04 76 50 38 38

VIDEOTHEQUE MUNICIPALE

cinevod

 

Dernière chance

Vous l'avez remarqué, certains films disparaissent de CinéVOD. C'est parce que les droits que nous avons acquis il y a 3, 4 ou 5 ans arrivent à échéance. Voici ceux qui seront supprimés d'ici mi mai. 

Voir cette page

Frédéric Back, un hommage à la nature

Frédéric Back (1924 – 2013) est un peintre, artiste, illustrateur et réalisateur de films d’animation. Né en France et y ayant grandi, sa vie s’est poursuivie au Québec.
Engagé et militant écologiste, ses courts métrages d’animation sont un plaidoyer pour la cause environnementale, la défense des animaux et de la nature.

 

Sur CinéVOD, ses trois derniers films d’animation :

« Crac ! » suit avec amusement et émotion le parcours d’une chaise à bascule, à travers les ans et les générations, tout en nous faisant connaître différentes époques du Québec.

« L’homme qui plantait des arbres » est une adaptation du texte de Jean Giono. Un succès international, récompensé près de 40 fois !
Ce texte de Jean Giono est souvent présenté comme basé sur des faits réels. Même s’il s’agit probablement d’une imposture littéraire, l’idée n’en est pas moins belle et aurait inspirée de nombreux citoyens à faire de même. Frédéric Back a sublimé ce texte, Philippe Noiret y a prêté sa voix si reconnaissable. Le texte a ensuite été édité en album, avec ses illustrations.

« Le Fleuve aux grandes eaux » est son dernier film, en 1993. Il traite de la pollution dans le fleuve Saint Laurent, veine du Québec, et son impact sur la faune et la flore.

 

Frédéric Back a été récompensé par deux Oscars pour « Crac ! » en 1982 et pour « l’Homme qui plantait  des arbres » en 1988.
Son site regorge d’idées, de liens pour militer et faire perdurer l’idée d’agir ensemble pour l’écologie et parfaire la connaissance de son œuvre.

   

Retour sur sa vie : https://www.youtube.com/watch?v=sxpg28jFL4g
Entrevue avec Frédéric Back :  https://www.youtube.com/watch?v=YbNo6MX0Tdk

Voir cette page

Pour une utilisation optimale...

1. Comment regarder des films sur CinéVOD ?

- Pour les films des catégories "Vu(es) d'ici" et "Conférences", l'accès est libre et illimité.
- Pour les autres catégories de films, vous devez être inscrit dans les bibliothèques de Grenoble et à jour de cotisation.
Pour vous identifier, cliquez en haut à droite sur "Connexion" et remplissez les champs avec votre numéro d'abonné et votre mot de passe.

Faire votre recherche et cliquer sur le bouton bleu "LE FILM" pour lancer le visionnage du film choisi.

2. Combien de films puis-je voir chaque mois ?

Il n'y a pas un nombre limité de films, mais un nombre d'heures accordées chaque semaine : votre compte est crédité de 5 heures, qui seront débitées de la durée de visualisation du film. À noter que les films des catégories "Vu(es) d'ici" et "Conférences", consultables sans identification, ne sont pas décomptés.
Ces 5 heures sont renouvelées chaque semaine.

3. Je rencontre des problèmes pour voir un film, l'image est saccadée, hachée...

Selon votre connexion wifi, la qualité de visionnage peut être altérée, avec des images heurtées ou saccadées, phénomène lié aux chargements de la mémoire tampon. Les raisons peuvent être multiples : débit de la ligne, de votre box, heure de connexion, connexion simultanée de 2 ordinateurs sur la même ligne… Si ces problèmes persistent, nous vous conseillons de vous connecter par câble réseau plutôt qu'en wifi et de vous brancher sur le secteur si vous êtes sur votre ordinateur portable.
Le navigateur Internet Explorer 10 n'est pas compatible avec la lecture de nos vidéos. Mettez à jour votre navigateur, ou utilisez Firefox, Chrome, Safari...

4. Comment est constitué le catalogue ?

CinéVOD travaille avec le service Médialib d’Adavision qui propose un catalogue de films numériques pour les bibliothèques. La chronologie des médias pour ce système de SVOD (VOD par abonnement) impose une diffusion des films disponibles 36 mois après leur sortie.

