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Rollgator (panneau defilant)

FRANCE 24


Des avions transportant de l'aide et des travailleurs humanitaires ont atterri samedi à Sanaa, une première depuis la mise en place d'un blocus total, le 4 novembre, par la coalition sous commandement saoudien.


Symbole des grands projets utopiques construits pour les classes populaires de la banlieue parisienne, les emblématiques Tours Nuages, édifiées par l'architecte Emile Aillaud à Nanterre entre 1973 et 1981, font aujourd'hui l'objet d'un vaste et controversé plan de rénovation.

"L'an 2000 dans un mauvais bouquin de science-fiction": voilà ce qu'en disait en 1978 une habitante de Nanterre (Hauts-de-Seine), interrogée par une équipe de télévision, en apercevant pour la première fois ces drôles de tours colorées aux formes arrondies et ornées de nuages dessinés en mosaïque par l'Italien Fabio Rieti.

Cet ensemble architectural de dix-huit tours est aujourd'hui considéré comme l'un des plus remarquables de la banlieue parisienne et a reçu le label "Patrimoine du XXe siècle" du ministère de la Culture en 2008.

Ses formes n'en finissent plus de fasciner les amoureux des paysages urbains. L'ancienne idole du Parc des Princes, le Suédois Zlatan Ibrahimovic, y a même tourné une pub pour sa marque de vêtements.

Mais aujourd'hui, les mosaïques se détachent, les bâtiments ne sont plus aux normes thermiques et le quartier souffre d'une paupérisation grandissante.

"A l'heure actuelle on purge les fers à béton, on met de l'enduit et on fait des rustines", explique Marie-Claude Garel, présidente de l'office HLM de Nanterre, propriétaire de la plupart des tours. "Mais on arrive au bout du bout".

Les tours sont devenues un véritable "gouffre financier". "Les solutions pour préserver l'oeuvre d'Aillaud n'existaient pas", assure Mme Garel. La municipalité a donc organisé un concours et s'est arrêtée sur un projet d'une équipe d'architectes.

Ce projet prévoit de recouvrir les tours de panneaux en inox pour un style métallisé qui rappelle les édifices de La Défense voisine, une idée qui indigne certains habitants. Ces derniers ont créé le collectif de défense des Tours Aillaud, l'autre nom des Tours Nuages, afin de peser sur les décisions.

Car la rénovation des tours n'est pas le seul chantier. La mairie a également lancé un appel à manifestation d'intérêt (AMI) pour transformer le quartier, qui souffre d'un manque de mixité sociale.

- 'Spéculation immobilière' -

"46,5% des locataires vivent sous le seuil de pauvreté", assure la mairie et le taux de refus d'attribution est anormalement élevé, "jusqu'à 78% pour certaines tours".

Les scenarii à l'étude prévoient la destruction de une à quatre tours et la reconversion de trois à cinq autres en hôtels, bureaux ou espaces de "coworking", soit la disparition d'un tiers des 1.421 logements.

Le projet inquiète les membres du collectif de défense des tours. El mahdi Lablali, expert comptable de 35 ans, habite le quartier depuis sept ans. "Pour nous, c'est de la spéculation immobilière. Il y a des milliers de mètres carrés vides à La Défense alors pourquoi venir s'installer aux Tours Aillaud ?", s'interroge-t-il.

Il s'insurge que les habitants ne soient pas associés au processus de décision et déplore qu'un "projet qui ne proposait que de l'habitat pour les étudiants ou en accession à la propriété" a été écarté "sans nous consulter".

Le constat d'un besoin de mixité sociale est partagé par tous dans le quartier. Jacqueline Grimault, 80 ans, et son mari Gérard, 68 ans, habitent ici depuis 1977. Du haut de leur 19e étage, ils ont vu la cité se transformer.

Ces anciens compagnons de route du parti communiste se rappellent de l'époque où "il y avait encore beaucoup d'enseignants, de fonctionnaires, d'employés".

"Et puis les gens sont partis petit à petit à cause des problèmes. La drogue notamment, qui est arrivée très rapidement", raconte Gérard. Il a vu le climat se dégrader à partir des années 1990 mais comme quelques familles, il a décidé de rester avec sa femme pour y élever leurs quatre enfants.

"Bouygues et Nexity, qui sont les investisseurs potentiels dans le projet, ne vont pas cohabiter avec des tours où il y a 70% d'étrangers et du linge qui pend aux fenêtres", assure Gérard, avant de confier ses craintes: "à moyen et long terme, c'est tout le quartier qui va disparaître".


Le premier site permanent construit pour les jeux Olympiques de 2020 a été inauguré samedi à Tokyo, au grand soulagement des organisateurs après une série de scandales et de retards.

"Nous réalisons de vrais progrès dans nos préparatifs, s'est réjouie la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike. Nous sommes à moins de 1.000 jours de l'ouverture (des Jeux). Nous essayons de poursuivre sur cette dynamique et continuons à travailler dur."

Le Musashino Forest Sport Plaza, en partie alimenté par de l'énergie solaire, accueillera les épreuves olympiques de badminton et la partie escrime du pentathlon moderne, ainsi que le basket en fauteuil des jeux Paralympiques. Il abrite également une piscine et une salle de fitness destinées au grand public.

Son inauguration offre une bouffée d'oxygène pour les organisateurs dans un contexte pollué par des affaires.

"Nos activités sont passées du stade de la planification à celui de la livraison et nos regards sont maintenant braqués sur la date d'ouverture des Jeux", le 24 juillet 2020, a commenté le président du comité d'organisation Toshiro Muto.

Fin 2015, le coût du futur stade Olympique - près de deux milliards d'euros - avait provoqué l'indignation de l'opinion publique et poussé le Premier ministre Shinzo Abe à abandonner le projet initial pour un autre deux fois moins cher.

Parmi les autres déboires, les organisateurs ont dû changer de logo après des accusations de plagiat. Plus grave, la victoire de Tokyo, face à Madrid et Istanbul en septembre 2013, est entachée de soupçons de versements de pots-de-vin sur lesquels enquête la justice française.

En octobre, c'est un problème environnemental qui s'est invité: les pluies d'été ont temporairement fait augmenter la teneur en bactéries des eaux de la baie de Tokyo prévues pour les épreuves de triathlon et de nage en eau libre.

Alors que Tokyo a pris des mesures pour réduire les coûts, le Comité international olympique (CIO) a encouragé les organisateurs à accentuer leurs efforts pour alléger le budget actuellement estimé à plus de dix milliards d'euros.

La mégapole japonaise va abriter 39 sites pour les Jeux, dont seize à construire - huit sites temporaires et huit autres permanents.


Irremplaçable pour certains agriculteurs quand d'autres affirment ne pas en avoir besoin, le maintien sur le marché du glyphosate, substance active de nombreux herbicides soupçonné d'être cancérigène, sera à nouveau examiné lundi à Bruxelles quand certaines alternatives peinent à émerger.

L'autorisation de mise sur le marché du glyphosate, le désherbant total le plus utilisé dans le monde, arrive à échéance le 15 décembre. Faut-il proroger cette autorisation pour trois ans, pour cinq ans ou davantage?

"Le glyphosate, on ne l'utilise pas car on n'en a pas besoin", tranche Patrick Thomas qui produit 270.000 litres de lait par an avec sa cinquantaine de vaches.

Sur son exploitation de 64 ha dont 85% en prairie, l'agriculteur privilégie "les rotations longues" qui, dit-il, "cassent le cycle des mauvaises herbes": la culture reste la même pendant plusieurs années sur chaque parcelle, par opposition aux rotations courtes classiques.

"On n'est pas embêté par les mauvaises herbes annuelles qui sont très peu présentes à cause de la longueur de la rotation", au minimum de cinq ou six ans pour les prairies, qui "laisse respirer la terre et l'enrichisse".

Au-delà des gros consommateurs de glyphosate que sont souvent les céréaliers ou les viticulteurs, son utilisation est ancrée dans les habitudes de nombreux agriculteurs.

A la tête d'un élevage porcin de taille moyenne (200 truies), Didier Lucas, président de la Fdsea des Côtes-d'Armor, pratique la rotation courte sur ses cultures: un an colza, puis blé, maïs et à nouveau colza.

"Le colza est la plante qui +salit+ le plus. Mais je fais un seul passage (de glyphosate, ndlr), et avec un dosage inférieur d'au moins 50% à ce qui est préconisé et ça fonctionne", dit-il. "Depuis 20 ans, on n'arrête pas de diminuer le nombre de passages et le dosage", assure l'éleveur.

"Je préfère une molécule de synthèse dont on maîtrise les effets (...) Mais c'est vrai que c'est aussi une solution plus facile et moins onéreuse", reconnaît Didier Lucas. "C'est un sujet très compliqué" poursuit-il. "On ne produit pas pour empoisonner les gens. On cherche à faire le produit le plus sain qui soit, abordable pour tout le monde".

- Alternatives -

Au-delà de la modification des pratiques agricoles conventionnelles, des alternatives au glyphosate existent -désherbage manuel, mécanique, thermique, etc. - et sont déjà utilisées, en particulier par les collectivités où l'usage des phytosanitaires est interdit depuis le début de l'année.

D'autres cherchent à obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM), comme le désherbant naturel mis au point par la PME bretonne Osmobio qui a obtenu l'aval de l'Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques).

Mais pour cette entreprise de dix salariés, les voies de l'homologation sont pavées d'embûches. "On est une petite société, on n'a pas les moyens de mener les études complémentaires pour déposer un dossier complet à l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, ndlr) sans savoir exactement ce qui est nécessaire", explique à l'AFP Jacques Le Verger, son fondateur, qui a déjà déposé son brevet dans plusieurs pays.

Après avoir visé le grand public, Osmobio s'est recentré sur les professionnels tels que la SNCF (entretien des voies) ou la Direction des routes.

Deux campagnes d'essais ont été effectuées par cette dernière. Et cette expérimentation "a été évaluée positivement", indique la DIRO (Direction des routes de l'Ouest) dans un récent communiqué. Mais elle a suspendu l'expérimentation "dans l'attente d'une autorisation de mise sur le marché du produit".

Interrogée par l'AFP, l'Anses a fait savoir qu'elle serait "ravie d'examiner à nouveau le dossier Osmobio", présenté une première fois en 2014. D'autant qu'un dispositif spécifique a été mis récemment en place pour suivre les produits "biocontrôlés", à savoir ceux qui permettent la protection des végétaux par des mécanismes naturels.

Mais le chemin est long face à l'efficacité et la popularité du glyphosate, commercialisé depuis les années 1970 par la multinationale Monsanto, tombé depuis dans le domaine public et devenu l'herbicide le plus vendu au monde.


Deux syndicats de dentistes appellent les professionnels à fermer leurs cabinets à partir de lundi et jusqu'à la fin de la semaine pour peser sur la négociation tarifaire en cours et pousser le gouvernement à préciser son projet de "reste à charge zéro".

Cette mobilisation vise à "montrer que la profession est toujours mobilisée", après les manifestations des chirurgiens-dentistes en début d'année, a expliqué à l'AFP Philippe Denoyelle, président de l'Union dentaire (UD).

Après l'échec des dernières négociations avec l'Assurance maladie en janvier, la réforme des tarifs imposée par le précédent gouvernement avait déclenché un conflit de plusieurs mois.

Le nouvel exécutif a repoussé l'entrée en vigueur de la réforme de 2018 à 2019, permettant la reprise de négociations en septembre, mais en y incluant le "reste à charge zéro" promis par Emmanuel Macron et censé s'appliquer à un "panier de soins indispensables".

