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RFI - A La Une-RFI - 24.04.2018

Guinée: l'ancien gouverneur Sékou Resco Camara se défend à la barre

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Des hauts gradés de l'armée, dont l'ex-chef d'état major général de l'armée sous la transition militaire de 2010 Nohou Thiam, et l'ancien gouverneur de Conakry Sékou Resco Camara, sont poursuivis pour des faits d'actes de tortures qui remontent au 23 octobre 2010. Des jeunes gens ont été arrêtés dans les quartiers de l'opposition, accusés d'avoir caillassé le cortège du président de la transition Sékouba Konaté. Lien
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Révolution Permanente - 24.04.2018

Macron fait taire la fronde et passe son projet de restriction du droit d'asile

Ce week-end, la loi Asile-Immigration du gouvernement a été passée à l'assemblée en première lecture après une semaine d'examen. Un passage qui ne s'est pas fait sans un certain nombre de tensions, qui expriment les contradictions de l'exécutif.

Une attaque de taille contre le droit d'asile

On le savait, le texte proposé par le gouvernement constitue une véritable attaque contre le droit d'asile. Au menu, réduction des délais pour déposer une demande d'asile, allongement de la durée maximale de rétention, réduction du délai de recours à la CNDA (Cour Nationale du Droit d'Asile), suppression du caractère suspensif de certains recours qui permettaient par exemple d'annuler provisoirement une décision d'éloignement. Autant de mesures qui visent à limiter drastiquement le droit d'asile, sous couvert de le rendre « effectif ».

Durcissant les conditions de vie des personnes migrantes, le projet de loi avait été unanimement dénoncé par les associations au moment de sa présentation. On se souvient ainsi que la CIMADE pointait un projet « répressif, dont le centre de gravité penche considérablement vers une logique de contrôle, de tri et d'expulsion des personnes migrantes. » En revanche, le projet avait trouvé des alliés surprenants en la personne de M. Salvini, secrétaire du parti italien d'extrême droite de la Lega Norte qui, après les élections italienne, avait expliqué se reconnaître dans la loi portée par le gouvernement

Mardi soir, G. Collomb donnait le ton avec un discours très marqué où il affirmait que de nombreuses régions étaient « submergées par des flux de demandeurs d'asile » et se saisissait d'une métaphore fallacieuse pour appuyer son propos : « Peut-on penser que nous pourrions construire chaque année une ville de taille moyenne pour accueillir ces réfugiés ? ». Des propos semblables aux discours anti-immigration traditionnels de l'extrême-droite.

Les contradictions de la majorité surmontées temporairement

Pour la majorité bigarrée de LREM, le passage de la loi tenait du crash test. En effet, depuis l'ouverture des discussions sur le projet, des voix dissidentes s'étaient faites entendre. En plein début de mouvement social, le gouvernement à la base sociale déjà bien fragile, s'était alors attelé en coulisse à un exercice de pédagogie pour convaincre les députés. Une démarche qui, une semaine avant le vote, n'avait réussi à effacer totalement le spectre d'une fronde qui aurait pu concerner jusqu'à 15 députés.

Dès lors, à la veille du vote de la loi, Richard Ferrand avait menacé les députés d'excommunication : "Abstention, péché véniel, vote contre, péché mortel" avait-il annoncé. Force est de constater que la pression a finalement bien fonctionné. Avec un seul vote contre la loi et 14 abstentions, les 197 députés LREM présents ont largement soutenu le projet. Sans surprise, l'unique frondeur conséquent, Jean-Michel Clément, issu du Parti Socialiste, annonçait ce matin sa décision de quitter LREM, avant de risquer une probable exclusion selon RTL et Le Parisien.

Au total les pseudo-frondeurs n'auront donc fait entendre leur voix que sur certains amendements, 9 « marcheurs » s'opposant au doublement de la durée maximale de la rétention et 8 à la réduction du délai d'appel à la CNDA. Les concessions accordées, telles la « limitation » de l'allongement de la rétention à 90 jours plutôt que 135 ou les exceptions au délit de solidarité, ont semble-t-il, malgré leur caractère extrêmement limité, suffit à faire taire leurs états d'âme.

Pour autant, nombre de commentateurs ont noté qu'avec 58% des députés pour, le texte devenait le plus mal voté depuis le début du mandat de Macron. Avec 99 députés LREM absents, certains, comme le secrétaire du PS Olivier Faure, ont sous-entendu qu'il pourrait s'agir d'une politique de la chaise vide volontaire de la part de députés refusant de « mêler leur nom à ce vote ». Si le faible nombre d'oppositions préserve l'intégrité de la majorité, on peut considérer que ses contradictions sont passées sous silence plutôt que réellement surmontées.

https://twitter.com/faureolivier/status/988167637086736385?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fpolitique%2Fle-scan%2F2018%2F04%2F23%2F25001-20180423ARTFIG00134-le-projet-de-loi-asile-et-immigration-texte-le-plus-mal-vote-de-l-ere-macron.php&tfw_creator=Le_Scan&tfw_site=Le_Scan

Une dérive vers la droite de l'échiquier politique

Les discussions sur le texte de loi ont été marquées par une surenchère à droite de la part des députés LR et FN. Si le gouvernement Macron, élu pour faire barrage au FN, a placé depuis le début de son mandat la barre très à droite, les députés LR et FN ont dû se surpasser pour se distinguer de la majorité LREM. Tandis que l'inénarrable Eric Ciotti exigeait un plafond fixé nationalement du nombre d'étrangers accueillis chaque années, Marine Le Pen fustigeait un projet trop conciliant, se saisissant des mesures non-répressives pour accuser le gouvernement d'immigrationisme.

