04 76 50 38 38


Association Démocratie Ecologie Solidarité

le 15.11.2019 à 14:58

Agenda

Samedi 16 Novembre de 15h à 18h à la Maison de l’International au Jardin de ville, 1 Rue Hector Berlioz. Solidarité avec le Chili en lutte, un peuple qui résiste…Informations sur les évènements qui se produisent au Chili et animation musicale. Organisé par ACIP-ASADO, CIIP, Maison Latina, Nuestra América, comité de soutien aux Mapuche du Chili et d’Argentine et FAL38.


Jeudi 21 novembre 20 h Maison des Associations Grenoble : « SOS Méditerranée : sauver, protéger, témoigner », projection débat « 10 jours en mer : l’histoire de l’Aquarius », avec Anelise Borges,réalisatrice et journaliste chez Euronews. Organisé par Collectif citoyen de Grenoble contre l’austérité en Grèce et en Europe, ATTAC 38, CADTM Grenoble

Mots-clefs :


le 15.11.2019 à 14:55

Les soignant.e.s de Grenoble mobilisé.e.s pour la défense de l’hôpital public

Jeudi 14 novembre avait lieu une journée de mobilisation en défense de l’hôpital public dans toute la France à l’appel de plusieurs syndicats mais aussi de collectifs nés récemment : l’Interurgences et l’Interhôpitaux. Cette mobilisation est, de l’aveu de nombreux acteurs du monde de la santé, sans précédent (c’est ce qu’a déclaré le président de la Commission Médicale d’Établissement des Hôpitaux de Paris). Le mouvement de grève a démarré en mars dernier soit il y a plus de huit mois, initié par des personnels paramédicaux, c’est-à-dire des infirmièr.e.s et des aides-soignant.e.s.

Méprisé à ses débuts par la ministre de la Santé ce mouvement a pris de l’ampleur au point d’être aujourd’hui saisi par le Premier Ministre et le Président de la République lui-même qui devrait faire des annonces sous peu. Trois revendications sont portées par les personnels hospitaliers : une augmentation des salaires pour les personnels les moins bien rémunérés afin de rendre à nouveau attractifs des métiers n’attirant plus ; l’arrêt de la fermeture des lits dans les services ; le recrutement de personnel pour assurer la qualité des soins. Pour l’instant le gouvernement ne sait répondre que par une posture arrogante consistant à considérer les soignant.e.s comme des irresponsables qui n’auraient pas compris les besoins de « réformes structurelles ». C’est en fait l’inverse qui est vrai, l’irresponsabilité se trouve davantage à Matignon, à l’Élysée et avenue de Ségur. Car les soignant.e.s ne nient pas le besoin de repenser le système de santé et de décharger l’hôpital mais ils estiment qu’à court et moyen terme cette transformation n’adviendra pas et qu’il s’agit dans l’immédiat de parer au plus pressé et de pouvoir soigner celles et ceux qui en ont besoin. Et donc de renforcer substantiellement un hôpital public à bout de souffle.

À Grenoble, c’est ainsi 24% de grévistes qui se sont élevés contre la politique mortifère du gouvernement et d’Agnès Buzyn. À 13h sur le parvis de l’hôpital, ils et elles étaient 300 à dire leur épuisement, leur révolte, malgré la pluie, malgré le froid. L’après-midi s’est poursuivie par diverses réunions, avec le député LREM Olivier Véran, avec l’Agence Régionale de Santé, avec la direction de l’établissement. À l’issu de ces réunions, l’ensemble des personnels mobilisés était d’accord, cette journée du 14 novembre est un nouveau départ. « Nous restons mobilisés » ont-ils conclu. Les semaines et les mois à venir s’annoncent pénibles pour le gouvernement. Dans ce combat, l’ADES leur apporte son total soutien et tient à dire son admiration à des personnels hospitaliers défendant l’intérêt public et des conditions de travail dignes. Nous sommes avec vous !

Pour les suivre : sur Twitter @InterUrg et @CollectInterHop et sur internet ici.

Pour suivre le collectif grenoblois sur Twitter: @CIHChuga

Pour les soutenir c’est ici.

Mots-clefs : , ,


le 15.11.2019 à 14:46

Tremblement de terre du 11 novembre au Teil

Le 11 novembre s’est produit un tremblement de terre de magnitude 5,4 près du Teil à la limite de l’Ardèche et de la Drome. Cette magnitude est importante et il y a eu de nombreux dégâts et des blessés. Les réacteurs de la centrale nucléaire de Cruas, situés à 13 km de l’épicentre, ont été mis à l’arrêt pour vérifications. Cette magnitude de 5,4 dépasse celle prise pour la construction de la centrale nucléaire de Cruas qui est conçue pour résister à un séisme de seulement 5,2 dont l’épicentre serait sous la centrale. Il faudrait réévaluer la capacité de la centrale à résister à un séisme de cette intensité. Voir ci-dessous la réaction de Michèle Rivasi, députée européenne, à ce sujet.