"On n'est pas contre le principe", a déclaré à l'AFP Catherine Mojaïsky, présidente de la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), qui redoute toutefois "des baisses drastiques de tarifs sans contrepartie" sur les prothèses et l'orthodontie.

Une crainte nourrie par l'absence de précisions sur le contenu du "panier de soins". "On veut aboutir à quelque chose de cohérent, on est prêt à faire des concessions (...) mais qu'on n'aille pas nous imposer des choses qui sont impossibles", a-t-elle dit.

M. Denoyelle considère néanmoins que la négociation avec l'Assurance maladie a déjà "bien avancé" et dit avoir "bon espoir de trouver un accord".

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a déclaré mardi devant des journalistes que "les négociations devraient aboutir avant cet été".

"J'ai bon espoir que, pour le dentaire, on ait déjà des résultats sur le reste à charge zéro dans le courant de l'année 2018", a-t-elle affirmé, évoquant un "panier de soins indispensable où serait renforcée toute la partie prévention".


Dernier observatoire météorologique de montagne habité en France, l'emblématique forteresse du Mont Aigoual, qui culmine à 1.567 m d'altitude dans les Cévennes, dispose d'un trésor à valoriser: une des plus longues séries de relevés climatologiques au monde, remontant au XIXe siècle.

"La mémoire du climat local extrême sur plus de 120 ans représente un patrimoine scientifique exceptionnel pour comprendre le changement climatique", souligne la chef de centre Chantal Vimpère, 61 ans.

Dans son bureau, au coeur de la tour crénelée de granit qui domine une marée de nuages remontant de la Méditerranée, cette passionnée montre des relevés de novembre 1917, minutieusement consignés dans de grands registres. L'Aigoual a obtenu en 2017 le label délivré par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) aux stations dont les observations portent sur plus de 100 ans.

Un projet de réhabilitation porté par la communauté de communes et Météo France vise à réhabiliter le site d'ici à 2020 et à y créer un "centre français d'interprétation du changement climatique". "Un projet d'une grande actualité sur le plan scientifique et qui peut faire vivre ce territoire, notamment en terme d'emplois", se félicite Mme Vimpère.

Première femme "météo" arrivée en 2003 dans ce lieu isolé, elle s'attache depuis à poursuivre l'oeuvre du créateur de l'observatoire, le forestier George Fabre (1844-1911), "un visionnaire", qui avec le botaniste Charles Flahaut, conduisit l'épopée du reboisement du Mont Aigoual, victime d'une déforestation massive favorisant des crues dévastatrices dans les vallées environnantes.

Rudesse du climat oblige, l'observatoire ne fut achevé qu'en 1894, sept ans après le lancement des travaux.

Par temps clair, le sommet de l'Aigoual, à cheval entre Gard et Lozère, offre un panorama d'exception à 360 degrés --les Alpes, le Mont Ventoux, la Méditerranée, les Pyrénées. Mais il reste le théâtre de redoutables excès climatiques provoqués par la rencontre de cette barrière montagneuse avec des vents chauds venus de la Méditerranée.

- 240 jours de brouillard par an -

"L'Aigoual est un phénomène météorologique à lui tout seul", explique Rémy Marguet, l'un des quatre "météos" vivant sur le site nuit et jour. "Ici les épisodes cévenols, on les a en direct, mais quel site!"

Le massif est un des lieux les plus arrosés et les plus ventés de France avec 164 jours de pluie par an, des vents supérieurs à 60 km/h 265 jours par an et des rafales à plus de 300 km/h. Un épais brouillard y est présent environ 240 jours par an tandis que la neige couvre le sol pendant environ 120 jours, le givre formant de somptueuses sculptures.

Ces conditions climatiques mettent à rude épreuve le vénérable bâtiment de 1.200 m2 mais aussi les capteurs qui sur le toit mesurent température, humidité, pression atmosphérique, précipitations, direction et vitesse du vent. A tel point que des industriels viennent y tester la résistance de leurs matériaux et produits: béton, panneaux photovoltaïques ou éoliennes.

Vivre à l'observatoire est avant tout un défi pour les "météos" qui, en hiver, doivent aussi bien se débrouiller pour déneiger les accès, dégivrer les instruments, couper du bois, faire des réparations d'urgence ou encore recueillir des promeneurs égarés.

Cette présence humaine et scientifique, déjà non assurée les week-ends d'hiver, est "essentielle" pour l'avenir du lieu, soulignent les météorologues, qui effectuent au quotidien, veille, observation et prévisions sur le massif. Ils accueillent aussi chaque année, à la belle saison, quelque 70.000 touristes dans une exposition et un musée gratuits consacrés à la météorologie et au climat.

"Les gens qui viennent ici veulent rencontrer des météorologues", assure Delphine Bourrié, 45 ans, "amoureuse du lieu" où elle travaille depuis 25 ans, aujourd'hui employée par la Communauté de Commune Causses Aigoual Cévennes à l'accueil touristique. "Il faut que ça reste un lieu humain, habité toute l'année", plaide-t-elle.


Les skieurs de l'équipe de France ont ressenti "un gros soulagement" à l'issue de l'entraînement pour la descente de Lake Louise vendredi, onze jours après la mort de David Poisson, a estimé le patron des Bleus, David Chastan.

"Il y avait beaucoup d'incertitudes, avec beaucoup d'énergie lâchée depuis une dizaine de jours et aujourd'hui c'est un gros soulagement pour tout le monde", a constaté le directeur de l'équipe de France masculine.

"Les garçons sont restés concentrés sur ce qu'ils devaient faire, il y avait certainement beaucoup d'appréhension, beaucoup de tensions", a-t-il admis.

L'équipe de France a longtemps réfléchi avant de prendre part à l'étape de Lake Louise après la mort brutale le 13 novembre de David Poisson lors d'un stage d'entraînement à Nakiska, tout près de Calgary, à une grosse centaine de kilomètres au sud de Lake Louise.

Ils ont finalement décidé de rallier Lake Louise, sans avoir pu s'entraîner autant que les autres nations, ce qui ne les a pas empêchés de faire une belle impression d'ensemble vendredi, à l'image d'Adrien Théaux, meilleur chrono du seul entraînement officiel avant la descente samedi et le super-G dimanche.

"A travers le résultat, c'est un soulagement pour tous les garçons, cela s'est bien passé avec des conditions de neige et de visibilité pas faciles, en plus de ce qu'on a vécu, il faut leur dire respect", a insisté Chastan, visiblement ému.

L'entraîneur, le seul pour le moment dans le camp français à s'exprimer publiquement pour protéger les skieurs, a tenu à souligner que "tous les garçons ont pris le départ" alors qu'il leur avait laissé le choix d'éventuellement renoncer dans ce contexte très difficile.


L'Angleterre défiera l'Australie en finale du Mondial de rugby à XIII après avoir éliminé de justesse les Tonga (20-18) à qui l'essai de la victoire a été refusé en fin de partie, samedi à Auckland (Nouvelle-Zélande).

Les Anglais n'avaient plus atteint la finale d'un Mondial à XIII depuis 1995, lorsqu'ils avaient été battus 16-8 par les Australiens. De leur côté, les Kangaroos, tenants du titre, tenteront de décrocher un 11e sacre mondial le 2e décembre devant leur public à Brisbane.

Si l'Australie a très facilement écarté les Fidji vendredi dans la première demi-finale (54-6), l'Angleterre a eu beaucoup plus de mal samedi.

Menés 20-0 à 8 minutes du coup de sifflet final, les Tonga ont en effet réussi une fin de match explosive en inscrivant 3 essais pour revenir à 2 longueurs.

Et sur l'ultime action, le Tongien Andrew Fifita s'en allait marquer l'essai de la victoire lorsque le ballon lui a été arraché... illégalement, selon les Tonga. Mais l'arbitre n'a pas jugé qu'il y avait une faute anglaise et a refusé le recours à la vidéo, permettant à l'Angleterre de s'imposer.

Demi-finales:

. A Auckland (Nouvelle-Zélande), Angleterre bat Tonga 20-18 (mi-temps: 12-0)

Essais

Angleterre: Jermaine McGillvary, Gareth Widdop, John Bateman

Tonga: Tevita Pangai Junior, Siliva Havili, Tui Lolohea

. A Brisbane (Australie), Australie bat Fidji 54 à 6 (mi-temps: 22-2)

Essais

Australie: Valentine Holmes (6), Billy Slater (2), Dane Gagai (2)

Fidji: Suliasi Vunivalu


Les forces irakiennes ont ouvert samedi un troisième front pour traquer dans le désert les jihadistes du groupe État islamique (EI) qui s'y cachent, a affirmé à l'AFP un officier supérieur.

Après avoir commencé leur offensive jeudi à partir des provinces de Salaheddine (centre) et Ninive (nord), les forces irakiennes se sont lancées samedi sur les traces des jihadistes à partir de la province occidentale d'Al-Anbar, pour les prendre en tenaille.

"L'armée irakienne et le combattants tribaux ont lancé une offensive au nord de Rawa en direction de Baiji (province de Salaheddine) et du nord de Qaïm vers la province septentrionale de Ninive", soit une distance de 155 km, a affirmé à l'AFP un des généraux responsables de l'opération.

"Il s'agit de faire la jonction avec les forces venant de Ninive. L'opération a pour objectif de nettoyer le désert jusqu'à la frontière syrienne et de traquer les terroristes qui ont fui les villes libérées vers le désert", a-t-il ajouté.

Après avoir perdu ces derniers mois toutes les villes et centres urbains sous leur contrôle, les jihadistes de l'EI se retrouvent acculés dans une vaste région désertique dans l'ouest de l'Irak proche de la frontière syrienne.

Pour sa part, Abou Mahdi al-Mouhandess, le "numéro deux" et homme fort des forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi a indiqué que "la bataille du désert est très importante car c'est de là que Daech peut attaquer nos lignes de défense, venant de Syrie, et atteindre les provinces de Salaheddine, Kirkouk, Mossoul et Al-Anbar".

Selon lui, les opérations militaires se déroulent sur une superficie de 27.000 km2 à cheval sur trois provinces. Des experts avaient fait état auparavant d'un rectangle de 7.000 km2.

Dans une vidéo postée par Hachd, il explique que le désert "est la dernière région où se trouve encore militairement Daech (acronyme arabe de l'EI). Cela ne signifie pas que cette organisation est finie car certains de ses éléments se cachent encore parmi les civils dans certains villages"

"Nous devons les rechercher dans les régions qui ont été libérées et nous devons les arrêter avant qu'ils ne regagnent les villes", a-t-il ajouté.

"Nous devons rester en état d'alerte et la sécurité ne pourra pas être totale sans un contrôle complet de la frontière avec la Syrie", a-t-il précisé.

Jusqu'à présent, 100 villages et hameaux ont été pris, les forces irakiennes ont pu mettre la main sur des entrepôts d'armes et de munitions, sur des voitures piégées, a-t-il rapporté, précisant que le désert servait de point logistique, de soutien et de centre de communications entre la Syrie et l'Irak.

En 2014, fort de ses gains territoriaux, l'EI avait proclamé un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak.

Mardi, le Premier ministre Haider al-Abadi avait indiqué qu'une fois les jihadistes chassés du désert, l'Irak pourrait proclamer "la défaite totale" de l'EI.


Au large de certaines plages paradisiaques des Caraïbes, des amas de détritus flottants témoignent de la catastrophe environnementale qui se joue en silence, lorsque des rivières polluées se jettent dans la mer, dénoncent autorités, habitants et militants.