Cependant, si la droite et l'extrême-droite ont convergé dans l'outrance, personne ne doit être dupe de la réalité de l'orientation de ce texte qui, très offensif à droite, confirme une fois de plus le véritable visage de celui qui jouissait d'une aura progressiste lors des élections. En l'absence de mouvement social d'ampleur et après cette demi-victoire, le gouvernement continuera de mener, tambour battant, sa politique d'attaque contre l'ensemble des secteurs exploités et opprimés de la société.

Crédits photo : AFP/GETTY IMAGES

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RFI - A La Une-RFI - 24.04.2018

Le Bénin lance le visa électronique pour attirer les touristes

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Après l'exemption de visa pour les Africains en 2016, le lancement du visa touristique de dix jours en mars, le Bénin lance le visa électronique ou e-visa. C'était dimanche au ministère des Affaires étrangères à Cotonou, en présence du chef de la diplomatie et des ministres de l'Intérieur, du Tourisme et de l'Economie numérique. C'est un moyen supplémentaire pour attirer les investisseurs et les touristes. Car le gouvernement de Patrice Talon veut faire du tourisme un vecteur de développement. Lien
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Révolution Permanente - 24.04.2018

SNCF : « péages gratuits », occupation, AG intergares sur Paris. La mobilisation se construit !

17,45% de grévistes ce lundi 23 avril, selon les chiffres de la SNCF. C'est un peu moins que jeudi dernier, au dessus de 20%, mais toujours extrêmement fort vu la durée du mouvement. Par endroit, comme dans la région PACA où le personnel roulant faisaient grève à plus de 90%, il se durcit et s'organise de plus en plus. En région parisienne, la première Assemblée générale inter-gare, réussie, s'est tenue à Paris-Nord pour remporter la bataille du rail.

« Les taux de grèves en baisse à la SNCF », est à la une de tous les journaux de ce lundi 23 avril. Cependant, pour la 9ème journée de grève et 5ème session de deux jours, les taux restent tout à fait exceptionnels. Effectivement, ce sont près de 80% des agents de la SNCF qui se sont mis en grève au mois une fois depuis le début du mouvement, selon les calculs de la fédération Sud-Rail. C'est dire si les cheminots sont en colère...

Cette évidence, incarnée par la prolongation du conflit, n'est évidemment pas du goût du PDG de la SNCF, Guillaume Pepy ; ou encore du gouvernement, qui comptait sur un essoufflement rapide du mouvement. Elle n'a pas l'air non plus d'être complètement entendue par Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Plutôt que de s'appuyer sur la combativité des grévistes et des cheminots pour faire reculer la réforme, ce dernier a déclaré ce lundi que « la grève peut s'arrêter si on trouve enfin des interlocuteurs qui ne font pas semblant de pratiquer le dialogue social ». Faire la grève pour négocier et arracher des miettes ? Pas sûr que les cheminots qui prennent de leur poche pour défendre leurs conditions de travail, empêcher la privatisation du Rail, et défendre le service public de transport, soient ravis de cette déclaration.

Sur la région parisienne, si les Assemblées Générales des différentes gares étaient moins fournies que d'habitude – la période de vacances scolaires explique en partie cette moindre mobilisation -, il reste un noyau conséquent de travailleurs qui cherchent à construire leur mobilisation.

Fête interprofessionnelle dans le 13ème à Paris dimanche prochain

A l'assemblée générale de la gare d'Austerlitz, il a été acté d'organiser ce dimanche, une fête interprofessionnelle dans le 13ème arrondissement, avec d'autres secteurs de salariés, comme par exemple les hospitaliers, mais aussi les cheminots de l'ensemble de la zone de Paris Rive gauche.

Quatre étudiantes de Tolbiac étaient présentes, et ont pris la parole pour témoigner de l'évacuation violente qui s'est déroulée le vendredi 20 avril au matin. L'une d'entre elles, les doigts brisés par un coup de matraque lors de l'intervention policière, témoigne d'une scène où un jeune homme s'est fait tabassé dans l'amphithéâtre, puis piétiné lors de l'évacuation. Les zones d'ombre se maintiennent au sujet de cette évacuation, notamment sur le cas d'un blessé grave à la tête. Pour A. c'est très clair, le gouvernement fait tout pour « ne pas refaire un Malik Oussekine », mort durant la mobilisation étudiante contre la loi Devaquet.