A noter que dans le nouveau zonage sismique de 2011 (qui est règlementaire pour les règles de construction antisismiques), le Teil n’est pas dans la zone où le risque est le plus important comme à Grenoble. Cet évènement est un rappel de l’importance du risque sismique dans notre région. Avant 2011, Grenoble était classée en aléa sismique 3, depuis l’aléa a été réhaussé au niveau 4, niveau le plus important en France.

Le séisme le plus destructeur dans la région grenobloise a été celui de Corrençon-en-Vercors en 1962, de magnitude 5,3.

Il est utile de se rappeler des bons réflexes à avoir en cas de séisme comme indiqué par l’Institut des Risques Majeurs de Grenoble.

« L’alerte : Le séisme est un risque où il n’y a pas d’alerte possible.

Avant :

  • Repérer les points de coupure du gaz, eau, électricité
  • Préparer un plan de regroupement familial

Pendant : Rester où l’on est :

  • A l’intérieur : Se mettre près d’un mur, d’une colonne porteuse, ou sous des meubles solides. S’éloigner des fenêtres
  • A l’extérieur : Ne pas rester sous des fils électriques ou sous ce qui peut s’effondrer (ponts, corniches, toitures, cheminées …). S’éloigner des bâtiments
  • En voiture : S’arrêter et ne pas descendre avant la fin des secousses.

Après :

  • Après la première secousse, se méfier des répliques : il peut y avoir d’autres secousses
  • Sortir rapidement du bâtiment. Si possible, couper l’eau, l’électricité, le gaz.
  • Ne pas prendre les ascenseurs pour quitter un immeuble
  • Ne pas allumer de flamme
  • S’éloigner des zones côtières ou des abords de lacs, en raison d’éventuels « raz-de-marée »

Carte représentant le nouveau et l’ancien zonage sismique de la région Rhône-Alpes :

Un rapport du CGEDD concernant le risque sismique à Nice vient d’être publié et il fait des recommandations qui pourraient être étendues à d’autres territoires qui présentent le même degré de risque :

Voici la réaction de Michèle Rivasi, députée écologiste du Parlement européen et co-fondatrice de la CRIIRAD :
 
« C’est le plus important séisme de l’histoire de la Vallée du Rhône
Le séisme de ce lundi est supérieur au « séisme majoré de sécurité » et donc le plus important dans l’histoire des séismes enregistrés.  En effet, le « séisme majoré de sécurité » est supérieur au séisme maximal historiquement vraisemblable qui est censé se produire tous les 1000 ans en moyenne. Il se base sur le tremblement de terre le plus intense de mémoire d’homme jamais recensé dans la région. Celui-ci s’est produit le 8 août 1873 avec une magnitude de 4,7 sur l’échelle de Richter. L’épicentre se situait à Châteauneuf-du-Rhône (Drôme) à 13 kilomètres de la centrale nucléaire du Tricastin.
 
Cet événement naturel nous rappelle les risques nucléaires
Il a fallu l’accident nucléaire de Fukushima pour que les normes de sûreté soient renforcées. Elles ont notamment conduit l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) en 2017 a ordonné à EDF d’arrêter la centrale nucléaire du Tricastin en raison d’un risque de rupture d’une portion de la digue du canal du Rhône en cas de séisme et car EDF trainait à faire les travaux. EDF a réalisé en trois mois des renforcements de la portion de la digue concernée pour assurer la résistance au séisme majoré de sécurité. Mais le 25 juin 2018, l’ASN a de nouveau demandé un renforcement complémentaire de la digue du canal de Donzère-Mondragon et une surveillance accrue. EDF doit effectuer des travaux au plus tard fin 2022. Le rapport de 2018 de l’ASN montre que l’analyse des conséquences potentielles d’une rupture de la digue a été menée de manière tardive et sommaire. La négligence d’EDF a ainsi duré 10 ans alors que la principale fragilité de Tricastin est le risque d’inondation
 
EDF est hostile aux exigences de sûreté nucléaire
Cet événement vient nous rappeler que la sismicité doit être prise au sérieux et ce particulièrement dans la vallée du Rhône. EDF essaye de rassurer, mais il faut rappeler son attitude hostile vis-à-vis du risque sismique. Depuis quelques temps, les anomalies génériques découvertes sur les installations françaises ne font que se multiplier, révélant la fragilité des constructions face à ce risque naturel. On observe de nombreux exemples d’anomalies de « non-tenue au séisme », liées à des problèmes de conception et/ou un mauvais entretien : perte d’alimentation électrique, perte de refroidissement, de ventilation, surchauffes, effondrements, câbles trop fragiles, tuyauteries des stations de pompage trop rouillées, diesels de secours vulnérables… Et il n’y a pas que les plus vieux réacteurs qui sont concernés.
 