Ces "îles de déchets" ont été capturées en images par la photographe Caroline Power, qui vit sur l'île hondurienne de Roatan. L'étendue filmée cette fois-ci "est toute petite comparée à celles que l'on trouve dans les océans Atlantique et Pacifique", assure-t-elle.

On y voit des couverts jetables, des sacs et tout types de récipients en plastique.

Le problème est que ces déchets "continuent de se déverser dans nos océans, ce qui abouti à la formation de ces accumulations", déclare-t-elle à l'AFP dans un courrier électronique.

"C'est une catastrophe environnementale", dénonce Leonardo Serrano, maire-adjoint d'Omoa, une ville côtière au nord du Honduras. Dans ce petit pays d'Amérique centrale, on accuse le Guatemala voisin, où la rivière Motagua parcourt des centaines de kilomètres, recueillant sur son passage les résidus d'une trentaine de communes, avant d'atteindre la mer côté hondurien.

Caroline Power relativise en rappelant qu'on "ne sait pas d'où proviennent les ordures".

"Une des principales sources (de pollution) sont les rivières au Honduras et au Guatemala", admet-elle cependant. "Mais le reste peut provenir de n'importe où. Ca pourrait venir, via les courant, d'un peu partout en Amérique centrale ou dans les Caraïbes. Certains microplastiques flottent depuis des années".

- 'Même des poches de sang' -

A la saison des pluies, de mai à décembre, les vagues rabattent ces débris sur les plages de la région d'Omoa, raconte le responsable local du tourisme, Amilcar Fajardo.

En marchant le long de la côte, il montre des bouteilles, des déchets hospitaliers et des tubes d'aérosols, le tout aux emballages guatémaltèques, pour appuyer la théorie du Honduras.

Nancy Calix, une biologiste marine, explique que seuls les ordures flottantes sont visibles à la surface de l'eau, le reste repose au fond de la mer, endommageant la faune et la flore marine.

"Nous avons retrouvé des poissons, et même des tortues allant jusqu'à un mètre de diamètre, morts intoxiqués après avoir avalé du plastique", témoigne le chargé du tourisme, Amilcar Fajardo.

Le problème dure depuis longtemps, mais a empiré ces dernières années, juge-t-il, au point d'obliger la municipalité d'Omoa à engager des dépenses importantes pour nettoyer ses plages, en vain, des montagnes de déchets recouvrant rapidement à nouveau le sable.

Récemment, "nous avons rempli 20 camions à benne de 13 mètres cubes chacun, et ça se voit à peine", détaille le maire Ricardo Alvarado. "On a même trouvé des poches de sang" venant d'hôpitaux guatémaltèques, dénonce-t-il.

Parfois, poursuit l'édile, une partie des détritus sont enfouis à même la plage, mais la plupart du temps, ils sont emmenés à la décharge, ce qui représente des frais importants.

Le ministre de l'environnement du Guatemala, Sydney Samuels, a promis cette semaine qu'une usine de traitement des déchets d'une valeur de 1,6 million de dollars verrait le jour sur la rivière Motagua.

Sa collègue en charge de la diplomatie Sandra Jovel a rencontré courant novembre les autorités honduriennes pour aborder le sujet. Le 23 octobre, le ministère des Affaires étrangères du Honduras avait envoyé une note à son voisin en regrettant "le manque de résultats concrets".

Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (Puma), 6,4 millions de tonnes de poubelles terminent dans la mer tous les ans, dont la plupart (70%) va au fond, 15% continue à circuler dans ou sur l'eau et le reste s'échoue sur les plages.


La mise en cause d'un ancien ministre de l'Intérieur dans un trafic international de cannabis fragilise la position de l'Albanie dans son rapprochement avec l'Union européenne.

Officiellement candidat depuis 2014, Tirana entend convaincre l'UE d'ouvrir les négociations d'adhésion au début de l'an prochain.

Aussi le scandale Tahiri tombe mal. Saimir Tahiri, 38 ans, ministre de l'Intérieur jusqu'au printemps 2017, est un proche du Premier ministre socialiste Edi Rama, à qui l'opposition renvoie en boomerang son accusation de collusion avec les trafiquants.

Dans ce pays où le débat politique est d'une rare violence, l'ambassadeur américain Donald Lu donnerait presque raison aux deux camps: "L'Albanie a un problème de liens entre les groupes criminels et les hommes politiques. Ce n'est pas le problème d'un seul parti".

Ce franc-parler contraste avec le silence prudent des chancelleries européennes, lesquelles apportent un soutien jamais démenti à Edi Rama depuis son arrivée aux affaires en 2013.

Le 16 novembre, dans une lettre aux responsables européens, celui-ci a défendu son bilan, expliquant que "l'Albanie n'était plus la capitale européenne du cannabis comme certains médias se plaisent à le dire".

Mais pour le leader de l'opposition de droite, Lulzim Basha, "nous avons un gouvernement de narcotrafiquants qui doit tomber et laisser la place à un gouvernement anti-mafia". Le PS aurait fait de l'Albanie "la Colombie de l'Europe", selon la droite qui multiplie les violentes attaques.

- Des cousins encombrants -

Quand celle-ci était au pouvoir, elle ne s'est jamais attaquée aux trafiquants de Lazarat (sud), "le paradis du cannabis", auquel une spectaculaire opération de police avait mis fin en 2014, riposte un Edi Rama qui apparaît toutefois fragilisé, six mois après son triomphe aux législatives.

L'affaire a explosé mi-octobre, après l'arrestation en Italie d'un trafiquant albanais. La presse révèle alors l'existence d'écoutes téléphoniques compromettantes pour Saimir Tahiri.

"Deux criminels, mes cousins au 10ème degré, arrêtés pour trafic de drogue, ont mentionné mon nom. Les criminels ont l'habitude de fanfaronner entre eux en citant les noms de tel ou tel ministre dans leurs sales affaires", s'est défendu l'intéressé à la télévision.

Sa voiture aurait été utilisée par ces trafiquants? C'est parce qu'il le leur a "vendue (...) sans vérifier leur activité", la "seule erreur" qu'il concède.

Elle-même considérée comme profondément corrompue, la justice n'a pas été convaincue: le parquet général a demandé de lever l'immunité parlementaire de Saimir Tahiri pour l'arrêter. La majorité parlementaire socialiste a rejeté cette requête.

Edi Rama se défend de protéger son allié politique, mis en congé du PS: "Si les accusations contre Tahiri sont prouvées, j'applaudirai la justice."

"Il n'y a aucune preuve. Certains segments du Parquet se laissent utiliser politiquement pour servir des intérêts politiques bien définis", accuse le nouveau ministre de l'Intérieur, Fatmir Xhafaj.

"La majorité veut à tout prix faire échouer l'enquête, dissimuler les preuves et intimider les témoins", s'indigne Lulzim Basha.

- Production en baisse? -

Le pays est depuis des années le principal exportateur de cannabis vers l'UE, notamment l'Italie, selon les rapports successifs d'Europol. Ce commerce représenterait un tiers de la valeur du Produit intérieur brut (PIB) de l'Albanie, voire plus, selon des sources diplomatiques occidentales. Dans son dernier bilan d'étape, Bruxelles estime que les autorités "ont échoué dans l'identification des groupes criminels".

Les petits agriculteurs sont régulièrement poursuivis, mais jamais de "gros bonnets". Seule une grosse vingtaine de policiers, dont trois ont été l'objet d'un mandat d'arrêt le 22 novembre, sont inculpés pour corruption en lien avec ce trafic. Aucun responsable de premier plan n'avait été mis en cause, jusqu'à Saimir Tahiri.

Le gouvernement vient de présenter un plan "contre le crime organisé et en particulier, contre les liens entre le crime et de hauts fonctionnaires ou dirigeants de l'Etat."

"Je suis tout à fait conscient que quand vous mentionnez l'Albanie, certains pensent crime et drogue", a écrit Edi Rama dans une lettre ouverte au Financial Times. "Désignée pendant des années comme la capitale européenne du cannabis, l'Albanie en a eu assez et a riposté", a-t-il affirmé.

Il a expliqué que cette année, 88 plantations avaient été détruites contre 2.086 en 2016, signe selon lui d'un effondrement de la production. Le cannabis albanais est "un problème européen", a plaidé Edi Rama, qui en appelle à l'aide de la communauté internationale


Parvenir à oublier les défaites précédentes sans prendre de haut les Japonais, ne pas se laisser déborder par leur jeu rapide et les resserrer pour profiter des éventuels espaces: les défis sont nombreux pour le XV de France samedi face au Japon.

. Mental: le double défi

"L'important samedi, ce sera que les joueurs soient bien dans leur tête, ou au mieux, pour aborder ce test". L'incise de Guy Novès était courte, mais elle en dit long sur le moral des troupes françaises après trois défaites en autant de matches cet automne, dont une dernière particulièrement pénible face à l'Afrique du Sud (17-18).

L'approche psychologique est double, car il s'agira autant de surmonter le sentiment d'échec que de ne pas prendre de haut une sélection japonaise en pleine progression (11e au classement mondial).

"Ce serait une très grosse erreur de rester sur la défaite de l'Afrique du Sud comme de se dire que ça ira mieux car c'est le Japon. Ils ont montré qu'ils étaient prêts et qu'on ne les battrait pas comme ça. C'est une équipe vraiment très proche du niveau des meilleures nations", a souligné le pilier Jefferson Poirot.

. Gare aux excès de vitesse

Le danger principal, incarné par l'ailier Kenki Fukuoka ou l'arrière Kotaro Matsushima, est de voir les flèches japonaises profiter du déficit de confiance français. Le Japon, vainqueur des Tonga 39 à 6 samedi à Toulouse après avoir inscrit trente points à l'Australie deux semaines plus tôt (30-63), "a déjà prouvé ses qualités de vitesse, d'organisation, de discipline mais surtout de vitesse", insiste Novès.

Les "Brave Blossoms" ne sont pas seulement rapides à la course, ils cherchent à prendre l'opposant par surprise. "Ça joue une pénalité ou un bras cassé vite et après tu te retrouves à courir après eux. Ils ont un plan de jeu, ils l'appliquent", détaille Mathieu Bastareaud.

Dans cette optique, la pelouse synthétique de la U Arena, censée favoriser le jeu rapide, pourrait aider les Japonais. C'est du moins l'avis des Bleus. "Ça va aller dans leur sens, c'est sûr, le synthétique accélère un peu le jeu, les appuis aussi", estime Louis Picamoles.

"Le fait que le toit soit fermé, qu'il n'y aura pas d'impact en termes de pluie ou de vent, les conditions seront parfaites pour jouer. Eux, ils aiment cela. Ce sera à nous de les mettre sous pression quand ils auront le ballon pour éviter qu'ils s'installent dans ce jeu de vitesse", ajoute le numéro 8, dont l'impact physique sera primordial.

. Physique: compenser sans compter

Sur le plan physiologique, les Japonais peuvent rendre quelques centimètres et kilos à leurs adversaires. Mais ils compensent bien. "Il ne faut pas penser que, parce qu'ils sont plus petits et moins costauds, on va leur marcher dessus. Les Sud-Africains ont pensé ça à la Coupe du monde et ils ont perdu (32-34 en 2015, NDLR)", rappelle Bastareaud.

