drôle, parfois plus dur, mais toujours juste.

C’est un grand plaisir pour les Bibliothèques Municipales d’accueillir dans ses collections de films numériques quelques films d’Images Solidaires qui nous en disent un peu plus sur nous, habitants de Grenoble.

http://www.images-solidaires.net/

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Twenty Feet from Stardom

Énorme coup de cœur pour ce super documentaire qui braque son projecteur (et son micro) sur les choristes de chanteurs soul, pop, rock… Une carrière en arrière-plan, en second rôle, révélée ici par Morgan Neville et Gil Friesen.

Des rencontres avec des voix splendides, qui habitent les morceaux, les incarnent, les emplissent et nous font vibrer. Les poils qui se dressent vous voyez ? #frissons

Des choristes dont nous connaissons les voix. Elles ont travaillé avec Elton John, Stevie Wonder, Bruce Springsteen, Sting, les Rolling Stones, Michael Jackson… mais sont restées « 20 feet », « 20 pas » derrière la star.

Des voix qui portent maintenant un nom : Lisa Fischer, Judith Hill, Merry Clayton, Darlene Love.

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Le Sens du toucher

Encore une réussite du coté des studios Folimage ! Après une Vie de chat, Phantom Boy et bien d'autres, Le Sens du toucher est une nouvelle perle de film d'animation. Un petit quart d'heure sans paroles (mais pas sans bruits ni sons), une histoire simple et universelle, une animation virtuose entre abstraction et réalisme, chorégraphie et langue des signes, sensualité et banalité du quotidien. Et bien sur toujours des chats pour mettre leur grain de sel et un peu la zizanie aussi ! Tout ça tient dans ce très beau court-métrage primé au Festival de Villeurbanne l'année dernière et à découvrir absolument sur CinéVod...

En complément deux petits films intéressants sur la genèse et la préparation du film et une intervention du réalisateur au Festival du film d'animation d'Annecy.

Voir le film

Voir Une Vie de Chat

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Florence Miailhe – La peinture en mouvement

Florence Miailhe est une artiste singulière que je vous propose de découvrir. Cinq de ses courts-métrages animés sont présents sur CinéVOD.

Ses films d’animation ont une technique différente des dessins animés traditionnels : à l’aide d’une plaque de verre rétro-allumée, Florence Miailhe utilise de la peinture à l’huile, des pastels et du sable pour créer des tableaux qui, aussitôt qu’ils sont pris en photos par une caméra posée en dessus, sont effacés, transformés minutieusement, pour laisser place à la suite de l’histoire.

Les images, mises bout à bout, forment une « peinture animée ».

Florence Miailhe met en valeur les corps, leurs mouvements, leur sensualité. Le travail au pinceau permet de jouer sur les matières, les textures, l'épaisseur du dessin. Ses histoires s’attardent souvent sur une ambiance, comme un long plan séquence. 
Comme un tableau qui se déroule.

César du meilleur court-métrage en 2002 pour Au premier dimanche d'août
Mention spéciale au Festival de Cannes en 2006 pour Conte de quartier
Cristal d’honneur au Festival International du film d’animation d’Annecy en 2015

En savoir + :   

Florence Miailhe parle de Hammam  
La technique de la peinture animée  
Animation de l’affiche du festival d’Annecy 2015

Voir aussi « Âme noire » de Martine Chartrand, autre peinture animée.

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What Richard did – Lenny Abrahamson

Jeune Irlandais, beau, populaire, capitaine de l’équipe de Rugby, lycéen méritant, famille unie, nouvelle petite amie… L’avenir de Richard semble tout tracé.

Élevé par un père (Lars Mikkelsen, le frère de Mads) qui le pousse au maximum et pour qui l’échec n’est pas une option, Richard voit sa trajectoire voler en éclat après une soirée qui tourne mal. Son innocence et sa jeunesse s’envolent, remplacés par la culpabilité et le trouble.

Je ne vais pas ici vous spoiler le nœud de cette histoire… A vous de découvrir ce film poignant et fort qui m’a retourné les tripes.

Des acteurs qui jouent vrai, une situation inextricable. Révélation du jeune Jack Reynor qui enchaine les films à succès depuis.

 

Un mot sur le réalisateur ? Léonard Abrahamson, signe avec « What Richard did » son troisième long métrage. Après « Garage » (2007), qui narre la vie de Josie, employé modèle de station-service, il donne une épaisseur encore plus importante à ses personnages, surpris par le mauvais déroulé de leur vie.

Il s’affirmera ensuite avec le déroutant et musical « Frank » (2014)  et dernièrement avec « Room » (2016), et la découverte du monde par un enfant de 5 ans, enfermé dans une pièce avec sa mère jusque-là. Maintenant reconnu et multi primé, ses films méritent vraiment de s’y attarder. Vous pouvez les retrouver dans les BM de Grenoble.

Voir le film sur CinéVOD


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Nanouk l'Esquimau - 1922

Robert Flaherty, réalisateur américain de films documentaires dans les années 1920, réalise, avec Nanouk l’Esquimau (Nanook of the North) un de ses premiers films.

