La Chaîne Parlementaire

Publié le 23.10.2018

"Vive tous les accents de France" : le député LaRem Bruno Studer prend l'accent alsacien pour répondre à Mélenchon

"Vive l'Alsace, vive la République et vive tous les accents de France, de Strasbourg... et même de Marseille !" Mardi, le député "La République en Marche" Bruno Studer a surpris l'hémicycle de l'Assemblée nationale en adoptant l'accent alsacien lors de la séance des questions au gouvernement.

L'élu du Bas-Rhin interpellait le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer sur l'enseignement des langues vivantes. Mais en réalité, l'élu, qui a affirmé vouloir "défendre l'accent alsacien", s'adressait à Jean-Luc Mélenchon. Le président du groupe "La France Insoumise" à l'Assemblée nationale est accusé d'avoir moqué la semaine dernière l'accent d'une journaliste de France 3.

Sur Twitter, le député "Les Républicains" du Haut-Rhin Eric Straumann a critiqué l'initiative de Bruno Studer, la qualifiant de "honte pour l'Alsace".

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Publié le 23.10.2018

La République en Marche : des députés s’affranchissent de la discipline de groupe

QUESTIONS D'ACTU, en direct les mardis et mercredis de 14h à 16h30, c’est le temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP : une grande session d’actualité parlementaire à l’occasion des Questions au Gouvernement, pour suivre et décrypter ce rendez-vous incontournable de l’Assemblée nationale.

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Publié le 23.10.2018

Budget 2019 : la majorité étend le malus écologique à de nouveaux véhicules

QUESTIONS D'ACTU, en direct les mardis et mercredis de 14h à 16h30, c’est le temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP : une grande session d’actualité parlementaire à l’occasion des Questions au Gouvernement, pour suivre et décrypter ce rendez-vous incontournable de l’Assemblée nationale.

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Publié le 22.10.2018

Modulation de la CSG : "Il n'y a pas de fronde", promet le député LREM Jean-François Cesarini

Il persiste et il signe : le député LREM Jean-François Cesarini défendra en séance publique son amendement visant à moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs revenus.

L'élu du Vaucluse avait réussi à le faire adopter en commission la semaine dernière, lors de l'examen du PLFSS pour 2019, malgré un avis défavorable du rapporteur LREM de la commission des affaires sociales Olivier Véran et du responsable du texte pour La République en Marche Thomas Mesnier.

Un mail de remontrances d'Aurore Bergé

Jean-François Cesarini veut mettre un terme à l'effet de seuil "brutal" de la hausse de la CSG, votée l'année dernière par la majorité LREM. "C'est, en gros, la critique principale que l'on entend dans nos circonscriptions", analyse le député.

Son amendement propose d'instaurer un taux de CSG de 6,6% pour les retraités gagnant entre 1200 et 1600 euros, le maintien de la CSG à 8,3% pour les retraités gagnant entre 1600 euros et 3000 euros, et la création d'un nouveau taux de CSG à 9,2% pour les retraités "au-delà de 3000 euros".

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a augmenté la CSG de 1,7 point pour les retraités, dont le revenu ne dépasse pas 1 200 € nets par mois. L’effet de seuil créé est brutal avec un passage de 3,8 à 8,3 pour ce niveau de revenu modeste.Exposé des motifs de l'amendement

Son initiative avait fortement déplu à la porte-parole du groupe LREM Aurore Bergé, qui a envoyé à ses collègues un mail de remontrances dans lequel elle dénonce des "initiatives qui viennent percuter (les) engagements" de La République en Marche et "nuisent clairement à la lisibilité de l'action (menée)".

L'élu se réclame du "macronisme"

Jean-François Cesarini, lui, écarte toute "fronde" et se réclame du "macronisme", qui est selon lui, "au départ", "une effronterie" :

C'est quelque chose qui dit 'je pars seul, sans parti, sans le gouvernement Hollande'.Jean-François Cesarini

L'élu se félicite de "créer un peu de tumulte, un peu de débat" au sein de sa famille politique : son amendement, qui avait recueilli 21 signatures en commission, en a cette fois recueilli 34...


Maxence Kagni

Vidéo : Elsa Mondin-Gava et Nathalie Guillouard

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Publié le 22.10.2018

Budget : combien de millions pour le sport ?

