FRANCE 24

Publié le 22.05.2018 à 15:00

Début de la manifestation parisienne pour la défense de la fonction publique

La manifestation parisienne pour défendre le statut des fonctionnaires et les services publics, à l'appel de neuf organisations syndicales, a démarré juste après 14H00 dans une ambiance bon enfant, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler derrière un carré de tête où, fait exceptionnel, figuraient tous les grands leaders syndicaux, derrière une banderole proclamant: "Pour une fonction publique de progrès social, pour l'augmentation du pouvoir d'achat, pour l'emploi public".

Les manifestants répondaient, comme dans plus d'une centaine d'autres villes de France à un appel commun des syndicats CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA.

"À chaque fois que nous avons des propositions communes, des préoccupations communes, nous sommes ensemble, c'est le cas aujourd'hui, tant mieux", s'est réjoui Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

"Les agents publics sont malmenés aujourd'hui et ils méritent d'être respectés", a-t-il souligné, regrettant que les fonctionnaires soient "trop souvent vus comme un coût et pas comme une richesse" et réclamant "une revalorisation salariale, une augmentation de la valeur du point" d'indice.

L'unité syndicale est "une très bonne chose", a insisté de son côté Philippe Martinez (CGT), estimant que "ça donne une autre image du syndicalisme que tous les syndicats défilent ensemble". Pour lui, "le message c'est la défense des services publics, c'est-à-dire une conception de la société française différente de celle du président de la République", et la défense de "l'égalité des citoyens sur l'ensemble du territoire".

Pascal Pavageau (FO) a jugé "très bien qu'il y ait une mobilisation avec l'ensemble des secrétaires généraux" des organisations syndicales, "bien sûr pour soutenir les fonctionnaires mais d'une manière générale pour dire: maintenant ça s'arrête!". "Si le gouvernement n'entend pas (...), ca pourrait prendre une dimension interprofessionnelle", a-t-il prédit.

Des étudiants se sont joints à la manifestation, certains positionnés en avant du carré de tête. "Tolbiac en lutte", ou "même Macron, même combat", proclamaient des pancartes.

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Publié le 22.05.2018 à 14:57

NDDL: un homme gravement blessé par une grenade lacrymogène sur la ZAD

Un jeune homme a eu la main arrachée mardi midi sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) au cours d'affrontements avec les gendarmes, quelques jours après une deuxième vague d'expulsions qui avait fait apparaître un essoufflement et des divisions au sein du mouvement.

"Cet homme a été grièvement blessé à la main en ramassant une grenade et se trouve en cours d'évacuation vers un hôpital", a déclaré à l'AFP Sylvie Canovas, procureure de la République de Saint-Nazaire,qui se rendait sur place.

Selon les premiers éléments de l'enquête, des opposants s'en sont pris aux gendarmes mobiles qui sécurisaient ces travaux, notamment à l'aide de cocktails Molotov. Pour se dégager, les forces de l'ordre ont répliqué par des jets de grenade.

C'est à ce moment-là qu'un homme d'une vingtaine d'années a eu la main droite arrachée et a été blessé à l'abdomen en ramassant une grenade lacrymogène et déflagrante GLI-F4, selon des sources proches du dossier.

Son pronostic vital n'est pas engagé, selon une de ces sources. Deux opposants ont été interpellés, précise une autre source.

Les faits se sont déroulés à proximité du lieu-dit de la Chateigne, un des habitats précaires évacués par les gendarmes la semaine dernière.

"La personne blessée a été traînée par les GM (gendarmes mobiles, ndlr) pour l'évacuer de la Chateigne, avant d?être emmenée en ambulance à 12h30 sur le chemin de Suez par la Saulce. Flics, hors de nos vies", pouvait-on lire sur le site internet de la ZAD.

Les travaux de déblaiement, qui mobilisaient une dizaine d'escadrons, portaient mardi matin sur les sites de la Chateigne et la Vosgerie, des habitats en bois démantelés la semaine dernière, en plein c?ur de la ZAD, dans la forêt de Rohanne. Les gendarmes ont dû à nouveau dégager le chemin de Suez, jonché de barricades récemment construites, pour accéder aux habitats à déblayer.