Des actions coups de poings, de Saint-Lazare à la Vienne

Sur Paris, les cheminots ont décidé d'une action coup de poing pour médiatiser leur lutte et faire pression sur le gouvernement. Ce matin, ils étaient une centaine à entrer et à occuper le siège du Fret.

Dans la Vienne, une opération « péage gratuit » a été organisée par la CGT et FO cheminots sur un axe routier au sud de Poitiers. Une délégation de cheminot est également venue discuter à l'Assemblée Générale de la Faculté de Sciences Humaines qui a réuni 250 étudiants et personnels et reconduit l'occupation dès ce lundi soir.

AG intergares organisée à Gare du Nord

Pour la rencontre inter-gares accueillie sur Paris Nord, 125 cheminots s'étaient donnés rendez-vous. Des couleurs Sud-Rail, CGT, FO et des non-syndiqués venus de plusieurs gares parisiennes dont Paris-Nord, le Bourget, Le Landy pour la région Nord ; de Saint-Lazare, Achères, Mantes-la-Jolie pour l'Ouest ; Austerlitz, Châtillon, Juvisy, Gare de Lyon, Paris-Est pour la zone Est et Sud.

Après un tour de gare, un débat sur la situation, la grève, les perspectives et les revendications s'est organisé. Des actions coups de poing devraient se préparer dès demain, et un rendez-vous inter-gares reconduit pour le jeudi 3 mai, jour de grève en intersyndicale. Pour le 1er mai, on parle déjà d'organiser des cortèges de gare pour la manifestation nationale

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Révolution Permanente - 24.04.2018

[PHOTOS] #19Avril. Portraits de manifestants et plus

Les polémiques, parfois absurdes, entre les organisateurs des manifs et la police sur le nombre des participants sont devenues un "classique". Cependant, cette "bataille des chiffres" cache souvent les vraies personnes qui prennent partie à ces manifestations. Leurs motivations, leurs envies, leur combativité, leurs espoirs, leurs peurs, leur rage, leurs joies...

Ce 19 avril on a effectivement assisté à une très belle manifestation à Paris contre la politique antisociale de Macron où on a pu voir cheminots, étudiants, travailleurs de différents secteurs, retraités, des collectifs de sans-papiers défiler ensemble. Un moment important pour la construction le "tous ensemble" que le gouvernement craint.

Voici donc quelques clichés de certains de ces réels manifestants "anonymes" ; de ces "agitateurs professionnels" ; de ces jeunes avides de désordre et de "diplômes en chocolat".

Pour voir l'ensemble des photos vous pouvez visiter les albums "Manif inter-professionnelle contre Macron" et "Portraits de manifestants".

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Révolution Permanente - 24.04.2018

Vidéo. Notre-Dame-des-Landes : la police gaze et arrête un grand-père pacifique

Ce lundi 23 avril, l'offensive policière contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a violemment repris : engins blindés, accès bloqués par les gendarmes, tractopelle, présence militaire. Deux personnes ont notamment été fermement gazées et arrêtées, dont un homme de 80 ans. Nous relayons la vidéo publiée en direct de l'arrestation.

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Révolution Permanente - 24.04.2018

Un agent de maintenance meurt électrocuté à Lyon

Ce vendredi, à Lyon, Amin Slimani, 30 ans, meurt électrocuté durant son travail de maintenance.

Vers 17 h, ce vendredi 20 avril, c'est une triste nouvelle pour la famille de Amin Slimani, papa d'un nouveau né et jeune marié : il est décédé suite à une intervention de maintenance sur son lieu de travail.

Il travaillait dans la maintenance pour TCL, réseau des transports en commun de la ville de Lyon. Suite à une intervention sur les boîtiers électriques sur une ligne aérienne de Trolleybus à Caluire dans le Rhône, le travailleur a été électrocuté et est décédé. Il était à bord d'une nacelle lors de l'accident qui lui a coûté la vie et n'a pu être réanimé par les secours présents sur les lieux du drame. Son collègue de travail quant à lui, extrêmement choqué, a été pris en charge immédiatement.

Pour l'instant nous ne savons rien des causes de ce tragique accident qui a coûté la vie à ce travailleur, marié, et père d'un jeune enfant. Une enquête est d'ores et déjà ouverte pour comprendre les circonstances de l'accident. Suite à l'accident, le beau-père du travailleur décédé à réagi dans le média « Le progrès » : « Je suis abasourdi, Amin était une force de la nature. Nous n'avons pour le moment aucun début d'explication mais nous voulons savoir comment et pourquoi cela est arrivé. »

Malgré les enquêtes ouvertes pour comprendre les circonstances qui ont emmené à l'électrocution de ce travailleur, nous souhaitons que les résultats puissent permettre à la famille d'éclaircir les contours de ce tragique accident. Trop souvent, après un accident de travail, mortel ou pas, ce sont les travailleurs que les entreprises mettent en cause, en prétextant un manque de vigilance, mettant leurs professionnalismes en échec. Alors que par maximisation des profits certaines entreprises réduisent les coûts sur la sécurité qui met en danger les travailleurs et les usagers ou clients. Le travail qui permet de survivre ne doit certainement pas être une souffrance. Subvenir à ses besoins matériels, que ce soit payer le loyer, nourrir sa famille, etc. ... ne doit pas être mortel. Nos vies sont plus importantes que leurs profits.