L'équation vaut aussi pour les avants, avec une mêlée nippone "très intelligente. Ils (les avants) compensent leur manque de gabarit par une très bonne organisation. En attaque ils sortent vite les ballons, et en défense ils sont très bien unis", ajoute Poirot.

Idem sur les ballons portés, une phase de jeu qui a permis aux Brave Blossoms de marquer un essai contre l'Australie. "Mais l'idée serait peut-être de leur couper un peu les pattes en leur imposant une épreuve de force à ce niveau-là", glisse Poirot, conscient que les Bleus ont trop délaissé cette arme lors des deux premiers tests.

Autre option, se servir d'une organisation défensive très consommatrice en hommes. "Ils plaquent souvent à deux, un en haut, un en-bas", note Poirot.

"S'ils défendent à deux, c'est qu'il y a de l'espace ailleurs. Cela peut être une piste", a effleuré Bastareaud, refusant logiquement d'en dire plus. "Il faudra jouer là où ils ne sont pas présents, déplacer le jeu, croire en nous et prendre des initiatives."


La géantiste Tessa Worley retrouve avec envie samedi la Superstar de Killington (Etats-Unis/nord-est), la piste où elle est ressuscitée le 26 novembre 2016 après trois saisons sans podium en Coupe du monde de ski alpin.

"Pourquoi à Killington? Je pense qu'il y a une part de hasard et aussi parce que c'est à ce moment-là que j'ai fait les choses qu'il fallait pour retrouver la 1re place", remarque Worley, qui s'était blessée au genou droit en décembre 2013 à Courchevel (Savoie).

"Mais je suis contente que ça se soit passé sur cette course, et ce n'était pas simple d'un point de vue météorologique (brouillard). C'est une piste complète mais pas très longue. Ca part dans la pente, au milieu il y a une portion plate avec des mouvements de terrain et ça se termine par une pente moyenne. C'est le tracé qui va donner sa particularité à la course", explique à l'AFP la double championne du monde de géant (2013/2017).

"Et puis ça fait plaisir de revenir dans un endroit où on n'était jamais venu avant l'an dernier. J'aime découvrir de nouveaux lieux", se réjouit la skieuse du Grand-Bornand (Haute-Savoie), lauréate la saison dernière du globe de cristal de géant.

"Le fil rouge, c'était la crainte de se laisser endormir par sa belle saison (2016-2017, ndr). Tessa peut être rassurée: elle se lève tous les matins pour être meilleure que le jour d'avant", note Romain Velez, responsable du groupe technique de l'équipe de France féminine.

Et l'entraîneur d'ajouter: "Sölden a été une bonne piqûre de rappel. Il faut faire deux manches pleines et non pas réagir". Pour les trois coups de la saison sur le glacier du Rettenbach, Worley avait terminé deuxième le 28 octobre, derrière l'Allemande Viktoria Rebensburg, après une première manche en dedans (6e).

- Vlhova contre Shiffrin -

L'accident mortel de David Poisson à l'entraînement, le 13 novembre à Nakiska (Canada), est évidemment dans les coeurs et les têtes des filles. "Elles sont touchées parce qu'elles ont perdu un ami. Il est important qu'elles puissent en parler", souligne Romain Velez.

Les adversaires de Worley sont bien identifiées: "Ca va se jouer autour de l'équipe italienne, Rebensburg, (l'Américaine Mikaela) Shiffrin, la Suédoise Sara Hector", décrypte encore Velez.

Dans la station du Vermont, où les montagnes ne sont pas très hautes, Shiffrin, 22 ans, est en terrain connu. La reine du slalom (triple championne du monde, or aux Jeux de Sotchi), originaire du New Hampshire voisin, a fait ses gammes adolescente sur les pistes de Burke Mountain, non loin de Killington.

Pourtant une adversaire paraît désormais en mesure de contrarier l'insolente domination de Shiffrin, également tenante du gros globe de cristal. La Slovaque Petra Vlhova a devancé l'Américaine lors des deux derniers slaloms de Coupe du monde, en clôture de la précédente saison à Aspen le 18 mars et, pour la reprise entre les piquets serrés, le 11 novembre à Levi, en Finlande.

Aussi forte physiquement et techniquement, Vlhova skie comme Shiffrin. Avec une grande précision, toujours au plus près du piquet.

Le programme:

Samedi 25 novembre: slalom géant (1re manche à 16h00 heure française, seconde à 19h00)

Dimanche 26 novembre: slalom (1re manche à 16h00 heure française, seconde à 19h00)

asc/cd


Funérailles, prières, bandeaux noirs dans les médias: l'Egypte a entamé samedi trois jours de deuil national en hommage aux 235 personnes tuées la veille dans une mosquée, l'attaque la plus sanglante dans l'histoire récente du pays.

Quelques heures après la promesse du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de "venger les martyrs", l'armée a procédé dans la nuit à des frappes aériennes dans la zone de l?attaque, dans la région orientale du Sinaï où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Encore non revendiqué, même si tout pointe vers une opération jihadiste, l'attentat survenu lors de la prière du vendredi dans la mosquée al-Rawda de Bir al-Abd, à 40km à l'ouest d'Al-Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï, s'est soldé par au moins 235 tués et 109 blessés. Les assaillants ont fait exploser une bombe avant de tirer à l'arme automatique sur les fidèles.

Cette attaque, rarissime dans une mosquée, et qui est une des plus meurtrières dans le monde depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, a laissé les Egyptiens en état de choc.

- 'Terrorisme dans la maison de Dieu' -

"Le terrorisme dans la maison de Dieu", pouvait-on lire samedi dans les médias qui arboraient des bandeaux noirs en signe de deuil.

En fin de matinée, toutes les mosquées du pays vont dédier la prière aux "martyrs" de cet attentat, ont annoncé les médias.

Des proches des victimes se pressaient à l'hôpital d'Ismaïlia, ville proche du canal de Suez dans le nord-est du pays, où les blessés ont été transportés pour être soignés, a constaté un photographe de l'AFP.

Les funérailles de certaines des personnes décédées doivent avoir lieu samedi.

Le président Sissi a appelé les forces armées à édifier un mémorial en hommage aux victimes, rapportent les médias d'Etat.

Les télévisions montraient en boucle les images de corps gisant dans la mosquée comme celles des ambulances et centres de soins portant secours aux blessés.

Vendredi, des témoins ont déclaré que les assaillants avaient encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et qu'ils avaient ensuite posé une bombe à l'extérieur du bâtiment.

Après qu'elle ait explosé, les hommes armés ont tiré sur les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

- Menaces -

Les hommes armés "sont entrés dans la mosquée, ils étaient entre 10 et 20 et ont tué plus de personnes qu'ils n'en ont blessées", a raconté à l'AFP Magdy Rizk, blessé dans l'attaque.

"Ils portaient des masques et des uniformes militaires", a ajouté M. Rizk, précisant que les familles vivant dans cette zone majoritairement soufie avaient déjà subies des menaces de groupes extrémistes.

La mosquée al-Rawda est notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l'islam honni par l'EI qui les considère les soufis comme des hérétiques et polythéistes, le plus grand péché de l?islam.

Le grand imam d'Al-Azhar, principale institution de l'islam sunnite, le cheikh Ahmed el-Tayeb, lui-même d?obédience soufie, a condamné dans les "termes les plus fermes l'attaque terroriste barbare", et le pape François s'est dit "profondément attristé par les pertes humaines".

Comme après chaque attaque d?ampleur, les principaux dignitaires responsables religieux du pays ont rappelé dans les médias la nécessité de combattre le terrorisme et l?idéologie extrémiste.

La branche égyptienne de l'EI mène régulièrement des attaques contre les forces de sécurité dans la péninsule du Sinaï, qui borde Israël et la bande de Gaza palestinienne, bien que la fréquence et l'ampleur de ces attaques contre les militaires aient diminué au cours de l'année écoulée.

Les jihadistes se sont tournés vers des cibles civiles, attaquant non seulement des chrétiens et des soufis mais aussi des habitants bédouins du Sinaï accusés de collaborer avec l'armée.

La précédente attaque la plus meurtrière en Egypte remonte à octobre 2015, lorsqu'un attentat à la bombe revendiqué par la branche égyptienne de l'EI avait coûté la vie aux 224 occupants d'un avion russe après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï.


Liverpool et Chelsea s'affrontent samedi dans le choc de la 13e journée du championnat d'Angleterre de football, alors que tous les "gros" tenteront de suivre le rythme infernal imprimé par le leader Manchester City, en déplacement à Huddersfield dimanche.

- Le choc: Liverpool-Chelsea -

Absolument rebondir. Incapable de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions mardi contre Séville (3-3), après avoir pourtant mené 3-0 à la mi-temps, Liverpool doit se reprendre samedi contre Chelsea (18h30).

Un nul en C1 qui laisse "l'impression (d'avoir) perdu le match" avait pesté Jürgen Klopp. Un nul qui donne aussi l'impression que les Reds font du surplace: après avoir montré des signes encourageants en défense pendant un mois, ils ont à nouveau craqué.

Ils restaient en effet sur quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues avec 13 buts marqués pour un seul encaissé avant le rendez-vous andalou.

Pas de quoi rassurer avant d'affronter Chelsea, qui semble en pleine forme. Depuis la claque reçue à Rome (3-0), les Blues ont enchaîné trois victoires et restent sur deux 4-0 à l'extérieur, West Bromwich dimanche dernier et Qarabag mercredi en C1, et semblent de retour à leur meilleur niveau après le passage à vide d'octobre.

A Bakou, l'entraîneur Antonio Conte a fait tourner, reposant Morata, Bakakyoko et Cahill et limitant les temps de jeu de Hazard et Kanté. Et, bonne chose avant le marathon anglais de l'hiver, l'Italien a aussi pu constater le retour en forme de Willian, auteur de deux buts et à l'origine de deux penalties mercredi.

- ManU: Ibrahimovic devra attendre -

Battu à Bâle (1-0) mercredi en C1 avec une équipe largement remaniée, Manchester United devra faire le travail contre le promu Brighton samedi (16h00).

Ibrahimovic "n'est pas prêt" à débuter un match tout de suite, a prévenu vendredi l'entraîneur José Mourinho. Mais il devrait pouvoir se passer du Suédois après avoir fait largement tourner en Suisse. Lui aussi entend conserver ses forces pour l'hiver anglais.

L'autre grand revenant, Paul Pogba, avait confirmé son retour gagnant contre Bâle après son but contre Newcastle le week-end précédent. Mourinho sera tenté de lui donner du temps de jeu pour que le Français retrouve son niveau physique.

- Tottenham et Arsenal: rester dans la course -

Pour les Londoniens du nord, ce sera le même objectif: s'imposer pour ne pas décrocher plus du leader Manchester City.

Les Spurs, à onze longueurs de City, accueilleront un West Bromwich à la dérive samedi (16h00). Inconstants en championnat (mais vainqueurs à Dortmund mardi et toujours invaincus en C1), ils ont besoin d'une victoire pour effacer la défaite dans le derby contre Arsenal le week-end dernier (2-0).

Dimanche (15h00), les Gunners ont un déplacement difficile à Burnley, équipe solide et surprenante, elle aussi à douze longueurs du leader.

Arsène Wenger a beaucoup fait tourner en Europa League contre Cologne: les vedettes Özil, Sanchez et Lacazette seront donc reposées pour affronter l'une des meilleures défenses de Premier League dans sa forteresse du Turf Moor.

- Manchester City: attention au piège -

Ils auront au moins été prévenus. Le promu Huddersfield peut faire tomber les gros. Les rivaux de Manchester United s'y était cassé les dents fin octobre.

