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FRANCE 24


Voici les résultats définitifs des élections législatives allemandes publiés lundi matin et marquées par une victoire nettement moins large qu'attendu des conservateurs d'Angela Merkel, en route pour un quatrième mandat, ainsi que par une percée de la droite nationaliste.

Angela Merkel sera reconduite comme chancelière par vote des députés du Bundestag une fois constituée une coalition majoritaire au Parlement. Les négociations difficiles en ce sens qui se dessinent entre démocrates-chrétiens (CDU/CSU), Libéraux (FDP) et Ecologistes (Verts) pourraient durer jusqu'en décembre.

Les chiffres entre parenthèses indiquent l'évolution par rapport au précédent scrutin de 2013.

Conservateurs (CDU/CSU): 33% (-8,5)

Sociaux-démocrates (SPD): 20,5% (-5,2)

Alternative pour l'Allemagne (AfD): 12,6% (+7,9)

Libéraux (FDP) : 10,7% (+5,9)

Gauche radicale (Die Linke): 9,2% (+0,6)

Ecologistes (Verts):8,9% (+0,5)

La future chambre des députés comprendra un nombre record d'élus, 709, contre 630 dans l'actuelle assemblée. Cette augmentation s'explique par le système proportionnel complexe en Allemagne, qui aboutit régulièrement à redistribuer au bout du compte des sièges supplémentaires à tous les mouvements représentés.


Victorieuse mais affaiblie par un score électoral décevant, Angela Merkel s'attelle lundi à la tâche difficile de former une nouvelle majorité dans un paysage politique éclaté, sous l'effet de la percée historique de la droite nationaliste.

Dès 09H00 du matin, l'état-major de son parti conservateur CDU se réunit pour tirer les premières leçons d'un scrutin législatif où il n'a recueilli que 33% des voix, son plus mauvais score depuis 1949, selon les résultats définitifs publiés lundi matin.

"Une victoire cauchemardesque", résume le quotidien Bild.

La quatrième victoire consécutive de la chancelière, au pouvoir depuis 2005, a un goût amer pour elle. Et les premiers signes de contestation sont apparus du côté de ses alliés conservateurs bavarois de la CSU, qui militent depuis deux ans pour que Mme Merkel entame un virage à droite.

Car une partie de l'électorat conservateur --un million de personnes selon les sondages-- a rejoint l'AfD. Ce mouvement populiste a fait du rejet de l'accueil massif des migrants décidé par la chancelière en 2015 son grand cheval de bataille.

"Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées", a lâché le chef de la CSU, Horst Seehofer.

"La consternation règne dans les rangs conservateurs et la principale responsable est toute désignée", estime lundi le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung.

L'AfD a raflé 12,6% des suffrages après une campagne particulièrement agressive, prenant pour modèle le président américain Donald Trump et les partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

- 'Séisme' -

L'entrée d'un tel parti dans la chambre des députés est un vrai choc pour de nombreux Allemands, l'identité d'après-guerre reposant justement sur la lutte contre les extrêmes, la quête du compromis et la repentance pour les crimes du IIIe Reich.

"La progression spectaculaire des populistes de droite constitue un tournant historique pour la vie politique allemande", faite de culture du consensus et de débats policés, et qui entre dans une ère beaucoup plus rude et conflictuelle, relève le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung.

L'un des chefs de file de l'AfD, Alexander Gauland, a déclaré "la chasse" ouverte "à Madame Merkel".

Le Conseil central des Juifs en Allemagne voit dans le score de ce parti --qui veut revenir sur le repentir allemand pour le nazisme-- de "plus grand défi démocratique depuis 1949" et la naissance de la République fédérale d'Allemagne.

Le Congrès juif mondial a lui qualifié l'AfD de "mouvement réactionnaire honteux qui rappelle le pire du passé".

"Ca change la manière dont l'Allemagne est perçue, car avec l'AfD c'est le retour d'un langage que l'on croyait relégué à l'extérieur de notre consensus politique", juge Suzanne Schüttemeyer, professeur de sciences politiques de l'université de Halle.

Mais les problèmes de Mme Merkel ne s'arrêtent pas là. La formation d'un gouvernement s'annonce très compliquée. Laminés avec leur plus mauvais score (20,5%), les sociaux-démocrates du SPD ont décidé de quitter la coalition avec la chancelière et de rejoindre les bancs opposition.

- 'Jamaïque ' -

Ne reste qu'une solution majoritaire dans le nouveau Bundestag: une alliance inédite au niveau national réunissant les conservateurs, les Libéraux du FDP, qui reviennent au Bundestag avec 10,7%, et les Verts, qui ont atteint 8,9%.

Cette coalition, dite "Jamaïque" - référence aux couleurs noir-jaune-vert des trois partis - n'existe actuellement qu'au niveau régional, dans le petit Etat nordique du Schleswig-Holstein. Et seulement depuis le printemps.

Problème, ces deux derniers partis s'opposent sur bien des dossiers clés comme l'immigration, l'avenir du diesel et la sortie du charbon. Ils ont aussi chacun des désaccords de fond avec les conservateurs.

"Nous allons voir dans le calme, après analyses et possibles pourparlers, si on peut arriver à une collaboration", a dit, prudente, Katrin Göring-Eckardt, co-tête de liste écologiste aux législatives.

Le chef des libéraux, Christian Lindner, a lui déjà fixé une condition pour entrer au gouvernement: le rejet des idées de réforme de la zone euro portées par le président français Emmanuel Macron. Un budget commun est ainsi "une ligne rouge", car Berlin ne doit pas se retrouver à payer les dérapages financiers des autres.

Les négociations pourraient donc prendre des mois. Depuis les premières élections d'après-guerre en 1949, le parti vainqueur a toujours réussi à former une majorité. Et la chancelière a exclu un gouvernement minoritaire s'appuyant sur des majorités changeantes.

Ce n'est qu'après l'officialisation d'une nouvelle coalition que Mme Merkel pourra formellement être désignée chancelière une quatrième fois. Autrement, de nouvelles élections pourraient être convoquées.


La droite sénatoriale, Les Républicains et centristes, a gagné environ 25 sièges dimanche lors du renouvellement pour moitié de la Haute Assemblée, selon des sources concordantes s'appuyant sur des résultats publiés dans la nuit de dimanche à lundi.

La droite sénatoriale totalise désormais 213 sièges, soit 159 pour LR (+17), 50 pour l'UDI (+8) et 4 pour les non inscrits, selon ces sources.

Le groupe PS, de son côté reste le deuxième du Sénat avec 81 membres, contre 86.

La République en Marche est stable, avec 28 sénateurs contre 29.

Le groupe Communiste, républicain et citoyen compte 12 élus, au lieu de 18 précédemment.

Les effectifs du RDSE à majorité PRG diminuent à 12 sénateurs, contre 16.

Les écologistes, dont le groupe avait disparu en juin après avoir compté dix élus, sont désormais quatre.

Cette répartition est susceptible d'évoluer dans les prochains jours, quand les négociations s'ouvriront avec les nouveaux sénateurs pour former les groupes et les officialiser.

102 nouveaux sénateurs font leur entrée au Palais du Luxembourg.


Les Kurdes d'Irak ont commencé à voter lundi matin pour leur indépendance lors d'un référendum historique qui doit ouvrir la voie à un État pour lequel ils luttent depuis près d'un siècle, ont rapporté des correspondants de l'AFP.

Le scrutin, initié par le président kurde Massoud Barzani, se tient non seulement dans la région autonome du Kurdistan (nord de l'Irak), qui comprend les provinces d'Erbil, Souleimaniyeh et Dohouk, mais aussi dans des zones que se disputent les Kurdes et le gouvernement central irakien.


Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, devrait annoncer lundi qu'il a décidé de dissoudre la chambre basse du Parlement pour provoquer des élections législatives anticipées dans le but de faire approuver ses orientations politiques.

Selon tous les médias japonais, le chef du gouvernement s'exprimera au cours d'une conférence de presse en fin de journée à Tokyo pour justifier cette décision, alors même qu'il excluait officiellement cette hypothèse il y a moins de deux semaines.

La dissolution devrait être prononcée le 28 septembre, jour d'ouverture d'une session parlementaire extraordinaire. Le cas échéant, le scrutin aurait lieu le 22 octobre.

M. Abe devrait justifier le besoin de convoquer les électeurs par la nécessité d'interroger les Japonais sur sa politique économique et sur la position à adopter sur la Corée du Nord.

Toutefois, l'opposition et nombre de commentateurs dénoncent une décision arbitraire et des buts inavoués, dont celui pour M. Abe de profiter d'un regain de popularité grâce à sa position très ferme face à la menace que représente Pyongyang avec ses tirs répétés de missiles et essais nucléaires.