Il est urgent d’arrêter ces centrales avant qu’un accident grave ne survienne.
L’industrie nucléaire fait peser un risque inacceptable sur la population en minimisant les risques et poussant à la prolongation du fonctionnement de ses centrales atomiques. La centrale de Tricastin, qui a largement atteint l’âge de la retraite, doit être arrêtée dès maintenant. »

Mots-clefs : , , ,


le 15.11.2019 à 14:36

Municipales 2020 : « Grenoble en commun » au travail

L’élargissement du périmètre politique de la démarche « Grenoble en commun » emmenée par Eric Piolle, se poursuit à gauche. Il y a quelques semaines, la décision nationale du mouvement « Génération.s », créé par Benoit Hamon après sa sortie du PS, de soutenir la candidature d’Eric Piolle, avait fait quelques remous localement dans le mouvement. Le comité local « Génération.s Grenoble Métropole » a décidé de rejoindre la démarche de « Grenoble en commun » suite au vote des adhérents grenoblois.

De même, le mouvement Place Publique (animé nationalement par Raphaël Glucksmann) vient aussi de décider localement sa participation à cette démarche.

Le 13 novembre, des militants, des élues et sympathisants socialistes ont décidé de rejoindre « Grenoble en commun » car ils tiennent à affirmer leur appartenance à la gauche, en opposition à la politique de Macron, en conséquence ils ne peuvent pas se retrouver dans la liste initiée par O. Noblecourt. L’ancien co-président de la section PS de Grenoble, Maxence Alloto et deux élues encore dans l’opposition à la mairie ont fait ce choix, M.J. Salat (qui est dans la majorité à la Métro) et A. Agobian.

Les soutiens citoyens se multiplient aussi (bientôt 500). La signature de l’appel citoyen à construire ensemble l’avenir de Grenoble et de la Métropole se fait sur le site : https://www.grenobleencommun.fr/.

Eric Piolle a décidé de rendre public son patrimoine, ses revenus et sa déclaration d’intérêt sur le modèle des déclaration déposées auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Seule la déclaration d’intérêt est rendue publique par cette autorité sur son site internet. Il s’agit d’une initiative personnelle du candidat au mandat de maire de Grenoble. Il serait souhaitable que les autres prétendants à cette fonction fassent de même.

Les seuls revenus d’Eric Piolle depuis qu’il est maire sont les indemnités versées par la Ville (36 000 € net annuel) et par la Métro (7000 € net annuel), ce qui est un niveau faible pour un maire d’une grande ville et loin du maximum légal. Il faut rappeler que dès avril 2014, la nouvelle majorité avait décidé de baisser les indemnités pour revenir sur l’augmentation de 25 % décidée par la majorité précédente. Soit une économie de 500 000 € par an pour la ville soit 3 millions durant le mandat : c’est une économie significative.

Voici le calendrier des réunions publiques d’élaboration des propositions pour la construction du programme municipal et métropolitain pour 2020-2026 :

  • Mercredi 20 novembre de 8 h à 10 h au Totem French Tech 16 Bd Mal Leclerc sur le thème de la politique économique introduction d’Eric Piolle.
  • Mardi 26 novembre de 12 h à 14 h à la MJC Abbaye : 1 Place de la commune de 1871. Sur le thème : « Grenoble apaise : incivilités, égalité, sécurités » avec une introduction de Sébastien Roché.
  • Mardi 3 décembre de 18 h 30 à 20 h 30 à la Maison pour Tous Saint Laurent   1 Place Saint Laurent. Sur le thème : « Climat : Grenoble se lève, résilience, santé et innovations » avec introduction de Rémy Slam
  • Samedi 14 décembre 14 h à 17 h à la Plateforme (Place de Verdun). Synthèse générale des propositions

Un troisième café philosophique : le mercredi 4 décembre de 18 h 30 à 20 h 30 (« Vers où m’est-il permis d’espérer ?« ) à la brasserie Docteur D, 2 rue Pierre Duclot.

Mots-clefs : ,


le 15.11.2019 à 14:31

Principes fondamentaux des budgets participatifs

Les quatrièmes Rencontres nationales des budgets participatifs se sont tenues à Paris les 7 et 8 novembre 2019, après avoir successivement eu lieu à Grenoble, Rennes et Montreuil entre 2016 et 2018.