Une équipe de bibliothécaires de Grenoble achète titre à titre les films proposés, pour une durée de 3 à 5 ans. Passé ce délai, les fichiers sont supprimés. En 2017, 105 films ont été supprimés et 140 nouveaux achetés.

En plus de ces films, nous proposons des films locaux et des conférences filmées dans le réseau qui sont en accès libres et ajoutés tout au long de l’année.


Bonnes séances !

Voir cette page

Alabama Monroe

Adapté d’une pièce de théâtre à grand succès en Belgique et aux Pays-Bas, le synopsis de Félix Van Groeningen tient en deux lignes mais la valse des émotions qui en découle dure 1h50.

Il triture les sentiments, le désir de vivre, l’amour intense, le désespoir profond… Oui on pleure et on sourit mais jamais on ne tombe dans le mélo. Avec un habile montage ponctué de flash-backs qui donne un rythme intéressant au film.

Un des rôles majeurs du film est donné à la bande originale : la musique folk, bluegrass, est interprétée ici par The Broken Circle Breakdown (compositeur : Bjorn Eriksson). Les deux acteurs principaux Johan Heldenbergh et Veerle Baetens interprètent eux-mêmes les chants et le succès de leur tournée après la sortie du film atteste de la réussite de ces cow-boys belges. Vous trouverez la BO du film dans nos collections.

Le flamand Félix Van Groeningen est également le réalisateur des remarqués « La merditude des choses » (2009) et « Belgica » (2016).

César du meilleur film étranger en 2014, « Alabama Monroe » a été primé de nombreuses fois.

 

Un film auquel on pense longtemps….

Voir cette page

Images solidaires

Peut-être avez-vous déjà croisé les membres de l’équipe d’ « Images solidaires » dans votre quartier, dans votre parc, dans votre lycée, à la maison des habitants…. ?

Marie Colomban (chargée de projets audiovisuels), Christelle Gaïdatzis, (ethnologue, médiatrice scientifique et interculturelle) et Sylvaine Petit (chargée de communication et gestion administrative), sont tout terrain. Elles questionnent, interrogent, discutent, écoutent et observent ce que nous avons à leur dire. En prenant le temps, en posant la caméra, en nous la donnant, ces films racontent qui nous sommes, qui vous êtes. Sans préjugés, en déjouant les clichés, en rendant à chacun la place qui est la sienne. Des quartiers et des histoires différents, des avis divergents, des nationalités variées, des âges petits ou grands, des cultures nombreuses… tout ce qui fait de nous ce que nous sommes, dans notre pluralité. Un ton sensible, parfois drôle, parfois plus dur, mais toujours juste.

C’est un grand plaisir pour les Bibliothèques Municipales d’accueillir dans ses collections de films numériques quelques films d’Images Solidaires qui nous en disent un peu plus sur nous, habitants de Grenoble.

Une projection de « L’amour dans tous ses états » a lieu vendredi 12 mai à 18h à la bibliothèque Teisseire-Malherbe. Venez écouter parler d’amour et peut-être raconter vous aussi tout ce que cela vous évoque…. ?

http://www.images-solidaires.net/

Voir cette page

Twenty Feet from Stardom

Énorme coup de cœur pour ce super documentaire qui braque son projecteur (et son micro) sur les choristes de chanteurs soul, pop, rock… Une carrière en arrière-plan, en second rôle, révélée ici par Morgan Neville et Gil Friesen.

Des rencontres avec des voix splendides, qui habitent les morceaux, les incarnent, les emplissent et nous font vibrer. Les poils qui se dressent vous voyez ? #frissons

Des choristes dont nous connaissons les voix. Elles ont travaillé avec Elton John, Stevie Wonder, Bruce Springsteen, Sting, les Rolling Stones, Michael Jackson… mais sont restées « 20 feet », « 20 pas » derrière la star.

Des voix qui portent maintenant un nom : Lisa Fischer, Judith Hill, Merry Clayton, Darlene Love.

Voir cette page

Le Sens du toucher

Encore une réussite du coté des studios Folimage ! Après une Vie de chat, Phantom Boy et bien d'autres, Le Sens du toucher est une nouvelle perle de film d'animation. Un petit quart d'heure sans paroles (mais pas sans bruits ni sons), une histoire simple et universelle, une animation virtuose entre abstraction et réalisme, chorégraphie et langue des signes, sensualité et banalité du quotidien. Et bien sur toujours des chats pour mettre leur grain de sel et un peu la zizanie aussi ! Tout ça tient dans ce très beau court-métrage primé au Festival de Villeurbanne l'année dernière et à découvrir absolument sur CinéVod...