- entre négociations et affrontements -

Dix "squats" ou lieux de vie ont été détruits ou évacués jeudi et vendredi dernier, au cours d'une opération qui a mobilisé 1.700 gendarmes. Contrairement à la première phase d'expulsion, entamée le 9 avril, cette deuxième opération s'est déroulée dans un calme relatif, émaillée d'affrontements sporadiques avec les gendarmes.

Les forces de l'ordre avaient communiqué aux zadistes les "squats" qu'ils comptaient détruire et les gendarmes avaient reçu comme consigne de limiter au maximum les tirs de grenades lacrymogènes.

Quelque 11.000 grenades, dont 10.000 lacrymogènes, avaient été tirées en avril, lors de la première phase d'expulsion, qui avait conduit à la destruction de 29 habitats sur les 97 recensés au total sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Dimanche, une manifestation censée servir de démonstration de force après les expulsions n'avait mobilisé que quelques centaines de personnes, contre plusieurs milliers un mois plus tôt.

Nombreux étaient les participants à estimer être arrivés à la "fin d'un cycle" et à vouloir entrer dans une négociation avec le gouvernement pour mettre en place des projets et "continuer l'expérience" de la ZAD.

La lutte avec les forces de l'ordre, "on a envie que ça s'arrête", expliquait ainsi Camille (prénom générique utilisé par les habitants de la ZAD).

Quinze des 29 projets agricoles déposés fin avril par les occupants de la ZAD, et qui couvrent la majorité de son territoire, ont déjà été jugés éligibles, et l'étude des autres se poursuit.

Des conventions d'occupation précaire (COP) doivent être signées prochainement par les porteurs de ces projets maraîchers, ovins, bovins, d'apiculture, ou de plantes aromatiques.

Des opposants cagoulés et équipés de boucliers et de bâtons continuent cependant à ériger des barricades et à creuser des tranchées sur les chemins et les routes de la ZAD, suscitant l'exaspération de certains zadistes.

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Publié le 22.05.2018 à 14:55

Italie : doutes sur le parcours universitaire du Premier ministre proposé par les populistes

Une ligne du très riche CV de Giuseppe Conte, dont le nom a été présenté lundi au président italien pour diriger le gouvernement, pourrait être fausse, selon des révélations du New York Times. LIRE

 

Publié le 22.05.2018 à 14:42

Banlieues: Borloo se dit très satisfait des annonces de Macron

L'ex-ministre Jean-Louis Borloo s'est dit très satisfait mardi des annonces d'Emmanuel Macron pour les banlieues, estimant que "tous les sujets du rapport ont été cochés".

"Les 19 points du rapport (dont il est l'auteur) y sont tous. J'ai retrouvé la cour d'équité territoriale, la fondation, le campus numérique, la cité éducative, la mobilisation de tout le monde. Je n'en vois pas un qui manque, sauf peut-être le programme +à la rencontre de l'autre", a-t-il dit à l'AFP à l'issue du discours du chef de l'Etat.

"Après c'est un art de l'exécution", a conclu M. Borloo dont l'ambitieux rapport sur l'action à mener dans les quartiers prioritaires a inspiré le président de la République.

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Publié le 22.05.2018 à 14:40

Top 14: sans "garanties", Urios quittera Castres

Le manager de Castres Christophe Urios quittera le CO s'il n'obtient pas de "garanties sur l'évolution du club", a-t-il déclaré mardi, quatre jours avant une demi-finale de Top 14 face au Racing 92.

"L'issue de la demi-finale ne change rien pour mon avenir. J'ai la vision d'un projet à Castres. Aujourd'hui, ma priorité est de rester mais j'ai besoin d'avoir des garanties sur l'évolution du club", a déclaré Urios à quelques jours de sa première demi-finale avec le CO depuis son arrivée comme manager en 2015.

"Même si on était champion, ça ne changerait rien. Et si je n'ai pas ces garanties, je quitterai le club. La clé ce n'est pas moi qui l'aie, c'est M. Revol", le président castrais, a ajouté l'ex-talonneur, champion de France 1993 avec le CO.