4 min
Roxana Maracineanu, Régis Juanico et Cédric Roussel - Montage LCP

Prévue pour début 2019, la nouvelle Agence nationale du sport doit favoriser "les pratiques" amateures comme le "haut niveau". Mais à quel prix ? Pendant près de deux heures, députés et ministres ont échangé arguments et amendements autour des ressources accordées à son développement. Le gouvernement a finalement réussi à imposer ses vues.

C'est le communiste Jean-Paul Dufrègne qui tire le premier en présentant l'amendement de sa collègue Marie-Georges Buffet, ancienne ministre des Sports.

Il est rejoint par le socialiste Régis Juanico, qui a calculé que le ministère va perdre "30 millions d'euros". Les deux députés veulent "déplafonner" les taxes affectés au financement du sport, au nombre de trois : une sur la Française des Jeux, une sur les paris sportifs en ligne et une dernière sur les droits télés.

En effet, leur rendement est élevé, mais il est plafonné : au-dessus d'un certain montant, c'est le budget général de l'État qui récupère la mise.

Des "marcheurs" s'en mêlent

Pour tenter de changer la perspective, le ministre des Comptes publics leur rappelle que le budget du sport va au-delà du ministère. Et de citer en exemple le poids des JO ou du stade France dans le budget de la nation :

Mais la démonstration du ministre n'empêche pas plusieurs députés LREM d'ajouter leurs voix à celles de la gauche. Cédric Roussel est ainsi bien décidé à porter jusqu'au bout son amendement malgré deux avis défavorables (gouvernement et rapporteur).

Concrètement, le député des Alpes-Maritimes propose d'augmenter de 15 millions d'euros le plafond de la taxe sur les paris sportifs. "Nous sommes en baisse sur le [budget du] sport pour tous", confirme son collègue du Cher François Cormier-Bouligeon, qui soutient aussi l'amendement.

Un "non, mais..."

Présente pendant tous les débats, la ministre ferme finalement la porte aux amendements venus de son camp... pour le moment en tout cas :

Elle n'est toutefois pas venue les mains vides dans l'hémicycle, puisque elle a fait voter un amendement pour relever la part de la taxe sur les droits de retransmissions télés affectée aux sports, pour un montant total de 15 millions d'euros.

Une poignée de députés LREM aurait donc préféré doubler le gain en faisant voter en plus leur amendement, mais leurs collègues ne les ont pas suivis.

L'ancienne nageuse olympique a promis que ces fonds financeront des "mesures nouvelles pour accompagner la création de la futur agence". Agence qui reprendra par ailleurs le budget de 130 millions d'euros du Centre national pour le développement du sport (CNDS), bras financier du ministère des Sports, voué à disparaître.

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Publié le 19.10.2018

Perquisitions chez LFI : les "excuses" de Corbière au policier

"Moi, je respecte la police." Invité vendredi de "N'ayons pas peur des mots" sur LCP, le député Alexis Corbière a esquissé un mea culpa après les perquisitions mouvementées effectuées mardi par la police judiciaire au domicile de Jean-Luc Mélenchon et dans les locaux de La France Insoumise (LFI) et du Parti de gauche.

Alors que la situation "pouvait dégénérer", Alexis Corbière reconnaît être intervenu "avec une certaine énergie" face à un "policier qui a pris quelqu'un à la gorge, l'a fait tomber par terre". Le député présente ses "excuses" à l'égard du focntionnaire :

Je n'en veux pas à ce fonctionnaire de police, si je pouvais le lui dire, (je lui dirais) je m'excuse. Il fait son boulot...Alexis Corbière

"Une erreur de communication"

Alexis Corbière revient également sur les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui a affirmé lors d'une des perquisitions que sa "personne" était "sacrée".

"Je pense qu'il fait une erreur de communication", concède le député, qui estime que "c'est un vocabulaire "désuet" :

Jean-Luc est un homme d'histoire et il dit 'l'inviolabilité des représentants de la Nation ce n'est pas un petit débat'.Alexis Corbière





>> Retrouvez "N'ayons pas peur des mots" vendredi à 20h30 sur LCP

Incontournable émission de débat contradictoire, N´ayons pas peur des mots fait son retour sur l´antenne de LCP pour de nouvelles discussions sur les grands sujets à la Une de l´actualité. Chaque semaine, Valérie Brochard orchestre ce débat animé sur l´actualité entre 4 intervenants aux positions radicalement opposées. Combats de mots et batailles d´idées entre députés, experts, journalistes ou encore représentants de la société civile.


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