En complément deux petits films intéressants sur la genèse et la préparation du film et une intervention du réalisateur au Festival du film d'animation d'Annecy.

Voir le film

Voir Une Vie de Chat

Voir cette page

Mois du doc 2016

En novembre, le cinéma documentaire de création est mis à l'honneur à l'occasion du Mois du film documentaire.

Coordonné par l’association Images en bibliothèques, il rassemble cette année près de 2000 acteurs culturels, sociaux et éducatifs, en France et au-delà, qui partagent l'envie commune de faire connaître la diversité d’un genre original et éclectique qui enrichit et bouleverse nos visions du monde.

A Grenoble, les bibliothèques municipales vous proposent deux séances de projection inédites :

Plastic and glass de Tessa Joosse (2009, 9’)
Dans une usine de recyclage du nord de la France, les ouvriers se rejoignent pour chanter en chœur. Le bruit qui accompagne le travail devient une cadence et le son de l’usine un rythme constant.

Dayana Mini Market de Floriane Devigne (2012, 54’)
Le quotidien pas toujours rose d’un couple d’épiciers Tamoul originaires du Sri Lanka et exilés à Paris, raconté sur un ton «bollywoodien».

Lisboa orchestra de Guillaume Delaperrière (2012, 12’)
C’est un peu "Lisbonne, symphonie d'une grande ville". Balade musicale au fil des rythmes urbains, échantillons sonores et visuels recueillis dans la capitale portugaise.

Orquestra Geraçao de Joao Miller Guerra et Philipa Reis (2011, 63’)
Dans une banlieue défavorisée de Lisbonne, des jeunes musiciens s’impliquent totalement dans un projet qui rompt avec le formatage de l’école publique. Nous découvrons leurs rêves, leur lien avec la musique et leur profond sentiment d’appartenance à un groupe.


Et bien d'autres films documentaires d'auteur vous attendent sur CinéVOD !


Voir cette page

Florence Miailhe – La peinture en mouvement

Florence Miailhe est une artiste singulière que je vous propose de découvrir. Cinq de ses courts-métrages animés sont présents sur CinéVOD.

Ses films d’animation ont une technique différente des dessins animés traditionnels : à l’aide d’une plaque de verre rétro-allumée, Florence Miailhe utilise de la peinture à l’huile, des pastels et du sable pour créer des tableaux qui, aussitôt qu’ils sont pris en photos par une caméra posée en dessus, sont effacés, transformés minutieusement, pour laisser place à la suite de l’histoire.

Les images, mises bout à bout, forment une « peinture animée ».

Florence Miailhe met en valeur les corps, leurs mouvements, leur sensualité. Le travail au pinceau permet de jouer sur les matières, les textures, l'épaisseur du dessin. Ses histoires s’attardent souvent sur une ambiance, comme un long plan séquence. 
Comme un tableau qui se déroule.

César du meilleur court-métrage en 2002 pour Au premier dimanche d'août
Mention spéciale au Festival de Cannes en 2006 pour Conte de quartier
Cristal d’honneur au Festival International du film d’animation d’Annecy en 2015

En savoir + :   

Florence Miailhe parle de Hammam  
La technique de la peinture animée  
Animation de l’affiche du festival d’Annecy 2015

Voir aussi « Âme noire » de Martine Chartrand, autre peinture animée.

Voir cette page

What Richard did – Lenny Abrahamson

Jeune Irlandais, beau, populaire, capitaine de l’équipe de Rugby, lycéen méritant, famille unie, nouvelle petite amie… L’avenir de Richard semble tout tracé.

Élevé par un père (Lars Mikkelsen, le frère de Mads) qui le pousse au maximum et pour qui l’échec n’est pas une option, Richard voit sa trajectoire voler en éclat après une soirée qui tourne mal. Son innocence et sa jeunesse s’envolent, remplacés par la culpabilité et le trouble.

Je ne vais pas ici vous spoiler le nœud de cette histoire… A vous de découvrir ce film poignant et fort qui m’a retourné les tripes.

Des acteurs qui jouent vrai, une situation inextricable. Révélation du jeune Jack Reynor qui enchaine les films à succès depuis.