Ils voient aussi dans le calendrier choisi par M. Abe la volonté d'échapper aux questions des partis adverses au Parlement sur des scandales qui l'ont miné, lui et son gouvernement, jusqu'à un récent remaniement.

"En théorie, aucune élection n'est nécessaire avant le 20 décembre 2018 (terme du mandat de 4 ans des élus de la chambre basse), car le Parti libéral démocrate d'Abe (PLD) et son allié Komeito détiennent déjà une majorité des deux tiers des sièges de cette assemblée. Cependant, M. Abe calcule que d'ici fin de 2018, il y a un très grand risque que lui et le PLD connaissent des déconvenues", résume dans une note le cabinet BMI Research.

En provoquant des élections maintenant, M. Abe veut profiter de l'état de déliquescence du principal rival, le Parti Démocrate (centre gauche) qui vient de changer de président et a perdu une de ses figures montantes dans un scandale d'adultère.

De surcroît, il tente de la sorte de couper l'herbe sous le pied de la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, qui doit créer cette semaine une version nationale du mouvement Tomin First (les citoyens de la capitale d'abord) pour présenter des candidats aux législatives.


Le succès électoral du parti anti-immigrés AfD a été difficile à avaler pour une partie de la population allemande. Il met aussi Angela Merkel dans l’embarras : quelle coalition former ?


La Corée du Nord, le Venezuela et le Tchad ont été intégrés dimanche à la liste des pays visés par le décret migratoire américain pour des manquements à la sécurité sur leurs voyageurs et un manque de coopération avec Washington.

Le Soudan, l'un des six pays musulmans visés par le précédent décret, a été retiré de la liste. Le nouveau texte interdit ou limite l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants étrangers de huit pays au total, avec l'Iran, la Libye, la Syrie, la Somalie et le Yémen.

Les mesures de restriction sont différentes selon les pays. Tous les citoyens de Corée du nord et du Tchad sont interdits d'accès au territoire américain, alors que l'interdiction se limite aux membres d'une longue liste d'instances gouvernementales vénézuéliennes et à leur famille.

"En tant que président, je dois agir pour protéger la sécurité et les intérêts des Etats-Unis et de leur peuple", a affirmé Donald Trump dans ce décret rendu public dimanche en soirée.

"Un petit nombre de pays - sur les quelque 200 évalués - restent insatisfaisants à cette heure sur les questions de gestion des identités et leurs capacités, protocoles et pratiques du partage de l'information. Dans certains cas, ces pays ont aussi une présence terroriste significative sur leur territoire", a-t-il expliqué.

Le président américain avait soutenu début 2017 avoir besoin d'une période de 90 jours d'interdiction d'arrivée des ressortissants de six pays musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen), ainsi que de 120 jours d'interdiction des réfugiés du monde entier, afin de mettre en place des nouveaux filtres d'admission.

Après cinq mois de contentieux devant les tribunaux, une version amendée du décret est entrée en vigueur le 29 juin. Sa durée d'application s?achevait ce dimanche.

"Ces restrictions sont vitales pour la sécurité nationale" mais pourront, comme dans le cas du Soudan, être levées, a expliqué un haut responsable du gouvernement. Les pays visés pourront être retirés de la liste s'ils atteignent le niveau américain de contrôle de leurs ressortissants, a-t-il précisé.

L'Irak, dont le niveau de vérification est pourtant très faible, n'a pas été inclus car c'est un allié proche qui accueille un nombre important de militaires et de civils, a-t-il souligné.

- Pas contre les musulmans -

Mais selon des responsables gouvernementaux, l'ajout de la Corée du nord et du Venezuela montre que les restrictions ont été décidées sur des questions de sécurité et que le décret ne visait pas expressément les musulmans, comme l'ont affirmé ses détracteurs.

"La religion, ou la religion d'origine des ressortissants ou de leur pays, n'a pas été un facteur", a assuré à la presse un responsable.

Concernant Caracas et Pyongyang, "ces gouvernements ne se conforment simplement pas à nos demandes de base en matière de sécurité", a-t-il dit.

Le Tchad a quant à lui été ajouté même s'il est, selon le décret, "un partenaire important et de valeur pour le contre-terrorisme".

Le décret note la présence sur le sol tchadien de différents groupes jihadistes comme le groupe Etat islamique, Boko Haram ou al-Qaïda au Maghreb islamique. Et N'Djamena "ne partage pas de manière adéquate les informations concernant la sécurité du public et le terrorisme".

La Corée du Nord, engagée cette semaine dans une guerre verbale avec Donald Trump en raison de ses ambitions nucléaires, "ne coopère pas avec le gouvernement des Etats-Unis". Pyongyang n'a pas de relations diplomatiques avec Washington.

Le Venezuela, où une crise politique et économique a dégénéré en violences, est visé en raison aussi de son manque de coopération dans les procédures de vérification des voyageurs.

Mais les restrictions ne s'appliquent qu'à des responsables gouvernementaux et à leurs proches, notamment les fonctionnaires des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères, de forces de police et des services de renseignement.

Le décret est prolongé à partir de dimanche pour les cinq pays qui figuraient sur la liste précédente. Il entrera en vigueur pour les trois nouveaux pays le 18 octobre.


Le président américain Donald Trump a signé dimanche soir un nouveau décret migratoire. Le Tchad, la Corée du Nord et le Venezuela s'ajoutent désormais à la liste des pays visés, tandis que le Soudan n'est plus concerné.


La Corée du Nord, le Venezuela et le Tchad ont été ajoutés à la liste des pays concernés par le décret migratoire américain pour des manquements à la sécurité et un manque de coopération, a annoncé dimanche la Maison Blanche.

Le Soudan, l'un des six pays musulmans visés par le précédent décret, a été retiré de la liste. Le nouveau décret interdit ou limite l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants étrangers de huit pays au total, avec l'Iran, la Libye, la Syrie, la Somalie et le Yémen.

Les mesures de restriction sont différentes selon les pays. Tous les citoyens de Corée du nord et du Tchad sont interdits d'accès au territoire américain, alors que pour le Venezuela, l'interdiction se limite aux membres d'une longue liste d'instances gouvernementales et à leur famille.

"Un petit nombre de pays - sur les quelque 200 évalués - restent insatisfaisants à cette heure sur les questions de gestion des identités et leurs capacités, protocoles et pratiques du partage de l'information. Dans certains cas, ces pays ont aussi une présence terroriste significative sur leur territoire", indique le décret signé par Donald Trump. Le décret entrera en vigueur pour les trois nouveaux pays le 18 octobre.

Le président américain avait soutenu début 2017 avoir besoin d'une période de 90 jours d'interdiction d'arrivée des ressortissants de six pays musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen), ainsi que de 120 jours d'interdiction des réfugiés du monde entier, afin de mettre en place des nouveaux filtres d'admission.

Après cinq mois de contentieux devant les tribunaux, une version amendée du décret migratoire est entrée en vigueur le 29 juin. Sa durée d'application s?achevait ce dimanche.

Pour les opposants au décret, M. Trump tient ses promesses de campagne visant à bannir expressément les musulmans, en dépit de la Constitution qui interdit toute discrimination religieuse.


Cinquante minutes pour convaincre: le comité de candidature français à l'organisation de la Coupe du monde 2023 passe son grand oral lundi (10h30 françaises) à Londres, comme ses adversaires irlandais et sud-africain, dans un contexte interne délicat, avant le vote de World Rugby le 15 novembre.

La ministre des Sports Laura Flessel soutiendra le président de la Fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte pour lequel elle a diligenté une enquête administrative: malaise mis à part, la France possède de solides atouts pour décrocher la timbale.

Ses concurrents aussi. World Rugby émettra ses recommandations le 31 octobre sur les trois dossiers, ici passés en revue.

- France: grande expérience, contexte explosif -

La France a déjà accueilli avec succès la Coupe du monde 2007 et fait valoir son expérience dans l'organisation d'autres grands événements sportifs: Coupe du monde 1998 et Euro 2016 en football notamment...

Le comité de candidature insiste également sur la symbiose et les économies d'échelle avec les jeux Olympiques 2024 à Paris.

Savoir-faire, stades neufs ou récemment rénovés, infrastructures modernes: le comité français ne cesse de clamer qu'il a le meilleur dossier. Au point de se faire taper sur les doigts: la Fédération a dû s'excuser début septembre pour un tweet présentant la France comme le meilleur candidat, basé sur des chiffres de World Rugby.

Mais ce sont surtout les affaires internes qui menacent, comme l'enquête administrative sur Laporte, soupçonné de favoritisme envers le club de Montpellier.