Mais on voit mal les "Citizens", qui marchent sur l'eau, se prendre les pieds dans le tapis dimanche (17h30) dans le Yorkshire, eux qui y chercheront une 18e victoire consécutive depuis le début de la saison.

Vendredi 24

West Ham - Leicester 1 - 1

Samedi 25

(16h00) Crystal Palace - Stoke

Manchester United - Brighton

Newcastle - Watford

Swansea - Bournemouth

Tottenham - West Bromwich

(18h30) Liverpool - Chelsea

Dimanche 26

(14h30) Southampton - Everton

(15h00) Burnley - Arsenal

(17h00) Huddersfield - Manchester City


Ils ont longtemps effectué les basses besognes du président Robert Mugabe. Après des décennies de loyauté absolue, les anciens combattants de la guerre d'indépendance du Zimbabwe ont lâché leur héros et largement contribué à sa chute.

Le régime de Robert Mugabe, qui a démissionné mardi après un règne de trente-sept ans, reposait sur trois piliers: le parti présidentiel de la Zanu-PF, l'armée et les anciens combattants, qui l'ont longtemps vénéré comme un demi-dieu.

Pendant la guerre dite de "libération" de 1972 à 1979, Robert Mugabe a joué un rôle clé en dirigeant le mouvement depuis le Mozambique voisin.

Mais depuis plus d'un an, le vent a clairement tourné et ses anciens compagnons de guérilla ont commencé à le lâcher.

En juillet 2016, ils ont publiquement dénoncé les "tendances dictatoriales" du président, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, et annoncé qu'ils ne le soutiendraient pas - une première - à l'élection présidentielle prévue en 2018.

Leur déclaration a fait l'effet d'une bombe.

Selon Takavafira Zhou, professeur de sciences politiques à l'université d'Etat de Masvingo (Zimbabwe), elle a marqué le "début de la fin" des liens entre le "camarade Bob" et ses hommes.

La semaine dernière, l'armée avait à peine pris le contrôle du pays que les anciens combattants appelaient à manifester pour soutenir les militaires et faire tomber leur chef devenu paria.

Le 18 novembre, ils ont mobilisé, avec l'appui de l'opposition et de la société civile, des dizaines de milliers de personnes et démontré qu'ils restaient des acteurs influents et respectés de la vie politique, près de quatre décennies après l'indépendance.

"Ca sent le roussi. Tu as fait ton temps", a encore lancé mardi à Robert Mugabe leur dirigeant, Christopher Mutsvangwa, en menaçant de faire redescendre la foule dans les rues.

Quelques heures plus tard, le président jetait l'éponge.

- 'Divorce' -

"Notre relation avec Mugabe est irrémédiablement brisée", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de l'association des anciens combattants, Victor Matemadanda.

"Nous étions mariés, mais les problèmes ont commencé et on a décidé de divorcer", résume-t-il.

Les relations entre Robert Mugabe et les vétérans ont commencé à se détériorer dès lors que la Première dame a affiché son ambition de succéder, le moment venu, à son époux.

Dans sa course au pouvoir, Grace Mugabe, soutenue au sein de la Zanu-PF par le "G40", pour "génération des moins de 40 ans", a commis l'erreur d'éliminer les anciens combattants du jeu.

Soudain relégués au second plan, ils n'ont plus bénéficié des largesses du président.

Les vétérans reprochent aujourd'hui à Robert Mugabe et son épouse d'avoir trahi l'esprit de la lutte mais aussi de mener grand train, alors que nombre d'anciens soldats survivent aujourd'hui difficilement, victimes comme le reste de la population de l'effondrement de l'économie du pays.

"Gucci Grace", un de ses nombreux surnoms, a choqué par son goût du luxe et ses extravagances. Le couple présidentiel s'est fait construite une villa extravagante dans la banlieue d'Harare, "Blue Roof" (Toit Bleu). Et l'un des fils de Mme Mugabe roule en Rolls Royce quand l'Etat peine à payer les fonctionnaires.

"L'attitude du couple présidentiel a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", a expliqué Victor Matemadanda.

- 'Forces de frappe' -

Pendant de nombreuses années toutefois, les anciens combattants ont été le bras armé du régime. Ce fut le cas lors des violences électorales de 2008 ou, quelques années plus tôt, lors de la funeste réforme agraire qui a vu les fermiers de la minorité blanche brutalement expulsés de leurs terres.

Parfois ivres ou sous l'effet de drogues, des armées d'anciens combattants - auxquels se sont joints de nombreux jeunes - ont alors chassé à grands coups de machettes ou de haches les agriculteurs de leurs propriétés, avec la bénédiction du président.

Pour l'analyste indépendant Alois Masepe, les anciens combattants ont récemment "réalisé qu'ils avaient été utilisés comme des forces de frappe politiques de Mugabe et de la Zanu-PF".

"Leur rôle était d'être du côté du peuple et d'être aussi neutres que possible. J'espère que cette prise de conscience persistera avec le nouveau dirigeant", ajoute-t-il.

Le successeur de Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa, encore un ancien de la guérilla, bénéficie de l'appui des vétérans. Il tire d'ailleurs son surnom le "crocodile" de ses années de lutte.

Vendredi, il a pris soin de les saluer lors de son discours d'investiture.

Victor Matemadanda l'assure: "nous voulons continuer à jouer le rôle de protecteurs de la révolution et être du côté du peuple".


Toulon sous pression. Le RCT se déplace samedi à Castres après deux défaites consécutives, lors d'une 11e journée de Top 14 où Lyon et La Rochelle ont une carte à jouer pour recoller au leader Montpellier.

Samedi

(14h45) Castres (7) - Toulon (8). Un faux-pas à Castres ressemblerait fort à une sortie de route pour le RCT. Car après deux défaites de rang à Agen (24-26) et face au Racing à Mayol (29-40), un troisième revers ferait décrocher le RCT au classement. Le CO est lui dans la dynamique opposée avec trois succès consécutifs et ne se privera pas d'enfoncer les Varois alors qu'une nouvelle victoire le relancerait totalement dans la course à la qualification.

(18h00) Agen (12) - Stade Français (11). Un peu plus d'air pour Agen ? Revenus avec des regrets de Bordeaux (23-33), les Lot-et-Garonnais ont pour impératif de s'imposer à Armandie où ils ont déjà perdu trois fois. Une victoire leur donnerait un peu plus de marge sur la zone de relégation et les rapprocherait des Parisiens qui restent sur une victoire étriquée face à la lanterne rouge Oyonnax (39-35).

Bordeaux-Bègles (6) - Brive (13). Après avoir relevé la tête face au SUA, l'UBB a pour ambition d'enchaîner face au mal classé Brive pour consolider sa place dans le wagon des places qualificatives.

La Rochelle (3) - Pau (10). Les Maritimes ont une grosse carte à jouer à Marcel-Deflandre. En repartant de l'avant après avoir mis fin à Castres (15-31) à une série de cinq victoires de rang en championnat et Coupe d'Europe, ils pourraient réduire leur écart sur le leader Montpellier. Mais attention à la Section en manque de points et qui s'est imposée deux fois à l'extérieur cette saison.

Oyonnax (14) - Clermont (9). Revigorée par le point de bonus défensif arraché au Stade Français, la lanterne rouge va tenter de mettre fin, face au champion en titre, à sa descente aux enfers après sept défaites consécutives. Très diminués par les absences et les blessures, les Auvergnats ont toutefois flairé le bon coup qui pourrait les ramener à une place plus conforme à leur rang.

Dimanche

(12h30) Racing 92 (4) - Montpellier (1er). Triomphal à Mayol, le Racing 92 a signé la meilleure opération du week-end dernier et a une occasion rêvée de s'ancrer solidement aux avants-postes s'il enchaîne un quatrième succès de rang face au leader. Un leader qui vendra toutefois chèrement sa peau alors que Lyon a la possibilité de lui repasser devant.

(16h50) Lyon (2) - Toulouse (5). Défait par La Rochelle et Clermont, le LOU doit repartir de l'avant face à une autre grosse écurie du Top 14, le Stade Toulousain, faute de quoi il rentrerait définitivement dans le rang. Mais la simple perspective de reprendre la tête en cas de victoire bonifiée, si jamais Montpellier perd dans le même temps sans point de bonus, devrait suffire à porter les hommes de Pierre Mignoni.

Le programme:

Samedi

(14h45) Castres - Toulon

(18h00) Agen - Stade Français

Bordeaux-Bègles - Brive

La Rochelle - Pau

Oyonnax - Clermont

Dimanche

(12h30) Racing 92 - Montpellier

(16h50) Lyon - Toulouse


A l'Est, un peu de nouveau ? Le moral au plus bas et le plan de jeu en jachère après une longue série de défaites, le XV de France de Guy Novès reçoit le Japon samedi (21h00) pour sauver des tests d'automne d'ores et déjà ratés.

Le marasme est tel, après six revers de suite dont cinq test-matches, que le discours est empreint de prudence à l'heure d'accueillir les "Brave Blossoms", trois rangs derrière les Bleus au classement mondial (11e), pour le premier match de rugby à la U Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Inimaginable il y a quelques années, sans doute, beaucoup moins aujourd'hui. Après quatorze défaites en vingt-et-une rencontres depuis l'arrivée aux commandes de Novès fin 2015 et la bouillie de rugby proposée samedi dernier contre l'Afrique du Sud (17-18), une semaine après une première période complètement ratée face aux All Blacks (5-31 à la mi-temps, 18-38 au final).

Une nouvelle déconvenue samedi et...? "Cela serait terrible mais... on n'envisage pas du tout la défaite. Ce n'est pas possible. Je n'y pense pas", a déclaré le talonneur remplaçant Camille Chat.

A deux ans de la Coupe du monde 2019 au... Japon, la chape de plomb pesant sur Novès, ses joueurs et ses adjoints serait encore un peu plus lourde.

Alors que le XV de France, certes diminué par plusieurs absences de poids derrière (Lopez, Fofana, Lamerat, Vakatawa, Nakaitaci), a bénéficié à l'intersaison d'une préparation inédite dont les fruits sont difficilement visibles.

- Novès agacé -

Le président de la Fédération Bernard Laporte pourrait, lui, dégainer, après avoir évoqué la semaine dernière la possibilité d'apporter du sang frais au sein de l'encadrement, en qui il a néanmoins assuré avoir toujours confiance.

Bref, les Bleus doivent éviter de s'enfoncer un peu plus et semblent dans l'obligation de se rassurer.

"L'obligation de qui ? De quoi ? Je ne comprends pas votre question... A partir du moment où on joue un match international, on n'est pas là pour penser à ceux qu'on a déjà joués (...) Il n'y a pas plus d'obligation aujourd'hui qu'hier, en ce qui me concerne et en ce qui concerne notre équipe" a répondu Novès, agacé.

L'entraîneur le plus titré du rugby français a également sèchement évacué une question sur son avenir, et s'est montré en début de semaine aussi "dur" avec ses joueurs, selon Yannick Bru.

"Car il y a un contraste trop important entre l'énergie mise par certains dans le combat et les erreurs basiques qu'ont commises d'autres pour nous envoyer vers une défaite de plus (contre les Boks, NDLR)" a ainsi expliqué le technicien chargé des avants.

"Puis on s'est projeté sur le Japon en responsabilisant les gars. C'est un groupe jeune qui a besoin de prendre de l'expérience à certains postes" a-t-il ajouté.