 

Un mot sur le réalisateur ? Léonard Abrahamson, signe avec « What Richard did » son troisième long métrage. Après « Garage » (2007), qui narre la vie de Josie, employé modèle de station-service, il donne une épaisseur encore plus importante à ses personnages, surpris par le mauvais déroulé de leur vie.

Il s’affirmera ensuite avec le déroutant et musical « Frank » (2014)  et dernièrement avec « Room » (2016), et la découverte du monde par un enfant de 5 ans, enfermé dans une pièce avec sa mère jusque-là. Maintenant reconnu et multi primé, ses films méritent vraiment de s’y attarder. Vous pouvez les retrouver dans les BM de Grenoble.

Voir le film sur CinéVOD


Voir cette page

Nanouk l'Esquimau - 1922

Robert Flaherty, réalisateur américain de films documentaires dans les années 1920, réalise, avec Nanouk l’Esquimau (Nanook of the North) un de ses premiers films.

La vie de Nanouk passionne les foules et les chercheurs ethnographes. En effet, observer précisément le mode de vie d’une famille Inuit est inédit. Les techniques de pêche du saumon et du morse, la vie familiale, les igloos, les difficultés de l’hiver, la découverte du gramophone…

 

Ce film est une commande de l’entreprise « Revillon Frères », négociante en fourrure au début du 20ème siècle, installée dans les baies d’Hudson et d’Ungava. Le film montre même la famille de Nanouk visitant le poste de traite.

 

S’imposant rapidement comme un chef d’œuvre,  le premier film de « cinéma-vérité » et film ethnographique est l'objet de polémiques qu'il convient de préciser.

Flaherty avait tourné, quelques années auparavant au même endroit, des scènes de vie des Esquimaux. Les bobines composant ce film, jugé ennuyant, brûlent : accident ou pas ? Le réalisateur se doit donc de recommencer, en évitant les écueils de la première version. La réalité est donc mise en scène.... Les protagonistes, « acteurs », ont été payés le temps du tournage pour leur éviter d’avoir des obligations liées à la recherche de nourriture et se consacrer au film. Certaines scènes ont été tournées plusieurs fois pour obtenir l’image souhaitée par Flaherty. Nanouk s’appelle en vérité Allariallak, sa famille à l’écran n’est pas sa famille réelle, leur igloo est construit spécialement pour le tournage et s’avère être un demi-igloo, afin de faciliter le tournage et avoir plus de lumière… En 1921, les esquimaux travaillant pour Revillon ne vivent plus en igloo, mais dans des cabanes en bois, ils sont dotés de fusils et la chasse à l'arc n'a plus lieu d'être.
La volonté de montrer des "bons sauvages" par Revillon a apparemment influencée le scénario, la réalité est donc toute autre...

 

Alors ? Fiction ou documentaire ?

Il s’agit là d’une « réalité mise en scène », nouvelle facette du cinéma documentaire qui a marqué l’histoire de cet art.

   

Pour l’anecdote : A la sortie du film en 1922, de nouvelles crèmes glacées, sur bâtonnets, sont vendues dans les salles de cinéma lors des séances de Nanouk. Leur nom ? Esquimaux bien sûr !


Voir le film sur CinéVOD

Allez voir l'exposition au Musée Dauphinois - Grenoble, du 24 mars 2016 au 2 janvier 2017.



Voir cette page

Films CinéPress / Jack Lesage

Pour qui s'intéresse de près ou de loin au patrimoine et au cinéma en Rhône-Alpes, Jack Lesage fait figure de repère incontournable.

Né à Saint-Mandé (région parisienne) en 1923, il arrive à Grenoble enfant. Photographe, réalisateur et producteur, il a consacré une grande partie de sa vie à l’image sous toutes ses formes. 

A 13 ans, il affirmait qu’il voulait « voir la vie dans un cadre ». C’est exactement ce qu’il fit, d’abord en utilisant la photo, dans la presse d’avant-guerre, puis à « Jeunesse et Montagne » et enfin au service Cinéma des armées, qui mit entre ses mains sa première caméra. Là, il tourne les premières images du front des Alpes.

En 1946, avec Georges Rollet, il crée PhotoPress, organe indispensable pour tous les journaux et entreprises régionales.

Dans le même temps, il sillonne le département pour rendre compte des actualités avec sa caméra : création du journal filmé des alpes (ancêtre de FR3 région), projeté le mercredi dans les locaux du Dauphiné Libéré.