La vie de Nanouk passionne les foules et les chercheurs ethnographes. En effet, observer précisément le mode de vie d’une famille Inuit est inédit. Les techniques de pêche du saumon et du morse, la vie familiale, les igloos, les difficultés de l’hiver, la découverte du gramophone…

 

Ce film est une commande de l’entreprise « Revillon Frères », négociante en fourrure au début du 20ème siècle, installée dans les baies d’Hudson et d’Ungava. Le film montre même la famille de Nanouk visitant le poste de traite.

 

S’imposant rapidement comme un chef d’œuvre,  le premier film de « cinéma-vérité » et film ethnographique est l'objet de polémiques qu'il convient de préciser.

Flaherty avait tourné, quelques années auparavant au même endroit, des scènes de vie des Esquimaux. Les bobines composant ce film, jugé ennuyant, brûlent : accident ou pas ? Le réalisateur se doit donc de recommencer, en évitant les écueils de la première version. La réalité est donc mise en scène.... Les protagonistes, « acteurs », ont été payés le temps du tournage pour leur éviter d’avoir des obligations liées à la recherche de nourriture et se consacrer au film. Certaines scènes ont été tournées plusieurs fois pour obtenir l’image souhaitée par Flaherty. Nanouk s’appelle en vérité Allariallak, sa famille à l’écran n’est pas sa famille réelle, leur igloo est construit spécialement pour le tournage et s’avère être un demi-igloo, afin de faciliter le tournage et avoir plus de lumière… En 1921, les esquimaux travaillant pour Revillon ne vivent plus en igloo, mais dans des cabanes en bois, ils sont dotés de fusils et la chasse à l'arc n'a plus lieu d'être.
La volonté de montrer des "bons sauvages" par Revillon a apparemment influencée le scénario, la réalité est donc toute autre...

 

Alors ? Fiction ou documentaire ?

Il s’agit là d’une « réalité mise en scène », nouvelle facette du cinéma documentaire qui a marqué l’histoire de cet art.

   

Pour l’anecdote : A la sortie du film en 1922, de nouvelles crèmes glacées, sur bâtonnets, sont vendues dans les salles de cinéma lors des séances de Nanouk. Leur nom ? Esquimaux bien sûr !


Voir le film sur CinéVOD

Allez voir l'exposition au Musée Dauphinois - Grenoble, du 24 mars 2016 au 2 janvier 2017.



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Films CinéPress / Jack Lesage

Pour qui s'intéresse de près ou de loin au patrimoine et au cinéma en Rhône-Alpes, Jack Lesage fait figure de repère incontournable.

Né à Saint-Mandé (région parisienne) en 1923, il arrive à Grenoble enfant. Photographe, réalisateur et producteur, il a consacré une grande partie de sa vie à l’image sous toutes ses formes. 

A 13 ans, il affirmait qu’il voulait « voir la vie dans un cadre ». C’est exactement ce qu’il fit, d’abord en utilisant la photo, dans la presse d’avant-guerre, puis à « Jeunesse et Montagne » et enfin au service Cinéma des armées, qui mit entre ses mains sa première caméra. Là, il tourne les premières images du front des Alpes.

En 1946, avec Georges Rollet, il crée PhotoPress, organe indispensable pour tous les journaux et entreprises régionales.

Dans le même temps, il sillonne le département pour rendre compte des actualités avec sa caméra : création du journal filmé des alpes (ancêtre de FR3 région), projeté le mercredi dans les locaux du Dauphiné Libéré.

Appelé également pour rendre compte de la reconstruction du Vercors, des routes et infrastructures par les ponts et chaussées, il imagine un prolongement de son activité, fonde CinéPress (avec Georges Rollet et les frères Ramus) en 1952 et ouvre bientôt des studios à Grenoble.

Tournant pour des championnats du monde, et les Jeux Olympiques d’Innsbruck en 64, il est tout naturellement désigné par l’équipe d’Albert Michallon pour être le cinéaste chargé d’enrichir le dossier de Grenoble (voir Grenoble Capitale Alpine). Ses images d’enfants rieurs partant au ski depuis le centre-ville pèseront lourd dans la balance au moment de la décision finale : Grenoble aura les Jeux et Lesage les filmera, aux côtés de Claude Lelouch.

Son nom est associé de manière durable aux grands événements sportifs, en particulier au Critérium du Dauphiné, qu’il filmera pendant plus de 10 ans.

Il tournera et produira plusieurs dizaines de films d’entreprises locales ou nationales (Poma, Rossignol, Dynastar, le Dauphiné Libéré, Total…), publicitaires ou documentaires. 

Jack Lesage est décédé le 6 juillet 2019.

Le fonds CinéPress / Jack Lesage représente un témoignage précieux de l’histoire et de l’évolution de la région Rhône-Alpes et de Grenoble en particulier. Conservé aux Archives Départementales de l’Isère, ce fonds, représentant presque 300 films, pour être sauvegardé, doit être restauré et numérisé au risque de disparaitre. La bibliothèque municipale de Grenoble a donc commencé un travail de numérisation, des cassettes Bétacam dans un premier temps, et des bobines grâce à la Cinémathèque d'Images de Montagne de Gap.