- Et de neuf nouveaux capés -

De l'expérience, le staff en a un peu ajouté en relançant François Trinh-Duc à la charnière ou Scott Spedding à l'arrière, deux des huit changements effectués pour tenter de dominer, sur le synthétique de la future antre du Racing 92, des Japonais redoutés pour leur vitesse.

Une petite dose de jeunesse supplémentaire a également été insufflée, puisque le troisième ligne Sekou Macalou et l'ailier Gabriel Lacroix seront les huitièmes et neuvièmes joueurs à connaître samedi leur première sélection lors de ces tests d'automne.

Des chiffres symptomatiques de l'état du XV de France en cet automne, dont le staff en est toujours à sonder le puits bleu à deux ans de la Coupe du monde.

Et dont aucun joueur "ne prend du plaisir sur le terrain en ce moment", dixit le deuxième ligne Romain Taofifenua. Pour esquisser un sourire en cet automne morose, il n'y a qu'une seule voie, celle de la victoire.


Les premières épreuves de vitesse de la saison samedi et dimanche à Lake Louise permettront à la famille du ski de faire ses adieux à l'un des siens, David Poisson, décédé le 13 novembre à l'entraînement.

A moins de trois mois des jeux Olympiques 2018 de Pyeongchang (9-25 février), les meilleurs descendeurs de la planète ont encore du mal à se concentrer sur l'échéance majeure de leur saison, de leur carrière pour certains.

Et pour cause: ils sont encore sous le choc de la mort brutale de David Poisson, l'un de ces "homme-fusées" qui déboulent à plus de 100 km/h, skis au pied, sur les pentes les plus raides et glacées.

Le Français, l'un des descendeurs les plus expérimentés du circuit, a trouvé la mort à 35 ans lors d'un entraînement, non loin de Lake Louise, à Nakiska.

Le médaillé de bronze de la descente des Mondiaux-2013 de Schladming (Autriche), surnommé affectueusement "Kaillou", a perdu un ski dans une courbe, traversé des filets de sécurité et percuté un arbre.

Si les résultats de l'enquête de la police canadienne, conclue en début de semaine, ne sont pas encore connus, le rapatriement de la dépouille de David Poisson vers la France a débuté jeudi.

- 'Un exemple' -

Sa disparition a durement éprouvé ses coéquipiers de l'équipe de France qui lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux, avant de se murer dans le silence pour tenter d'accepter l'inacceptable.

"Tu étais plus qu'un pote, qu'un coéquipier (...) tu étais vraiment un exemple pour nous tous", a ainsi écrit Adrien Théaux au lendemain de sa mort.

Les stars de la discipline ont également fait part de leurs émotions.

"Ce n'a pas été facile de se motiver pour aller skier aujourd'hui, nous avons tous perdu quelqu'un d'important dans notre famille", avait avoué l'Italien Peter Fill, au lendemain de l'accident, en légende d'une photo montrant les équipes italienne, américaine, norvégienne, allemande et finlandaise réunies pour se souvenir de David Poisson.

Les Bleus ne se sont pas sentis dans un premier temps la force de participer au rendez-vous de Lake Louise, mais après des échanges avec des psychologues et un message de la mère de leur camarade, ils ont rallié Lake Louise.

Depuis leur arrivée dans la station des Rocheuses canadiennes, ils ne sont plus seuls dans leur chagrin: les autres équipes nationales et la population de Lake Louise leur apportent leur soutien.

- Cérémonie et dossards redessinés -

Mercredi après-midi, skieurs, entraîneurs et techniciens de toutes les nations se sont réunis sur les bords du Lake Louise, autour d'un feu et une photo de David Poisson, pour lui rendre hommage.

Les dossards pour les deux courses du week-end ont été redessinés: le prénom David y apparaît désormais en lettres bleu-blanc-rouge avec en guise de V un coeur, le tout surmonté d'un ruban noir.

La météo, maussade jusque-là, n'aide pas vraiment à tourner la page: les deux premiers entraînements officiels ont été annulés en raison de chutes de neige pour le premier, de la pluie et du radoucissement pour le deuxième.

Il reste un troisième et dernier entraînement vendredi aux skieurs pour trouver leurs repères sur la piste "Men's Olympic", exorciser leurs peurs ou libérer leur colère avant la première descente de l'hiver samedi et un super-G dimanche.

Avec le fol espoir, côté français, de rendre le plus bel hommage à leur coéquipier avec un podium ou une victoire alors que l'autre évènement, samedi, c'est le retour d'Aksel Lund Svindal. Après presque un an d'absence, le spécialiste norvégien de la vitesse entend bien concurrencer d'entrée le Suisse Beat Feuz, champion du monde de la spécialité, ou l'Autrichien Matthias Mayer, champion olympique en titre.

A près de 8.000 km de Lake Louise, en attendant les obsèques de Poisson dans l'intimité familiale à une date encore à fixer, un autre hommage sera sera organisé dimanche, au refuge de Rosuel, en Savoie: un cairn géant sera édifié avec des cailloux amenés par des proches et des anonymes, en hommage à "Kaillou".

Le programme de l'étape de Lake Louise:

Samedi: descente à partir de 12h15 locales (20h15 françaises)

Dimanche: super-G à partir de 12h00 locales (20h00 françaises)


Une Kalachnikov à la main, de nuit, elle fait face depuis son toit à 200 hommes armés: cette scène survenue voilà 12 ans a valu à Nazo Dharejo le surnom de "femme la plus coriace du Pakistan". "My Pure Land" raconte son histoire sur grand écran.

Le film, sorti en septembre au Royaume-Uni, n'a connu pour l'instant qu'un succès d'estime dans les salles. Mais Londres l'a désigné pour représenter le pays aux Oscars. Le jury américain annoncera en janvier s'il fait partie des heureux nominés.

L'incroyable histoire de Nazo Dharejo, 48 ans, démarre par la mort de son père, un petit propriétaire terrien et agriculteur, lui-même né d'un père polygame, dans un village de la province pauvre, rurale et conservatrice du Sindh, dans le sud du Pakistan.

Les oncles et cousins éloignés de Nazo décident alors d'accaparer les terres familiales, au nom de l'ascendance de l'héritier sur l'héritière dans la loi islamique. La querelle a déjà fait plusieurs victimes, dont l'unique frère de Nazo, tué en 1992. Ses deux s?urs et elle, élevées dans l'égalité homme-femme, refusent de se soumettre.

Une chaude nuit d'août 2005, quelque 200 hommes armés entourent la maison, pensant la conquérir par l'intimidation. Les trois s?urs n'en ont cure. Elles se postent sur le toit, Kalachnikov à la main. Et tirent.

"Je les tuerai ou je mourrai ici mais je ne m'en irai pas", assure avoir dit l'héroïne à son mari, qui lui demandait d'abdiquer. L'époux restera sur place et prêtera main-forte aux trois femmes, également aidées de quelques amis et voisins. Le personnel de maison, lui, courra de pièce en pièce pour apporter des munitions aux assiégées. Jusqu'à dispersion des assaillants, au lever du jour.

Cinq ans après la bataille, la justice a contraint les agresseurs à payer à Nazo Dharejo un demi-million de roupies (environ 4.000 euros) et, disgrâce ultime au Pakistan, à lui présenter leurs excuses publiques.

"Quand le moment arrive, ma femme devient une forteresse imprenable", commente le mari, Zulfiqar Dharejo.

Drapée dans un foulard traditionnel, Nazo acquiesce, faisant osciller doucement la balancelle sur laquelle elle est assise. Autour d'elle, des armes sont accrochées aux murs du salon.

Née dans une famille conservatrice, Nazo n'a d'abord eu comme seule éducation que le Coran, étudié à domicile. Puis elle a persuadé son père de l'autoriser, ainsi que ses s?urs, à apprendre l'anglais. Pas à pas, Nazo s'est hissée jusqu'à l'université. Elle est diplômée en économie.

- 13 ans de querelles -

Mais ses études ont constamment été menacées par la lutte pour les terres familiales, dans un pays où le système agricole demeure largement féodal, miné par les inégalités et où la force prévaut souvent sur la loi.

"Cela n'a cessé de s'intensifier", raconte-t-elle, tout en longeant les champs familiaux de coton et de canne à sucre. "Il y a eu cinq ou six meurtres, puis celui de mon frère en 1992". Son père s'éteindra la même année. Treize ans de querelles suivront, qui connaîtront leur apogée cette nuit d'août 2005.

Nazo y a gagné le surnom de "Waderi", une féminisation du titre honorifique "Wadera", seulement dévolu aux hommes. Aux yeux de tous, elle est désormais une "dame". Un "arbre immense protégeant ceux qui l'entourent de son ombre apaisante", décrit son mari.

Présenté par certains critiques comme un "western féministe", "My pure land" ne comporte qu'un faible nombre de scènes d'action. Il se penche davantage sur l'amour d'un père pour ses filles, dans un pays où la place des femmes est sans cesse questionnée.

"Il était important de mettre en lumière des personnages et une partie du monde qui sont rarement montrés avec précision à l'écran", explique à l'AFP son réalisateur Sarmad Masud, un Pakistanais né au Royaume-Uni.

"J'ai été immédiatement inspiré par le courage (de Nazo) et son héroïsme", ajoute-t-il.

Des qualités qu'il a dû faire siennes lors du tournage, qui a duré une trentaine de jours, sous une température de 40 C°. Sarmad Masud et sa femme, la productrice du film, ont tous deux été hospitalisés brièvement. A un moment, on leur a même tiré dessus "avec de vraies armes", se souvient-il.

Nazo a vu le film et se dit "très contente" du résultat. "My pure land" "appartient au Sindh et au Pakistan", affirme-t-elle. "C'est un honneur pour moi."


Les Rohingyas actuellement réfugiés au Bangladesh qui vont retourner en Birmanie suite à l'accord conclu entre les deux pays devront d'abord vivre dans des abris temporaires ou des camps, a annoncé Dacca samedi.

"Au départ, ils seront installés dans des abris temporaires ou des installations prévues pour un temps limité", a déclaré aux journalistes le ministre bangladais des Affaires étrangères A.H. Mahmood Ali.

"La plupart des villages ont brûlé. Où pourraient-ils donc retourner? Il n'y a plus de maisons. Où pourraient-ils vivre?", a-t-il expliqué, soulignant qu'il était "physiquement impossible" pour les réfugiés de regagner leurs habitations.

La Birmanie et le Bangladesh ont annoncé jeudi, à quelques jours d'une visite du pape François, un accord au contenu flou sur un retour des réfugiés rohingyas qui sont plus de 600.000 à avoir fui au Bangladesh ces dernières semaines.

L'accord devrait s'appliquer "dans les deux mois", selon le Bangladesh. Un groupe de travail doit être mis en place dans les trois semaines pour décider des modalités de rapatriement.

Selon le texte de l'accord publié samedi par Dacca, la Birmanie "doit restaurer la normalité dans le nord de l'Etat Rakhine et encourager ceux qui avaient quitté la Birmanie à rentrer volontairement et en sécurité dans leurs foyers" ou "dans un endroit sûr et sécurisé de leur choix au plus près" de chez eux.

"La Birmanie prendra toutes les mesures possibles pour s'assurer que les personnes qui reviennent ne soient pas installées dans des sites temporaires durant une longue période et que leur liberté de mouvement en Etat Rakhine soit permise en conformité avec les lois et règlements existants", poursuit le texte.

Vendredi, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a estimé que les conditions n'étaient actuellement pas réunies pour assurer un retour "sécurisé et durable" des membres de cette minorité musulmane en Birmanie.