En lien ou non avec cette affaire, les deux premières têtes de l'exécutif, le président Emmanuel Macron et le premier ministre Edouard Philippe, ne se rendront pas à Londres au soutien. Pas plus que, finalement, la légende des All Blacks Dan Carter.

Enfin, l'absence, pour le moment, de stade de repli pour France-Japon le 25 novembre tombe au mauvais moment, et le risque terroriste, très élevé, est un handicap. Le Stade de France, où se déroulerait la finale, a été la cible d'une des attaques qui ont frappé la capitale le 13 novembre 2015.

- Irlande: authentique première, capacités limitées -

Contrairement à ses deux concurrents, l'Irlande n'a jamais organisé la compétition. Pour l'obtenir, elle met en avant une candidature à taille humaine et authentique et qui favorisera le développement du rugby en Amérique du Nord, où la diaspora irlandaise compte près de 40 millions de personnes.

Ainsi, les organisateurs ont conclu un accord avec les hôteliers empêchant légalement d'augmenter le prix des chambres de plus de 20% par rapport à ceux constatés en 2021 et 30% des billets seront vendus moins chers qu'au Mondial-2015.

Si le projet implique aussi l'Irlande du Nord, cette dernière pourrait être un handicap par son instabilité politique et la crainte sur la circulation des personnes et des biens une fois la sortie de l'UE actée. Mais des accords post-Brexit sont déjà en place avec Dublin sur les questions de sécurité et douanes pendant le Mondial.

Le réseau de transports est lui le vrai point noir de la candidature, qui garantit à World Rugby la seule redevance minimale (120 millions de livres, 135,5 M EUR), moins que la France (150) et l'Afrique du Sud (160).

- Afrique du Sud: destination attractive, instabilité politique -

Après 1995, l'Afrique du Sud rêve de revoir le Mondial après trois échecs en 2011, 2015 et 2019.

Le Mondial de football 2010 lui a laissé de grands stades en bon état et elle possède une bonne capacité hôtelière et un climat idéal en automne, saison prévue pour le tournoi. Le faible coût de la vie est un autre argument majeur pour attirer les étrangers.

Mais le contexte socio-politique difficile pourrait avoir raison, une nouvelle fois, des espoirs sud-africains. Dans un pays où la criminalité et la corruption sont deux fléaux, le gouvernement a tardé à apporter son soutien à la candidature, reprochant à sa Fédération de ne pas en faire assez pour intégrer les Noirs dans un sports traditionnellement pratiqué par les Blancs.

L'instabilité politique ne devrait pas aider à rassembler les voix. Au pouvoir depuis 1994, le Congrès national africain (ANC) est affaibli par les divisions autour de la succession de Jacob Zuma, mis en cause dans une série de scandales et qui doit normalement se retirer en 2019.


Contrairement à l'Assemblée nationale, très renouvelée en juin dernier, les élections sénatoriales n'ont pas bouleversé le palais du Luxembourg, présenté en quelques chiffres clefs.

Les données concernent 165 sénateurs, en attendant les résultats de la Guadeloupe (3 sièges), de Martinique (2 sièges) et de Saint-Pierre-et-Miquelon.

- A peine plus jeune... -

Avec 60 ans et 8 mois de moyenne d'âge, le nouveau Sénat est à peine plus jeune qu'après l'élection de 2014, lorsque la moyenne était de 60 ans et 10 mois.

Le benjamin du Palais du Luxembourg reste David Rachline (FN), élu en 2014 dans le Var, qui aura 30 ans en décembre.

Le plus jeune élu de 2017 est le socialiste Xavier Iacovelli, âgé de 30 ans, qui a conquis son siège dans les Hauts-de-Seine.

Le doyen est Gérard César (LR), 82 ans, élu en 2014 en Gironde.

Les Républicains ont la moyenne d'âge la plus élevée (62 ans et 2 mois), devant les socialistes (60 ans et 6 mois).

- ... et guère plus féminin -

Le nombre de sénatrices évolue peu, elles sont désormais 99, soit 28% des sièges, contre 95.

La République en marche ne compte que 14% de sénatrices, le taux le plus faible devant LR (26%), l'UDI (29%) et le PS (31%).

- Les retraités en baisse -

Les retraités, au nombre de 88, sont toujours les plus représentés, mais en baisse par rapport au précédent hémicycle (105).

Les cadres du privé sont désormais un peu plus nombreux (32 contre 22), quasiment au même niveau que les cadres de la fonction publique (33 contre 30).

51 personnes exercent des professions libérales (contre 44), 36 sont enseignants (contre 39).

- Les "recyclés" à la peine -

Sur les 263 candidats "recyclés" qui s'étaient présentés aux législatives de juin, seuls 4 ont été élus: deux candidats LR, un divers droite et un "union de la gauche".

- Les sortants en nombre -

99 sénateurs étaient candidats à leur réélection: 69 ont réussi leur pari, en comptant la ministre MoDem Jacqueline Gourault, dont le siège était vacant depuis deux mois du fait de son entrée au gouvernement, et l'écologiste Esther Benbassa, élue à Paris après avoir été sénatrice du Val-de-Marne.

Le président sortant Gérard Larcher (LR) enchaîne avec un 5e mandat dans les Yvelines, 4 réélus partent pour un 4e mandat et 19 pour un 3e.

- La fin du cumul -

A partir du 1er octobre, la loi sur le cumul des mandats empêchera un parlementaire d'exercer une fonction de maire ou d'adjoint au maire, de président ou vice-président de conseil départemental, de conseil régional, d'intercommunalité ou toute autre fonction exécutive locale.

Sur les 69 sénateurs réélus, 28 exercent au moins une de ces fonctions (dont 18 maires), un cumul auquel ils devront renoncer. Neuf d'entre eux cumulent au moins deux mandats exécutifs en plus de leur mandat parlementaire.

Sur les 177 sénateurs non-concernés par l'élection de dimanche, 101 vont devoir régulariser leur situation: 69 sont maires et près de la moitié exercent au moins deux mandats exécutifs locaux.


Est-ce le retour de Florian Thauvin? Après un début de saison pénible, l'ailier de l'Olympique de Marseille a été l'un des meilleurs sur la pelouse du Vélodrome dimanche contre Toulouse, inscrivant le premier but de son équipe (2-0), qui jouait sans le vétéran Patrice Evra, blessé.

Bleu ciel

Florian Thauvin a retrouvé la forme, il a été l'un des meilleurs Marseillais et a signé son troisième but de la saison toutes compétitions confondues, de près après un relais de l'Argentin Lucas Ocampos (32e).

Bleu de travail

Dimitri Payet encore aligné en N.10, comme il l'aime, a eu beaucoup de bonnes idées mais n'a pas toujours été décisif. Il a été contré sur sa meilleure occasion (19e), et sa meilleure passe a été mal exploitée par Njie (68e). Le second but, celui de Lucas Ocampos, fait quand même suite à l'un de ses corners (61e). Il est également à l'origine du premier.

Derrière, en l'absence d'un Patrice Evra blessé, Adil Rami a quelquefois joué avec le feu mais les attaquants toulousains n'étaient pas très inspirés, et Steve Mandanda a réussi le seul arrêt difficile qu'il a eu à faire, face à Yannick Cahuzac à bout portant (71e).

Bleu nuit

Face à la Real Sociedad, Geoffrey Kondogbia réalisait un bon match sur la lancée de son début de saison convaincant, bien loin de ses ratés à l'Inter Milan la saison dernière. Mais le Valencian a été exclu à 10 minutes de la fin du match pour un second avertissement, alors que le score était de 2-2. Contre une formation basque déjà réduite à 10, ses coéquipiers ont quand même trouvé les ressources pour arracher la victoire (3-2).


L'Olympique de Marseille s'est imposé dimanche face à Toulouse (2-0) lors d'un match marqué par les hommages à l'ancien "Boss" de l'OM, Bernard Tapie, malade. Quant à Nantes, il est à deux points du podium de la Ligue 1 après son succès à Strasbourg (2-1).

. Marseille, un 'Boss' et des buts

Pour les supporters marseillais, il est "le Boss": Bernard Tapie a rendu public son cancer à l'estomac ce week-end, et le Vélodrome a profité de la réception de Toulouse dimanche soir pour lui rendre hommage.

Des chants: "Tapie! Tapie!" ont retenti pendant l'échauffement, et des banderoles s'adressant à "Nanard": "dans cette épreuve, reste le boss" ont fleuri en tribunes.

Les supporters n'ont ensuite pas vibré avec la prestation marseillaise face à Toulouse, comme ce fut le cas un soir de mai 1993, quand l'OM de Tapie est devenu le premier (et seul pour l'instant) club français à remporter la Ligue des champions.