Pierre-Yves Revol avait relativisé le sujet un peu plus tôt: "Christophe avait pour ambition, quand il a signé pour 4 ans, d'essayer d'être champion. S'il l'est un an plus tôt, peut-être aura-t-il envie d'aller voir ailleurs avant. Quoi qu'il arrive, ça se passera bien entre nous", a assuré l'ancien président de la Ligue nationale de rugby (LNR), qui est aussi à la tête de la Fondation Pierre Fabre, actionnaire de référence du groupe pharmaceutique qui contrôle le club.

Après deux échecs en barrage ces deux dernières saisons, Castres a enfin franchi cette étape samedi en s'imposant avec la manière à Toulouse (23-11).

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Publié le 22.05.2018 à 14:38

Attentat déjoué en Afghanistan: au moins 16 morts dans le désamorçage d'un véhicule piégé

Au moins seize personnes ont été tuées et 38 blessées, en majorité des civils, mardi à Kandahar, grande capitale du sud de l'Afghanistan, dans l'explosion d'un minibus piégé que les forces de l'ordre tentaient de désamorcer en plein centre-ville.

Près de quatre heures après l'explosion, survenue à la mi-journée, ce bilan était encore susceptible de s'alourdir, des victimes risquant d'être restées coincées sous les décombres, a prévenu un responsable de l'hôpital local.

L'explosion s'est produite à la mi-journée, vers midi (7H30 GMT), dans le centre de Kandahar.

"J'étais dans ma boutique quand l'explosion s'est produite, je me suis retrouvé noyé de fumée, taché de sang, la main cassée", a rapporté un voisin à l'AFP.

Le groupe qui comptait utiliser le véhicule ne s'est pas fait connaître et il était encore impossible de savoir si l'attentat était imminent ou préparé pour une date ultérieure.

Selon le chef de la police Mohammad Qasim Azad, contacté par l'AFP, "les forces de sécurité traquaient depuis le matin un véhicule pouvant être utilisé comme voiture-suicide: elles ont découvert le minibus rempli d'explosifs, garé près d'un arrêt de bus".

"Le véhicule a explosé alors que les policiers essayaient de le désamorcer", a ajouté le responsable.

Le porte-parole du gouverneur provincial, Daud Ahmadi, a précisé que "les forces de sécurité agissant sur la foi d'un renseignement (...) la zone avait été évacuée" avant l'explosion, ce qui a limité le nombre de victimes.

Selon Daud Ahmadi, un "gros conteneur a été également découvert à proximité du lieu de l'explosion, rempli d'explosifs, de RPG (lance-roquettes), de vestes-suicide et de munitions".

Pour lui, "les terroristes prévoyaient de conduire un énorme attentat vers la fin du ramadan, quand la ville est pleine de gens qui préparent les festivités de l'Aïd... Heureusement, les forces de sécurité ont empêché ce désastre".

- Sous les décombres -

"Les derniers chiffres disponibles font état de seize morts et 38 blessés acheminés à l'hôpital. Mais nous avons encore des ambulances sur place car il pourrait y avoir d?autres victimes sous les décombres", a indiqué à l'AFP le responsable de l'hôpital Mirwais de Kandahar.

selon le chef de la police, la plupart des victimes sont des civils.

Le porte-parole du gouverneur provincial a confirmé ce bilan, ajoutant que les forces de sécurité avaient perdu quatre hommes et qu'au moins dix autres avaient été blessés. L'explosion a également touché cinq enfants, a-t-il ajouté.

Il s'agit du deuxième incident ayant tué des civils depuis le début du ramadan, observé en Afghanistan depuis le 17 mai.

Vendredi soir, une triple explosion durant un match de cricket à Jalalabad (Est), revendiquée par le groupe Etat islamique, avait fait huit morts et 45 blessés.

Une autre opération, attribuée aux talibans, a visé dans la nuit de lundi à mardi les forces de police dans la province de Ghazni, au sud de Kaboul. "Au moins seize policiers, dont leur chef et le commandant des forces de réserve ont été tués et quinze blessés", a indiqué à l'AFP un porte-parole du gouverneur local, Aref Noori.

Les talibans sont très présents dans la région de Kandahar et le sud et l'est de l'Afghanistan en général.