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Révolution Permanente - 24.04.2018

Grenoble. Des fachos incendient la fac, et les flics délogent les étudiants mobilisés

L'Université de Grenoble a subit une double offensive répressive ces deux derniers jours. D'une part, dimanche après-midi, un groupe de personne extérieure à l'université, liée à l'extrême-droite, est venue incendié une partie du campus tenu par les étudiants et lundi matin c'est la gendarmerie qui est passée à l'action en tabassant plusieurs étudiants et une professeure.

Une nouvelle fois, la troisième en près de deux semaines, l'Université de Grenoble a été victime d'une attaque de l'extrême droite. Cette fois, le groupe a incendié les jardins d'Utopie situés sur le campus. Alors que le président de l'Université, Patrick Levy, explique publiquement qu'une « minorité radicalisée » bloque la fac, les images parlent d'elles-mêmes pour identifier qui sont les vrais « casseurs ».

Le 22 mars dernier déjà, le président de l'Université avait envoyé la police pour expulser les étudiants mobilisés de l'Université de Grenoble, expédiant 5 personnes à l'hôpital. Et ce lundi matin, cette violence qui a pour objectif premier de casser le mouvement étudiant a de nouveau frappé dans l'Université grenobloise. En effet, après une semaine de vacances, les étudiants sont revenus plus motivés que jamais bloquer leur faculté pour lutter contre la loi ORE. En réponse, ce sont des matraques et des gazeuses que leur a envoyé le président de l'Université, Patrick Levy, avec l'aide des CRS. Tandis que le mouvement ne faiblit pas à échelle nationale, le gouvernement tente toutes les offensives pour le casser dans son envol et éviter la jonction avec les cheminots. Finalement, les étudiants ont réussi à faire annuler les examens et la faculté est restée bloquée. Une nouvelle victoire pour la suite du mouvement étudiant !

#grenoble Les CRS viennent de partir de devant Stendhal, ils n'ont pas reçu d'ordre intervention supplémentaire et semblent quitter la Fac. L'université est défendue. pic.twitter.com/gPQ6nAFLdU

— berurier (@berurier_) 23 avril 2018

crédit photo : Facebook "Grenoble en lutte"

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Révolution Permanente - 24.04.2018

Nicaragua : Ortega annonce la révocation de la réforme des retraites, après les protestations et plus de 30 décès.

Daniel Ortega n'a pas pu freiner les protestations malgré sa répression sauvage. Ce dimanche, avec plus de 30 morts des mains de la police, les groupes de choc et l'armée, il a annoncé qu'il révoquait le décret présidentiel.

Traduction de Laizquierdadiario.mx

Au cours des sept derniers jours, la situation politique au Nicaragua a viré au rouge-vif. Le 17 avril, le président Daniel Ortega signait le décret exécutif 03-2018, qui établissait les réformes de l'Institut Nicaraguayen de Sécurité Sociale (INSS), mandaté par le Fonds Monétaire International : une augmentation des cotisations des travailleurs et employeurs et une déduction de 5% sur les pensions, avec effet rétroactif. Cela a déclenché des protestations dans toute la capitale, Managua, et dans tout le pays, menée par la jeunesse étudiante et les secteurs populaires. Dimanche après-midi, le gouvernement annonçait que les réformes étaient “abrogées”, et a de nouveau attaqué durement les manifestants, les qualifiant de « membres de gangs ».

L'attaque contre les pensions de retraites au Nicaragua n'est pas un cas isolé en Amérique latine et dans le monde. En Argentine, le gouvernement Mauricio Macri a mis en œuvre une réforme du système des retraites et au Brésil, le gouvernement du coup d'Etat institutionnel de Temer a cherché à faire de même. Les contre-réformes contre le système de pensions font partie d'une politique menée par les gouvernements et d'une exigence des capitalistes du monde entier.

Face à l'augmentation de la moyenne d'espérance de vie, les employeurs cherchent à augmenter leurs bénéfices, par exemple en augmentant l'âge de départ à la retraite tout en mettant en œuvre des politiques de minimisation des pensions.

Le virage à droite du “progressisme” sandiniste.