Mais les buts de Florian Thauvin (32e) et Lucas Ocampos (61e) suffisent pour replacer Marseille à la 5e place, à deux petites longueurs du podium. Surtout, les Marseillais enchaînent un troisième succès consécutif sans prendre de but, de bon augure après un début de saison houleux.

Les hommes de Rudi Garcia, qui espèrent terminer la saison dans le Top 4, ont même pris deux points de mieux que le leader parisien, freiné samedi à Montpellier (0-0), sur cette 7e journée.

. Nantes fait son nid, petit à petit

A Nantes, il est sans doute un peu tôt pour parler de Leicester, équipe sans grade que l'entraîneur italien de Nantes Claudio Ranieri a conduit au titre de champion d'Angleterre en 2016.

N'empêche, après sept journées, et malgré deux défaites inaugurales, les Nantais se retrouvent à deux points du podium, avec le même nombre de points que Marseille mais une différence de but légèrement moins bonne (0 contre +1).

Dimanche, ils ont repoussé les assauts du promu strasbourgeois, pourtant porté par son bruyant public, après avoir inscrit deux buts superbes, par Adrien Thomasson (13e) puis Léo Dubois (24e).

Les Strasbourgeois, toujours avant-dernier du classement, avaient pourtant ouvert le score par Nuno Da Costa dès la 10e minute, mais ont ensuite manqué de réalisme. Rien n'est toutefois perdu puisque les six dernières équipes du classement après ces sept journées se tiennent en trois points.

. Saint-Etienne n'en profite pas

Après le match nul du rival lyonnais samedi (3-3 à domicile contre Dijon), Saint-Etienne avait l'occasion de creuser l'écart dimanche contre Rennes.

Les hommes d'Oscar Garcia n'y sont pas parvenus, dans un match rugueux, qui a notamment valu à la flèche rennaise Ismaila Sarr de quitter le terrain sur une civière (suite à un vilain tacle de Kevin Théophile Catherine, sanctionné d'un simple carton jaune, 31e).

Au contraire, ils peuvent même se satisfaire de prendre un point contre une équipe bretonne qui a dominé la rencontre et mené deux fois grâce à Benjamin Bourigeaud (41e) puis Wahbi Khazri (54e, s.p.), mais qui n'est que 15e au soir de cette 7e journée.

Les Stéphanois, qui ont égalisé par Gabriel Silva (45+2), expulsé dans les arrêts de jeu, et Jonathan Bamba (70e, s.p.), sont quatrièmes à un point de la troisième place de la Ligue 1, occupée par une séduisante équipe de Bordeaux. Mais ils n'ont plus qu'une longueur d'avance sur l'OM.

Résultats de la 7e journée de la Ligue 1 de football:

vendredi

Nice - Angers 2 - 2

Lille - Monaco 0 - 4

samedi

Montpellier - Paris SG 0 - 0

Bordeaux - Guingamp 3 - 1

Caen - Amiens 1 - 0

Lyon - Dijon 3 - 3

Metz - Troyes 0 - 1

dimanche

Saint-Etienne - Rennes 2 - 2

Strasbourg - Nantes 1 - 2

Marseille - Toulouse 2 - 0


Gérard Larcher, réélu dans les Yvelines et candidat à sa succession à la présidence du Sénat, a promis dimanche une majorité "exigeante et positive" au Palais du Luxembourg et demandé "confiance et respect" à Emmanuel Macron envers les élus locaux, ce qui a "manqué ces derniers temps".

"Les grands électeurs ont conforté la majorité sénatoriale" de droite et du centre, a-t-il déclaré lors d'une brève allocution devant la presse, jugeant qu'"ils ont clairement affiché leur volonté de voir exister un contre-pouvoir parlementaire, indispensable à mes yeux au fonctionnement équilibré de la démocratie".

"La majorité sénatoriale est diverse mais elle est exigeante et positive", et les élus locaux "ont besoin d'une relation confiance et de respect avec l'exécutif", qui a "parfois manqué ces derniers temps", a-t-il observé.

De son côté, Bruno Retailleau, qui sera candidat à un nouveau mandat à la tête du groupe LR du Sénat, a salué dimanche soir "une victoire pour la droite et le centre", voyant dans les "mauvais résultats d?En marche" la preuve que "la lune de miel entre les Français et Emmanuel Macron est terminée".

"Les grands électeurs, qui ont été très largement rajeunis en 2014 lors des élections municipales, sont mieux que quiconque le reflet de ce que pense le pays", a-t-il jugé sur son site.

Outre que "le président et le gouvernement doivent en tenir compte", M. Retailleau a assuré que "pour le groupe Les Républicains, il n?y aura ni complaisance, ni obstruction" mais comme "le seul intérêt général" comme "guide".


L'Olympique de Marseille a mis sur le terrain contre Toulouse (2-0) tout l'esprit de battant que le club souhaite à son ancien dirigeant Bernard Tapie, malade, pour remporter enfin une victoire probante, dimanche pour la 7e journée de Ligue 1.

Ce n'est pas encore l'OM des années "Nanard", mais la mini crise de l'automne s'éloigne bel et bien. Les Olympiens ont sorti leur meilleur match de la saison pour dominer sans coup férir un "Téfécé" faiblard.

Des buts de Florian Thauvin (32) et Lucas Ocampos (61) ont concrétisé la domination incessante des Olympiens, revenus à la 5e place, à deux points du podium, occupé par leurs vieux rivaux des Girondins de Bordeaux.

En revanche, la jeune équipe de Toulouse a produit un match embarrassant, truffé aux boulettes techniques, et vient d'aligner un troisième match sans marquer de but (1 point sur 9).

Les buts marseillais sont un peu chanceux, il y a peut-être hors-jeu sur le premier et Ocampos marque du genou, mais l'OM s'est créé assez d'occasions pour forcer la chance.

- 'Bernard à jamais le premier' -

Décidément, le 4-2-3-1 fonctionne mieux. Rudi Garcia vient de remporter trois victoires dans ce système, contre Konyaspor (1-0) en Europa League et Amiens (2-0) et le "Téf'" en L1. Frank Anguissa et Luiz Gustavo ont bien verrouillé le milieu de terrain, et Dimitri Payet est clairement plus joyeux en meneur de jeu, même s'il n'est pas encore le "Dim" de l'Euro-2016.

Les brûlures de Monaco (6-1) et Rennes (3-1) sont apaisés et le Vélodrome a poussé sans compter son équipe. Le stade a aussi clamé son soutien au dirigeant qui lui a ramené la Ligue des champions 1993, Bernard Tapie, atteint d'un cancer.

"Bernard à jamais le premier", clamait une grande banderole virage Nord, accompagnée de messages du même type dans tout le stade, comme le "Courage et merci Boss" du groupe de supporters la Vieille Garde. Les tribunes ont plusieurs fois chanté: "Tapie! Tapie!"

Les Winners ont aussi déployé un grand drapeau avec la fameuse "coupe aux grandes oreilles", la grande fierté du foot marseillais.

Peut-être est-ce lié, mais pour la première fois depuis longtemps, l'OM est entré à fond dans son match. Cela aurait pu se concrétiser sur un échange de centres tendus entre Clinton Njie et Lucas Ocampos, mais à chaque fois le Camerounais (4e) puis l'Argentin (11e) a manqué d'un cheveu l'offrande de son partenaire.

- Ocampos du genou -

Le trio offensif marseillais a multiplié les occasions, par Ocampos (23e) ou Florian Thauvin (28e) avant que le même "Flotov" ne décroche l'ouverture du score, sur un coup de billard à deux bandes. Il a bénéficié d'un contre favorable en passant entre deux défenseurs puis d'un rebond heureux sur Ocampos pour marquer (32e).

Les Toulousains râlaient après l'arbitre Benoît Millot pour un hors-jeu, mais l'OM recevait des dividendes méritées pour son esprit d'entreprise.

Marseille n'a pas relâché son étreinte et le Téfécé a encore craqué, sur un corner de Dimitri Payet repris... du genou par Lucas Ocampos.

L'OM a eu plusieurs balle de 3-0, par Anguissa (64e) ou Njie, qui a mal exploité une bonne passe en profondeur de Payet (68e), mais l'essentiel était fait. Valère Germain a pu remplacer Njie (69e), pour une fois muet, mais n'a pu marquer son premier but en L1 cette saison (90e), contré par Alban Lafont.

Pour la recrue Kostas Mitroglou, il faudra attendre, il n'était pas dans le groupe

Ocampos a eu droit comme Njie aux applaudissements du Vélodrome à sa sortie (76e, pour Bouna Sarr) pour parachever la réconciliation avec les tribunes. Ce n'est pas les Waddle ni Boli de Tapie, mais l'OM à la 5e place est plus près de ses ambitions.