"Il est essentiel que les retours ne se fassent pas de manière précipitée ou prématurée, sans le consentement en connaissance de cause des réfugiés et sans que les bases pour des solutions durables sur place soient présentes", a souligné un porte-parole du HCR, Adrian Edwards.

Face à une campagne de répression de l'armée birmane que l'ONU considère comme un nettoyage ethnique, une vague humaine a submergé le Bangladesh et engendré l'une des plus graves crises humanitaires de ce début de XXIe siècle en Asie.

Quelque 620.000 Rohingyas ont afflué depuis août au Bangladesh et la crise humanitaire a déclenché un émoi international et des critiques visant la dirigeante birmane Aug San Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la paix, fustigée pour sa retenue dans ce dossier.


Le recours de candidats contestant les résultats du premier tour de l'élection présidentielle du 10 octobre au Liberia a été rejeté, vendredi, en appel, par la Commission électorale nationale.


Le 29 novembre 1947, il y a 70 ans, l'Assemblée générale de l'ONU adoptait le plan de partage de la Palestine en deux Etats, juif et arabe, qui a permis la réalisation du projet sioniste, mais a constitué pour les Palestiniens le début d'une longue période tragique de leur histoire.

Ce vote historique des Nations unies donnera naissance six mois plus tard, le 14 mai 1948, à la création de l'Etat d'Israël. En revanche, l'Etat palestinien indépendant n'a toujours pas vu le jour.

- Le dossier palestinien confié à l'ONU -

Après la seconde guerre mondiale, la Grande-Bretagne n'arrive plus à maîtriser la situation en Palestine sur laquelle elle avait reçu un mandat de la Société des Nations en 1922.

Le génocide juif, l'entrée en scène des Etats-Unis au Proche-Orient, la création de la Ligue arabe et la pression exercée par les groupes clandestins sionistes armés notamment ont radicalement modifié le contexte local et international.

Londres confie en février 1947 le dossier palestinien aux Nations unies.

- Un vote de trois minutes -

Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale de l'ONU à New York vote le partage de la Palestine. La résolution 181 est adoptée par 33 voix pour (dont les Etats-Unis, l'Union soviétique et la France), 13 voix contre (dont les Etats arabes) et dix abstentions (dont la Grande-Bretagne). Le vote n'a pas duré plus de trois minutes.

La Palestine, où vivent alors 1.300.000 Arabes et 600.000 Juifs, est divisée en trois entités qui doivent devenir indépendantes le 1er août 1948.

L'Etat juif (14.000 km2) comprend une bande allant du doigt nord de la Galilée jusqu'au bord du lac de Tibériade, le littoral central (de Haïfa à Tel-Aviv) et le désert du Néguev.

Les Palestiniens conserveront trois régions (11.500 km2): l'une en Galilée occidentale, la deuxième dans la bande de Gaza avec une partie de la frontière avec le Sinaï et la troisième en Cisjordanie.

Jérusalem et les localités environnantes forment un corpus separatum sous régime international spécial, administré par l'ONU.

Les juifs obtiennent ainsi 54% du territoire, alors qu'ils ne représentent que 30% de la population.

Le plan indique en détail les mesures à prendre pour l?indépendance dans des domaines comme la citoyenneté, le droit de transit, l?union économique et la déclaration que doit formuler le gouvernement provisoire de chacun des États proposés concernant l?accès aux lieux saints et les droits des communautés religieuses et des minorités.

- Etats-Unis et URSS: un front commun -

Londres, bien qu'à l'origine de la convocation de cette session spéciale de l'Assemblée générale, refuse de participer à la mise en ?uvre du plan. Le Royaume-Uni, qui n'a cessé de changer de position, est en ce moment favorable aux arabes. Mais c'est surtout parce qu'il est conscient du caractère explosif du sujet qu'il s'abstient.

La France, longtemps indécise, finit par voter en faveur du plan.

Jusqu'au bout, les pays arabes à l'ONU qui réclament la création d'un "Etat palestinien unique, démocratique et indépendant" ont tenté de s'opposer à une partition.

Mais ils se sont heurtés à une alliance inattendue en cette période de guerre froide entre les Etats-Unis et l'URSS, qui a permis de rallier la majorité des deux tiers nécessaire à l'adoption du texte.

Alors que les Soviétiques veulent chasser les Britanniques de Palestine, les Américains ont notamment pris en compte l'influence croissante du judaïsme dans leur pays.

- Rêve pour les uns, cauchemar pour les autres -

Les dirigeants de l'Agence juive acceptent le plan, mais certains sionistes le rejettent car il est loin de correspondre au Grand Israël auquel ils aspirent. A Tel Aviv, la communauté juive retient son souffle au moment du vote. Puis la foule, en liesse, applaudit.

Chez les Palestiniens, c'est un immense sentiment d'injustice qui prévaut. Les pays arabes refusent le plan.

Les incidents vont se multiplier en Palestine, chaque partie cherchant à conquérir une position de force.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame la création de l'Etat d'Israël aussitôt après la fin du mandat britannique sur la Palestine. Le premier conflit israélo-arabe éclate le lendemain.

A la fin du conflit, Israël occupe 78% de la Palestine mandataire. Plus de 760.000 Palestiniens prennent la route de l'exode.

Lors du conflit de juin 1967, Israël occupera, outre le Golan syrien et le Sinaï égyptien (restitué à l'Egypte en 1982), la Cisjordanie, Jérusalem-Est, qu'il annexera plus tard, et la bande de Gaza, dont il s'est retiré unilatéralement en 2005.


Une "filière de transport de cocaïne par mules entre la Guyane et la métropole" a été démantelée mi-novembre au terme d?une enquête ouverte en janvier par la Juridiction Interrégionale Spécialisée de Fort-de-France (Martinique), a-t-on appris vendredi auprès du procureur de la République de Fort-de-France.

Cette enquête avait été déclenchée, "sur la base d?informations communiquées par le parquet de Cayenne".

"Les investigations, confiées au détachement en Guyane de l?OCRTIS Caraïbes (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants) ont conduit, "les 14 et 15 novembre 2017, à une vaste opération d?interpellations de 11 personnes, en Guyane comme en métropole", précise un communiqué du procureur de Fort-de-France Renaud Gaudeul.

Il s?agit de 7 hommes et de 4 femmes âgés de 21 à 41 ans. Cinq d?entre eux sont Guyanais, cinq autres sont du Surinam et le dernier est un Lyonnais. En outre, cinq des 11 personnes interpellées étaient "connues des services de police ou de justice français".

Elles ont "toutes été transférées en Martinique, avant d?être mises en examen des chefs d?importation en bande organisée de produits stupéfiants, d?acquisition, détention, transport, offre ou cession de produits stupéfiants, d?association de malfaiteurs et de blanchiment" et "placées en détention provisoire", indique encore le parquet.

"Elles encourent une peine de 30 ans de réclusion criminelle".

- 'Première' -

Outre "l?ampleur inédite" de la filière démantelée, le parquet de Fort-de-France souligne que "c?est la première fois qu?un outil de conditionnement de la cocaïne en ovules, dont on connaissait l?existence au travers de plusieurs témoignages, est saisi dans le cadre d?une opération judiciaire en France".

"L?individu chargé de confectionner ces "ovules" a été appréhendé lors de l?opération.

Par ailleurs, une mule a été interceptée dans un logement à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane) alors qu?elle était en train d?ingurgiter des ovules de cocaïne ainsi que "deux autres mules parvenues à destination sur le territoire métropolitain et qui s?apprêtaient à expulser la cocaïne ingérée", précise encore le communiqué.

Selon le parquet, les investigations ont permis en outre de retracer le circuit de l?argent issu du trafic de la drogue. Il était encaissé en mandat-cash par des prête-noms, contre rémunération à Saint-Laurent-du-Maroni.

Des transferts d?argent pour "plus de 600.000 euros ont déjà pu être retracés par les enquêteurs". Selon leurs estimations, "en l?espace de 15 mois, plus d?une centaine de mules transportant en moyenne 800 grammes de drogue et rémunérées entre 3000 et 5000 euros" ont pris part à cette filière.

Enfin, le communiqué du procureur fait état d?un "essor considérable du transport de cocaïne par des mules entre la Guyane et la métropole au cours des dernières années".

En 2017, à la date du 31 octobre, "267 mules ont été interceptées en Guyane dont 124 transportant la marchandise "in corpore".


Donald Trump a nommé vendredi son directeur du budget président par intérim du Bureau de protection des consommateurs (CFPB), une instance critiquée par les républicains et le lobby bancaire.

Mike Mulvaney, actuellement directeur du budget de la Maison Blanche (OMB), prendra la tête du CFPB en attendant la nomination d'un nouveau directeur pour remplacer Richard Cordray qui avait annoncé sa démission la semaine dernière.

"Le président attend que (Mike) Mulvaney fasse preuve de bon sens dans sa gestion du CFPB qui permettra aux consommateurs de prendre leurs propres décisions financières et aussi de faciliter les investissements dans nos communautés", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Le CFPB (Consumer Financial Protection Bureau) était dans le collimateur de l'administration Trump qui entend déréguler le secteur financier aux Etats-Unis et se débarrasser de plusieurs institutions et loi créées et adoptées après la crise de 2008.

M. Cordray avait démissionné après que le Congrès a bloqué une de ses réformes visant à donner la possibilité aux consommateurs de poursuivre les banques en nom collectif. Sa démission était effective vendredi.

Le CFPB avait notamment révélé le scandale des millions de faux comptes créés à l'insu des clients par les employés de la banque Wells Fargo en échange de bonus de rémunération. La banque a été condamnée à une amende de 100 millions de dollars.

Le CFPB avait été créé en 2011 par l'administration de Barack Obama et M. Cordray placé à sa tête.

Juste avant son départ effectif, ce dernier avait décidé de nommer vendredi comme directrice-adjointe Leandra English, qui faisait déjà partie du CFPB. cette décision la plaçait de-facto à la tête de l'organisation tant qu'un nouveau directeur n'était pas nommé.

Cette initiative a précipité la décision de l'administration Trump d'y placer Mike Mulvaney. Ce dernier avait toutefois estimé en 2014 que le CFPB "est un parfait exemple de comment une bureaucratie peut fonctionner si elle ne doit rendre des comptes à personne. Cela devient une mauvaise blague car on se retrouve avec une instance dotée d'une immense autorité sur tous les aspects de votre vie".


Ebranlée par une série de polémiques récentes et l'échec du mouvement social, La France insoumise se structure ce week-end à Clermont-Ferrand, dans un délicat équilibre entre "liberté d'action" et "cadre national", avec La République en Marche en guise de contre-exemple.

Fort de quelques 555.000 inscrits, le mouvement créé par Jean-Luc Mélenchon plus d'un an avant la présidentielle n'a toujours pas de chef, d'exécutif officiel ni d'instances de démocratie interne.

Il n'aura pas plus de tête à l'issue de sa Convention nationale, qui doit réunir ce week-end quelque 1.500 personnes essentiellement tirées au sort, mais il devrait marcher sur plusieurs jambes.

Actions, programme, groupe parlementaire, liens avec les luttes sociales, espace politique, comité électoral: le mouvement que Jean-Luc Mélenchon envisageait "gazeux" à la rentrée doit surtout ne ressembler à rien d'existant.

Ni tomber dans les écueils dont est déjà soupçonné le parti présidentiel, LREM, qui fonctionne selon LFI comme "un parti politique traditionnel" alors que les Insoumis aspirent à un "militantisme personnalisé".