Lundi, ils ont mis en garde les habitants de Kaboul contre de nouveaux attentats visant des sites militaires. Ils ont affirmé vouloir éviter "qu'un seul civil innocent soit tué" dans la capitale, se targuant d'avoir déjà réduit le nombre de victimes civiles ailleurs dans le pays.

Selon la mission de l'ONU en Afghanistan (Manua) qui décompte depuis neuf ans les victimes civiles, les attaques contre la population au premier trimestre 2018 ont déjà fait deux fois plus de victimes qu'au premier trimestre 2017, avec 763 civils tués et 1.495 blessés entre janvier et mars, dont 39% dans des attentats - contre 30% lors d'engagements au sol.

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Publié le 22.05.2018 à 14:28

Un très rare vase chinois en porcelaine Qianlong vendu par Sotheby's France

Découvert par hasard dans un grenier, il pourrait atteindre des sommets aux enchères: un rare vase chinois en porcelaine de l'époque Qianlong (XVIIIe siècle), a été dévoilé mardi par Sotheby's avant sa vente le 12 juin à Paris.

Ce vase de la "famille rose", c'est-à-dire portant des décors polychromes dans lesquels dominent les tons roses, est en parfait état de conservation après avoir passé plusieurs décennies dans le grenier d'une maison en province.

"Cette pièce extrêmement rare a été exécutée par les meilleurs artistes travaillant sous l?empereur Qianlong (1735-1796)", selon Sotheby's.

Le vase aurait été acquis en France à la fin du XIXe siècle, époque où les objets en provenance d'Asie suscitaient un véritable engouement.

Deux vases similaires apparaissent dans les inventaires impériaux en 1765 et 1769, souligne la maison de ventes. Un autre vase de forme et de style similaires provenant de la célèbre collection d'Ernest Grandidier, est conservé au musée Guimet à Paris.

Un bol en porcelaine de la famille rose s?est vendu 30,4 millions de dollars en avril dernier chez Sotheby?s Hong Kong.

"Quintessence de la production des ateliers impériaux de Jingdezhen, souligne Sotheby's, ces porcelaines dites Yangcai étaient produites en pièce unique voire en paire".

Le vase mis en vente est décoré d?un paysage merveilleux peuplé de neuf daims et de cinq grues devant des rochers d?où jaillit une cascade, entourés de pins et de pics couverts de brume.

Des animaux et des plantes chargés de symboles: le daim est synonyme de bonheur et de prospérité; montures des immortels dans les airs, les grues personnifient la vieillesse; le pin vert représente la vie éternelle et le lingzhi, un champignon, l'immortalité.

Un cachet impérial datant de la même époque de l'empereur Qianlong (1736-1795) avait atteint le prix astronomique de 21 millions d'euros en décembre 2016 à Paris lors d'une vente aux enchères, établissant un record mondial pour ces pièces très recherchées.

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Publié le 22.05.2018 à 14:06

Roland-Garros opère enfin sa mue sans gigantisme

Seize ans que l'on parle de l'extension de Roland-Garros! Après une longue attente et de nombreux obstacles écartés, le stade opère enfin sa mue avec le pari osé de rester attractif tout en demeurant le plus petit des tournois du Grand Chelem.

Le chantier ne sera terminé qu'en 2021 mais les spectateurs peuvent déjà voir les contours de son nouveau visage. "Il était temps qu'ils donnent un coup de frais. Cela commençait à devenir un peu vétuste", estime Jordan Sacksick, 24 ans, un passionné de tennis croisé lundi lors des qualifications, qui juge le site "plus aéré".

Le manque d'espace est depuis longtemps le point noir de Roland-Garros et le "danger d'asphyxie" avait été pointé dès 2007 par Christian Bîmes, alors président de la Fédération française de tennis (FFT). C'est sous son impulsion, cinq ans plus tôt, qu'un premier projet, abandonné, avait été initié en lien avec la candidature parisienne pour l'organisation des JO-2012.

Seize ans et deux présidents plus tard, l'agrandissement est en ordre de marche avec d'un côté, le réaménagement du secteur du "Fonds des princes" et de l'autre, l'annexion d'une partie des Serres d'Auteuil. A l'ouest donc, du nouveau avec le court N.18 - renommé à terme N.14 - équipé de 2.200 places et construit à l'emplacement d'un ancien gymnase de la ville de Paris.