Les sénatoriales, élection "par nature plus difficile pour un jeune mouvement", "ne reflète(nt) pas les nouveaux équilibres politiques", a estimé dimanche soir LREM qui, avec seulement 27 sénateurs, loin de ses ambitions initiales, affiche sa volonté de "construire des majorités d'idées" au Sénat.

"Miroir des élections locales de 2014 et de 2015", ce scrutin "ne reflète pas les nouveaux équilibres politiques" et "les grands électeurs n?ont pas encore acté le dépassement des clivages que les Français ont déjà opéré dans les urnes à l?occasion des élections présidentielles et législatives", a jugé le parti présidentiel dans un communiqué.

LREM a cependant salué "l?élection pour la première fois de sénateurs La République En Marche" avec leur propre étiquette "dans cette assemblée". D'autant, a fait valoir l'une des porte-parole des députés Aurore Bergé sur BFMTV, que "nous n'avons pas versé dans le clientélisme, nous avons assumé des réformes courageuses", là où "Les Républicains ont mené une campagne +habile+ en cherchant à inquiéter les élus locaux".

" sans surprise pour . Heureux pour nos eluEs; déçu pour nos candidates défaits. Notre ambition reste intacte", a tweeté Arnaud Leroy, membre de la direction collégiale du parti, retweeté par le chef de file des députés LREM Richard Ferrand.

Le parti présidentiel a promis de "travailler à construire des majorités d?idées, en rassemblant le plus possible de sénateurs autour des réformes que nous portons pour transformer notre pays".

Le groupe devrait avoir "vingt à trente" élus, a estimé en début de soirée l'ancien ministre PS François Patriat, qui l'a lancé avec de nombreux ex-socialistes. "Je ne dirais pas que c'est un succès", a-t-il concédé sur Public Sénat, alors qu'il s'était fixé début août "une fourchette basse" de 50 à 60 sénateurs et espérait encore ces derniers jours faire mieux que les 29 sortants.


Les taxes perçues par l'Etat sur le diesel pourraient augmenter de 10% dès 2018, affirme le journal Les Echos daté de lundi, citant une source gouvernementale.

"Selon une source proche du gouvernement, les mesures fiscales prévues dans le prochain projet de loi de finances devraient alourdir de 7,6 centimes par litre les taxes sur le diesel, et ce rien que pour l'année 2018", écrit le quotidien économique.

Sur un prix à la pompe "d'environ 1,18 euro, les taxes s'élèvent déjà à plus de 70 centimes, c'est donc une augmentation de 10% qui s'annonce", précise-t-il.

Cette hausse "devrait entièrement absorber la baisse du prix du pétrole constatée ces derniers mois", de l'ordre de 8 centimes entre le 1er janvier et le 1er septembre, affirme le journal.

Quant à l'essence, elle verra la fiscalité qui lui est appliquée augmenter elle aussi, "mais à un rythme moins rapide".

"Les taxes vont s'accroître de 3,9 centimes en 2018", affirme le journal, "un écart qui s'explique par la volonté de rapprocher le traitement fiscal des deux carburants", rappelle-t-il.

Les prix des carburants varient notamment en fonction des cours du pétrole, du taux de change euro-dollar, du niveau des stocks de produits pétroliers, de l'évolution des taxes et de celle de la demande.

Le gazole est de loin le premier carburant vendu en France, où il a bénéficié pendant longtemps de nombreux avantages fiscaux, mais un rééquilibrage a été entamé depuis 2015.


Des centaines de personnes ont manifesté dimanche soir dans plusieurs villes d'Allemagne pour protester contre le parti de droite nationaliste AfD qui a enregistré une percée historique pour un tel mouvement aux élections législatives allemandes.

Peu après l'annonce des résultats provisoires, des manifestations spontanées devant les quartiers généraux de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) ont été organisées à Cologne où se sont rassemblées 400 personnes, Francfort, Munich et Berlin.

Dans la capitale allemande, un imposant cordon de police encadrait le rassemblement d'un peu moins d'un millier de manifestants réunis devant la salle louée par l'AfD pour sa soirée électorale à Alexanderplatz, en plein centre de Berlin.

Aux cris de "tout Berlin hait les nazis", "nazis dehors" ou encore "le racisme n'est pas une alternative", les manifestants, plutôt jeunes, ont laissé éclater leur colère.

La police berlinoise a annoncé sur Twitter deux arrestations suite à des débordements de manifestants contre les forces de l'ordre.

"Il va falloir montrer que nous n'acceptons pas qu'un tel parti siège au Bundestag", a déclaré à l'AFP Mathias, un manifestant.

Avec 13% des suffrages, ce qui lui laisse espérer près de 90 députés, ce parti anti-élite, anti-islam et anti-Europe s'impose dimanche soir comme la troisième force politique du pays.

Née en 2013, l'Alternative pour l'Allemagne est déjà présente dans 13 des 16 parlements régionaux allemands et au Parlement européen mais l'élection de députés AfD au Bundestag constitue un tournant dans l'histoire allemande d'après-guerre.

Mais, ostracisé par toutes les autres formations qui le qualifie de "honte pour l'Allemagne", l'AfD n'a aucune chance de figurer au prochain gouvernement, sans doute dirigé une nouvelle fois par Angela Merkel.


Le Front national n'a remporté aucun nouveau siège dimanche lors des élections sénatoriales, mais a enregistré "une vraie progression en voix dans de nombreux départements" par rapport à 2011, a déclaré à l'AFP la présidente du FN Marine Le Pen.

"Nous avons progressé grâce à nos bons scores aux différents scrutins. Tout ceci me renforce dans l'idée que l'implantation locale est une absolue priorité", a indiqué Mme Le Pen, députée du Pas-de-Calais depuis juin.

Le Sénat renouvelé ne comptera, comme depuis 2014, que deux élus FN.

Mais le FN a "obtenu 2.026 voix, enregistrant une progression d?environ 60% par rapport à 2011", "alors qu?il ne disposait théoriquement que d?environ 700 grands électeurs" dans 39 départements, a fait valoir le parti dans un communiqué.

Et de citer parmi "les hausses les plus significatives" l?Essonne, la Haute-Loire, le Pas-de-Calais ou Pyrénées orientales, ainsi que l'isère et la Seine-et-Marne avec "deux listes de rassemblement, conduites par des élus de droite mais présentées par le Front National".

Le parti de Marine Le Pen y a vu la preuve qu'"un nombre important de grands électeurs, notamment dans la ruralité, ont été convaincus par les candidats Front national qui défendaient nos départements et nos communes menacés par la politique du gouvernement qui met a mal leur autonomie financière et vise à les supprimer au profit des intercommunalités et des métropoles".

"Avec ce faible score aux Macron loin des 3/5 des voix au parlement : que ça puisse l'inspirer à faire des référendums !...", a tweeté l'ancien numéro deux du FN, Florian Philippot... retweeté par David Rachline, son successeur à la tête du pôle communication du parti.


Les Libéraux allemands, probables partenaires d'Angela Merkel dans le futur gouvernement suite aux élections, ont prévenu dimanche qu'ils s'opposeraient au projet de budget de la zone euro du président français Emmanuel Macron.

"Nous ne voulons pas de nouveaux budgets pour des transferts financiers en Europe", a déclaré leur président Christian Lindner à la télévision publique.

"Un budget de la zone euro - M. Macron parle de plusieurs points de PIB et cela représenterait plus de 60 milliards d'euros pour l'Allemagne - où l'argent atterrirait en France pour les dépenses publiques ou en Italie pour réparer les erreurs de (Silvio) Berlusconi, serait impensable pour nous et représenterait une ligne rouge", a-t-il ajouté.

Les Libéraux du FDP ont enregistré un succès dimanche en obtenant plus de 10% des suffrages lors des élections législatives, après n'avoir obtenu aucun siège lors du précédent scrutin.

Et les conservateurs d'Angela Merkel, qui ont remporté les élections, vont devoir s'appuyer sur eux pour espérer former une coalition majoritaire. Les sociaux-démocrates, partenaires au gouvernement jusqu'ici, ont en effet annoncé rejoindre l'opposition.

Or, les Libéraux ont mené une campagne aux accents eurosceptiques et entendent poser leurs conditions dans un futur gouvernement.

La chancelière, qui, bien qu'en route pour un quatrième mandat, ressort affaiblie du scrutin après avoir enregistré le plus mauvais score pour son parti depuis 1949, est restée sur la réserve dimanche soir concernant les projets de réforme en Europe.

"Nous avons besoin d'une bonne Europe, d'une Europe forte pour les emplois, la compétitivité et la sécurité, une Europe qui convainc les citoyens", a-t-elle dit à la télévision publique.