En 2016, la candidature que Daniel Ortega avait partagé avec son épouse Rosario Murillo avait remporté 70% des voix. Ce résultat a permis le troisième mandat présidentiel consécutif du leader du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN), bénéficiant de la division de la droite conservatrice et de la croissance économique moyenne de 5% depuis 2011, en raison du boom des matières premières et des exportations vers les Etats-Unis. Bien que cela ait permis de réduire certains indicateurs sociaux les plus scandaleux et de développer divers programmes d'assistance sociale ; fin 2017, un tiers de la population vivait dans la pauvreté, avec une grande précarisation du travail et de faibles salaires desquels profitaient les employeurs nicaraguayens et les entreprises étrangères, en particulier dans les dites “zones franches”.

Durant les mandats successifs et plus particulièrement ces dernières années, Daniel Ortega a mis de côté la rhétorique de gauche du passé, et a concentré le pouvoir politique et une influence croissante aux bénéfices économiques de sa famille, appelant à des méthodes autoritaires contre les libertés démocratiques et la répression des mouvements de protestation. C'était conforme aux intérêts de la bourgeoisie, leur gouvernement agissant en tant qu'administrateur des entreprises capitalistes dans le pays. Cela fut l'expression d'un virage à droite qui s'est effectué ces dernières années dans les projets dits progressistes dans la région, comme celui qu'Ortega et l'administration du FSLN, prenant donc un cours fortement bonapartiste.

Les années précédentes, le gouvernement avait usé de la répression ouverte pour faire front à la lutte de divers secteurs. Ce fut le cas des paysans qui protestèrent dans différentes provinces pour défendre leurs terres, contre le multi-millionnaire projet de canal interocéanique. Ou en 2013, face au mouvement #OccupalNSS, mené par divers secteurs de la jeunesse, lequel fut aussi durement réprimé et qui précédait les récentes manifestations.

Les mobilisations de jeunes font face à une attaque néolibérale.

La réforme décrétée par le gouvernement Ortega répond aux recommandations des organismes financiers internationaux comme le FMI. Bien que, sur le papier, on pourrait croire que cela affecte aussi les employeurs, le fait est que ceux-ci ont pour garantie un remboursement de l'augmentation des cotisations par le biais de différents mécanismes fiscaux. Il n'en va pas de même pour les cotisations des travailleurs auxquelles s'ajoute la retenue de 5% sur les retraites.

Après l'annonce du décret présidentiel, les protestations et la répression se sont développées. Un rassemblement des étudiants à l'Université CentroAmericaine (UCA) a été attaqué par les forces de choc de la Jeunesse Sandiniste avec des bâtons et des pierres. Les mobilisations se sont étendues à l'Université Nationale Agraire, l'Université Polytechnique du Nicaragua et d'autres instituts universitaires. Loin de vouloir se limiter à Managua, elles se sont multipliées dans différentes villes du pays : León, Masaya, Estelí, Jinotega, Granada et Matagalpa. Beaucoup de ces protestations ont été concentrées là où le Front Sandiniste a obtenu un grand soutien dans le passé, un indicateur de la croissante impopularité du gouvernement.

Le gouvernement ne s'est pas contenté d'utiliser sa police-appuyée par les groupes de la jeunesse sandiniste, mais a aussi déployé l'armée dans différentes villes. Malgré la sanglante répression – qui a provoqué la mort d'une trentaine de personnes – les manifestations ouvrent une importante crise politique pour le gouvernement de Ortega. Elles ont menacé de s'étendre et de s'ajouter à des secteurs encore passifs, en particulier la classe ouvrière et la paysannerie pauvre.

Face à cela, ce samedi Ortega a declaré que ses uniques interlocuteurs étaient les entrepreneurs, qu'il a appelé à dialoguer avec le cardinal Leopoldo Brenes. Pendant ce temps, sur les chaînes de télévision liées au gouvernement, le pillage était présenté comme étant dirigé “par la droite”.

Les patrons, réunis dans le Conseil Supérieur de l'Entreprise Privée (COSEP), viennent d'une longue relation de “consensus” avec le gouvernement. Depuis le début des protestations contre la réforme de l'INSS, ils en ont pris leur distance en proposant le “dialogue”. Ce vendredi 20, devant l'approfondissement de leurs demandes, ils ont exigé a Ortega, de manière démagogique, qu'il freine la répression comme condition pour s'asseoir à la table de négociation. Le secteur patronal voulait devenir l'interlocuteur du gouvernement et, en même temps, gagner la sympathie des secteurs populaires insatisfaits de la réforme. Son objectif était de contenir la crise et de sauvegarder la “stabilité” sous laquelle le gouvernement actuel garantissait ses profits et ceux des transnationales impérialistes.

Face à la gravité de la situation, même le Pape François a appelé au dialogue avec le gouvernement, soutenu par la hiérarchie ecclésiastique nicaraguayenne, qui a également pris l'initiative de diaboliser les “violents”.

Dans un sens similaire à celui du Vatican, le département d'Etat des Etats-Unis s'est exprimé. Le porte-parole du Département d'Etat, Heather Nauert, a affirmé dans un communiqué que “Les Etats-Unis appellent à un large dialogue impliquant tous les secteurs de la société pour résoudre le conflit actuel.”