Près du court central Philippe-Chatrier (15.000 pl.), deux autres terrains, le N.7 (1.500 places) et le N.9 (550 pl.) jouxtent le nouveau bâtiment de l'organisation, ses façades gris platine, ses jardins suspendus et son "Village", espace dédié au business.

A l'est, dans le secteur des Serres, deux bâtiments en meulière, édifiés à la fin du 19e siècle, ont été récupérés et rénovés. C'est dans l'un d'eux, l'Orangerie, que se tiendra le tirage au sort jeudi soir.

Non loin, le chantier du court semi-enterré Simonne-Mathieu (5.000 pl.), du nom d'une ancienne championne, résistante durant la Seconde Guerre mondiale, touche presque à sa fin et sera opérationnel en 2019.

"C'est l'un des symboles du nouveau Roland-Garros. Il va permettre au tournoi de respirer et d'y faire rentrer la nature et le jardin", affirme Gilles Jourdan, responsable des travaux.

- Un toit sur le "Central" en 2020 -

Ce court avait cristallisé l'hostilité des défenseurs du patrimoine qui ont ferraillé pendant six ans avec la FFT pour faire annuler le projet d'utilisation des serres.

L'an passé, le dernier recours a été écarté. Les travaux, d'un montant estimé à 358 millions d'euros, ont pu se poursuivre. Ils ne s'achèveront pas avant 2021, un an après la pose du fameux toit rétractable sur le "Central", autre symbole de la modernisation.

C'est grâce à lui que les organisateurs pourront instaurer des sessions de soirée ("night session"). Celles-ci devraient permettre de générer de 100.000 à 150.000 billets supplémentaires.

En passant d'une superficie de 8,5 à 12,5 hectares, le site de Roland-Garros, qui fête ses 90 ans, restera néanmoins derrière ses rivaux de Wimbledon (17,7 hectares), de l'US Open (18,8 ha) et de l'Open d'Australie (20 ha), qui auront tous bientôt au moins deux courts équipés d'un toit (déjà trois à Melbourne).

"On ne cherche pas à se bagarrer pour être le plus grand ou à faire dans la quantité mais plutôt dans la qualité", souligne Christophe Fagniez, directeur général délégué à la FFT, qui veut miser sur la "French touch".

- Le refus d'une délocalisation -

Une délocalisation en banlieue aurait cependant permis à Roland-Garros de devenir un géant et comptait quelques partisans, notamment l'ancienne N.1 mondiale Amélie Mauresmo.

Mais cette solution, envisagée un temps, avait été abandonnée en 2011. Et ce, alors que le rapport Douillet soulignait en 2010 le "risque d'être insuffisamment ambitieux pour assurer le développement à long terme du tournoi", en restant à Paris.

Le sociologue Bertrand Pulman, auteur d'un ouvrage sur Roland-Garros, "Rouge est la terre" (Calmann-Lévy, 2013), fait part de son scepticisme. "Je comprends leur choix. Roland-Garros, c'est une espèce de cathédrale ultime de la terre battue. Ils n'ont pas eu envie de se déplacer. Mais j'ai peur qu'à terme, ils butent de nouveau sur des problèmes de surface."

Selon lui, la question pourrait se reposer dans "dix ou quinze ans".

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Publié le 22.05.2018 à 14:00

Radicalisation: Macron souhaite que les maires soient informés sur les fichés les plus à risque

Emmanuel Macron a souhaité mardi que les préfets "échangent" avec les maires sur la présence dans leurs communes des personnes fichées pour radicalisation islamiste identifiées comme les plus à risque, recensées dans le fichier FSPRT.

Revenant sur le déploiement de la police de sécurité et du quotidien, il a souligné que "des maires sont prêts à faire plus". "Je souhaite sur ce sujet qu'on puisse dans cet esprit-là améliorer et systématiser le partenariat avec les maires: comment on les aide à faire davantage quand ils sont candidats, comment on permet d'aller plus vite dans les quartiers où les maires sont prêts à jouer le jeu", a-t-il énuméré.