"Nous soutiendrons tout ce qui soutient cet objectif et nous discuterons, de manière controversée si nécessaire, de tout ce qui ne le sert pas", a-t-elle prévenu.

Le chef de l'Etat français doit en principe présenter le détail de ses propositions sur la relance de l'Europe et de la zone euro mercredi. Il s'est prononcé dans le passé pour la création d'un budget de la zone euro, aidant à financer des investissements d'infrastructure, et pour un ministre des Finances de l'Union monétaire.

Sur ce dernier point, les Libéraux allemands ont dit dimanche qu'ils y seraient favorables si le poste doit servir à mieux faire respecter les règles sur les déficits publics mais pas si elle vise à les assouplir.


La réponse du football américain à Donald Trump a été spectaculaire. Les joueurs de la NFL ont massivement posé un genou à terre en début de matches dimanche, un geste de défiance que le président américain considère comme un manque de respect pour l'Amérique.

La vague de protestation, dont les images inondaient dimanche les chaînes de télévision américaines, survient quelques heures après que le milliardaire a suggéré aux amateurs de boycotter les équipes dont les joueurs ne respectent pas l'hymne national.

A Foxborough (Massachusetts) dimanche après-midi, 15 joueurs des New England Patriots, champions en titre de la NFL, se sont agenouillés et nombre d'entre eux se tenaient par les bras, dont la star de l'équipe Tom Brady.

Plus de vingt joueurs des Cleveland Browns ont aussi posé un genou au sol pendant que retentissait l'hymne national face aux Colts d'Indianapolis.

En plus de ce geste, qui s'est répété dans plusieurs autres stades, certains joueurs noirs ont également levé le poing, imitant le geste des deux athlètes afro-américains gantés de noir durant les jeux Olympiques de 1968.

Ce qui n'a pas ému Donald Trump: "Super solidarité pour notre hymne national et pour notre pays. Se tenir debout par les bras c'est bien, s'agenouiller c'est inacceptable", a-t-il tweeté dans la foulée.

L'origine du geste remonte à l'été 2016, lorsque l'ancien quarterback des San Francisco 49ers Colin Kaepernick l'avait effectué - et provoqué un scandale national - pour protester contre les meurtres de plusieurs Noirs abattus par des policiers blancs.

- Frapper au porte-feuille -

Le président Trump, élu sur un discours populiste et nationaliste, s'en était pris sans le nommer à ce joueur de 29 ans vendredi lors d'un meeting: "Est-ce que vous n'aimeriez pas voir un de ces propriétaires (d'équipe) de NFL dire, quand quelqu'un manque de respect à notre drapeau, +sortez-moi ce fils de pute du terrain, il est viré, viré!+".

Après cette première missive et une escalade verbale pendant le week-end, les footballeurs américains sont désormais engagés dans un bras de fer très symbolique avec le président républicain, dont la controverse avec le stars du sport ont tous les ressorts de son conflit ouvert avec les milieux artistiques.

"Si les fans de NFL refusent d'aller aux matches jusqu'à ce que les joueurs arrêtent de manquer de respect à notre drapeau et notre pays, vous verrez rapidement un changement. Virez ou suspendez!", avait lancé plus tôt dimanche Donald Trump sur Twitter, proposant tacitement de frapper les ligues professionnelles au portefeuille.

Le magnat de l'immobilier a ainsi persisté dans sa dénonciation des sportifs qui, par leur défiance à l'égard de son administration ou leurs prises de position sur des questions de société, déshonorent pour lui le pays.

Le président des Patriots, Robert Kraft, s'était dit "profondément déçu" peu avant le match de dimanche "par la tonalité des propos tenus par le président" Trump. "Les efforts" de ses joueurs "sur ou en dehors du terrain permettent de rassembler et de rendre nos communautés plus fortes", avait-il souligné.

- Boule de neige -

"Je connais nos joueurs qui se sont agenouillés pendant l'hymne national et ce sont des jeunes hommes intelligents avec du caractère" qui "voulaient lancer un dialogue", avait abondé, également avant les matches, le propriétaire des Miami Dolphins Stephen Ross.

"En ce moment, notre pays a besoin d'un leadership qui unit, pas de davantage de division", avait-il ajouté.

Donald Trump s'en était pris samedi au basket, en retirant l'invitation à la Maison Blanche pour l'équipe de NBA des Golden State Warriors, vainqueur du dernier championnat, rompant ainsi avec la tradition d'inviter les champions d'un des sports majeurs (football américain, basket-ball, baseball, hockey sur glace).

En cause, l'opposition notamment du meneur Stephen Curry à la politique du président américain. La décision a provoqué une pluie de critiques de la part d'autres stars du sport ou de dirigeants.

Il a annoncé dimanche que les Pittsburgh Penguins, champions de hockey sur glace (NHL) seraient reçus prochainement à la Maison Blanche.

La polémique semble en tout cas avoir créé un effet boule de neige, le geste polémique s'étant propagé samedi soir au baseball, avec le premier joueur de la ligue professionnelle, Bruce Maxwell des Oakland Athletics, à s'agenouiller durant l'hymne.

Elle s'est même exportée à Londres dimanche, où se rencontraient dans le cadre d'un match d'exhibition deux équipes de la NFL, les Baltimore Ravens et les Jacksonville Jaguars.

Et au-delà des frontières du sport, Stevie Wonder a lui aussi posé un genou à terre durant un concert samedi soir à New York. Signe que le geste pourrait devenir un symbole anti-Trump.


La droite -LR et alliés centristes- renforce sa majorité au Sénat, le PS résiste, le PCF sauve son groupe tandis que le parti d'Emmanuel Macron, La République en marche, échoue à progresser, à l'issue des élections sénatoriales de dimanche.

Les contours des groupes de la Haute assemblée paraissent relativement stables, mais des mouvements ne sont pas à exclure dans les jours à venir à la faveur d'alliances ou de prises d'indépendance. Il suffit en effet de dix sénateurs pour former un groupe, qui permet de peser.

- Les Républicains confortés

A l'issue du scrutin, LR reste, de très loin, le premier groupe du Palais du Luxembourg. Gérard Larcher, président sortant du Sénat, qui s'est réjoui d'une majorité de droite "confortée", a un boulevard devant lui pour rester au "plateau".

Présidé par Bruno Retailleau, lieutenant de François Fillon durant la présidentielle, le groupe était jusqu'alors fort de 142 membres. "On sait qu'on sera autour de 150, une progression inespérée", a affirmé sur LCI M. Retailleau, qui remettra en jeu sa présidence mercredi.

Mais le groupe va devoir prendre garde aux velléités d'indépendance des sénateurs qui avaient soutenu Bruno Le Maire ou Alain Juppé.

Un embryon d'un groupe de "Constructifs", à l'image de celui de l'Assemblée, a été créé. A défaut de réunir les dix membres requis, Fabienne Keller (Bas-Rhin) envisage une simple amicale.

- Les socialistes résistent

Le groupe socialiste, dont plus de la moitié des sièges étaient en jeu, perd une petite dizaine de membres mais reste la deuxième force de la Haute assemblée, avec presque 80 élus.

La création du groupe LREM au Sénat en juin lui avait déjà taillé des croupières, les socialistes baissant déjà de 112 à 86.

La ligne du groupe reste cependant incertaine, alors que Didier Guillaume a été contesté par des membres qui refusent la politique gouvernementale. Reste à voir ce que fera l'aile gauche, avec notamment Marie-Noëlle Lienemann, qui pourrait être tentée de se joindre notamment à des écologistes, sans groupe depuis juin.

- La République en Marche stoppée

Le groupe devrait avoir "vingt à trente" élus contre 29 actuellement, selon l'ancien ministre PS François Patriat qui l'a lancé avec de nombreux ex-socialistes. Un résultat loin des ambitions initialement affichées.

Il présentait des candidats dans tous les départements. Mais plusieurs dispositions du gouvernement comme la baisse des dotations ou la diminution des emplois aidés ont pris les élus locaux à rebrousse-poil.

- L'Union centriste

Le groupe, qui comptait 42 membres, pourrait atteindre une cinquantaine de sénateurs.

Il devra dans les prochains jours désigner un nouveau président, François Zochetto ne s'étant pas représenté.

Pour le vice-président Vincent Capo-Canellas, les sénateurs MoDem appartenant au groupe "sont sur la même ligne sur le maintien dans la majorité sénatoriale". Il estime par ailleurs que son groupe gardera ses sénateurs radicaux valoisiens.

- Communistes soulagés

Le groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) va pouvoir subsister, avec au moins 12 membres contre 18.

Pierre Laurent, réélu à Paris, a noté sur BFMTV que ce maintien, "pas mathématiquement acquis" avant le scrutin, constituait "une bonne nouvellle pour tous ceux qui vont pouvoir compter sur un groupe d'opposition au Sénat".