Ce dimanche 22, dans un discours où il comparait les manifestants à des “membres de gangs”, Ortega a annoncé qu'il reculait par rapport au décret exécutif. La profondeur de la crise, le danger qu'une nouvelle répression n'incendie le pays, ont dicté ce revers conjoncturel du gouvernement. Cependant, Ortega a déjà déclaré “nous chercherons d'autres manières pour donner une stabilité financière au système des retraites.”.La table de dialogue avec les employeurs et l'Eglise vise clairement à une solution “consensuelle” afin de mettre la crise de l'INSS sur le dos des travailleurs et des retraités.

Dans ce contexte, il est fondamental de lutter contre toute mesure régressive sur les conquêtes du peuple travailleur et des retraités, et pour que ce soit ceux d'en haut qui paient la crise du système des retraites, ceux mêmes qui l'ont provoquée. Pour faire face à cette attaque et à celles qui arrivent, il est fondamental de promouvoir l'unité et la mobilisation des travailleurs, des jeunes et de l'ensemble du peuple pauvre contre le gouvernement d'Ortega et contre la bourgeoisie, indépendamment de la droite conservatrice et pro-impérialiste.

Traduction : Julien Anchaing

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Révolution Permanente - 24.04.2018

« Dégradations » de Tolbiac : les étudiants de Paris 1 répondent à Georges Haddad et aux médias

Le président de Paris 1 Georges Haddad a annoncé déposer plainte pour enquêter sur les "dégradations" du centre Tolbiac, une mascarade médiatique que le gouvernement cherche plus à mettre en avant que les blessés faits par les CRS et la BAC pendant l'évacuation ultra violente de la fac. Nous relayons le communiqué de presse de la "Commune de Tolbiac en exil", en réponse à Georges Haddad.

[Communiqué de Presse]

Selon l'administration du centre Pierre Mendès France "des bandits qui n'attendent que le moment opportun pour dévaliser le centre" auraient causé "des dégradations énormes et de tous ordres" et ces dégradations se chiffreraient entre 600 000€ et 800 000€ d'après ses dires.

Les étudiant.e.s mobilisé.e.s de Tolbiac veulent répondre.

D'une part la Commune Libre de Tolbiac condamne collectivement et fermement ces actes individuels de dégradation des locaux et du matériel numérique, ainsi que les vols dont les occupant.e.s ont été les premières victimes. Ce sont des actes isolés (une partie du matériel pédagogique, déjà défectueux parfois, ayant été mis en sécurité dès le début de l'occupation).

Les images massivement retransmises par les médias depuis 48h ne montrent que l'état des lieux après la charge de 200 CRS armés de tronçonneuses, de haches et de béliers pour pénétrer de force dans l'occupation, fracassant chaises et tables contre les murs pour réveiller et intimider les occupant.e.s endormi.e.s dans l'amphithéâtre, gazant le hall et les étages. D'autre part les médias encadrés par l'administration n'ont pas jugé nécessaire de montrer les images des fresques d'artistes, les différentes affiches et programmes de débats et conférences de l'université ouverte ni les règlements intérieurs de l'occupation placardés sur les murs.

Finalement, nous remercions les médias présents d'avoir prouvé ici les conséquences d'une intervention policière violente.
La direction de Pierre Mendès France ne voulant pas rouvrir le site avant septembre, nous espérons qu'elle profitera de ce délai pour prendre en charge les dégradations. Par cela nous entendons bien évidemment : le désamiantage des locaux, leur mise aux normes de sécurité incendie, réfectionner les murs et les plafonds qui tendent à s'effondrer, les vitres qui se détachent parfois, et soyons ambitieux, remplacer la dizaine d'ascenseurs du siècle dernier qui dessert laborieusement une centaine de salles de cours. Nous espérons sincèrement qu'elle mettra aussi à profit ce délai pour recruter des enseignant.e.s afin que nous ne soyons plus 50 en travaux dirigés (TD) et contraint.e.s de nous asseoir par terre.

Finalement, la vraie dégradation est celle orchestrée politiquement par l'État depuis des années, par la baisse continuelle du budget de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ceci dans le but de justifier la sélection voulue depuis les années 80 avec la loi Devaquet.

La vraie dégradation c'est la casse des services publics et des acquis sociaux.

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Révolution Permanente - 24.04.2018

Visite aux Etats-Unis : Macron travaille sa posture de chef d'état international

Emmanuel Macron est en visite diplomatique aux Etats-Unis pour trois jours. Le président jupitérien, mis en difficulté par la contestation de ses réformes, et notamment la grève des cheminots face à son projet de casse du rail, tente de renforcer sa stature internationale.