"Et dans ce cadre-là, pour lever parfois des demandes parfois légitimes et des polémiques, je souhaite aussi qu'on puisse avoir un protocole très clair du rôle et du partenariat des maires avec les préfets dans le cadre des GED (groupes d'évaluation départementaux, NDLR), dans le cadre de la lutte contre le terrorisme", a poursuivi le président de la République.

Indiquant que "beaucoup de maires disent +j'ai de l'insécurité chez moi, j'ai des fichés S, je ne le sais pas, je voudrais le savoir+", il a noté qu'un fiché S "n'est pas un terroriste ou en passe de l'être" mais que ce fichier est "un instrument de renseignement pour les services".

"Les personnes identifiées comme les plus à risque, qui sont dans un fichier qu'on appelle FSPRT, et qui sont revus par les préfets de manière régulière avec un compte-rendu au ministre, ces personnes-là, pour les plus sensibles, il est normal que le préfet ait maintenant de manière systématique, et dans une charte qu'on va rendre transparente, un dialogue avec les maires pour pouvoir échanger", a-t-il estimé.

"D'ici au mois de juillet le ministre de l'Intérieur fera des propositions concrètes pour qu'on puisse s'engager à l'égard des maires en la matière", a-t-il indiqué.

Près de 20.000 personnes sont recensées dans le FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste). L'accès des maires à ce fichier est une revendication notamment de Bruno Beschizza, maire LR d'Aulnay-sous-Bois, où Mohammed Belhoucine, l'un des complices présumés d'Amédy Coulibaly, auteur de la prise d'otages de l'Hyper-Cacher en janvier 2015, avait été employé en 2010 par la mairie, alors qu'il était déjà connu des services antiterroristes.

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Publié le 22.05.2018 à 14:00

Syrie: les destructions à Yarmouk rendent improbable le retour des habitants (ONU)

L'ONU a estimé mardi qu'il était impossible de croire à un retour des habitants au camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas, reconquis lundi par le régime et dévasté par les combats.

Les forces du président syrien Bachar al-Assad ont chassé lundi les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) de ce camp ainsi que des quartiers adjacents de Tadamoun et Hajar al-Aswad, reprenant ainsi le contrôle total de Damas, pour la première fois depuis 2012.

Asphyxié depuis mi-2013 par un implacable siège, Yarmouk a été pilonné jour et nuit depuis le 19 avril par l'aviation et l'artillerie du régime avant qu'un cessez-le-feu n'entre en vigueur le 19 mai.

Yarmouk a été meurtri par les combats et il est difficile d'imaginer la reprise d'une vie normale, a indiqué l'agence de l'ONU qui vient en aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA).

"Yarmouk était jadis un foyer prospère pour 160.000 Palestiniens. Aujourd'hui, il est en ruines et presqu'aucune maison n'est intacte", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'UNRWA, Chris Gunness.

"Le système de santé publique, l'alimnetation en eau, en l'électricité et les services de base ont été sévèrement endommagés. Les traces de ce conflit impitoyable sont partout", a déploré ce porte-parole, affirmant qu'il était difficile, dans cet environnement, de voir des gens retourner vivre dans le camp.

Selon lui, entre 100 et 200 civils sont encore installés à Yarmouk, dont des personnes âgées ou malades.

Situé à sept kilomètres du centre de Damas, Yarmouk était initialement un camp de réfugiés créé par l'ONU dans les années 1950 pour accueillir les Palestiniens chassés de leurs terres ou fuyant la guerre israélo-arabe après la création de l'Etat hébreu en 1948.

Il s'est transformé au fil des décennies en un quartier résidentiel et commercial, qui s'étend sur deux kilomètres carrés, mais a gardé son nom de "camp".

Avant le début du conflit syrien en 2011, il abritait environ 160.000 réfugiés palestiniens, ainsi que des Syriens.

Anwar Abdel Hadi, un représentant local de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a déclaré pour sa part à l'AFP que des discussions étaient engagées avec l'UNRWA pour voir comment le camp pourrait être reconstruit.

"La prochaine étape après la libération (du camp) est de dégager les gravats, d'évaluer les dommages pour pouvoir reconstruire et rétablir les infrastructures pour permettre aux civils de revenir", a ajouté ce responsable.

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