Si les résultats des municipales de 2014 ne plaidaient en effet pas en sa faveur, le PCF avait le champ libre à la gauche de la gauche, La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui disposait de peu de grands électeurs, étant absente du scrutin.

- Les radicaux

Ce groupe charnière qui rassemble actuellement surtout des élus de gauche, en majorité PRG, a actuellement 16 membres. Un de ses responsables, pense que ce niveau sera maintenu.

A terme, le groupe compte aussi sur le renfort des radicaux valoisiens, lorsque la famille radicale sera réunie, même si tous ne le rejoindront pas.

- Statu quo pour le FN

Le Front national, qui dispose de bataillons relativement faibles de grands électeurs, en reste à deux sénateurs, après avoir échoué notamment dans le Pas-de-Calais. En 2014, le parti de Marine Le Pen avait fait son entrée au Sénat, avec l'élection de Stéphane Ravier et David Rachline.

parl-reb-chl/frd/sd


Avec peu de sénateurs élus sous l'étiquette La République en marche, le président Emmanuel Macron va devoir composer avec le Sénat pour y trouver une majorité et faire voter sa réforme constitutionnelle, attendue comme un des grands chantiers de 2018.

Au bout du compte, le groupe LREM ne devrait compter "qu'entre 20 et 30 sénateurs" soit sensiblement le même nombre que dans la Haute assemblée sortante, selon son chef de file François Patriat.

"Je ne dirais pas que c'est un succès", a-t-il admis, alors qu'il s'était fixé début août "une fourchette basse" de 50 à 60 sénateurs et espérait encore ces derniers jours faire mieux que les 29 sortants.

Depuis quelques jours, les responsables macronistes minimisaient l'échec annoncé en l'attribuant au corps électoral, issu des élections municipales de 2014 remportées par la droite.

Pour la sénatrice LREM sortante de Paris Bariza Khiari, le vote de dimanche est ainsi "le dernier sursaut du monde ancien".

A cela, il faut ajouter les tensions survenues depuis l'été entre l'exécutif et les élus locaux (gel de dotations, baisse des emplois aidés...)

Sur le plan législatif, alors que s'annoncent les gros textes budgétaires, ce résultat n'empêchera pas l'exécutif d'appliquer son programme, l'Assemblée nationale ayant de toute façon le dernier mot.

"Les réformes de transformation que va proposer le gouvernement et le chef de l?État vont être scrutées au Sénat, passées au crible, et on trouvera des majorités" loi par loi, assure même M. Patriat alors que le ministre de l?Économie Bruno Le Maire (ex-LR) a appelé dimanche la droite "à servir le pays".

Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, le Sénat "ne s'est pas comporté comme un bastion de l'opposition", trouvant ainsi un accord avec l'Assemblée sur tous les textes (à l'exception de la suppression de la réserve parlementaire), souligne en outre à l'AFP un responsable de la majorité.

- Obstruction ou coopération ? -

En revanche, ce résultat sonne-t-il le glas de la vaste réforme institutionnelle annoncée par Emmanuel Macron dans son discours cet été devant le Congrès: limitation du cumul des mandats dans le temps, réduction d'un tiers du nombre de députés et sénateurs, rénovation de la procédure parlementaire, suppression de la Cour de justice de la République, réforme du Conseil supérieur de la magistrature, réforme du Conseil économique et social, etc.

Sur tous ces sujets (à l'exception de la réduction du nombre de députés), une réforme constitutionnelle doit en effet être adoptée "en termes identiques" par le Sénat et l'Assemblée, selon l'article 89 de la Constitution.

Et c'est le seul domaine où le Sénat peut traiter d'égal à égal avec l'Assemblée nationale.

Si la révision franchit cette étape, la plus difficile, elle devra en outre être ensuite adoptée soit par un Congrès à une majorité des 3/5e des suffrages exprimés ou par référendum.

Sous François Hollande, la majorité sénatoriale de droite, se projetant sur l'alternance attendue en 2017, avait ainsi tué dans l??uf toutes les tentatives de révision constitutionnelle.

Ce responsable de la majorité voulait cependant rester "raisonnablement optimiste".

"Je pense que Gérard Larcher -qui devrait être réélu président- a envie que le Sénat pèse et ne soit pas une force d'obstruction. La révision constitutionnelle reste faisable si nous n'arrivons pas avec de gros sabots en disant au Sénat +c'est à prendre ou laisser+", juge-t-il.

"Le paysage politique est morcelé, on verra combien de LR vont partir chez les Constructifs", note-t-il.

Un ministre bon connaisseur du Sénat juge que les 3/5e "peuvent se trouver partout" et "les réformes (constitutionnelles) sont plutôt admises par tout le monde" mais se demande encore "comment va réagir LR".

Bariza Khiari pense qu'"à l'évidence", il va y avoir des "mouvements" lors de la formation des groupes politiques dans les prochains jours.

Dans un entretien au Parisien vendredi, Gérard Larcher ne fermait d'ailleurs pas la porte à une réforme constitutionnelle tout en prévenant qu'il "faut toucher à la Constitution d'une main tremblante".

"La limitation du nombre des mandats dans le temps pose une immense difficulté pour les élus locaux", a-t-il notamment déclaré, sans la rejeter a priori pour les parlementaires.


Sans surprise, la droite conserve sa majorité au Sénat, a annoncé son président républicain Gérard Larcher. Le parti du président Macron La République en marche (LREM) accuse son premier revers électoral.


Les champions olympiques français Pierre Houin et Jérémie Azou se sont qualifiés sans problème pour la demi-finale en deux de couple poids légers en remportant leur série dimanche lors de la première journée des Mondiaux d'aviron à Sarasota en Floride.

Les deux frères Valentin et Théophile Onfray se sont également qualifiés pour les demis en terminant deuxième de leur série en deux sans barreur.

En skiff, le Néo-Zélandais Robert Manson (27 ans), étoile montante de la catégorie, a pris la deuxième place de sa série derrière le Britannique Thomas Barras, meilleur temps des séries. Le Français Thibaut Verhoeven, deuxième de sa série, a aussi passé le cap.

En quatre sans barreur, les Français ont terminé cinquième de leur série et devront passer par les repêchages, tout comme les Bleus engagés en quatre de couple.

Chez les dames, les Françaises Claire Bové et Laura Tarantola, se sont qualifiées en deux de couples poids légers en remportant leur série.

Les qualifiés pour les demi-finales lors des Mondiaux-2107 d'aviron après les séries disputées dimanche:

Messieurs:

. LM2x (Deux de couple poids léger):

Série 1:

Pierre Houin et Jérémie Azou (FRA) en 6 min 19:37

Série 2:

Man Sun et Junjie Fan (CHN) en 6 min 26:82

Série 3:

Jerzy Kowalski et Milosz Jankowski (POL) en 6 min 26:06

Série 4:

Stefano Oppo et Pietro Ruta (ITA) en 6 min 29:13

. M2- (Deux sans barreur), 2km

Série 1:

1. Matteo Lodo et Giuseppe Vicino (ITA) en 6 min 27:88

2. Valentin Onfroy et Theophile Onfroy (FRA) à 05:15

Série 2:

1. Martin Sinkovic et Valent Sinkovic (CRO) en 6 min 22:97

2. Dzimitry Furman et Siarhei Valadzko (BLR) à 05:27

Série 3:

1. Thomas Murray et James Hunter (NZL) en 6 min 24:49

2. Tom Jeffery et Thomas George (GBR) à 03:40

. M4- (Quatre sans barreur):

Série 1:

1. Grande-Bretagne en 6 min 00:18

2. Allemagne à 04:50

3. Autriche à 01:55

Série 2:

1. Australie en 6 min 06:71

2. Espagne à 01:73

3. Nouvelle-Zélande à 07:01

Série 3:

1. Italie en 5 min 58:27

2. Danemark à 01:52

3. Pays-Bas à 01:78

. M4x (Quatre de couple):

Série 1:

1. Pologne en 5 min 52:89

2. Nouvelle-Zélande à 00:56

3. Russie à 00:67

Série 2:

1. Lituanie en 5 min 46:06

2. Pays-Bas à 01:55

3. Estonie à 02:66

Série 3:

1. Grande-Bretagne en 5 min 49:47

2. Allemagne à 00:70

3. Italie à 02:41

. M1x (Skiff):

Série 1:

1. Angel Rodriguez Fournier (CUB) en 7 min 04:48

2. Robert Ven (FIN) à 02:49

Série 2:

1. Ondrej Synek (CZE) en 7 min 03:32

2. Thibaut Vehoeven (FRA) à 11:15

Série 3:

1. Tim Ole Naske (ALL) en 7 min 08:09

2. Vladislav Ryabcev (RUS) à 03:07

Série 4:

1. Sverri Nielsen (DEN) en 7 min 04:48

2. Brian Rosso (ARG) à 06:33

Série 5:

1. Damir Martin (CRO) en 7 min 10:38

2. Marko Marjanovic (SRB) à 08:61

Série 6:

1. Thomas Barras (GBR) en 6 min 51.20

2. Robert Manson (NZL) à 05:77

Série 7:

1. Natan Wegrzycki-Szymczyk (POL) en 6 min 59:80

2. Nico Stahlberg (SUI) à 05:80

Série 8:

1. Stanislau Shcharbachenia (BLR) en 6 min 57:65

2. Stefan Broenink (NED) à 02:32

Dames:

. LW2x (Deux de couples poids léger):

Série 1 :

1. Zoe McBride et Jackie Kiddle (NZL) en 7 min 05:97

2. Ionela-Livia Lehaci et Gianina-Elena Beleaga (ROU) à 01:31

Série 2:

1. Claire Bové et Laura Tarantola (FRA) en 7 min 08:47

2. Fang Chen et Dandan Pan (CHN) à 04:46

Série 3:

1. Weronika Deresz et Joanna Dorociak (POL) en 7 min 05:43

2. Emily Schmieg et Michelle Sechser (USA) à 03:21

. W4x (Quatre de couple):

Série 1:

1. Pologne en 6 min 26:73

2. Grande-Bretagne à 01:15

Série 2:

1. Pays-Bas en 6 min 28:30

2. Australie à 01:75


Un général russe a été tué lors d'un bombardement de l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) près de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, a annoncé dimanche le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse russes.

"Le général de division Valeri Assapov a été tué lors de l'explosion d'un obus lors d'un bombardement au mortier soudain par les combattants de l'EI", a indiqué le ministère, précisant que l'officier russe faisait office de conseiller militaire pour les troupes gouvernementales syriennes.


Le gouvernement irakien a demandé dimanche à tous les pays de ne traiter qu'avec lui pour toutes les transactions pétrolières après la décision de la région autonome du Kurdistan de maintenir lundi son référendum d'indépendance.

"Le gouvernement irakien, réuni en cabinet de sécurité, demande aux pays voisins et au monde de ne traiter qu'avec lui sur les dossiers du pétrole et des frontières", ont annoncé les médias officiels irakiens.


L'équipe d'Europe, conduite par le Suisse Roger Federer et l'Espagnol Rafael Nadal, a remporté la nouvelle Laver Cup de tennis en battant le "Reste du monde" 15 à 9, dimanche, à Prague.

A l'origine de cette exhibition, sur le modèle de la Ryder Cup de golf, Federer a aussi donné le point de la victoire de l'Europe en battant l'Australien Nick Kyrgios 4-6, 7-6 (8/6), 11-9.

"Europe" bat "Reste du monde" 15 à 9

Les résultats de dimanche:

Jack Sock/John Isner (USA/Reste du monde) battent Marin Cilic/Tomas Berdych (CRO/CZE/Europe) 7-6 (7/5), 7-6 (8/6)

Alexander Zverev (GER/Europe) bat Sam Querrey (USA/Reste du monde) 6-4, 6-4

John Isner (USA/Reste du monde) bat Rafael Nadal (ESP/Europe) 7-5, 7-6 (7/1)

Roger Federer (SUI/Europe) bat Nick Kyrgios (AUS/Reste du monde) 4-6, 7-6 (8/6), 11-9


A Paris, la liste La République en Marche, parti d'Emmanuel Macron, s'est adjugé dimanche un seul siège aux sénatoriales alors que le PS a bien résisté en conservant quatre sièges, le même nombre que LR, qui progresse au détriment des centristes.

L'ex-PS Julien Bargeton, adjoint aux Finances de la maire PS de Paris Anne Hidalgo et passé dans le camp d'Emmanuel Macron au début de l'année, fait son entrée au Sénat où la capitale est représentée par douze sièges.

Mais la liste construite "dans l'esprit de la majorité présidentielle", avec une MoDem en seconde position, d'anciens LR ou PS et des membres de la société civile, échoue à décrocher le moindre autre siège dans une ville qui avait pourtant voté pour Emmanuel Macron, respectivement à 35% et 90%, aux premier et second tours de la présidentielle.

Cette élection a été marquée par un nombre record de listes parmi lesquelles trois se réclamaient des Républicains et deux étaient officiellement ou d'inspiration écologiste, outre les listes PCF, PS, FN et centristes.

Même le parti animaliste présentait une liste à Paris, seule du genre en France.

Le PS, qui détenait cinq sièges dont deux sont depuis passés à LREM, est la première force unie avec 711 voix. Deux nouveaux sénateurs PS sont ainsi élus, Rémi Féraud, président du groupe socialiste au Conseil de Paris et ancien directeur de campagne d'Anne Hidalgo, et Marie-Pierre de la Gontrie, conseillère de Paris et conseillère régionale.

Suivent deux sortants, David Assouline qui avait bataillé ferme face à l'ex-ministre Daniel Vaillant pour conserver une place éligible et la représentante de la gauche du parti Marie-Noëlle Lienemann.

Mme Hidalgo s'est déclarée sur Public Sénat "très heureuse de cette stabilité mais aussi de cette capacité à réunir, à rassembler, à accepter des nuances, des différences, tout en restant déterminés à servir les Parisiens".

"8 sénateurs sur 12 pour la majorité municipale à Paris. Félicitations !", avait auparavant tweeté Emmanuel Grégoire, premier secrétaire PS de Paris et adjoint de Mme Hidalgo.

Le sortant et secrétaire national du PCF Pierre Laurent, qui menait sa propre liste, garde son siège.

L'écologiste EELV Esther Benbassa -jusque-là élue dans le Val-de-Marne- peut également rempiler, malgré la liste dissidente menée par Bernard Jomier, également élu. Adjoint à la Santé d'Anne Hidalgo, il réunissait des ex-EELV, des centristes et une macroniste pro-Hidalgo.

A droite, trois listes se réclamaient des Républicains. La liste officielle menée par le sortant Pierre Charon, réélu, se fait néanmoins distancer par celle d'un autre sortant, Philippe Dominati, qui remporte deux sièges.

La LR Catherine Dumas, sénatrice de 2007 à 2011 évincée lors du dernier scrutin, est élue après avoir constitué sa liste.


"Je ne vois pas comment on peut perdre": l'ancien rugbyman Sébastien Chabal, ambassadeur de la candidature de la France à l'organisation de la Coupe du monde 2023, s'est montré confiant dimanche à Londres à la veille du grand oral devant World Rugby, la Fédération internationale.

Et peu importe l'enquête, menée par l'Inspection générale jeunesse et sports, à l'endroit du président de la Fédération française (FFR), Bernard Laporte, soupçonné de favoritisme envers le club de Montpellier.

"Ce sont des affaires franco-françaises (...) J'espère que ceux qui voteront (les fédérations et associations membres de World Rugby) ne prendront pas cela en compte, que cela ne sera pas préjudiciable" a estimé Chabal.

"On verra ce qui ressort de ces affaires. Je suis certain qu'on va gagner si les gens regardent seulement l'aspect purement réussite sportive et financière. Je ne vois pas comment on peut perdre" a ajouté l'ancien troisième ligne international.

Le son de cloche est le même chez Laporte: "Les gens qui votent, j'étais avec eux, je parle avec eux. Ils n'en ont rien à foutre de ce qu'il se passe."

"Ce qui les intéresse, c'est de savoir qui est le meilleur dossier parce que eux aussi et toutes les fédérations savent que plus un Mondial marche et génère des bénéfices, mieux c'est pour ces fédérations" a estimé le président de la Fédération, que les affaires ne "perturbent pas".

"On vient avec la même détermination" a-t-il poursuivi, avant de mettre en avant les atouts, selon lui de la candidature française.

Soit les bénéfices garantis à World Rugby (150 millions de livres, soit 169 M EUR), plus que la redevance minimale promise par l'Irlande (120 millions de livres), mais moins que celle de l'Afrique du Sud (160 millions de livres), les deux concurrentes.

Mais aussi "des stades neufs avec beaucoup d'hospitalités", hérités de l'Euro-2016 de football, et "les infrastructures" (hôtels, transports).

"L'aspect économique nous est favorable" a insisté Laporte, qui a effectué dimanche une "répétition générale" avec son équipe avant les cinquante minutes du grand oral lundi matin (10h30 heure française), avant le passage dans la foulée de l'Irlande et de l'Afrique du Sud.

World Rugby émettra ses recommandations le 31 octobre, avant l'annonce le 15 novembre, toujours à Londres, du nom du pays organisateur.