Sur CinéVOD, en libre accès, les premiers films numérisés vous sont ici offerts : http://cinevod.bm-grenoble.fr/videos/category/9RIOF-fonds-cinpress-jack-lesage


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Une vie de chat

Avec la sortie de Phantom Boy, c'est l'occasion de se replonger dans la précédente pépite des studios d'animation Folimage, installés tout près d'ici à Bourg-les-Valence. Soit la vie d'un chat qui se partage entre  la petite Zoé le jour et le voleur au grand cœur Nicolas la nuit. Et puis aussi une bande de malfaiteurs maladroits avec à leur tête l'affreux Costa, une policière tenace et une musique à faire peur... 

Un graphisme vraiment singulier et réussi, à la fois rétro et moderne, enfantin et très abouti. Folimage incarne ici une esthétique européenne pertinente à coté des studios Ghibli pour le manga et des poids lourds de l'animation américaine Pixar et Disney. A voir ou revoir sur CinéVod...

Voir le film

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Mary & Max

Inspirée d’une correspondance que le réalisateur Adam Elliot entretient avec un « Aspie » (forme d’autisme), Mary & Max est un film d’animation en pâte à modeler d’une grande poésie.

Mary, 8 ans, Australienne, souffre-douleur de sa classe se choisit au hasard dans l’annuaire un correspondant pour partager ses goûts et interrogations sur la vie. Max, 44 ans, New-Yorkais, atteint du syndrome d’Asperger lui répond. Une correspondance de deux décennies se modèle alors devant nos yeux ébahis…

Les tonalités de couleurs – bruns et gris réhaussés d’une pointe de rouge – le rythme lent, la musique entêtante, créent une atmosphère mélancolique (malgré des détails très comiques), et émouvante jusqu’aux larmes. 

Qu'attendez vous pour voir ce film ? Voir cette page

Niki de Saint Phalle : un rêve d'architecte

Amusée et enjouée par ses superbes « Nanas » démesurées et tellement colorées, j’ignorais finalement tout le reste de l’œuvre de Niki de Saint Phalle. Artiste surprenante, féministe, très engagée, ses créations sont nombreuses et extrêmement variées. Quel contraste entre ses premières œuvres, la violence des tirs à la carabine et les rondeurs de ses dernières sculptures.

Ce documentaire montre la force et les faiblesses de cette puissante artiste hantée par un secret trop lourd à porter. Passionnante femme du 20ème siècle !

J’ai beaucoup appris et n’ai maintenant qu’une envie : aller visiter son jardin en Toscane…


Voir ce documentaire


Prix du Meilleur Documentaire dans la catégorie « Art » du Festival International du Film Documentaire sur l'Art et l'Architecture qui s'est tenu à Rome du 20 au 24 octobre 2014.

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Broadchurch (série)

Ce n’est pas que l’intrigue policière soit particulièrement captivante, les flics sont plutôt nuls et paraissent dépassés par les événements, le charme de BROADCHURCH réside plutôt dans l’ambiance générale. On sent bien que le réalisateur a apprécié Twin Peaks (attention "It's happening again" en  2016 !) : la vie d’une petite ville où les mensonges, tourments et autres secrets sont petit à petit dévoilés au grand jour au fil de l’enquête… On a même droit à une touche (légère) de paranormal, hommage à peine dissimulé à David Lynch, bien que piste assez rapidement négligée. La galerie de personnages est convaincante et on se laisse prendre par la main.

Seuls regrets, l’abus de plans au ralenti et l’omniprésence de la musique qui aurait gagné à se faire plus discrète, d’autant que les thèmes sont bien trouvés et s’accordent parfaitement à l’histoire. On a un peu le sentiment qu’on veut nous tirer des larmes un peu trop facilement. Mais à part ces bémols, cette série reste très recommandable…

Voir la série

Voir également la saison 2

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Transamerica

Peut-on devenir une bonne mère quand on a été un père absent ? C'est une des questions que pose ce road-movie à travers l'Amérique et ses préjugés, ce film de passage d'un état à un autre.

Une transsexuelle sur le point de devenir une femme se retrouve sur la route avec un jeune homme en quête de son père. Le père c'est elle. Elle le sait, son fils la prend pour une assistante sociale qui vole à son secours. Évidemment au cours de ce voyage ils vont apprendre à se connaître mais va-t-elle oser lui avouer la vérité, assumer cette réalité, et lui comment va-t-il réagir face à une figure paternelle aussi inattendue ? Voilà des questions graves auxquelles le film répond de façon légère et parfois drôle mais avec une délicatesse admirable.

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Habemus Papam

Après la mort du pape, le conclave se réunit afin d'élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s'élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l'apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d'une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l'inquiétude tandis qu'au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise. Une version cinématographique prémonitoire livrée par Nanni Moretti avec un Michel Piccoli au sommet de son art.

Voir le film

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