Appelé également pour rendre compte de la reconstruction du Vercors, des routes et infrastructures par les ponts et chaussées, il imagine un prolongement de son activité, fonde CinéPress (avec Georges Rollet et les frères Ramus) en 1952 et ouvre bientôt des studios à Grenoble.

Tournant pour des championnats du monde, et les Jeux Olympiques d’Innsbruck en 64, il est tout naturellement désigné par l’équipe d’Albert Michallon pour être le cinéaste chargé d’enrichir le dossier de Grenoble (voir Grenoble Capitale Alpine). Ses images d’enfants rieurs partant au ski depuis le centre-ville pèseront lourd dans la balance au moment de la décision finale : Grenoble aura les Jeux et Lesage les filmera, aux côtés de Claude Lelouch.

Son nom est associé de manière durable aux grands événements sportifs, en particulier au Critérium du Dauphiné, qu’il filmera pendant plus de 10 ans.

Il tournera et produira plusieurs dizaines de films d’entreprises locales ou nationales (Poma, Rossignol, Dynastar, le Dauphiné Libéré, Total…), publicitaires ou documentaires. 

Le fonds CinéPress / Jack Lesage représente un témoignage précieux de l’histoire et de l’évolution de la région Rhône-Alpes et de Grenoble en particulier. Conservé aux Archives Départementales de l’Isère, ce fonds, représentant presque 300 films, pour être sauvegardé, doit être restauré et numérisé au risque de disparaitre. La bibliothèque municipale de Grenoble a donc commencé un travail de numérisation, des cassettes Bétacam dans un premier temps, et des bobines grâce à la Cinémathèque d'Images de Montagne de Gap.

Sur CinéVOD, en libre accès, les premiers films numérisés vous sont ici offerts : http://cinevod.bm-grenoble.fr/videos/category/9RIOF-fonds-cinpress-jack-lesage


Voir cette page

Moon

Moon est un film de Duncan Jones (le fils de David Jones, oui), multi-récompensé au Festival de Gérardmer.

Sous des apparences assez classiques, le film déploie peu à peu un scénario assez malin qui voit un individu isolé lutter peu à peu contre lui-même... à moins qu'il ne soit amené à coopérer avec lui ? Et qui est cet autre lui-même au juste ?

A priori petit film fantastique sans enjeu, Moon est très bien réalisé, avec un acteur qui porte le film sur ses épaules, et brasse des questions plus larges, philosophiques et sociales ...

Voir le film

Voir cette page

The people vs George Lucas

Explorez l'univers dynamique et passionné de la communauté des fans de Star Wars avec The people vs George Lucas !

Alors que le 7ème épisode de la saga, Le réveil de la force, vient de sortir dans les salles obscures (il s'agit du premier opus non réalisé par Lucas mais par J. J. Abrams), ce documentaire de 2010 donne la parole aux amateurs de la série. Blogueurs, universitaires, professionnels du cinéma et biographes analysent le phénomène mondial autant que leur rapport intime à l'épopée.

Le novice apprendra, et c'est le sujet du film, qu'un farouche différend oppose les aficionados de la première trilogie (épisodes 4, 5 et 6) au père de la saga, George Lucas, accusé d'avoir dévoyé l'esprit originel avec sa prélogie (épisodes 1, 2 et 3) et en retouchant son oeuvre historique.

Au travers des débats qui animent la communauté de fans, c'est une réflexion fondamentale sur le statut de l'oeuvre d'art qui se fait jour : à qui appartient-elle ? Quand et qui décide qu'elle est achevée ? Quid du marketing ?

Bien que la forme de ce documentaire soit quelque peu fatigante de part son montage frénétique d'extraits d'interviews et l'insertion de nappes musicales renforçant la dramatisation, il n'en reste pas moins drôle et divertissant. Car l'on découvre aussi la créativité artistique des fans, auteurs de nombreux remakes, chansons et parodies bourrées d'humour et d'autodérision.

Reste à voir ce qu'ils produiront avec Le réveil de la force, et les derniers épisodes prévus pour 2017 et 2019 !