A cette occasion, les villes de Grenoble, Paris, Rennes et Montreuil ont lancé un « réseau national des budgets participatifs ». Pour adhérer à l’association, les collectivités devront s’engager à respecter des principes fondamentaux dans la mise en œuvre de leur budget participatif. Ceci garantira la qualité et la sincérité de la démarche de participation citoyenne.

Pour adhérer il faut souscrire à la déclaration de principe suivante :

« Principes fondamentaux du budget participatif en France.

Cette déclaration a pour objectif d’établir des principes fondamentaux des budgets participatifs, permettant de respecter la diversité méthodologique des différents BP existants et en vue d’inciter les acteurs à pratiquer un exercice de réflexion et de partage d’expériences permettant d’améliorer la qualité des budgets participatifs mis en œuvre en France. Le budget participatif s’inscrit dans une politique plus large de développement de la participation citoyenne incluant l’ensemble des acteurs concernés : élus, agents, citoyens et associations. C’est un outil au service du développement du pouvoir d’agir des citoyens. Dans ce sens un budget participatif (BP) en France doit respecter les principes suivants : 

 DONNER DU POUVOIR D’AGIR AUX CITOYENS

Le BP doit être délibératif et donner aux citoyens le pouvoir effectif de présenter des propositions et de décider, à travers un vote, des projets qui seront réalisés par les collectivités ou les acteurs qui proposent ce dispositif. 

Les collectivités et acteurs mettant en œuvre cet outil s’engagent à respecter le résultat du vote et à réaliser les propositions citoyennes, dans le cadre d’un règlement clair et public indiquant les critères de sélection des projets. 

CONTINUITÉ ET RÉGULARITÉ

Les collectivités et acteurs mettant en œuvre un BP doivent garantir un processus pérenne régulier et ininterrompu.

ÉGALITÉ D’ACCÈS ET INCLUSION

Le BP doit permettre la participation du plus grand nombre possible d’habitants et en ne se limitant pas uniquement aux personnes inscrites sur les listes électorales. Des actions spécifiques d’inclusion des publics ne participant pas spontanément à ce type de processus doivent être mises en œuvre. 

TRANSPARENCE ET SINCÉRITÉ

Le dispositif doit garantir l’accès à une information claire et simple, à chacune des étapes du processus, ainsi que sur les modalités et le calendrier de réalisation des projets. Tous les citoyens doivent pouvoir accéder à un règlement public fixant les règles de fonctionnement du BP. 

Le montant annuel alloué au BP doit être défini préalablement et dûment rendu public. Les projets soumis au vote des citoyens doivent être uniquement des projets dont la faisabilité aura été vérifiée au préalable et techniquement réalisables. 

Pour chaque projet déposé non retenu, les citoyens ont le droit d’être informés des raisons de la non recevabilité du projet au regard du règlement. Concernant les projets lauréats, les citoyens doivent être informés du nombre de voix ou points recueillis, des modalités choisies pour leur mise en œuvre ainsi que par la suite  du niveau d’avancement des projets. 

CONFIANCE

 Le BP s’est conçu aussi comme un moyen de transformation de la relation entre élus, agents et citoyens, reconstruisant ainsi de nouveaux espaces de dialogue et renforçant la confiance entre les habitants, l’administration et les élus. La réalisation des projets lauréats doit respecter l’idée originale du porteur de projet, qui doit être partie prenante de cette réalisation. 

Le dispositif exige un engagement politique clair et un appui technique permanent et qualifié, coordonné de manière transversale pour assurer sa réussite. Le BP doit comporter un dispositif de contrôle et d’évaluation du processus et des résultats permettant d’identifier les améliorations à apporter. Le contrôle et l’évaluation doivent inclure toutes les parties – élus, agents et citoyens. Ce processus d’évaluation doit être transparent et ses résultats rendus publics. 

ÉMANCIPATION

Le BP doit être l’occasion de proposer des formations aux habitants afin de renforcer leur pouvoir d’agir (aisance orale, argumentation, connaissance de leurs droits, du fonctionnement des collectivités, de la façon dont se construit un projet, etc.). Le BP est ainsi l’occasion d’un apprentissage de la citoyenneté et de l’exercice démocratique. Pour cela, les collectivités qui proposent des BP doivent faire preuve de pédagogie. L’objectif à long terme d’un BP est de favoriser l’autonomie des habitants en leur permettant par exemple de mieux faire entendre leur voix, de concevoir un projet réaliste, de savoir le chiffrer et de savoir où trouver les informations dont ils ont besoin pour le mettre en œuvre. »

Mots-clefs : , ,