Parce que ses militants l'ont rejoint avant la présidentielle, pendant ou après, parce que chacun doit pouvoir choisir son mode d'engagement et le temps qu'il souhaite y consacrer, "le mouvement ne peut pas lui-même s'approprier ses propres soutiens, il ne peut les déclarer fondus dans une même entité assez homogène pour se doter d'une +direction politique+ qu'ils désigneraient par des votes après débats entre plateformes et ainsi de suite", explique M. Mélenchon dans une note de blog.

La France insoumise sera donc, décrit-il, "polycentrique". Soucieux de ne pas en être désigné le "chef" à proprement parler, le député des Bouches-du-Rhône souhaite "conduire cette transition qui fera de La France insoumise un grand mouvement permanent de la vie politique française".

Symbole peut-être de cette "transmission", il s'exprimera en ouverture de la Convention samedi, plutôt qu'en fermeture.

- 'Militants vaccinés' -

La méthode présidant à l'organisation doit être "la liberté d'action" mais dans "un cadre admis par tout le monde", celui du programme présidentiel "l'Avenir en commun", qu'un des pôles a pour tâche de continuer à enrichir. LFI se veut en effet un mouvement capable de prendre le pouvoir "immédiatement".

LFI se veut aussi un "mouvement utile", au plus près des Français, par un investissement dans "les colères immédiates et concrètes", décrit William Martinet, un des coordinateurs du pôle "auto-organisation". En ciblant les quartiers populaires, il s'agit, explique-t-il, de s'appuyer sur des luttes à petite échelle - comme un ascenseur en panne - pour "faire émerger un intérêt général qui donnera envie aux citoyens de se battre".

Y aura-t-il de la place pour des voix dissonantes? Le "coordinateur des campagnes", Manuel Bompard, évacue la question. Sur les grandes décisions, l'ensemble des Insoumis seront consultés via Internet. Pour le reste, une Assemblée représentative, qui devrait être pour au moins 60% tirée au sort, se réunira régulièrement.

"Il existe parmi nous une culture perfectionniste de l'action disciplinée qui ne s'accommode pas du jeu des postures, cliques et fractions", note M. Mélenchon.

Récemment, le mouvement a multiplié les polémiques: propos controversés de la députée Danièle Obono sur le parti des Indigènes de la République, logement social quitté en hâte par le député Alexis Corbière et Raquel Garrido, ou encore sortie de Jean-Luc Mélenchon sur l'opportunité de parler avec les nationalistes corses.

Mais "les militants insoumis sont vaccinés sur le rôle d'une certaine presse aujourd'hui, ils sont au contact avec la population et, au quotidien, la question qui se pose, c'est +comment je vais finir le mois?+", estime M. Bompard. Par ailleurs, assure-t-il, LFI enregistre toujours des inscriptions... Certes plus faciles à comptabiliser que les désinscriptions.

Les Insoumis découvriront enfin ce week-end les trois campagnes nationales qu'ils ont choisi de mener en 2018, parmi trente propositions allant de la lutte contre les déserts médicaux à celle contre la sélection à l'université, en passant par la promotion d'une limitation des écarts de salaire de un à 20 maximum dans les entreprises.


Le remaniement du gouvernement Philippe, annoncé depuis plusieurs jours, a été finalement dévoilé vendredi et pour la presse, c'est un remaniement a minima, qui s'apparente même plutôt à un réajustement après pourtant une longue attente.

"Tout ça pour... ça", ironise Le Parisien, en pages intérieures.

"Attendu en début de semaine, ce n'est finalement qu'hier soir à 19H00 que le mini-remaniement a été annoncé. Un porte-parole, deux secrétaires d'Etat... rien de franchement révolutionnaire", s'agace le quotidien qui enfonce le clou, "et pourtant le suspense aura duré toute la semaine."

"C'est ce qu'on appelle prendre le temps de la réflexion", explique Marcelo Wesfreid, dans Le Figaro qui relève "un remaniement ministériel a minima."

Mais il aurait pu "en être tout à fait différemment. Le président a en effet hésité à amplifier le mouvement des nominations", assure le journaliste du quotidien conservateur, qui veut voir dans cette hésitation "une évolution palpable. Emmanuel Macron ne semble plus aussi attaché qu'avant à l'idée d'un gouvernement +resserré+."

"Sans cesse annoncé, sans cesse remis au lendemain, le troisième remaniement de l?ère Macron aura mis une semaine à se concrétiser pour tomber vendredi soir via un communiqué", s'étonne également dans Libération Dominique Albertini.

Pour ce dernier, désormais le gouvernement est "largement composé d'experts et de novices" et "pas tous préparés à produire une défense tous azimuts de l'exécutif", prévient-il.

- 'Rien de bouleversant' -

"Une techno, un socialiste et un fidèle de la première heure, le remaniement annoncé depuis le début de la semaine a livré un casting représentatif de la méthode Macron", constate sobrement Le Monde, sur son site.

Denis Daumin, de la Nouvelle République du Centre-Ouest, avoue qu'il "n?attendait plus le remaniement, promis dix fois puis repoussé."

"Comment l?Élysée a fait son marché ? Rien de bouleversant. Un ajustement, une retouche, un rééquilibrage. A gauche surtout", note l'éditorialiste.

Un avis partagé dans l'Est Républicain, par Philippe Marcacci pour qui ce n'est "pas vraiment un remaniement. Plutôt un ajustement."

"Les nouveaux arrivants ont plus des allures d?experts que de politiques. Une opération casting savamment orchestrée", conclut-il.

Emmanuel Macron a finalement dévoilé vendredi son mini-remaniement avec la promotion de Benjamin Griveaux, un de ses fidèles, comme porte-parole du gouvernement, le maintien du patron de LREM Christophe Castaner, et la nomination de deux secrétaires d'Etat à Bercy venus de la gauche, le député PS Olivier Dussopt et du privé, Delphine Gény-Stephann, une cadre dirigeante de Saint-Gobain.

Attendue en début de semaine, l'annonce de ce remaniement a été repoussée à plusieurs reprises, officiellement en raison de la vérification du patrimoine des nouveaux entrants.


Le bureau de représentation de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington peut rester ouvert pour parler de la paix avec Israël, avant une reprise complète de ses activités, a annoncé vendredi un responsable du département d'Etat.

Ce revirement intervient une semaine après l'annonce par les autorités américaines de leur intention de fermer la représentation palestinienne en application d'une loi stipulant que les dirigeants palestiniens ne doivent pas appeler à traduire des Israéliens devant la justice internationale.

Cette décision a provoqué l'indignation des Palestiniens qui ont menacé de couper tous les liens avec l'administration du président Donald Trump si elle était appliquée, condamnant tout espoir de Washington de relancer le processus de paix.

Vendredi, un haut fonctionnaire du Département d'Etat, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a indiqué que les Palestiniens ont été invités à limiter les activités de leur mission diplomatique au seul processus de paix, jusqu'à ce qu'une dérogation à la loi soit renouvelée.

"Compte tenu de l'expiration la semaine dernière d'une dérogation aux restrictions statutaires sur l'activité de l'OLP aux Etats-Unis, nous avons conseillé au Bureau de l'OLP de limiter ses activités à celles liées à un paix durable entre Israéliens et Palestiniens", a déclaré ce responsable.

"La loi prévoit que si, après 90 jours, le président détermine que les Palestiniens sont engagés dans des négociations directes et significatives avec Israël, les restrictions sur l'OLP et son bureau de Washington pourront être levées", a-t-il poursuivi.

"Nous sommes donc optimistes qu'à la fin de cette période de 90 jours, le processus politique sera suffisamment avancé pour que le président soit en mesure de permettre au bureau de l'OLP de reprendre ses activités", a ajouté le responsable.

Un article de loi voté en 2015 par le Congrès interdit au gouvernement d'autoriser la mission de l'OLP si les Palestiniens "influencent" l'ouverture une enquête de la CPI sur des crimes israéliens présumés.

Lors de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre, M. Abbas avait appelé la CPI "à ouvrir une enquête et à poursuivre les responsables israéliens pour leur implication dans la colonisation et les agressions contre" la population palestinienne, ce que les autorités américaines ont interprété comme une violation de cette loi.


Reportage dans l'État de Puebla au Mexique, où 85 féminicides ont été enregistrés en 2016, et déjà 94 en 2017.


La perte du sous-marin militaire San Juan, avec 44 membres d'équipage à bord, a déclenché en Argentine une polémique sur la gestion de l'affaire, des tensions entre la Marine, le gouvernement et les familles des marins.

La Marine argentine, mal-aimée en Argentine pour son rôle durant la dictature, est prise dans une tempête de critiques, dix jours après la disparition du submersible, probablement due à une explosion pour l'instant inexpliquée.

Dans l'affaire du San Juan, estime le sociologue Ricardo Rouvier, "il y a une dimension politique, historique et technologique".

Comme les autres forces armées, souligne-t-il, la réputation de la Marine a été durement entamée "pour sa responsabilité (dans la répression) pendant la dictature de 1976 à 1983, le fiasco de la Guerre des Malouines, les procès qui ont placé les militaires sur le banc des accusés, l'armée a été relégué au second rang dans les institutions argentines, et en terme de budget".

Plus de 700 militaires et policiers ont été condamnés à des peines de prison pour leur participation aux crimes, tortures, enlèvements commis durant la dictature.

- Armée en crise -

D'après la presse argentine, le gouvernement ne va pas tarder à opérer une purge dans les hautes sphères de la Marine.

Le président argentin Mauricio Macri, dans sa première intervention au 9e jour de crise, a déclaré qu'il ne fallait pas chercher de coupables tant que le sous-marin n'avait pas été retrouvé et qu'une enquête "sérieuse et en profondeur" n'avait pas abouti.

Il faut déterminer, a ajouté Mauricio Macri, "comment un sous-marin qui (...) était en parfaite condition pour naviguer a été visiblement victime d'une explosion".

La juge Marta Yáñez a ouvert une enquête avec comme "objectif de déterminer les causes de l'explosion".

Pour Ricardo Rouvier, "le phénomène de la disparition du sous-marin est une tragédie qui englobe la question du rôle des forces armées" en Argentine, jadis au centre de la politique, aujourd'hui en marge du pouvoir. Selon lui, il pose aussi la question d'une éventuelle "négligence, oubli ou désintérêt du pouvoir politique concernant les investissements dans l'armée".

Des familles de sous-mariniers ont dénoncé que les opérations de recherche ont tardé à se mettre en oeuvre et estiment ne pas avoir été bien informées.

"Je me sens trompée. Pourquoi nous informent-ils seulement! Ce sont des pervers, ils nous manipulent", a déclaré, furieuse, Itati Leguizamon, avocate et épouse de Germán Suárez, en charge du sonar du San Juan, quelques minutes après avoir eu connaissance de l'explosion.

Cette information a été communiquée huit jours après la disparition du submersible.

L'annonce d'une avarie dans le système des batteries, qui alimentent les moteurs du San Juan, a seulement pour sa part été officialisée cinq jours après la disparition du sous-marin.

D'après la presse argentine, le ministre argentin de la Défense aurait très mal pris d'apprendre dans la presse la disparition du sous-marin.

La perte du San Juan est une lourde perte pour la pour la capacité opérationnelle de la Marine argentine. L'Argentine avait investi entre 2008 et 2014 20 millions de dollars dans la modernisation du submersible et il constituait le joyau de l'armée argentine, dont les équipements sont généralement obsolètes, faute de financements.