Voir le film sur CinéVOD

Voir cette page

Une vie de chat

Avec la sortie de Phantom Boy (le 14 octobre dans les salles), c'est l'occasion de se replonger dans la précédente pépite des studios d'animation Folimage, installés tout près d'ici à Bourg-les-Valence. Soit la vie d'un chat qui se partage entre  la petite Zoé le jour et le voleur au grand cœur Nicolas la nuit. Et puis aussi une bande de malfaiteurs maladroits avec à leur tête l'affreux Costa, une policière tenace et une musique à faire peur... 

Un graphisme vraiment singulier et réussi, à la fois rétro et moderne, enfantin et très abouti. Folimage incarne ici une esthétique européenne pertinente à coté des studios Ghibli pour le manga et des poids lourds de l'animation américaine Pixar et Disney. A voir ou revoir sur CinéVod...

Voir le film

Voir cette page

Mary & Max

Inspirée d’une correspondance que le réalisateur Adam Elliot entretient avec un « Aspie » (forme d’autisme), Mary & Max est un film d’animation en pâte à modeler d’une grande poésie.

Mary, 8 ans, Australienne, souffre-douleur de sa classe se choisit au hasard dans l’annuaire un correspondant pour partager ses goûts et interrogations sur la vie. Max, 44 ans, New-Yorkais, atteint du syndrome d’Asperger lui répond. Une correspondance de deux décennies se modèle alors devant nos yeux ébahis…

Les tonalités de couleurs – bruns et gris réhaussés d’une pointe de rouge – le rythme lent, la musique entêtante, créent une atmosphère mélancolique (malgré des détails très comiques), et émouvante jusqu’aux larmes. 

Qu'attendez vous pour voir ce film ? Voir cette page

Niki de Saint Phalle : un rêve d'architecte

Amusée et enjouée par ses superbes « Nanas » démesurées et tellement colorées, j’ignorais finalement tout le reste de l’œuvre de Niki de Saint Phalle. Artiste surprenante, féministe, très engagée, ses créations sont nombreuses et extrêmement variées. Quel contraste entre ses premières œuvres, la violence des tirs à la carabine et les rondeurs de ses dernières sculptures.

Ce documentaire montre la force et les faiblesses de cette puissante artiste hantée par un secret trop lourd à porter. Passionnante femme du 20ème siècle !

J’ai beaucoup appris et n’ai maintenant qu’une envie : aller visiter son jardin en Toscane…


Voir ce documentaire


Prix du Meilleur Documentaire dans la catégorie « Art » du Festival International du Film Documentaire sur l'Art et l'Architecture qui s'est tenu à Rome du 20 au 24 octobre 2014.

Voir cette page

Broadchurch (série)

Ce n’est pas que l’intrigue policière soit particulièrement captivante, les flics sont plutôt nuls et paraissent dépassés par les événements, le charme de BROADCHURCH réside plutôt dans l’ambiance générale. On sent bien que le réalisateur a apprécié Twin Peaks (attention "It's happening again" en  2016 !) : la vie d’une petite ville où les mensonges, tourments et autres secrets sont petit à petit dévoilés au grand jour au fil de l’enquête… On a même droit à une touche (légère) de paranormal, hommage à peine dissimulé à David Lynch, bien que piste assez rapidement négligée. La galerie de personnages est convaincante et on se laisse prendre par la main.

Seuls regrets, l’abus de plans au ralenti et l’omniprésence de la musique qui aurait gagné à se faire plus discrète, d’autant que les thèmes sont bien trouvés et s’accordent parfaitement à l’histoire. On a un peu le sentiment qu’on veut nous tirer des larmes un peu trop facilement. Mais à part ces bémols, cette série reste très recommandable…

Voir la série

Voir également la saison 2

Voir cette page

Mattt Konture, l'éthique du souterrain

Francis Vadillo suit au plus près Mattt Konture et livre un portrait sensible et intime de ce dessinateur intègre à l'univers foisonnant. Il se révèle au fil des différents plans du film, à l'image du portrait de Konture dessiné par Killofer sous l'œil du réalisateur. La caméra suit les mouvements de son corps, de ses mains toujours en train de dessiner.

Chez Mattt Konture le travail et la vie ne font plus qu'un. La bande dessinée devient intime, l'intimité devient art et poésie. Le climat de confiance instauré entre le réalisateur et le dessinateur amène Mattt Konture, auteur discret et timide, à ouvrir les portes de son univers artistique et de sa vie. Son œuvre apparait alors dans toute sa puissance et son originalité.