« Je suis là pour rendre à la France sa grandeur (make France great again, NDLR), comme dirait quelqu'un que je connais bien » : dès son arrivée, lors d'une interview – en anglais - à la très réactionnaire chaîne américaine, Fox News, Emmanuel Macron a donné le ton de sa visite. Et d'évoquer les contre-réformes en cours et la contestation qu'elle suscite : « Mon programme de réformes vise à moderniser le pays (…) et nous poursuivrons ce programme de modernisation jusqu'à la fin. Je veux que ce pays soit à la fois plus fort et complètement adapté aux nouveaux défis, comme l'économie digitale et verte. »

Alors que le gouvernement fait face à sa première contestation d'ampleur, notamment sur les fronts étudiants et cheminots, le message adressé aux grévistes par Emmanuel Macron est clair : tenter de légitimer ses contre-réformes en mobilisant la concurrence internationale entre les capitalistes à l'échelle internationale mais aussi consolider son image d'homme fort, passablement écorné par les éléments de mobilisation actuels qui montrent que celui-ci n'est pas aussi invincible qu'il cherche à le montrer.

La rencontre avec Donald Trump, première du genre depuis l'élection du président américain, est une occasion rêvée pour cela. Cette visite qui laisse cependant sceptique les observateurs internationaux : il y a peu de chances pour que les lignes bougent sur les dossiers iraniens, syriens et russes à l'ordre du jour. Elle est cependant l'occasion de mettre en scène l'idylle entre les deux présidents, quelques dizaines de jours seulement après avoir organisé [l'agression impérialiste commune de la Syrie-https://www.revolutionpermanente.fr/Syrie-Les-bombardements-occidentaux-ne-vont-rien-regler-au-contraire]. Cette rencontre est aussi l'occasion de corriger le tir après le couac d'Emmanuel Macron, qui avait tenté de s'attribuer la paternité de l'attaque en Syrie... avant d'être démenti par les autorités américaines.

Cette erreur de communication montre les limites actuelles du gouvernement Macron, dont le volontarisme affiché le pousse parfois à aller trop loin. Le voyage de courtoisie de Macron vise aussi à rassurer les capitalistes internationaux sur ses faiblesses, notamment dans sa capacité à conduire ses contre-réformes. Interrogé sur des éventuels reculs, celui-ci s'est montré inflexible, dans un discours quelque peu différent de ses dernières interventions : « Aucune chance. J'ai dit aux Français avant l'élection que je voulais traiter les racines profondes de nos problèmes. Cela prendra parfois du temps. Nous allons devoir prendre des décisions audacieuses, mais nous devons régler la situation en profondeur. »

Mardi, le programme présidentiel est chargé : plantation d'un chêne pour « sceller l'amitié » des deux présidents, puis allocution du président français devant le congrès du Capitole puis devant les étudiants de l'université Georges Washington. Avec un bénéfice pour Macron : celui-ci ne risquera de se faire interpeller par une foule en colère comme cela semble être devenu une habitude lorsqu'il se déplace en France ces derniers temps… et qui ne manqueront pas de refleurir avec le printemps social qui se prépare.

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Révolution Permanente - 24.04.2018

L'extrême-droite chasse les migrants dans les Alpes, et le gouvernement cautionne

Ce samedi, une centaine de militants d'extrême-droite ont tenté une action « anti-migrants » dans les Alpes, avec une collaboration implicite de la préfecture et du gouvernement, qui vient de faire passer à l'Assemblée Nationale la loi ultra xénophobe Asile et Immigration. La solidarité a cependant triomphé, et les réfugiés ont réussi à passer la frontière, accueillis dans des centres de solidarité.

Génération Identitaire lance une action « anti-migrants » dans les Alpes

En plein débat parlementaire sur la loi Asile et Immigration, ce samedi 21 avril, une centaine de militants d'extrême-droite du groupe Génération Identitaire ont piloté une action « anti-migrants » en Hautes-Alpes, dans le col de l'Echelle. Ce passage à 1762 mètres d'altitude est, depuis l'escalade répressive xénophobe du gouvernement qui a rendu presque impossible l'accès par Menton, de plus en plus utilisé par les réfugiés. Autoproclamé milice des frontières, le groupe xénophobe a déployé une banderole sur laquelle il était inscrit en anglais : « Frontière fermée. Vous ne ferez pas de l'Europe votre maison. Hors de question. Rentrez chez vous. » et installé une barrière de chantier sur deux-cents mètres pour « matérialiser » la frontière entre l'Italie et la France, prétendant vouloir « défendre l'Europe ».

Photos, hélicoptères, vidéos-drone … Le groupe avait surtout l'intention, malgré ses déclarations, de réaliser un gros coup de com'. Ils ont en effet déclaré avoir découragé « une dizaine » de migrants, ce qui a été démenti par Paolo Narcisi, de l'ONG Rainbow for Africa. En plein show devant les journalistes, les militants d'extrême-droite ont juré : « On va rester autant que nécessaire ; des jours ou des semaines, on est prêts ! ». Quinze minutes plus tard, ils pliaient bagage…

La collaboration implicite du gouvernement

Du côté de la préfecture et du gouvernement, on ne comprend pas bien comment une telle action a pu être laissée menée, sinon d'y voir un signe d'encouragement implicite donné aux groupes d'extrême-droit à agir en toute impunité. Comme lors de l'attaque à la fac de Montpellier d'un groupuscule fasciste en mars dernier, lorsque la police avait escorté les protagonistes que la justice les avait couverts, une nouvelle fois le gouvernement a montré de quel côté il se rangeait.