Si on ne connaît pas encore son travail, on a qu'une envie, se plonger dans une de ses BD.

Voir le film

Voir cette page

Les Chansons d'amour

Ce film est une merveille, un miracle, il (réen)chante le monde comme les grandes tragédies musicales de Jacques Demy.
Au départ, il y a un album d'Alex Beaupain, composé de belles chansons tristes sur la mort d'un être aimé. A l'arrivée, il y a un nouveau départ possible. Entre les deux, Christophe Honoré nous a montré la vie de jeunes gens d'aujourd'hui, dans un Paris d'aujourd'hui comme le faisait hier Godard ou Truffaut. 

Et même s'il est traversé par la mort, son film est un hymne à la vie, à la jeunesse, à l'amour, libre, à deux, à trois. Peu importe le nombre d'ailleurs et même le genre du partenaire, l'important est cet élan vital qui nous fait vaincre la résignation et baiser la faucheuse. Et ça, ce film nous le fait ressentir comme rarement. Un film plus fort que la mort en somme.

Voir le film

Voir cette page

Décrochage(s)

Décrochage(s) c'est l'histoire d'une expérience pédagogique commencée en 2000 par un groupe d'enseignants passionnés par leur travail. Au Micro-lycée public de Sénart (Seine-et-Marne) ils accueillent des jeunes en décrochage scolaire complet, et les mènent au baccalauréat en utilisant une méthode pédagogique assez détonante. Ces lycéens vont-ils s'en sortir ? Car, si à un moment de leur vie ils ont raté le coche, débordé, déconné, on a envie que ça change. La réalisatrice, tout comme les professeurs, porte un regard attentif sur chaque protagoniste. L'histoire et la problématique de chaque individu sont prises en compte. Ce n’est pas tant une pédagogie nouvelle qui fonctionne au Micro-lycée qu’un rapport différent aux élèves.
Ils font le pari de transformer la relation professeur/élève pour transformer la relation au savoir. On aurait envie que cette pédagogie soit généralisée, et  bien avant le décrochage...

Voir le film

Voir cette page

Habemus Papam

Après la mort du pape, le conclave se réunit afin d'élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s'élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l'apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d'une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l'inquiétude tandis qu'au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise. Une version cinématographique prémonitoire livrée par Nanni Moretti avec un Michel Piccoli au sommet de son art.

Voir le film

Voir cette page

Couleur de peau : miel

Couleur de peau : miel, raconte l'histoire de Jung, Coréen d'origine adopté par une famille belge dans les années 70. Souvenirs de jeunesse, questionnement sur l'identité et le rapport aux origines, le film mêle habilement des films d'archives familiales en Super 8, une très belle animation par Jung lui-même ainsi que des images de son voyage retour dans sa terre natale. Formellement superbe, "Couleur de peau : miel" est une réussite du film d'animation qui trouve le ton juste pour évoquer des sujets profonds et qui, selon la formule, s'adressera aux enfants de 7 à 77 ans...

Voir le film

Voir cette page

Cherchez Hortense

Voici un film qui pose bien la question d'un mal récurrent du cinéma français : un certain cinéma qui a une facheuse tendance à se regarder le nombril. Soit un film de plus de Parisiens CSP ++  (catégories socio-professionnelles très supérieures). Elle directrice d'un théâtre, lui professeur de civilisation chinoise pour des businessman en mal de développement vers l'Asie, plus un papa au Conseil d'Etat.

Alors oui on ne parle sans doute bien que de ce qu'on connait bien et en effet le film a quelques qualités, notamment ses acteurs. Il y a le plaisir de retrouver Jackie Berroyer dans un petit rôle, Jean-Pierre Bacri qui, quoiqu'on en dise sur son jeu monolithique, reste un vrai acteur, Kristin Scott Thomas comme un poisson dans l'eau et Claude Rich qui se fait visiblement plaisir en haut fonctionnaire large d'esprit. Il y a même de l'humour et les situations sont bien peignées à défaut d'être universelles. Mais Bonitzer ne parvient pas à faire de cette situation une simple toile de fond (comme chez Woody Allen par exemple) mais au contraire il en fait le sujet même de son film. On a l'impression au final d'être les témoins privilégiés d'un milieu privilégié, des entomologistes regardant l'étrange ballet d'une caste à part.

A voir pour vous faire votre avis...

Voir le film

Voir cette page