D'une part, le groupe a pu aisément placer deux hélicoptères au-dessus du site, et installer ses grilles de chantier sans que la préfecture n'y trouve rien à redire. La préfète des Hautes-Alpes s'est quant à elle contentée de signaler publiquement dans un communiqué que « la préfecture et les forces de l'ordre continuent de suivre avec attention et vigilance la poursuite de cette opération afin de prévenir tout trouble à l'ordre public et de garantir le respect du droit », comme si le fait qu'une centaine de militants d'extrême-droite s'auto-proclame milice des frontières était encore dans la garantie du « respect du droit ». Et elle a même indiquée que l'opération s'était « déroulée dans le calme »,

Quant à Gérard Collomb, interpellé à l'Assemblée, il s'est contenté d'affirmer ne pas vouloir « tomber dans le panneau de ces gesticulations ». Rien d'étonnant de la part de celui qui, il y à peine quelques semaines faisait passer une circulaire autorisant les préfectures à contrôler les migrants dans les centres d'hébergement, et ce lundi 23 avril faisait voter sa loi « Asile et Immigration », qui aura pour conséquence de limiter les possibilités de recours à l'asile et d'étendre l'incarcération des réfugiés en situation irrégulière.

Et c'est cette même police et cette politique répressive qui tuent dans le col de l'Echelle, à l'image des deux Guinéens qui sont passés tout près de la mort en août dernier, dévalant une falaise de 40 mètres de haut en tentant d'échapper aux forces répressives.

La solidarité a triomphé face à l'extrême-droite

Mais en quelques heures, une réaction s'est organisée pour contrer le groupe d'extrême-droite. Plus d'une centaine de militants français et italiens accompagnés de migrants derrière une banderole « Brisez les frontières ! » ont manifesté le long de la route qui relie Turin à Briançon pour repousser les militants xénophobes.

La police, quand il s'agit d'empêcher les soutiens aux migrants de manifester, n'a pas tardé à réagir équipée de tenues antiémeutes et a tenté d'empêcher la manifestation, en vain. Les quarante réfugiés présents durant la marche sont parvenus à franchir la frontière, et ont été accueillis dans des centres de solidarité en France.

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RFI - A La Une-RFI - 24.04.2018

Libye: l'absence prolongée de Khalifa Haftar fragilise son armée à l'est du pays

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Le maréchal Khalifa Haftar, commandant général de l'armée nationale libyenne, (ANL) est absent depuis plus de deux semaines de la scène politique en Libye. Son absence prolongée et les bruits les plus pessimistes qui courent sur son état de santé suscitent l'inquiétude dans les rangs de l'ANL ainsi que dans les pays étrangers qui soutiennent les forces du maréchal. L'armée que Khalifa Haftar commandait avait réussi à chasser les milices extrémistes de Benghazi et du croissant pétrolier de l'est du pays, mais c'est une force qui demeure fragile et risque aujourd'hui de se diviser. Lien
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RFI - A La Une-RFI - 24.04.2018

Algérie: le FLN renouvelle son appel à un 5e mandat du président Bouteflika

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En Algérie, le parti présidentiel du Front de libération nationale (FLN) a confirmé samedi 21 avril son appel en faveur d'un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika. Le 7 avril, le secrétaire général du FLN avait déjà publiquement fait part de son souhait de voir le président algérien, âgé de 81 ans, de rester au pouvoir au-delà de 2019. Pour le FLN, il s'agit de poursuivre « l'œuvre » du président. Lien
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moyen-orient-RFI - 24.04.2018

Yémen: le chef politique des rebelles houthis tué par une frappe de la coalition

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Au Yémen, le plus haut responsable politique des rebelles chiites houthis Saleh al-Sammad a été assassiné dans une frappe de la coalition menée par l'Arabie saoudite, ont annoncé ce lundi 23 avril les insurgés, menaçant de venger sa mort. Lien
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RFI - A La Une-RFI - 24.04.2018

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RFI - A La Une-RFI - 24.04.2018

Une camionnette fauche des piétons à Toronto: 10 morts et 15 blessés

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Au moins dix personnes sont mortes et quinze blessées après qu'une camionnette a fauché des piétons dans le centre de Toronto, au Canada, ce lundi 23 avril. Le conducteur a été arrêté, ses éventuelles motivations restent inconnues, mais son acte était « délibéré ». Lien
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RFI - A La Une-RFI - 23.04.2018

Royaume-Uni: un troisième «royal baby» est né

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Kate, l'épouse du prince William, a donné naissance ce lundi 23 avril au troisième enfant du couple. Le palais de Kensington a annoncé que la duchesse de Cambridge avait accouché « sans problème d'un garçon à 11h01 ». Son nom sera rendu public « en temps voulu ». Lien
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